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Apprendre avec les médias sociaux
18 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
17 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
16 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
15 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
14 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
13 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
12 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
11 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
10 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
9 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
8 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».

Apprendre avec les médias sociaux
7 juillet 2017 écrit par Le Devoir

Dans le débat qui fait rage depuis des années concernant l’usage du téléphone mobile en classe, Juan Carlos Castro a choisi son camp. Conscient des dérives potentielles, ce professeur de l’Université Concordia estime malgré tout que les enseignants ne doivent pas se priver de ces appareils numériques et de l’immense potentiel des médias sociaux pour favoriser l’apprentissage de leurs élèves, dans toutes les matières.

 

« Avant les médias sociaux, les élèves se passaient des notes, ils gravaient des messages sur les bureaux. Donc les médias sociaux ont seulement amplifié et rendu plus apparentes ces manières de communiquer, soutient-il. Je pense que ces technologies soulèvent d’importantes questions sur la manière d’enseigner. »

 

M. Castro sait que certains enseignants et parents pour qui le téléphone mobile est une source de distraction qu’il vaudrait mieux bannir ne seront pas d’accord avec lui. Qu’à leur avis, Facebook, Instagram et Snapchat ne sont que des outils de divertissement. Mais il n’est pas de cette école.

 

« Quand les adultes voient les jeunes prendre des selfies, certains se disent que ce n’est pas sérieux, observe-t-il. Mais ce qu’on démontre dans nos recherches, c’est qu’en demandant aux jeunes d’utiliser ces outils de manière créative, d’explorer leur environnement, de poser des questions sur les façons d’améliorer leur quartier, ça donne des résultats intéressants. »

 

Projet révélateur

 

Avant de poursuivre ses études au doctorat pour ensuite se joindre à l’Université Concordia, Juan Carlos Castro a enseigné l’art pendant six ans dans une école secondaire de Baltimore. Lors de son départ, des élèves voulant garder contact l’ont invité sur une toute nouvelle plateforme qui venait tout juste de faire son apparition à l’époque.

 

En s’inscrivant sur Facebook, le futur professeur a rapidement constaté le pouvoir de cet outil de communication aujourd’hui utilisé par plus de deux milliards de personnes. « J’ai vu comment des jeunes qui n’allaient même pas à la même école pouvaient interagir entre eux, se souvient-il. Je me suis dit qu’il s’agissait de quelque chose de très important qui allait changer la manière avec laquelle les jeunes apprennent les uns des autres. »

 

C’est avec cette idée en tête que le professeur lance en 2012 le projet « Mon coin », dans l’espoir de mieux comprendre comment les médias sociaux peuvent influencer le monde de l’enseignement. Ses collègues et lui décident de mettre sur pied un cours hors du commun qu’ils offrent à des jeunes de 16 à 18 ans provenant d’un centre de formation pour adultes de Montréal.

 

Dans le cadre du projet, chaque participant est appelé à sillonner son environnement immédiat et à documenter ce qu’il voit à l’aide de son appareil mobile. Les chercheurs demandent aux jeunes de prendre des photos de ce qu’ils remarquent autour d’eux ou de ce qu’ils aimeraient voir changer. Le tout est ensuite publié dans un groupe commun, sur Instagram.

 

En principe, les jeunes auraient pu répondre aux exigences du cours et publier leurs photos à distance, sans plus. Mais à la grande surprise de M. Castro, l’usage des médias sociaux a incité les participants à en faire plus.

 

« Ils ont senti qu’ils avaient plus de contrôle sur leur apprentissage et ils ont pu interagir entre eux sur les médias sociaux, ce qui les a motivés à venir à l’école pour interagir face à face », explique le professeur.

 

Se rapprocher de l’élève

 

Pour Juan Carlos Castro, il s’agit là d’une preuve que les médias sociaux, lorsqu’utilisés de manière encadrée, ne sont pas qu’un outil ludique. Et ce qui est vrai pour le domaine des arts visuels l’est aussi pour les autres matières scolaires, dit-il.

 

À son avis, un enseignant de mathématiques, de biologie ou de français pourrait très bien utiliser les médias sociaux et les appareils mobiles de ses élèves, en les incitant par exemple à prendre des photos qui permettent de rendre plus concrète une théorie enseignée en classe.

 

« Plutôt que de mettre les médias sociaux de côté, on devrait engager la discussion avec les jeunes pour mieux comprendre leur réalité », soutient-il.

 

Le défi, admet le professeur, demeure de trouver la bonne façon d’intégrer cette nouvelle dimension à l’enseignement tout en évitant les dérapages. Mais ce rôle revient selon lui aux enseignants, qui doivent faire preuve d’imagination pour susciter l’intérêt de leurs élèves, tout en leur apprenant à devenir de bons « citoyens numériques ».


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Third Column of Stuff

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