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François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

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Le délicat équilibre de la pige
28 mars 2017 écrit par Journal Métro

Pour les pigistes, la tentation est forte de chercher un client unique afin d’éviter de devoir jongler avec les mandats.

Cette solution crée une dépendance du pigiste envers son client. Trouver un équilibre entre petits et gros clients est donc essentiel pour assurer ses arrières.

Alexandre Comtois est consultant web. Pendant un an et demi, il a travaillé principalement pour un client. Un jour, celui-ci lui annonce qu’il a décidé d’embaucher un employé pour effectuer les tâches qu’on lui confiait jusqu’à présent. «Cela a représenté un gros trou dans mon budget», raconte-t-il.

Jouer sur plusieurs tableaux
Recrutement d’un salarié, arrivée d’un nouveau gestionnaire possédant déjà son réseau de pigistes, changement de stratégie, ou encore volonté de la compagnie de collaborer avec un autre pigiste… Les raisons d’une perte de contrat sont nombreuses. L’image est galvaudée, mais demeure toujours aussi vraie : pour éviter d’y laisser toutes ses plumes, le travailleur autonome ne doit pas mettre tous ses œufs dans le même panier. «L’idéal est de se constituer un bassin de 5 à 10 clients stables avec qui entretenir des relations d’affaires de bonne qualité, conseille Alexandre Comtois. Seuls les pigistes à temps partiel, qui ont un emploi à côté, ont peut-être intérêt à n’avoir qu’un client, car cela leur économise du temps de gestion.»

Diversifier ses sources de revenus est également la stratégie que recommande Sylvie Goulet, rédactrice, réviseuse et traductrice-adaptatrice à la pige depuis 10 ans. «J’ai refusé les projets qui m’auraient monopolisée complètement, dit-elle. J’ai toujours eu des petits, des moyens et des gros clients.»

«L’idéal est de seconstituer un bassin de 5 à 10 clients stables avec qui entretenir des relations d’affaires de bonne qualité.» – Alexandre Comtois, consultant web

L’importance d’une bonne organisation
Pour faire face à tous ses engagements, un échéancier précis est bien sûr essentiel. Mais certaines techniques ont aidé Sylvie Goulet à garder le cap. «J’ai pris des contrats souples, comme de la révision de romans, dont les délais étaient longs, afin de pouvoir avancer dessus quand j’avais du temps entre d’autres tâches, explique-t-elle. Et j’ai toujours essayé de garder du temps chaque semaine pour répondre aux urgences.»

Elle a également testé la sous-traitance d’une partie de son travail, avec des résultats mitigés cependant. «Il n’y a pas deux rédacteurs qui écrivent de la même manière, et les clients étaient habitués à mon style, se rappelle-t-elle. La révision se prête mieux à la sous-traitance.»

L’erreur à ne pas commettre reste de négliger un mandat au profit d’un autre. «Sinon, on se tire dans le pied», affirme Alexandre Comtois. Petit ou gros contrat, chaque client doit être satisfait!

Un réseautage constant
En parallèle, il est essentiel de se construire un bon réseau et de se faire connaître des clients potentiels, même si son carnet de commandes est déjà plein. «Il faut se voir comme un entrepreneur et planter des graines, car elles ne porteront leurs fruits que 6 ou 12 mois plus tard, souligne celui qui a lancé le site PIGE Québec pour mettre en relation les travailleurs autonomes avec les entreprises. Si un gros client nous lâche, on pourra vite retrouver un bon niveau d’activité.»

Démarcher des clients est possible, mais ceux qui se sentent intimidés par cette perspective peuvent compter sur l’internet pour gagner en visibilité, notamment en misant sur les réseaux sociaux.

Rester à l’affût
Surveiller les signes avant-coureurs d’une possible perte de mandats est également utile pour se prémunir contre une chute de ses revenus. Alexandre Comtois avait vu venir la fin de sa collaboration avec son gros client. «L’entreprise venait d’avoir du financement et j’avais vu que les offres d’emploi se multipliaient sur son site internet», se remémore-t-il.

Surveiller l’actualité permet aussi d’anticiper des changements, selon Sylvie Goulet. «Quand l’économie va mal, les services de communication en pâtissent souvent les premiers.» Une baisse du volume de commandes ou des échanges de courriels moins fréquents sont aussi des signaux d’alerte à guetter.

GE Aviation ratisse tout le Québec pour sa nouvelle campagne de recrutement
27 mars 2017 écrit par Journal Métro

Dans la foulée des investissements totalisant 238 M$ annoncés début février, l’usine bromontoise de GE Aviation lance une vaste campagne de recrutement visant à pourvoir 115 postes.   

«Cette centaine de postes est disponible immédiatement. On cherche des gens flexibles, il y a également une grosse demande pour ceux qui ont complété un DEP en techniques d’usinage», indique Jean-Sébastien Guay, l’un des fondateurs d’Aéro Emploi, une boîte de Saint-Jean-sur-Richelieu fondée il y a trois ans relayant les offres d’emploi du domaine de l’aéronautique et qui est en charge de cette campagne de recrutement.

Ces emplois touchent divers secteurs, que ce soit l’ingénierie, la technique et la production, ainsi que le volet administratif.  

Il semble bien loin le temps où les quelques pages du curriculum vitae atterrissait sur le bureau d’une ou d’un responsable des ressources humaines.

Le 6 avril prochain, dès 16h30, c’est sur le site d’Aéro emploi que les postulants pourront se rendre pour une session de clavardage, et, pour ceux dont le profil correspond aux critères recherchés, pour une entrevue vidéo.

De Gaspé à Val d’Or
Cette façon de faire permet d’aller cueillir des candidatures non seulement à Montréal, mais également en Abitibi ou en Gaspésie, laisse savoir M. Guay.

«C’est une façon pour nous d’aller chercher un maximum de gens, dans un délai assez serré, peu importe l’emplacement.» Les responsables de cette campagne de recrutement espèrent attirer 2000 candidats.   

Les Cantons-de-l’Est à l’avant-plan
Ces efforts de recrutements sont doublés par une volonté, pour GE Aviation, de mousser l’intérêt pour les Cantons-de-l’Est, question d’inciter de futurs employés à s’y installer.

«Le secteur de l’aéronautique y est très développé, notamment à Bromont, Granby et Sherbrooke, au point que c’est en train de devenir un pôle au Québec. GE Aviation veut certainement jouer un rôle prépondérant là-dedans», indique M. Guay. Diverses capsules vidéos seront montées à cet effet. Certains des employés actuels de GE Aviation à Bromont seront mis à contribution pour discuter de leur expérience et de leur milieu de vie.      

Sur la page Facebook du groupe, une courte capsule vidéo traitant de l’événement de recrutement avait d’ailleurs franchi le cap des 130 000 visionnements au moment d’écrire ces lignes.

Les installations du boulevard de l’Aéroport permettent de fabriquer des composantes de moteurs d’avion.

GE Aviation en chiffres
830
Nombre d’employés après quelques phases d’expansion depuis cinq ans

238 M$
Investissement de GE sur cinq ans à son usine bromontoise

12 M$
Contribution de Québec à travers la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026

Travailler en cinéma : glam ou poudre aux yeux?
26 mars 2017 écrit par Journal Métro

La 89e cérémonie des Oscars aura fait couler de l’encre ces dernières semaines, et pas seulement pour des raisons d’enveloppe substituée. Les 8 nominations pour le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve mettent aussi la lumière sur la capacité des québécois à produire des films d’une grande qualité. Regard sur les nombreux métiers en cinéma au Québec.

AQTIS : L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son

L’AQTIS est l’association qui a pour but de protéger 6200 artisans québécois oeuvrant dans plus de 134 métiers spécialisés. Elle représente, défend et soutient leurs intérêts auprès des différents interlocuteurs, leur offre un filet social et négocie des ententes collectives précisant les conditions de travail qui doivent s’appliquer à eux.[i]  Bien que considérés comme des pigistes, les techniciens bénéficient ainsi d’une protection et d’un encadrement pour maintenir une continuité dans leurs conditions de travail peu importe le producteur pour lequel ils travaillent.

En vertu de la Loi sur le statut de l’artiste du Québec, L’AQTIS est le représentant exclusif pour les secteurs de création artistique dans le domaine de l’enregistrement d’oeuvres de type cinématographique utilisant l’image et le son.

Les différents métiers

Nous pouvons classer les différents métiers du cinéma en trois grandes catégories : le bureau, le plateau et la post-production. Il y a les postes qui relèvent de la préparation et de la logistique administrative, ceux qui sont directement sur le plateau de tournage et ceux qui travaillent après le tournage.

Les métiers du bureau de production

Le bureau de production est le centre névralgique où l’on se partage l’information et prépare la production à venir. On y retrouve les départements de coordination, de comptabilité, de scénographie/décors, élaboration des costumes ainsi que les bureaux du directeur de production et des producteurs. Souvent engagés avant même que les acteurs ne soient trouvés ou que le scénario soit finalisé, ces techniciens préparent les budgets et les horaires, s’occupent de la distribution des documents de production, des réservations de vols et d’hébergements des travailleurs étrangers ainsi que de l’engagement des techniciens et acteurs.

Les métiers des plateaux

Le plateau désigne le lieu de tournage. Que ce soit en studio ou en location extérieure, les techniciens de plateau doivent se rendre à différents endroits puisque la location change de jour en jour.

Les métiers que l’on retrouve sur les plateaux sont très variés, allant de l’artiste au machiniste.

L’équipe Mise en scène

On parle beaucoup des réalisateurs car ceux-ci signent leur film et voient leur nom en grandes lettres sur les affiches, par contre, on entend peu parler de leurs assistants, alors qu’ils sont indispensables au bon déroulement de tout tournage. Le premier réalisateur est en fait comme le chef d’orchestre du plateau. Non seulement il est grandement impliqué avant le tournage dans l’élaboration de l’horaire, il est également responsable de maintenir la liste des besoins nécessaires à chacune des scènes fournis par les différents départements. Par exemple, il verra à monter un horaire de tournage qui maximisera l’utilisation de chaque élément en bloc, que ce soit pour rassembler les scènes des acteurs de celles des lieux et accessoires. Le deuxième réalisateur, qui travaille également au bon déroulement de l’horaire, sera le principal responsable des acteurs sur le plateau. Il fera le pont entre les artistes et la production afin qu’ils soient prêts à tourner leur scène.  Le, mais bien souvent les, troisièmes assistants à la réalisation sont en charge de diriger les figurants et s’assurent que tout le monde sache quand intervenir.

La script est la personne en charge de la continuité, c’est-à-dire qu’elle s’assure du respect du scénario et du suivi des textes. Autrefois connue comme la femme aux multiples crayons de couleurs, elle s’assure que les instructions du réalisateur soient transmises au monteur et que celui-ci soit capable de retrouver les bonnes coupures au milieu des scènes non-sélectionnées. C’est aussi la script qui veillera à la bonne continuité des scènes entre chaque coupure, que ce soit pour s’assurer que les accessoires sont à la bonne place, que l’heure de l’horloge est identique d’une scène à l’autre ou que la vitesse à laquelle brûle une cigarette est cohérente quelque soit l’angle de vue.

Selon le type de production, une équipe d’effets spéciaux peut être présente sur le plateau en fonction des besoins, que ce soit pour faire des maquillages spéciaux, faire exploser une bombe ou contrôler le déroulement d’une scène d’incendie. Ils s’assurent également que le matériel visuel qui sera envoyé au montage pourra être retouché par l’équipe de post-production.

L’équipe Image

Le département caméra est, sans contredit, celui qui a le plus évolué ces dernières années. Alors qu’on tournait encore des films avec de la pellicule il n’y a que dix ans, les métiers ont complétement été transformés depuis le passage au numérique. Le DOP, ou directeur photo, reste celui qui est en charge de la qualité de l’image. Il a aussi, comme le réalisateur, une équipe d’assistants qui veille au bon fonctionnement de l’équipement caméra. L’équipe du son est souvent rattachée à celle de la caméra.

L’équipe technique

Les techniciens que l’on retrouve dans les départements d’électro/machino sont de grands débrouillards. On les appelle en renfort non seulement pour éclairer le plateau, mais les électriciens sont également responsables du réseau électrique sur le plateau afin de ne pas faire sauter de  » breakers « . Les machinistes mettent en place toute sorte d’équipements qui serviront au déplacement de la caméra et ajustent l’éclairage. On pense ici aux rails pour faire bouger la caméra, aux grues pour filmer de haut, au montage d’échafaudages et aux toiles pour les effets visuels.

L’équipe Décoration et CCM

Le CCM, ce n’est pas une marque d’équipements sportifs ici, ça signifie  » Costumes, Coiffure et Maquillage! « . Ils sont souvent les premiers arrivés sur le plateau et sont en contact direct avec les acteurs. Ces artistes doivent être non seulement très talentueux, mais aussi savoir se comporter avec des acteurs qui peuvent parfois être capricieux. Faire preuve d’une grande discrétion leur permet de découvrir le vrai visage des célébrités.

Le département artistique est également présent sur le plateau. Non seulement tout a été prévu, bâti et décoré avant le tournage, mais les membres de cette équipe sont également en charge des accessoires et de l’ajustement des décors en fonction des besoins.

La régie

La régie est le centre névralgique du plateau. C’est un  » bureau  » qui se déplace avec des roulottes. C’est souvent l’équipe qui travaille les plus longues heures. Ils sont toujours les premiers arrivés et les derniers partis. Leur travail consiste à s’assurer du bon fonctionnement logistique du tournage. Ils veillent à la sécurité des lieux avant, pendant et après, veillent à ce que tous les techniciens connaissent leur horaire de la journée et du lendemain, veillent au transport des acteurs et producteurs, à barrer les rues lorsque c’est nécessaire et s’assurent également de l’assiduité de tous les employés du plateau. Personne n’arrive ou ne quitte sans être allé rapporter sa présence au régisseur en charge des feuilles de temps.

La cantine

On confond souvent l’équipe du  » craft  » avec celle du traiteur. Les gens qui travaillent à la roulotte du craft, la cantine, sont en fait des techniciens qui sont syndiqués comme tous les autres travailleurs du plateau. Arrivés dès l’aube, ils préparent des déjeuners, des collations, des  » en-cas  » pour calmer la faim de tous les employés qui passent le plus clair de leur journée sur le plateau. Ils sont connus pour faire les meilleurs sandwiches au bacon dont l’odeur seule suffit à lancer la pause-café. Quant au personnel du traiteur, ils ne sont pas des employés du plateau. Ils arrivent uniquement pour l’heure du lunch et repartent une fois le repas terminé. Plusieurs compagnies de traiteur se sont spécialisées dans la préparation de repas pour les plateaux et se partagent les différents tournages.

Les métiers de la post-production

La post-production débute généralement durant le tournage afin de valider que le matériel filmé est complet avant la fin de la production. On y engage des monteurs visuels et sonores, des techniciens en effets spéciaux. C’est comme monteur sonore que le Québécois Sylvain Bellemare a reçu son Oscar pour le film Arrival, de Denis Villeneuve.

Les monteurs sont chargés de découper toutes les séquences qui ont été filmées et de les trier selon les instructions du réalisateur et du scénario. L’informatique a aussi révolutionné ce métier qui se faisait avec un rasoir et du papier collant il y a 30 ans. Désormais  il est entièrement numérique.

Les artistes en effets spéciaux se découpent en une cohorte d’artisans du son et de l’image: artistes 3D, illustrateurs conceptuels, infographistes, bruiteurs, etc. Ce travail, généralement sous-traité, donne naissance à une industrie à part entière.

Des métiers de gens passionnés avant tout

Travailler en cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Non seulement il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus, mais il faut également que la passion du métier soit plus forte que la raison. Le statut de pigiste étant instable, bien des gens préfèrent le statut d’employé avec une sécurité financière et évitent de rester longtemps dans le domaine. Certains techniciens sont plus chanceux que d’autres et réussissent à signer de longs contrats qui leur garantissent un revenu annuel suffisant pour pallier aux périodes de chômage, alors que d’autres devront travailler sur plusieurs productions différentes chaque semaine afin d’y arriver.

 » Je me considère chanceuse de pouvoir choisir mes projets. Arrival est un de mes projets préférés;  bons producteurs, excellent  réalisateur et un bon scénario, mais ce n’est pas toujours le cas.  » explique Hélène Ross, directrice de production.

Les horaires peuvent être difficiles à gérer. Les heures de travail peuvent parfois dépasser les 18 heures par jour selon les productions et selon le département choisi. La majorité des techniciens sont des passionnés qui sont tout à fait dévoués corps et âme à leur métier. On ne parle pas de conciliation travail-famille dans cette industrie.

Les scènes exigent parfois de tourner de nuit, dans la pluie et dans la neige. Avis aux gens qui rêvent d’un bureau tranquille et confortable!

Plusieurs finiront, comme moi, par attacher leur pellicule comme d’autres attachent leurs patins.

Vous pensez avoir ce qu’il faut? Contactez directement l’AQTIS pour en savoir plus et obtenir des renseignements sur les formations offertes pour ceux qui veulent travailler en cinéma!

[i] https://www.aqtis.qc.ca/fr/association/

Travailler en cinéma : glam ou poudre aux yeux?
25 mars 2017 écrit par Journal Métro

La 89e cérémonie des Oscars aura fait couler de l’encre ces dernières semaines, et pas seulement pour des raisons d’enveloppe substituée. Les 8 nominations pour le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve mettent aussi la lumière sur la capacité des québécois à produire des films d’une grande qualité. Regard sur les nombreux métiers en cinéma au Québec.

AQTIS : L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son

L’AQTIS est l’association qui a pour but de protéger 6200 artisans québécois oeuvrant dans plus de 134 métiers spécialisés. Elle représente, défend et soutient leurs intérêts auprès des différents interlocuteurs, leur offre un filet social et négocie des ententes collectives précisant les conditions de travail qui doivent s’appliquer à eux.[i]  Bien que considérés comme des pigistes, les techniciens bénéficient ainsi d’une protection et d’un encadrement pour maintenir une continuité dans leurs conditions de travail peu importe le producteur pour lequel ils travaillent.

En vertu de la Loi sur le statut de l’artiste du Québec, L’AQTIS est le représentant exclusif pour les secteurs de création artistique dans le domaine de l’enregistrement d’oeuvres de type cinématographique utilisant l’image et le son.

Les différents métiers

Nous pouvons classer les différents métiers du cinéma en trois grandes catégories : le bureau, le plateau et la post-production. Il y a les postes qui relèvent de la préparation et de la logistique administrative, ceux qui sont directement sur le plateau de tournage et ceux qui travaillent après le tournage.

Les métiers du bureau de production

Le bureau de production est le centre névralgique où l’on se partage l’information et prépare la production à venir. On y retrouve les départements de coordination, de comptabilité, de scénographie/décors, élaboration des costumes ainsi que les bureaux du directeur de production et des producteurs. Souvent engagés avant même que les acteurs ne soient trouvés ou que le scénario soit finalisé, ces techniciens préparent les budgets et les horaires, s’occupent de la distribution des documents de production, des réservations de vols et d’hébergements des travailleurs étrangers ainsi que de l’engagement des techniciens et acteurs.

Les métiers des plateaux

Le plateau désigne le lieu de tournage. Que ce soit en studio ou en location extérieure, les techniciens de plateau doivent se rendre à différents endroits puisque la location change de jour en jour.

Les métiers que l’on retrouve sur les plateaux sont très variés, allant de l’artiste au machiniste.

L’équipe Mise en scène

On parle beaucoup des réalisateurs car ceux-ci signent leur film et voient leur nom en grandes lettres sur les affiches, par contre, on entend peu parler de leurs assistants, alors qu’ils sont indispensables au bon déroulement de tout tournage. Le premier réalisateur est en fait comme le chef d’orchestre du plateau. Non seulement il est grandement impliqué avant le tournage dans l’élaboration de l’horaire, il est également responsable de maintenir la liste des besoins nécessaires à chacune des scènes fournis par les différents départements. Par exemple, il verra à monter un horaire de tournage qui maximisera l’utilisation de chaque élément en bloc, que ce soit pour rassembler les scènes des acteurs de celles des lieux et accessoires. Le deuxième réalisateur, qui travaille également au bon déroulement de l’horaire, sera le principal responsable des acteurs sur le plateau. Il fera le pont entre les artistes et la production afin qu’ils soient prêts à tourner leur scène.  Le, mais bien souvent les, troisièmes assistants à la réalisation sont en charge de diriger les figurants et s’assurent que tout le monde sache quand intervenir.

La script est la personne en charge de la continuité, c’est-à-dire qu’elle s’assure du respect du scénario et du suivi des textes. Autrefois connue comme la femme aux multiples crayons de couleurs, elle s’assure que les instructions du réalisateur soient transmises au monteur et que celui-ci soit capable de retrouver les bonnes coupures au milieu des scènes non-sélectionnées. C’est aussi la script qui veillera à la bonne continuité des scènes entre chaque coupure, que ce soit pour s’assurer que les accessoires sont à la bonne place, que l’heure de l’horloge est identique d’une scène à l’autre ou que la vitesse à laquelle brûle une cigarette est cohérente quelque soit l’angle de vue.

Selon le type de production, une équipe d’effets spéciaux peut être présente sur le plateau en fonction des besoins, que ce soit pour faire des maquillages spéciaux, faire exploser une bombe ou contrôler le déroulement d’une scène d’incendie. Ils s’assurent également que le matériel visuel qui sera envoyé au montage pourra être retouché par l’équipe de post-production.

L’équipe Image

Le département caméra est, sans contredit, celui qui a le plus évolué ces dernières années. Alors qu’on tournait encore des films avec de la pellicule il n’y a que dix ans, les métiers ont complétement été transformés depuis le passage au numérique. Le DOP, ou directeur photo, reste celui qui est en charge de la qualité de l’image. Il a aussi, comme le réalisateur, une équipe d’assistants qui veille au bon fonctionnement de l’équipement caméra. L’équipe du son est souvent rattachée à celle de la caméra.

L’équipe technique

Les techniciens que l’on retrouve dans les départements d’électro/machino sont de grands débrouillards. On les appelle en renfort non seulement pour éclairer le plateau, mais les électriciens sont également responsables du réseau électrique sur le plateau afin de ne pas faire sauter de  » breakers « . Les machinistes mettent en place toute sorte d’équipements qui serviront au déplacement de la caméra et ajustent l’éclairage. On pense ici aux rails pour faire bouger la caméra, aux grues pour filmer de haut, au montage d’échafaudages et aux toiles pour les effets visuels.

L’équipe Décoration et CCM

Le CCM, ce n’est pas une marque d’équipements sportifs ici, ça signifie  » Costumes, Coiffure et Maquillage! « . Ils sont souvent les premiers arrivés sur le plateau et sont en contact direct avec les acteurs. Ces artistes doivent être non seulement très talentueux, mais aussi savoir se comporter avec des acteurs qui peuvent parfois être capricieux. Faire preuve d’une grande discrétion leur permet de découvrir le vrai visage des célébrités.

Le département artistique est également présent sur le plateau. Non seulement tout a été prévu, bâti et décoré avant le tournage, mais les membres de cette équipe sont également en charge des accessoires et de l’ajustement des décors en fonction des besoins.

La régie

La régie est le centre névralgique du plateau. C’est un  » bureau  » qui se déplace avec des roulottes. C’est souvent l’équipe qui travaille les plus longues heures. Ils sont toujours les premiers arrivés et les derniers partis. Leur travail consiste à s’assurer du bon fonctionnement logistique du tournage. Ils veillent à la sécurité des lieux avant, pendant et après, veillent à ce que tous les techniciens connaissent leur horaire de la journée et du lendemain, veillent au transport des acteurs et producteurs, à barrer les rues lorsque c’est nécessaire et s’assurent également de l’assiduité de tous les employés du plateau. Personne n’arrive ou ne quitte sans être allé rapporter sa présence au régisseur en charge des feuilles de temps.

La cantine

On confond souvent l’équipe du  » craft  » avec celle du traiteur. Les gens qui travaillent à la roulotte du craft, la cantine, sont en fait des techniciens qui sont syndiqués comme tous les autres travailleurs du plateau. Arrivés dès l’aube, ils préparent des déjeuners, des collations, des  » en-cas  » pour calmer la faim de tous les employés qui passent le plus clair de leur journée sur le plateau. Ils sont connus pour faire les meilleurs sandwiches au bacon dont l’odeur seule suffit à lancer la pause-café. Quant au personnel du traiteur, ils ne sont pas des employés du plateau. Ils arrivent uniquement pour l’heure du lunch et repartent une fois le repas terminé. Plusieurs compagnies de traiteur se sont spécialisées dans la préparation de repas pour les plateaux et se partagent les différents tournages.

Les métiers de la post-production

La post-production débute généralement durant le tournage afin de valider que le matériel filmé est complet avant la fin de la production. On y engage des monteurs visuels et sonores, des techniciens en effets spéciaux. C’est comme monteur sonore que le Québécois Sylvain Bellemare a reçu son Oscar pour le film Arrival, de Denis Villeneuve.

Les monteurs sont chargés de découper toutes les séquences qui ont été filmées et de les trier selon les instructions du réalisateur et du scénario. L’informatique a aussi révolutionné ce métier qui se faisait avec un rasoir et du papier collant il y a 30 ans. Désormais  il est entièrement numérique.

Les artistes en effets spéciaux se découpent en une cohorte d’artisans du son et de l’image: artistes 3D, illustrateurs conceptuels, infographistes, bruiteurs, etc. Ce travail, généralement sous-traité, donne naissance à une industrie à part entière.

Des métiers de gens passionnés avant tout

Travailler en cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Non seulement il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus, mais il faut également que la passion du métier soit plus forte que la raison. Le statut de pigiste étant instable, bien des gens préfèrent le statut d’employé avec une sécurité financière et évitent de rester longtemps dans le domaine. Certains techniciens sont plus chanceux que d’autres et réussissent à signer de longs contrats qui leur garantissent un revenu annuel suffisant pour pallier aux périodes de chômage, alors que d’autres devront travailler sur plusieurs productions différentes chaque semaine afin d’y arriver.

 » Je me considère chanceuse de pouvoir choisir mes projets. Arrival est un de mes projets préférés;  bons producteurs, excellent  réalisateur et un bon scénario, mais ce n’est pas toujours le cas.  » explique Hélène Ross, directrice de production.

Les horaires peuvent être difficiles à gérer. Les heures de travail peuvent parfois dépasser les 18 heures par jour selon les productions et selon le département choisi. La majorité des techniciens sont des passionnés qui sont tout à fait dévoués corps et âme à leur métier. On ne parle pas de conciliation travail-famille dans cette industrie.

Les scènes exigent parfois de tourner de nuit, dans la pluie et dans la neige. Avis aux gens qui rêvent d’un bureau tranquille et confortable!

Plusieurs finiront, comme moi, par attacher leur pellicule comme d’autres attachent leurs patins.

Vous pensez avoir ce qu’il faut? Contactez directement l’AQTIS pour en savoir plus et obtenir des renseignements sur les formations offertes pour ceux qui veulent travailler en cinéma!

[i] https://www.aqtis.qc.ca/fr/association/

Travailler en cinéma : glam ou poudre aux yeux?
24 mars 2017 écrit par Journal Métro

La 89e cérémonie des Oscars aura fait couler de l’encre ces dernières semaines, et pas seulement pour des raisons d’enveloppe substituée. Les 8 nominations pour le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve mettent aussi la lumière sur la capacité des québécois à produire des films d’une grande qualité. Regard sur les nombreux métiers en cinéma au Québec.

AQTIS : L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son

L’AQTIS est l’association qui a pour but de protéger 6200 artisans québécois oeuvrant dans plus de 134 métiers spécialisés. Elle représente, défend et soutient leurs intérêts auprès des différents interlocuteurs, leur offre un filet social et négocie des ententes collectives précisant les conditions de travail qui doivent s’appliquer à eux.[i]  Bien que considérés comme des pigistes, les techniciens bénéficient ainsi d’une protection et d’un encadrement pour maintenir une continuité dans leurs conditions de travail peu importe le producteur pour lequel ils travaillent.

En vertu de la Loi sur le statut de l’artiste du Québec, L’AQTIS est le représentant exclusif pour les secteurs de création artistique dans le domaine de l’enregistrement d’oeuvres de type cinématographique utilisant l’image et le son.

Les différents métiers

Nous pouvons classer les différents métiers du cinéma en trois grandes catégories : le bureau, le plateau et la post-production. Il y a les postes qui relèvent de la préparation et de la logistique administrative, ceux qui sont directement sur le plateau de tournage et ceux qui travaillent après le tournage.

Les métiers du bureau de production

Le bureau de production est le centre névralgique où l’on se partage l’information et prépare la production à venir. On y retrouve les départements de coordination, de comptabilité, de scénographie/décors, élaboration des costumes ainsi que les bureaux du directeur de production et des producteurs. Souvent engagés avant même que les acteurs ne soient trouvés ou que le scénario soit finalisé, ces techniciens préparent les budgets et les horaires, s’occupent de la distribution des documents de production, des réservations de vols et d’hébergements des travailleurs étrangers ainsi que de l’engagement des techniciens et acteurs.

Les métiers des plateaux

Le plateau désigne le lieu de tournage. Que ce soit en studio ou en location extérieure, les techniciens de plateau doivent se rendre à différents endroits puisque la location change de jour en jour.

Les métiers que l’on retrouve sur les plateaux sont très variés, allant de l’artiste au machiniste.

L’équipe Mise en scène

On parle beaucoup des réalisateurs car ceux-ci signent leur film et voient leur nom en grandes lettres sur les affiches, par contre, on entend peu parler de leurs assistants, alors qu’ils sont indispensables au bon déroulement de tout tournage. Le premier réalisateur est en fait comme le chef d’orchestre du plateau. Non seulement il est grandement impliqué avant le tournage dans l’élaboration de l’horaire, il est également responsable de maintenir la liste des besoins nécessaires à chacune des scènes fournis par les différents départements. Par exemple, il verra à monter un horaire de tournage qui maximisera l’utilisation de chaque élément en bloc, que ce soit pour rassembler les scènes des acteurs de celles des lieux et accessoires. Le deuxième réalisateur, qui travaille également au bon déroulement de l’horaire, sera le principal responsable des acteurs sur le plateau. Il fera le pont entre les artistes et la production afin qu’ils soient prêts à tourner leur scène.  Le, mais bien souvent les, troisièmes assistants à la réalisation sont en charge de diriger les figurants et s’assurent que tout le monde sache quand intervenir.

La script est la personne en charge de la continuité, c’est-à-dire qu’elle s’assure du respect du scénario et du suivi des textes. Autrefois connue comme la femme aux multiples crayons de couleurs, elle s’assure que les instructions du réalisateur soient transmises au monteur et que celui-ci soit capable de retrouver les bonnes coupures au milieu des scènes non-sélectionnées. C’est aussi la script qui veillera à la bonne continuité des scènes entre chaque coupure, que ce soit pour s’assurer que les accessoires sont à la bonne place, que l’heure de l’horloge est identique d’une scène à l’autre ou que la vitesse à laquelle brûle une cigarette est cohérente quelque soit l’angle de vue.

Selon le type de production, une équipe d’effets spéciaux peut être présente sur le plateau en fonction des besoins, que ce soit pour faire des maquillages spéciaux, faire exploser une bombe ou contrôler le déroulement d’une scène d’incendie. Ils s’assurent également que le matériel visuel qui sera envoyé au montage pourra être retouché par l’équipe de post-production.

L’équipe Image

Le département caméra est, sans contredit, celui qui a le plus évolué ces dernières années. Alors qu’on tournait encore des films avec de la pellicule il n’y a que dix ans, les métiers ont complétement été transformés depuis le passage au numérique. Le DOP, ou directeur photo, reste celui qui est en charge de la qualité de l’image. Il a aussi, comme le réalisateur, une équipe d’assistants qui veille au bon fonctionnement de l’équipement caméra. L’équipe du son est souvent rattachée à celle de la caméra.

L’équipe technique

Les techniciens que l’on retrouve dans les départements d’électro/machino sont de grands débrouillards. On les appelle en renfort non seulement pour éclairer le plateau, mais les électriciens sont également responsables du réseau électrique sur le plateau afin de ne pas faire sauter de  » breakers « . Les machinistes mettent en place toute sorte d’équipements qui serviront au déplacement de la caméra et ajustent l’éclairage. On pense ici aux rails pour faire bouger la caméra, aux grues pour filmer de haut, au montage d’échafaudages et aux toiles pour les effets visuels.

L’équipe Décoration et CCM

Le CCM, ce n’est pas une marque d’équipements sportifs ici, ça signifie  » Costumes, Coiffure et Maquillage! « . Ils sont souvent les premiers arrivés sur le plateau et sont en contact direct avec les acteurs. Ces artistes doivent être non seulement très talentueux, mais aussi savoir se comporter avec des acteurs qui peuvent parfois être capricieux. Faire preuve d’une grande discrétion leur permet de découvrir le vrai visage des célébrités.

Le département artistique est également présent sur le plateau. Non seulement tout a été prévu, bâti et décoré avant le tournage, mais les membres de cette équipe sont également en charge des accessoires et de l’ajustement des décors en fonction des besoins.

La régie

La régie est le centre névralgique du plateau. C’est un  » bureau  » qui se déplace avec des roulottes. C’est souvent l’équipe qui travaille les plus longues heures. Ils sont toujours les premiers arrivés et les derniers partis. Leur travail consiste à s’assurer du bon fonctionnement logistique du tournage. Ils veillent à la sécurité des lieux avant, pendant et après, veillent à ce que tous les techniciens connaissent leur horaire de la journée et du lendemain, veillent au transport des acteurs et producteurs, à barrer les rues lorsque c’est nécessaire et s’assurent également de l’assiduité de tous les employés du plateau. Personne n’arrive ou ne quitte sans être allé rapporter sa présence au régisseur en charge des feuilles de temps.

La cantine

On confond souvent l’équipe du  » craft  » avec celle du traiteur. Les gens qui travaillent à la roulotte du craft, la cantine, sont en fait des techniciens qui sont syndiqués comme tous les autres travailleurs du plateau. Arrivés dès l’aube, ils préparent des déjeuners, des collations, des  » en-cas  » pour calmer la faim de tous les employés qui passent le plus clair de leur journée sur le plateau. Ils sont connus pour faire les meilleurs sandwiches au bacon dont l’odeur seule suffit à lancer la pause-café. Quant au personnel du traiteur, ils ne sont pas des employés du plateau. Ils arrivent uniquement pour l’heure du lunch et repartent une fois le repas terminé. Plusieurs compagnies de traiteur se sont spécialisées dans la préparation de repas pour les plateaux et se partagent les différents tournages.

Les métiers de la post-production

La post-production débute généralement durant le tournage afin de valider que le matériel filmé est complet avant la fin de la production. On y engage des monteurs visuels et sonores, des techniciens en effets spéciaux. C’est comme monteur sonore que le Québécois Sylvain Bellemare a reçu son Oscar pour le film Arrival, de Denis Villeneuve.

Les monteurs sont chargés de découper toutes les séquences qui ont été filmées et de les trier selon les instructions du réalisateur et du scénario. L’informatique a aussi révolutionné ce métier qui se faisait avec un rasoir et du papier collant il y a 30 ans. Désormais  il est entièrement numérique.

Les artistes en effets spéciaux se découpent en une cohorte d’artisans du son et de l’image: artistes 3D, illustrateurs conceptuels, infographistes, bruiteurs, etc. Ce travail, généralement sous-traité, donne naissance à une industrie à part entière.

Des métiers de gens passionnés avant tout

Travailler en cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Non seulement il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus, mais il faut également que la passion du métier soit plus forte que la raison. Le statut de pigiste étant instable, bien des gens préfèrent le statut d’employé avec une sécurité financière et évitent de rester longtemps dans le domaine. Certains techniciens sont plus chanceux que d’autres et réussissent à signer de longs contrats qui leur garantissent un revenu annuel suffisant pour pallier aux périodes de chômage, alors que d’autres devront travailler sur plusieurs productions différentes chaque semaine afin d’y arriver.

 » Je me considère chanceuse de pouvoir choisir mes projets. Arrival est un de mes projets préférés;  bons producteurs, excellent  réalisateur et un bon scénario, mais ce n’est pas toujours le cas.  » explique Hélène Ross, directrice de production.

Les horaires peuvent être difficiles à gérer. Les heures de travail peuvent parfois dépasser les 18 heures par jour selon les productions et selon le département choisi. La majorité des techniciens sont des passionnés qui sont tout à fait dévoués corps et âme à leur métier. On ne parle pas de conciliation travail-famille dans cette industrie.

Les scènes exigent parfois de tourner de nuit, dans la pluie et dans la neige. Avis aux gens qui rêvent d’un bureau tranquille et confortable!

Plusieurs finiront, comme moi, par attacher leur pellicule comme d’autres attachent leurs patins.

Vous pensez avoir ce qu’il faut? Contactez directement l’AQTIS pour en savoir plus et obtenir des renseignements sur les formations offertes pour ceux qui veulent travailler en cinéma!

[i] https://www.aqtis.qc.ca/fr/association/

17 faits amusants sur le marché du travail
23 mars 2017 écrit par Journal Métro

Cette semaine, Jobboom vous présente 17 faits amusants et étonnants à propos du marché du travail. N’hésitez pas à partager les faits que vous trouvez les plus cocasses!

  1. La France est le pays où les employés prennent le plus de jours de vacances par année (30,6 jours en moyenne), tandis que le Japon est le pays où les employés prennent le moins de vacances (aussi peu que 7,4 jours par année!). Consultez notre infographie Les vacances dans le monde : http://www.jobboom.com/carriere/les-vacances-dans-le-monde/.
  2. On attribue le tout premier CV à l’illustre Leonard De Vinci. Il l’aurait rédigé à l’âge de 30 ans, en 1482. Dans ce CV, adressé au duc de Milan, Ludovico il Moro, De Vinci énumère 10 expériences professionnelles afin de convaincre le duc de l’embaucher.
  3. Les Pays-Bas ont la semaine de travail la plus courte au monde, avec une moyenne de 29 heures par semaine. Cela fait 11 heures de moins par semaine qu’au Canada!
  4. N’oubliez pas de toujours prendre des notes pendant les réunions de travail, car le cerveau conserve moins de 5% de ce qui est dit oralement.
  5. Le lundi est la journée où les employés prennent le plus de congé de maladie et ce partout dans le monde sauf en Australie où apparemment, le mardi est la journée la plus commune.
  6. Les doigts d’une dactylographe parcourent en moyenne 20,27 kilomètres pendant une journée de travail.
  7. Un Américain sur huit a déjà été employé par McDonald’s.
  8. Les employés d’Amazon.com doivent passer deux jours tous les deux ans à travailler au bureau du service à la clientèle afin que ceux-ci comprennent mieux les processus du département et les besoins des clients. Même le PDG n’échappe pas à cette règle!
  9. L’entreprise Starbucks dépense plus d’argent pour le programme d’assurance maladie de ses employés (300 millions de dollars par an) que pour les grains de café qu’il vend.
  10. Une personne travaillant 40 heures par semaine, entre l’âge de 20 à 65 ans, passera 90 000 heures de sa vie à travailler.
  11. Au Japon, 10 000 travailleurs meurent chaque année à leur bureau à cause d’une surcharge de travail. Ils peuvent effectuer de 60 à 70 heures par semaine. Le phénomène est connu sous le nom de ‘karôshi’. Depuis les années 1970, le ‘karôshi’ est reconnu comme étant une maladie professionnelle au Japon.
  12. 1 900 000 personnes à travers le monde travaillent pour McDonald’s.
  13. Le Canada compte 1,9 million de vendeurs au détail. C’est l’emploi le plus populaire au pays.
  14. Aruba est l’État où l’on paie le plus d’impôt, soit un taux d’imposition de 58.95% pour un revenu moyen. Le 2e pays le plus imposé est la Belgique, où les payeurs de taxes sont imposés en moyenne à 54.9%.
  15. Sur le même thème, il existe plusieurs pays où les employés ne sont pas taxés du tout, comme le Qatar, les Bahamas ou le Koweït.
  16. La Norvège est le pays avec le salaire mensuel moyen le plus élevé au monde, à 8 238 $ par mois.
  17. Selon un sondage effectué par OfficeTeam, des gens ont déjà quitté leur emploi pour les raisons suivantes:
      • Un employé a déjà démissionné car il n’aimait pas la couleur des murs.
      • Une autre personne a quitté son emploi car elle n’aimait pas les tapis.
      • Quelqu’un a déjà quitté son emploi car il n’aimait pas le bruit que faisait le tiroir à dossier lorsque quelqu’un le fermait.
      • Un employé a déjà donné comme excuse qu’il gagnait trop d’argent pour son poste et qu’il ne se sentait pas confortable avec ça.
      • Quelqu’un a démissionné en donnant l’excuse qu’il n’aimait pas travailler fort et se lever le matin.

     

    Sources

    http://www.agilec.ca/blog/2015/01/fun-facts-about-working-life

    http://www.suppliesguys.com/Blog/Peripheral-Visions/22-interesting-office-facts-on-november-22

    https://www.buzzfeed.com/jessicamisener/57-fascinating-business-facts-that-will-blow-your-mind

    http://www.businessinsider.com/disturbing-facts-about-your-job-2011-2

    http://workingwritersandbloggers.com/2014/01/30/10-interesting-facts-about-creativity-in-the-work-place/

    http://officeteam.rhi.mediaroom.com/quitting

    http://www.jobboom.com

     

    Ce que votre lunch dit de vous
    22 mars 2017 écrit par Journal Métro

    L’expression est bien connue. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es. Nous avons préparé ce petit guide (pas) très scientifique expliquant ce que vos habitudes alimentaires révèlent sur vous à vos collègues.

    Sandwich + crudités
    Votre lunch se compose d’un sandwich et de crudités dans une boîte réutilisable? Pain blanc?  Coupé en quatre? Concombres tranchés en rondelles ou en lanières? Il y a fort à parier que vous avez des enfants. Et si un Jos Louis conclut un repas rudimentaire, mais bien équilibré : vous êtes un grand enfant sans grosse tête, agréable à côtoyer. Attention à la vague de nostalgie qui déferler dans le bureau en après-midi…

    Repas à emporter
    Dans votre cas, c’est l’absence de lunch qui est plutôt évocatrice : vous n’en faites pas. Trop compliqué ou trop ennuyant? Votre choix de restaurant donne une partie de la réponse. Le même casse-croûte tout le temps? Objectif: ne pas se casser la tête… Bon petit resto de quartier? Une petite gâterie culinaire pour couper la journée en deux. La conclusion est la même : vous prenez les moyens (financiers, dans le cas de vos repas) pour arriver à vos fins!

    Plats surgelés
    Vous nourrir est strictement fonctionnel. Vous mangez pour ne plus avoir faim et pour répondre aux besoins physiologiques de base de votre corps. Deux à quatre minutes au micro-ondes, et tadam, vous avez un plat fumant prêt à manger – parfois même bon et complet. Vous préférez vous concentrer sur les vraies affaires : votre boulot. La dentelle et les paillettes, très peu pour vous. Vous avez la mentalité KISS (keep it simple, stupid), une façon payante de voir les choses en entreprise. (Et vous êtes probablement célibataire.)

    Restes de poisson
    Tant pis pour les narines de vos collègues! Peut-être qu’il s’agit des restes de la veille ou peut-être que vos oméga-3, vous les voulez le midi aussi. Au bout du compte, le côté pratico-pratique l’emporte sur tout.
    Vous ne craignez pas l’opinion des autres, ni n’attendez leur approbation. Vous n’hésiteriez pas pour autant à partager votre délicieux ragoût de morue avec un pair… ou à les laisser déguster saumon, crevette ou turbot à leur tour, sans plisser le nez.

    Le même lunch, tous les jours
    C’est peut-être un spaghetti, un sandwich au jambon ou une salade de quinoa : peu importe, il s’agit du même lunch, jour après jour. Vous êtes une créature d’habitude qui carbure à la routine. Il vous faut une petite période d’adaptation avant de gérer un changement majeur… ou bien votre routine alimentaire fait office de béquille stable dans un environnement de travail dynamique dans lequel vous excellez. C’est vous qui savez! Et c’est vous qui le mangez…

    La malbouffe quotidienne
    Hamburger, poutine, hot-dog, en rotation, avec les frites comme dénominateur commun. La nourriture est une source de plaisir, et vous l’aimez bien grasse et salée au quotidien. Vos collègues auront deux théories: célibataire endurci éternel adolescent, ou en concubinage avec une douce moitié un peu trop portée sur le chia et l’huile de citrouille… Peu importe vos motivations, vous êtes un rebelle! Une qualité qui peut vous mener loin dans les organisations ouvertes.

    Ce que votre lunch dit de vous
    21 mars 2017 écrit par Journal Métro

    L’expression est bien connue. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es. Nous avons préparé ce petit guide (pas) très scientifique expliquant ce que vos habitudes alimentaires révèlent sur vous à vos collègues.

    Sandwich + crudités
    Votre lunch se compose d’un sandwich et de crudités dans une boîte réutilisable? Pain blanc?  Coupé en quatre? Concombres tranchés en rondelles ou en lanières? Il y a fort à parier que vous avez des enfants. Et si un Jos Louis conclut un repas rudimentaire, mais bien équilibré : vous êtes un grand enfant sans grosse tête, agréable à côtoyer. Attention à la vague de nostalgie qui déferler dans le bureau en après-midi…

    Repas à emporter
    Dans votre cas, c’est l’absence de lunch qui est plutôt évocatrice : vous n’en faites pas. Trop compliqué ou trop ennuyant? Votre choix de restaurant donne une partie de la réponse. Le même casse-croûte tout le temps? Objectif: ne pas se casser la tête… Bon petit resto de quartier? Une petite gâterie culinaire pour couper la journée en deux. La conclusion est la même : vous prenez les moyens (financiers, dans le cas de vos repas) pour arriver à vos fins!

    Plats surgelés
    Vous nourrir est strictement fonctionnel. Vous mangez pour ne plus avoir faim et pour répondre aux besoins physiologiques de base de votre corps. Deux à quatre minutes au micro-ondes, et tadam, vous avez un plat fumant prêt à manger – parfois même bon et complet. Vous préférez vous concentrer sur les vraies affaires : votre boulot. La dentelle et les paillettes, très peu pour vous. Vous avez la mentalité KISS (keep it simple, stupid), une façon payante de voir les choses en entreprise. (Et vous êtes probablement célibataire.)

    Restes de poisson
    Tant pis pour les narines de vos collègues! Peut-être qu’il s’agit des restes de la veille ou peut-être que vos oméga-3, vous les voulez le midi aussi. Au bout du compte, le côté pratico-pratique l’emporte sur tout.
    Vous ne craignez pas l’opinion des autres, ni n’attendez leur approbation. Vous n’hésiteriez pas pour autant à partager votre délicieux ragoût de morue avec un pair… ou à les laisser déguster saumon, crevette ou turbot à leur tour, sans plisser le nez.

    Le même lunch, tous les jours
    C’est peut-être un spaghetti, un sandwich au jambon ou une salade de quinoa : peu importe, il s’agit du même lunch, jour après jour. Vous êtes une créature d’habitude qui carbure à la routine. Il vous faut une petite période d’adaptation avant de gérer un changement majeur… ou bien votre routine alimentaire fait office de béquille stable dans un environnement de travail dynamique dans lequel vous excellez. C’est vous qui savez! Et c’est vous qui le mangez…

    La malbouffe quotidienne
    Hamburger, poutine, hot-dog, en rotation, avec les frites comme dénominateur commun. La nourriture est une source de plaisir, et vous l’aimez bien grasse et salée au quotidien. Vos collègues auront deux théories: célibataire endurci éternel adolescent, ou en concubinage avec une douce moitié un peu trop portée sur le chia et l’huile de citrouille… Peu importe vos motivations, vous êtes un rebelle! Une qualité qui peut vous mener loin dans les organisations ouvertes.

    test jobboom 20 mars
    20 mars 2017 écrit par Journal Métro

    Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Aenean commodo ligula eget dolor. Aenean massa. Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient montes, nascetur ridiculus mus. Donec quam felis, ultricies nec, pellentesque eu, pretium quis, sem. Nulla consequat massa quis enim. Donec pede justo, fringilla vel, aliquet nec, vulputate eget, arcu. In enim justo, rhoncus ut, imperdiet a, venenatis vitae, justo. Nullam dictum felis eu pede mollis pretium. Integer tincidunt. Cras dapibus. Vivamus elementum semper nisi. Aenean vulputate eleifend tellus. Aenean leo ligula, porttitor eu, consequat vitae, eleifend ac, enim. Aliquam lorem ante, dapibus in, viverra quis, feugiat a, tellus. Phasellus viverra nulla ut metus varius laoreet. Quisque rutrum. Aenean imperdiet. Etiam ultricies nisi vel augue. Curabitur ullamcorper ultricies nisi. Nam eget dui. Etiam rhoncus. Maecenas tempus, tellus eget condimentum rhoncus, sem quam semper libero, sit amet adipiscing sem neque sed ipsum. Nam quam nunc, blandit vel, luctus pulvinar, hendrerit id, lorem. Maecenas nec odio et ante tincidunt tempus. Donec vitae sapien ut libero venenatis faucibus. Nullam quis ante. Etiam sit amet orci eget eros faucibus tincidunt. Duis leo. Sed fringilla mauris sit amet nibh. Donec sodales sagittis magna. Sed consequat, leo eget bibendum sodales, augue velit cursus nunc,

    Le réseautage efficace
    19 mars 2017 écrit par Journal Métro

    Avec l’omniprésence de l’internet, on pourrait penser que réseauter se résume désormais à mettre son CV en ligne, à fréquenter les réseaux sociaux et à envoyer des candidatures groupées par courriel. Grave erreur!

    Oui, les réseaux sociaux permettent maintenant de repérer des contacts potentiels et de les évaluer, explique Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés, un cabinet montréalais de formation en réseautage stratégique et durable. Mais il serait réducteur de considérer cela comme du «réseautage», insiste-t-elle.

    En aucun cas le réseautage numérique ne peut remplacer le réseautage en personne. Nos démarches virtuelles doivent obligatoirement déboucher sur une rencontre en chair et en os pour avoir des bénéfices réels et durables. «Les bases d’une relation solide, c’est une question de chimie entre deux personnes. Or, on ne peut savoir si ça clique que face à face», dit Mme Cardinal.

    Des réseaux pas si sociaux
    L’internet a complètement changé les règles du jeu, jusqu’à mettre la charrue avant les bœufs. «Avant, on rencontrait quelqu’un dans la vraie vie et, s’il y avait affinité, on se renseignait sur la personne. Aujourd’hui, on sait tout du parcours et des compétences de notre “prospect” avant même de lui avoir serré la main, illustre Mme Cardinal. Nous nageons en plein paradoxe : les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux, mais nous nous écrivons des courriels sur le même étage plutôt que de nous parler. Finalement, l’internet crée de la distance entre les humains.»

    De plus, privilégier la Toile n’est pas forcément productif, car les mirages et les mensonges y pullulent. Outre les CV faux ou «recyclés»,
    Mme Cardinal se souvient d’un formateur qui a communiqué longtemps via l’internet avec un associé potentiel pour se rendre compte finalement qu’il était… bègue.

    Comme l’internet est devenu la norme du réseautage, Lise Cardinal conseille de lui tourner parfois le dos pour se démarquer. «Utilisez-le pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.»

    «Utilisez l’internet pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.» – Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés

    Être quelqu’un de bien
    En somme, réseauter efficacement implique forcément de passer de la machine à l’homme. Qu’on ait déjà été en contact virtuel avec la personne ou pas, une rencontre est indispensable puisqu’on se lie en fonction de ses affinités.

    «Au moment de choisir son réseau social professionnel, il faut donc favoriser ceux qui proposent des réunions périodiques de leurs membres, conseille Mme Cardinal. LinkedIn, par exemple, propose ce genre de rendez-vous dans toutes les grandes villes.»

    Une fois physiquement parmi les autres réseauteurs, vous offrez donc plus une personne que des compétences. Par conséquent, un grand réseauteur a avant tout des aptitudes relationnelles. Il doit en plus trouver l’équilibre, parfois délicat, entre une bonne préparation pour passer rapidement son message et le fait de rester fidèle à lui-même.

    «Il faut s’intéresser sincèrement à la personne pour réussir à l’intéresser positivement, le tout en moins de 45 secondes, explique Mme Cardinal. Mais attention aux excès! Les gens aiment acheter, mais détestent se faire vendre.» La plus grave erreur est de concevoir le réseautage comme un moyen de prendre sans jamais donner. Créer une relation veut dire avant tout échanger. «Le bon réseauteur doit avoir quelque chose à offrir, être prêt à donner de l’info pertinente. Il doit donc savoir où il met les pieds et ce qu’il vient y faire.»

    Réseauter longtemps, partout
    Autres vertus du grand réseauteur : la constance et la patience. Un réseau se sème et se cultive avant de donner des résultats. Et une fois pleinement développé, il s’entretient, même si vous changez de secteur d’activité.

    Il faut aussi acquérir le réflexe de réseauter tout le temps, même dans sa vie privée. «Au Québec, les familles sont grandes, il faut en profiter! explique Mme Cardinal. Certaines personnes me disent : “Je consacre le 28 et le 29 de chaque mois au réseautage.” J’ai envie de leur demander: “Donc, vous êtes aimable deux jours par mois et un mufle le reste du temps?”»

    Bref, le bon réseauteur sait ce qu’il veut. Il sait le dire, il sait apprécier l’aide qu’il reçoit et le montrer en renvoyant l’ascenseur. Et tout ça en permanence.

    Si vous êtes réellement prêt à réseauter, sortez le nez dehors. Sinon, on se revoit sur Facebook…

    Le réseautage efficace
    18 mars 2017 écrit par Journal Métro

    Avec l’omniprésence de l’internet, on pourrait penser que réseauter se résume désormais à mettre son CV en ligne, à fréquenter les réseaux sociaux et à envoyer des candidatures groupées par courriel. Grave erreur!

    Oui, les réseaux sociaux permettent maintenant de repérer des contacts potentiels et de les évaluer, explique Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés, un cabinet montréalais de formation en réseautage stratégique et durable. Mais il serait réducteur de considérer cela comme du «réseautage», insiste-t-elle.

    En aucun cas le réseautage numérique ne peut remplacer le réseautage en personne. Nos démarches virtuelles doivent obligatoirement déboucher sur une rencontre en chair et en os pour avoir des bénéfices réels et durables. «Les bases d’une relation solide, c’est une question de chimie entre deux personnes. Or, on ne peut savoir si ça clique que face à face», dit Mme Cardinal.

    Des réseaux pas si sociaux
    L’internet a complètement changé les règles du jeu, jusqu’à mettre la charrue avant les bœufs. «Avant, on rencontrait quelqu’un dans la vraie vie et, s’il y avait affinité, on se renseignait sur la personne. Aujourd’hui, on sait tout du parcours et des compétences de notre “prospect” avant même de lui avoir serré la main, illustre Mme Cardinal. Nous nageons en plein paradoxe : les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux, mais nous nous écrivons des courriels sur le même étage plutôt que de nous parler. Finalement, l’internet crée de la distance entre les humains.»

    De plus, privilégier la Toile n’est pas forcément productif, car les mirages et les mensonges y pullulent. Outre les CV faux ou «recyclés»,
    Mme Cardinal se souvient d’un formateur qui a communiqué longtemps via l’internet avec un associé potentiel pour se rendre compte finalement qu’il était… bègue.

    Comme l’internet est devenu la norme du réseautage, Lise Cardinal conseille de lui tourner parfois le dos pour se démarquer. «Utilisez-le pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.»

    «Utilisez l’internet pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.» – Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés

    Être quelqu’un de bien
    En somme, réseauter efficacement implique forcément de passer de la machine à l’homme. Qu’on ait déjà été en contact virtuel avec la personne ou pas, une rencontre est indispensable puisqu’on se lie en fonction de ses affinités.

    «Au moment de choisir son réseau social professionnel, il faut donc favoriser ceux qui proposent des réunions périodiques de leurs membres, conseille Mme Cardinal. LinkedIn, par exemple, propose ce genre de rendez-vous dans toutes les grandes villes.»

    Une fois physiquement parmi les autres réseauteurs, vous offrez donc plus une personne que des compétences. Par conséquent, un grand réseauteur a avant tout des aptitudes relationnelles. Il doit en plus trouver l’équilibre, parfois délicat, entre une bonne préparation pour passer rapidement son message et le fait de rester fidèle à lui-même.

    «Il faut s’intéresser sincèrement à la personne pour réussir à l’intéresser positivement, le tout en moins de 45 secondes, explique Mme Cardinal. Mais attention aux excès! Les gens aiment acheter, mais détestent se faire vendre.» La plus grave erreur est de concevoir le réseautage comme un moyen de prendre sans jamais donner. Créer une relation veut dire avant tout échanger. «Le bon réseauteur doit avoir quelque chose à offrir, être prêt à donner de l’info pertinente. Il doit donc savoir où il met les pieds et ce qu’il vient y faire.»

    Réseauter longtemps, partout
    Autres vertus du grand réseauteur : la constance et la patience. Un réseau se sème et se cultive avant de donner des résultats. Et une fois pleinement développé, il s’entretient, même si vous changez de secteur d’activité.

    Il faut aussi acquérir le réflexe de réseauter tout le temps, même dans sa vie privée. «Au Québec, les familles sont grandes, il faut en profiter! explique Mme Cardinal. Certaines personnes me disent : “Je consacre le 28 et le 29 de chaque mois au réseautage.” J’ai envie de leur demander: “Donc, vous êtes aimable deux jours par mois et un mufle le reste du temps?”»

    Bref, le bon réseauteur sait ce qu’il veut. Il sait le dire, il sait apprécier l’aide qu’il reçoit et le montrer en renvoyant l’ascenseur. Et tout ça en permanence.

    Si vous êtes réellement prêt à réseauter, sortez le nez dehors. Sinon, on se revoit sur Facebook…

    Le réseautage efficace
    17 mars 2017 écrit par Journal Métro

    Avec l’omniprésence de l’internet, on pourrait penser que réseauter se résume désormais à mettre son CV en ligne, à fréquenter les réseaux sociaux et à envoyer des candidatures groupées par courriel. Grave erreur!

    Oui, les réseaux sociaux permettent maintenant de repérer des contacts potentiels et de les évaluer, explique Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés, un cabinet montréalais de formation en réseautage stratégique et durable. Mais il serait réducteur de considérer cela comme du «réseautage», insiste-t-elle.

    En aucun cas le réseautage numérique ne peut remplacer le réseautage en personne. Nos démarches virtuelles doivent obligatoirement déboucher sur une rencontre en chair et en os pour avoir des bénéfices réels et durables. «Les bases d’une relation solide, c’est une question de chimie entre deux personnes. Or, on ne peut savoir si ça clique que face à face», dit Mme Cardinal.

    Des réseaux pas si sociaux
    L’internet a complètement changé les règles du jeu, jusqu’à mettre la charrue avant les bœufs. «Avant, on rencontrait quelqu’un dans la vraie vie et, s’il y avait affinité, on se renseignait sur la personne. Aujourd’hui, on sait tout du parcours et des compétences de notre “prospect” avant même de lui avoir serré la main, illustre Mme Cardinal. Nous nageons en plein paradoxe : les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux, mais nous nous écrivons des courriels sur le même étage plutôt que de nous parler. Finalement, l’internet crée de la distance entre les humains.»

    De plus, privilégier la Toile n’est pas forcément productif, car les mirages et les mensonges y pullulent. Outre les CV faux ou «recyclés»,
    Mme Cardinal se souvient d’un formateur qui a communiqué longtemps via l’internet avec un associé potentiel pour se rendre compte finalement qu’il était… bègue.

    Comme l’internet est devenu la norme du réseautage, Lise Cardinal conseille de lui tourner parfois le dos pour se démarquer. «Utilisez-le pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.»

    «Utilisez l’internet pour cibler une entreprise et une personne qui y travaille, mais envoyez votre candidature par la poste. Vous avez bien plus de chance d’être lu avec une feuille de papier et un bon vieux timbre qu’avec un courriel perdu parmi des centaines d’autres.» – Lise Cardinal, présidente de Lise Cardinal et associés

    Être quelqu’un de bien
    En somme, réseauter efficacement implique forcément de passer de la machine à l’homme. Qu’on ait déjà été en contact virtuel avec la personne ou pas, une rencontre est indispensable puisqu’on se lie en fonction de ses affinités.

    «Au moment de choisir son réseau social professionnel, il faut donc favoriser ceux qui proposent des réunions périodiques de leurs membres, conseille Mme Cardinal. LinkedIn, par exemple, propose ce genre de rendez-vous dans toutes les grandes villes.»

    Une fois physiquement parmi les autres réseauteurs, vous offrez donc plus une personne que des compétences. Par conséquent, un grand réseauteur a avant tout des aptitudes relationnelles. Il doit en plus trouver l’équilibre, parfois délicat, entre une bonne préparation pour passer rapidement son message et le fait de rester fidèle à lui-même.

    «Il faut s’intéresser sincèrement à la personne pour réussir à l’intéresser positivement, le tout en moins de 45 secondes, explique Mme Cardinal. Mais attention aux excès! Les gens aiment acheter, mais détestent se faire vendre.» La plus grave erreur est de concevoir le réseautage comme un moyen de prendre sans jamais donner. Créer une relation veut dire avant tout échanger. «Le bon réseauteur doit avoir quelque chose à offrir, être prêt à donner de l’info pertinente. Il doit donc savoir où il met les pieds et ce qu’il vient y faire.»

    Réseauter longtemps, partout
    Autres vertus du grand réseauteur : la constance et la patience. Un réseau se sème et se cultive avant de donner des résultats. Et une fois pleinement développé, il s’entretient, même si vous changez de secteur d’activité.

    Il faut aussi acquérir le réflexe de réseauter tout le temps, même dans sa vie privée. «Au Québec, les familles sont grandes, il faut en profiter! explique Mme Cardinal. Certaines personnes me disent : “Je consacre le 28 et le 29 de chaque mois au réseautage.” J’ai envie de leur demander: “Donc, vous êtes aimable deux jours par mois et un mufle le reste du temps?”»

    Bref, le bon réseauteur sait ce qu’il veut. Il sait le dire, il sait apprécier l’aide qu’il reçoit et le montrer en renvoyant l’ascenseur. Et tout ça en permanence.

    Si vous êtes réellement prêt à réseauter, sortez le nez dehors. Sinon, on se revoit sur Facebook…


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