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Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
21 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
20 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
19 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
18 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
17 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
16 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Des idées pour améliorer l’école québécoise
15 septembre 2017 écrit par Le Devoir

L’Institut du Québec diffuse ce lundi un rapport faisant état de diverses approches en éducation qui pourraient inspirer le Québec. Ce rapport fait suite à des rencontres réunissant différents acteurs du système scolaire qui dénonçaient la rigidité de l’école québécoise et sa résistance à l’innovation.

 

« On a formé un groupe de sages, avec des personnes des commissions scolaires et des milieux universitaires, pour tenter d’identifier les grands problèmes du système d’éducation au primaire et au secondaire », explique Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec. « Une thématique qui revenait régulièrement, c’est qu’on avait de la difficulté à communiquer des modes d’innovation et à les mettre en place. »

 

« Le besoin d’innover se fait sentir à plusieurs niveaux et la concrétisation de ce besoin permettrait d’améliorer d’un cran le système éducatif », peut-on lire dans le rapport, intitulé Des exemples pour l’école québécoise.

 

L’institut du Québec a donc repéré des écoles innovantes à travers le monde, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France et la Scandinavie, selon leur ouverture sur les élèves et la communauté, les résultats obtenus, les prix gagnés. Il a ensuite établi une étude de cas pour chacune d’entre elles.

 

Les initiatives retenues dans le rapport se distinguent dans des domaines variés : l’architecture des lieux, la participation de la communauté dans la vie scolaire et l’utilisation du réseautage grâce au levier technologique, notamment pour les enseignants.

 

À cet égard, Jean-Guy Côté aime citer le projet français Éduscol, un portail en ligne qui permet une formation continue des enseignants et un partage des meilleures pratiques en matière d’éducation.

 

Implication communautaire

 

L’implication de la communauté est un facteur qui revient dans plusieurs descriptions de projets détaillés dans le rapport de l’Institut. On parle par exemple de l’École des Coeurs-Vaillants, à Sainte-Foy, une école communautaire entrepreneuriale qui est ouverte sept jours sur sept. « La pédagogie n’est pas seulement donnée par les enseignants, mais par toute la communauté », relève Rino Lévesque, fondateur de ce modèle au Canada. « L’école communautaire citoyenne est une autre initiative intéressante, pancanadienne cette fois, ayant pour objectif de combiner les concepts d’école communautaire et d’éducation citoyenne », peut-on lire dans le rapport. Le mouvement Design for change, lancé en Inde, invite les enfants à trouver des solutions aux situations qu’ils veulent transformer.

 

En général, les projets présentés traduisent une appropriation de l’école par la communauté et une relation plus poreuse entre les deux entités. Il n’y a cependant pas de recette miracle sur laquelle baser l’école québécoise, reconnaît Jean-Guy Côté. L’institut présente plutôt un « buffet » suggérant différents modèles où chaque école pourrait puiser son inspiration.

 

Le rapport sera mis à la disposition des membres du gouvernement et des différents intervenants du milieu scolaire.

 

Dans leur conclusion, les auteurs du rapport privilégient l’« approche ascendante » pour changer les choses, c’est-à-dire des innovations testées à petite échelle, éprouvées puis adoptées par le système.

Des idées pour améliorer l’école québécoise
14 septembre 2017 écrit par Le Devoir

L’Institut du Québec diffuse ce lundi un rapport faisant état de diverses approches en éducation qui pourraient inspirer le Québec. Ce rapport fait suite à des rencontres réunissant différents acteurs du système scolaire qui dénonçaient la rigidité de l’école québécoise et sa résistance à l’innovation.

 

« On a formé un groupe de sages, avec des personnes des commissions scolaires et des milieux universitaires, pour tenter d’identifier les grands problèmes du système d’éducation au primaire et au secondaire », explique Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec. « Une thématique qui revenait régulièrement, c’est qu’on avait de la difficulté à communiquer des modes d’innovation et à les mettre en place. »

 

« Le besoin d’innover se fait sentir à plusieurs niveaux et la concrétisation de ce besoin permettrait d’améliorer d’un cran le système éducatif », peut-on lire dans le rapport, intitulé Des exemples pour l’école québécoise.

 

L’institut du Québec a donc repéré des écoles innovantes à travers le monde, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France et la Scandinavie, selon leur ouverture sur les élèves et la communauté, les résultats obtenus, les prix gagnés. Il a ensuite établi une étude de cas pour chacune d’entre elles.

 

Les initiatives retenues dans le rapport se distinguent dans des domaines variés : l’architecture des lieux, la participation de la communauté dans la vie scolaire et l’utilisation du réseautage grâce au levier technologique, notamment pour les enseignants.

 

À cet égard, Jean-Guy Côté aime citer le projet français Éduscol, un portail en ligne qui permet une formation continue des enseignants et un partage des meilleures pratiques en matière d’éducation.

 

Implication communautaire

 

L’implication de la communauté est un facteur qui revient dans plusieurs descriptions de projets détaillés dans le rapport de l’Institut. On parle par exemple de l’École des Coeurs-Vaillants, à Sainte-Foy, une école communautaire entrepreneuriale qui est ouverte sept jours sur sept. « La pédagogie n’est pas seulement donnée par les enseignants, mais par toute la communauté », relève Rino Lévesque, fondateur de ce modèle au Canada. « L’école communautaire citoyenne est une autre initiative intéressante, pancanadienne cette fois, ayant pour objectif de combiner les concepts d’école communautaire et d’éducation citoyenne », peut-on lire dans le rapport. Le mouvement Design for change, lancé en Inde, invite les enfants à trouver des solutions aux situations qu’ils veulent transformer.

 

En général, les projets présentés traduisent une appropriation de l’école par la communauté et une relation plus poreuse entre les deux entités. Il n’y a cependant pas de recette miracle sur laquelle baser l’école québécoise, reconnaît Jean-Guy Côté. L’institut présente plutôt un « buffet » suggérant différents modèles où chaque école pourrait puiser son inspiration.

 

Le rapport sera mis à la disposition des membres du gouvernement et des différents intervenants du milieu scolaire.

 

Dans leur conclusion, les auteurs du rapport privilégient l’« approche ascendante » pour changer les choses, c’est-à-dire des innovations testées à petite échelle, éprouvées puis adoptées par le système.

Des idées pour améliorer l’école québécoise
13 septembre 2017 écrit par Le Devoir

L’Institut du Québec diffuse ce lundi un rapport faisant état de diverses approches en éducation qui pourraient inspirer le Québec. Ce rapport fait suite à des rencontres réunissant différents acteurs du système scolaire qui dénonçaient la rigidité de l’école québécoise et sa résistance à l’innovation.

 

« On a formé un groupe de sages, avec des personnes des commissions scolaires et des milieux universitaires, pour tenter d’identifier les grands problèmes du système d’éducation au primaire et au secondaire », explique Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec. « Une thématique qui revenait régulièrement, c’est qu’on avait de la difficulté à communiquer des modes d’innovation et à les mettre en place. »

 

« Le besoin d’innover se fait sentir à plusieurs niveaux et la concrétisation de ce besoin permettrait d’améliorer d’un cran le système éducatif », peut-on lire dans le rapport, intitulé Des exemples pour l’école québécoise.

 

L’institut du Québec a donc repéré des écoles innovantes à travers le monde, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France et la Scandinavie, selon leur ouverture sur les élèves et la communauté, les résultats obtenus, les prix gagnés. Il a ensuite établi une étude de cas pour chacune d’entre elles.

 

Les initiatives retenues dans le rapport se distinguent dans des domaines variés : l’architecture des lieux, la participation de la communauté dans la vie scolaire et l’utilisation du réseautage grâce au levier technologique, notamment pour les enseignants.

 

À cet égard, Jean-Guy Côté aime citer le projet français Éduscol, un portail en ligne qui permet une formation continue des enseignants et un partage des meilleures pratiques en matière d’éducation.

 

Implication communautaire

 

L’implication de la communauté est un facteur qui revient dans plusieurs descriptions de projets détaillés dans le rapport de l’Institut. On parle par exemple de l’École des Coeurs-Vaillants, à Sainte-Foy, une école communautaire entrepreneuriale qui est ouverte sept jours sur sept. « La pédagogie n’est pas seulement donnée par les enseignants, mais par toute la communauté », relève Rino Lévesque, fondateur de ce modèle au Canada. « L’école communautaire citoyenne est une autre initiative intéressante, pancanadienne cette fois, ayant pour objectif de combiner les concepts d’école communautaire et d’éducation citoyenne », peut-on lire dans le rapport. Le mouvement Design for change, lancé en Inde, invite les enfants à trouver des solutions aux situations qu’ils veulent transformer.

 

En général, les projets présentés traduisent une appropriation de l’école par la communauté et une relation plus poreuse entre les deux entités. Il n’y a cependant pas de recette miracle sur laquelle baser l’école québécoise, reconnaît Jean-Guy Côté. L’institut présente plutôt un « buffet » suggérant différents modèles où chaque école pourrait puiser son inspiration.

 

Le rapport sera mis à la disposition des membres du gouvernement et des différents intervenants du milieu scolaire.

 

Dans leur conclusion, les auteurs du rapport privilégient l’« approche ascendante » pour changer les choses, c’est-à-dire des innovations testées à petite échelle, éprouvées puis adoptées par le système.

Des idées pour améliorer l’école québécoise
12 septembre 2017 écrit par Le Devoir

L’Institut du Québec diffuse ce lundi un rapport faisant état de diverses approches en éducation qui pourraient inspirer le Québec. Ce rapport fait suite à des rencontres réunissant différents acteurs du système scolaire qui dénonçaient la rigidité de l’école québécoise et sa résistance à l’innovation.

 

« On a formé un groupe de sages, avec des personnes des commissions scolaires et des milieux universitaires, pour tenter d’identifier les grands problèmes du système d’éducation au primaire et au secondaire », explique Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec. « Une thématique qui revenait régulièrement, c’est qu’on avait de la difficulté à communiquer des modes d’innovation et à les mettre en place. »

 

« Le besoin d’innover se fait sentir à plusieurs niveaux et la concrétisation de ce besoin permettrait d’améliorer d’un cran le système éducatif », peut-on lire dans le rapport, intitulé Des exemples pour l’école québécoise.

 

L’institut du Québec a donc repéré des écoles innovantes à travers le monde, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France et la Scandinavie, selon leur ouverture sur les élèves et la communauté, les résultats obtenus, les prix gagnés. Il a ensuite établi une étude de cas pour chacune d’entre elles.

 

Les initiatives retenues dans le rapport se distinguent dans des domaines variés : l’architecture des lieux, la participation de la communauté dans la vie scolaire et l’utilisation du réseautage grâce au levier technologique, notamment pour les enseignants.

 

À cet égard, Jean-Guy Côté aime citer le projet français Éduscol, un portail en ligne qui permet une formation continue des enseignants et un partage des meilleures pratiques en matière d’éducation.

 

Implication communautaire

 

L’implication de la communauté est un facteur qui revient dans plusieurs descriptions de projets détaillés dans le rapport de l’Institut. On parle par exemple de l’École des Coeurs-Vaillants, à Sainte-Foy, une école communautaire entrepreneuriale qui est ouverte sept jours sur sept. « La pédagogie n’est pas seulement donnée par les enseignants, mais par toute la communauté », relève Rino Lévesque, fondateur de ce modèle au Canada. « L’école communautaire citoyenne est une autre initiative intéressante, pancanadienne cette fois, ayant pour objectif de combiner les concepts d’école communautaire et d’éducation citoyenne », peut-on lire dans le rapport. Le mouvement Design for change, lancé en Inde, invite les enfants à trouver des solutions aux situations qu’ils veulent transformer.

 

En général, les projets présentés traduisent une appropriation de l’école par la communauté et une relation plus poreuse entre les deux entités. Il n’y a cependant pas de recette miracle sur laquelle baser l’école québécoise, reconnaît Jean-Guy Côté. L’institut présente plutôt un « buffet » suggérant différents modèles où chaque école pourrait puiser son inspiration.

 

Le rapport sera mis à la disposition des membres du gouvernement et des différents intervenants du milieu scolaire.

 

Dans leur conclusion, les auteurs du rapport privilégient l’« approche ascendante » pour changer les choses, c’est-à-dire des innovations testées à petite échelle, éprouvées puis adoptées par le système.

Des idées pour améliorer l’école québécoise
11 septembre 2017 écrit par Le Devoir

L’Institut du Québec diffuse ce lundi un rapport faisant état de diverses approches en éducation qui pourraient inspirer le Québec. Ce rapport fait suite à des rencontres réunissant différents acteurs du système scolaire qui dénonçaient la rigidité de l’école québécoise et sa résistance à l’innovation.

 

« On a formé un groupe de sages, avec des personnes des commissions scolaires et des milieux universitaires, pour tenter d’identifier les grands problèmes du système d’éducation au primaire et au secondaire », explique Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec. « Une thématique qui revenait régulièrement, c’est qu’on avait de la difficulté à communiquer des modes d’innovation et à les mettre en place. »

 

« Le besoin d’innover se fait sentir à plusieurs niveaux et la concrétisation de ce besoin permettrait d’améliorer d’un cran le système éducatif », peut-on lire dans le rapport, intitulé Des exemples pour l’école québécoise.

 

L’institut du Québec a donc repéré des écoles innovantes à travers le monde, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France et la Scandinavie, selon leur ouverture sur les élèves et la communauté, les résultats obtenus, les prix gagnés. Il a ensuite établi une étude de cas pour chacune d’entre elles.

 

Les initiatives retenues dans le rapport se distinguent dans des domaines variés : l’architecture des lieux, la participation de la communauté dans la vie scolaire et l’utilisation du réseautage grâce au levier technologique, notamment pour les enseignants.

 

À cet égard, Jean-Guy Côté aime citer le projet français Éduscol, un portail en ligne qui permet une formation continue des enseignants et un partage des meilleures pratiques en matière d’éducation.

 

Implication communautaire

 

L’implication de la communauté est un facteur qui revient dans plusieurs descriptions de projets détaillés dans le rapport de l’Institut. On parle par exemple de l’École des Coeurs-Vaillants, à Sainte-Foy, une école communautaire entrepreneuriale qui est ouverte sept jours sur sept. « La pédagogie n’est pas seulement donnée par les enseignants, mais par toute la communauté », relève Rino Lévesque, fondateur de ce modèle au Canada. « L’école communautaire citoyenne est une autre initiative intéressante, pancanadienne cette fois, ayant pour objectif de combiner les concepts d’école communautaire et d’éducation citoyenne », peut-on lire dans le rapport. Le mouvement Design for change, lancé en Inde, invite les enfants à trouver des solutions aux situations qu’ils veulent transformer.

 

En général, les projets présentés traduisent une appropriation de l’école par la communauté et une relation plus poreuse entre les deux entités. Il n’y a cependant pas de recette miracle sur laquelle baser l’école québécoise, reconnaît Jean-Guy Côté. L’institut présente plutôt un « buffet » suggérant différents modèles où chaque école pourrait puiser son inspiration.

 

Le rapport sera mis à la disposition des membres du gouvernement et des différents intervenants du milieu scolaire.

 

Dans leur conclusion, les auteurs du rapport privilégient l’« approche ascendante » pour changer les choses, c’est-à-dire des innovations testées à petite échelle, éprouvées puis adoptées par le système.

Des bars unis contre la violence sexuelle
10 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Une vingtaine de bars fréquentés par la communauté étudiante se mobilisent pour lutter contre les violences à caractère sexuel et s’engagent dans le programme « Commande un Angelot », un code de moins en moins secret pour obtenir de l’aide discrètement et rapidement.

 

La formule est assez simple : une femme qui se sent menacée par un homme trop insistant ou qui croit avoir été intoxiquée au GHB commande une boisson fictive, un « Angelot », au bar. Automatiquement, un protocole d’aide s’enclenche afin d’assurer la sécurité de la personne, sans qu’elle ait besoin de se justifier.

 

Dans un premier temps, elle sera emmenée dans un endroit discret et sécuritaire. Ensuite, en fonction de ses besoins, le personnel du bar verra à l’écouter, à lui permettre de reprendre ses esprits ou d’appeler une amie, à la déplacer dans une autre section du bar, à la faire quitter les lieux discrètement en taxi ou même à contacter la police ou les services d’urgence. Dans tous les cas, une carte avec une liste de ressources d’aide lui sera remise. « On le faisait déjà de façon instinctive, au meilleur de notre jugement, mais ça va aider tout le monde d’avoir un cadre et une structure claire pour intervenir de la bonne façon », se réjouit Stéphanie Juneau, copropriétaire du bar La Maisonnée, à Montréal.

 

Beaucoup de demandes

 

L’initiative a été lancée en mars dernier par l’Alliance pour la santé étudiante au Québec (ASEQ) et les organismes Sans oui, c’est non et Ni viande ni objet, avec l’aide du gouvernement du Québec. Elle s’inscrit dans la mouvance des campagnes Ask for Angela au Royaume-Uni et Angel’s shot aux États-Unis. On visait alors l’implantation du programme dans une cinquantaine de bars pour septembre.

 

Six mois plus tard, en pleine rentrée, les organisateurs ont fait le point lors d’une conférence de presse qui se tenait jeudi dans un bar universitaire de Montréal. Ce sont donc 18 bars, dont 7 à Montréal, qui sont en train d’implanter le projet-pilote.

 

« On a eu très peu, voire aucune résistance, répond Patrice Allard de l’ASEQ. On aurait pu faire affaire avec 152 bars, il y avait beaucoup de demandes, mais on s’est concentrés sur les bars dans les campus ou tout près pour s’assurer de contrôler l’efficacité du programme et d’offrir le support et la formation. »

 

L’initiative a eu des échos au-delà des bars, ajoute-t-il. « On a été contactés par des écoles de police pour présenter le programme à leurs étudiants et par les Forces armées également pour nous demander de les aider à implanter le programme sur les bases militaires […]. On ne pouvait pas répondre aux demandes de tous ces gens, on s’est recentrés sur les campus pour lancer le projet-pilote, mais on va rester en contact avec eux et, si tout se passe bien, on pourra étendre le programme à tous ceux qui sont en mesure de l’offrir. »

 

Un processus simplifié

 

Après avoir mené un certain nombre de tests cet été, les organisateurs ont décidé de revoir le concept de départ, qui était de décliner la commande en fonction de la gravité de la menace : angelot avec glace, sans glace ou avec lime. On limite désormais la commande à un angelot et on évalue le type d’intervention requise par la suite, lorsque la personne se trouve dans un lieu sécuritaire.

 

« On s’est rendu compte que c’était bien trop compliqué et que quelqu’un qui ne se sent pas en sécurité n’est pas forcément en état de décliner plusieurs codes. Commander un angelot tout court, c’est beaucoup plus simple et accessible », explique Mylène Lokrou, de l’organisme Sans oui, c’est non.

 

« J’étais toujours un peu mêlée entre l’angelot nature, avec ou sans glace. Je crois, en tout respect, que c’est une extraordinaire initiative d’avoir simplifié ça », a applaudi la ministre de l’Éducation supérieure, Hélène David, qui a promis aux organisateurs un soutien sans réserve.

 

Formation

 

Les organisateurs auraient bien aimé lancer le projet-pilote un peu plus tôt pour être en mesure de répondre aux demandes pour les fêtes de la rentrée. Mais des contraintes techniques, comme l’absence de plusieurs employés pour la période estivale qui empêchait de former tout le personnel, les en ont empêchés, explique-t-on. La majorité des employés seront prêts d’ici deux ou trois semaines.

 

Au total, on prévoit que 300 employés de bars suivront la formation en ligne obligatoire pour les sensibiliser au phénomène des violences sexuelles, défaire des mythes et leur donner les outils pour intervenir de façon efficace. Des suivis seront également effectués, notamment à travers des évaluations en ligne et des équipes de « clients mystères » qui évalueront la réponse des établissements.


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