L’idée a été lancée par une étudiante en études théatrales à l’UQAM. Solène Paré, et deux collègues, ont décidé de converger vers Québec dans ce qu’ils ont nommé une «réflexion nomade».
Mardi matin, à 7h, ils étaient une quinzaine à quitter l’école Madeleine-de-Verchères à Sainte-Anne-de-la-Pérade. À la fin de la journée, ils espéraient avoir atteint Portneuf.
Leur objectif est d’arriver à Québec jeudi le 1er mars, à temps pour la manifestation prévue au Parc des Braves, où le mouvement étudiant s’est donné rendez-vous à 14h.
Objectif plus large
Selon Solène Paré, la hausse des droits est le symptôme d’un mal plus grand dans la société. L’objectif des marcheurs, qui ne sont pas que des étudiants mais aussi des citoyens et quelques enseignants, est d’élargir la réflexion sur le rôle de l’éducation.
Ces manifestants affirment vouloir dépasser la discussion sur les chiffres et refusent de se limiter aux 1625 $ d’augmentation.
«On parle vraiment de valeurs et notre réflexion se veut évolutive. Un manifeste sera d’ailleurs écrit sur la route», affirmé Mme Paré.
L’étudiante estime que l’idée d’emprunter la route pour faire le relais entre deux manifestations est en soit un geste rassembleur.
Jusqu’ici, le groupe a rencontré des citoyens tant sensibles à leur cause qu’opposés.
«Certains nous ont dit qu’on ne faisait rien, qu’ont étaient des bons à rien, alors que nous avons décidé de marcher de Montréal à Québec, c’est un peu ironique», a-t-elle soutenu.
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