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École de la Haute-Ville: un directeur tabassé par un élève
26 mai 2017 écrit par Cyberpresse

L’élève de 2e secondaire a d’abord été impliqué dans une bagarre survenue avec un autre adolescent au parc Victoria, sur l’heure du midi. Durant l’échauffourée, il aurait exhibé un pistolet ; il s’agirait soit d’un fusil à air comprimé, de type paintball ou d’une fausse arme.

Interpellée, la police de Granby s’est présentée à l’établissement de la rue Lansdowne afin de rencontrer l’élève fautif. Celui-ci a refusé de suivre le directeur-adjoint dans la pièce où étaient les policiers, ce qui a mené à l’altercation.

« Le cadre a été roué de plusieurs coups de poing à la tête et au dos », indique le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Éric Racine, joint par La Voix de l’Est.

Le directeur-adjoint d’une trentaine d’années s’est contenté de parer les coups. Les policiers ont arrêté l’adolescent, qui a été emmené au poste de police puis relâché. Il devra se présenter en cour pour répondre d’accusations de voies de fait et de menaces.

Sanction

En plus d’une suspension à durée indéterminée de l’école, il lui est interdit d’approcher ou de communiquer avec sa victime. M. Racine n’exclut toutefois pas que l’adolescent puisse retourner en classe d’ici la fin de l’année scolaire. 

« Pour l’instant, on fait l’analyse du dossier et on laisse retomber la poussière, dit-il. Côté sanction, plein de choses peuvent être envisagées. » Si l’élève ne retourne pas en classe, « il y a d’autres façons d’assurer sa scolarisation », dit le directeur général.

« Il n’avait pas une longue feuille de route » en termes de mauvais comportements, ajoute-t-il.

Une « équipe multidisciplinaire de post-vention » a été mise en place à l’école de la Haute-Ville pour soutenir les élèves et employés qui en ressentent le besoin. Quant au directeur-adjoint, il est en repos chez lui pour au moins deux jours.

Il se porte bien, dit M. Racine, mais reste aux aguets puisque les répercussions des coups à la tête peuvent se manifester de façon latente. 

Son moral ne serait pas trop affecté. Il a même rendu visite à ses collègues, jeudi matin, afin de les rassurer. « Pour lui, c’était un geste isolé et il a bien réagi. Il a tout fait ce qu’il fallait. » Il n’a pas répondu aux appels de La Voix de l’Est.

Prévention

« Même avec des mesures préventives, on n’est jamais à l’abri qu’une personne s’emporte, souligne le directeur général de Val-des-Cerfs. On est contents qu’il n’y ait pas eu plus de blessures que ça. On va essayer de trouver des façons de prévenir ce type d’incident là de manière plus serrée. »

« En 30 ans d’expérience, j’ai pas vu ça souvent, ajoute-t-il. C’est assurément un geste inacceptable. Personnellement, je suis ébranlé. Je trouve toujours déplorables les gestes de violence dans la société et dans les établissements scolaires. »

La directrice de l’école de la Haute-Ville, Anne-Marie Ménard, a refusé de commenter l’altercation. Il n’a pas été possible non plus, jeudi, de joindre le président de l’Association des directrices et directeurs d’établissements d’enseignement de Val-des-Cerfs, François­ Riendeau.

Intimidation: la concurrence en classe n’aiderait pas, selon deux chercheurs
25 mai 2017 écrit par Cyberpresse

C’est l’une des conclusions qui peut être tirée des travaux dirigés par Maria Di Stasio et Robert Savage, qui ont récemment publié un article sur le sujet dans la revue Journal of Adolescence.

Selon eux, les méthodes d’enseignement pourraient jouer un rôle important pour prévenir l’intimidation chez les jeunes.

C’est après avoir travaillé pendant 10 ans à titre de professeure suppléante dans des écoles secondaires de la région de Montréal que Maria Di Stasio s’est intéressée au phénomène de l’intimidation et en a fait l’objet de ses travaux de doctorat au département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill. Elle poursuit maintenant un postdoctorat à l’Université de l’Alberta et y enseigne, comme à McGill.

Dans le cadre de ses recherches, elle a toutefois remarqué – à sa grande surprise, dit-elle – que la fréquence de l’intimidation variait considérablement d’une classe à l’autre, même au sein d’une même école.

Ainsi, l’intimidation était très présente dans certaines classes, alors qu’elle ne l’était pas dans d’autres.

La chercheuse a notamment mené des sondages auprès de quelque 700 élèves de première et de deuxième secondaire d’écoles anglophones de la région de Laval. Les jeunes étaient âgés de 11 à 14 ans.

Elle en retient qu’il semble y avoir davantage de cas d’intimidation et de victimisation dans les classes où l’on encourage la concurrence: lorsque, par exemple, les enseignants divulguent les notes à haute voix afin que les élèves puissent se comparer à leurs pairs. Et aussi lorsqu’ils sont classés par ordre de réussite des travaux, ou encore lors des exercices de lecture. Aussi, lorsqu’il y a compétition entre les jeunes pour savoir qui finira son travail le plus rapidement ou qui répondra à la question de l’enseignant en premier.

Il y aurait moins d’intimidation dans les classes où les élèves font des travaux d’équipe ou travaillent en collaboration, a-t-elle relevé.

«Avec la victimisation, c’est plus la concurrence qui est un indicateur. Avec le harcèlement, c’est plus la comparaison sociale», a expliqué en entrevue Mme Di Stasio.

De plus, la relation enseignant-élève est parfois cruciale: plus les élèves se sentaient écoutés ou sentaient que leur enseignant avait leurs intérêts à coeur, moins ils se posaient en victimes et moins ils signalaient être la cible d’intimidation en classe, souligne Mme Di Stasio.

«C’était particulièrement vrai pour les garçons», a-t-elle souligné. «C’est vraiment important pour eux, cette relation avec l’enseignant.»

La chercheuse a choisi ce groupe d’âge, car l’intimidation y est plus fréquente, et que les élèves à cet âge vivent une grande période de transition.

Ses travaux montrent la voie vers certaines solutions. La collaboration est une clé, juge-t-elle.

«Quand on travaille ensemble, on a des défis communs. On ne travaille pas les uns contre les autres. Et on peut aider les autres», explique la chercheuse.

Ses recherches n’ont toutefois pas porté sur les variables individuelles de l’intimidation, a-t-elle indiqué, telles que les problèmes de santé mentale et la faible estime de soi.

Intimidation: la concurrence en classe n’aiderait pas, selon deux chercheurs
24 mai 2017 écrit par Cyberpresse

C’est l’une des conclusions qui peut être tirée des travaux dirigés par Maria Di Stasio et Robert Savage, qui ont récemment publié un article sur le sujet dans la revue Journal of Adolescence.

Selon eux, les méthodes d’enseignement pourraient jouer un rôle important pour prévenir l’intimidation chez les jeunes.

C’est après avoir travaillé pendant 10 ans à titre de professeure suppléante dans des écoles secondaires de la région de Montréal que Maria Di Stasio s’est intéressée au phénomène de l’intimidation et en a fait l’objet de ses travaux de doctorat au département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill. Elle poursuit maintenant un postdoctorat à l’Université de l’Alberta et y enseigne, comme à McGill.

Dans le cadre de ses recherches, elle a toutefois remarqué – à sa grande surprise, dit-elle – que la fréquence de l’intimidation variait considérablement d’une classe à l’autre, même au sein d’une même école.

Ainsi, l’intimidation était très présente dans certaines classes, alors qu’elle ne l’était pas dans d’autres.

La chercheuse a notamment mené des sondages auprès de quelque 700 élèves de première et de deuxième secondaire d’écoles anglophones de la région de Laval. Les jeunes étaient âgés de 11 à 14 ans.

Elle en retient qu’il semble y avoir davantage de cas d’intimidation et de victimisation dans les classes où l’on encourage la concurrence: lorsque, par exemple, les enseignants divulguent les notes à haute voix afin que les élèves puissent se comparer à leurs pairs. Et aussi lorsqu’ils sont classés par ordre de réussite des travaux, ou encore lors des exercices de lecture. Aussi, lorsqu’il y a compétition entre les jeunes pour savoir qui finira son travail le plus rapidement ou qui répondra à la question de l’enseignant en premier.

Il y aurait moins d’intimidation dans les classes où les élèves font des travaux d’équipe ou travaillent en collaboration, a-t-elle relevé.

«Avec la victimisation, c’est plus la concurrence qui est un indicateur. Avec le harcèlement, c’est plus la comparaison sociale», a expliqué en entrevue Mme Di Stasio.

De plus, la relation enseignant-élève est parfois cruciale: plus les élèves se sentaient écoutés ou sentaient que leur enseignant avait leurs intérêts à coeur, moins ils se posaient en victimes et moins ils signalaient être la cible d’intimidation en classe, souligne Mme Di Stasio.

«C’était particulièrement vrai pour les garçons», a-t-elle souligné. «C’est vraiment important pour eux, cette relation avec l’enseignant.»

La chercheuse a choisi ce groupe d’âge, car l’intimidation y est plus fréquente, et que les élèves à cet âge vivent une grande période de transition.

Ses travaux montrent la voie vers certaines solutions. La collaboration est une clé, juge-t-elle.

«Quand on travaille ensemble, on a des défis communs. On ne travaille pas les uns contre les autres. Et on peut aider les autres», explique la chercheuse.

Ses recherches n’ont toutefois pas porté sur les variables individuelles de l’intimidation, a-t-elle indiqué, telles que les problèmes de santé mentale et la faible estime de soi.

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
23 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

***

Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
22 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

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Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
21 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

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Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
20 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

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Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
18 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

***

Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Le PQ demande une commission parlementaire sur les résultats falsifiés
17 mai 2017 écrit par Cyberpresse

Le porte-parole péquiste en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, adressera jeudi une lettre à la commission de la culture et de l’éducation pour qu’elle se saisisse d’un mandat d’initiative sur «les évaluations des apprentissages dans le système scolaire québécois».

La semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait écarté l’idée de consultations sur cet enjeu en laissant entendre que des enseignants avaient peur d’en parler en public, mais des syndicats de profs soutiennent plutôt qu’ils sont prêts à en discuter ouvertement.

Dans la lettre obtenue par La Presse canadienne, le député de Lac-Saint-Jean écrit: «À la suite de nombreux témoignages selon lesquels des résultats scolaires seraient modifiés, nous considérons qu’il est de notre responsabilité d’entendre les citoyens, les groupes et les experts qui souhaitent s’exprimer sur cette question afin d’en cerner les causes et de faire des recommandations pour mettre fin à cette pratique. Nous sommes enfin d’avis que ce dialogue doit se faire publiquement et de manière non partisane.»

Selon lui, le refus du ministre ne suffit pas. Il veut savoir combien d’élèves sont touchés, quelle est l’ampleur du phénomène, puisque le ministre tente de minimiser le problème, à son avis.

«J’imagine que quand on est ministre de l’Éducation, ça a l’air fou d’admettre que le problème est généralisé, et visiblement, c’est le cas», a lancé M. Cloutier dans une entrevue avec La Presse canadienne en début de soirée.

Ce sera aux élus membres de la commission parlementaire par la suite de se rencontrer à huis clos et de décider si oui ou non ils acceptent le mandat d’initiative.

M. Cloutier admet que le dernier mot revient au leader parlementaire du gouvernement. Comme les membres de la commission sont majoritairement libéraux, ils pourraient décider de se ranger à l’opinion du ministre.

«Omerta»

En Chambre, Sébastien Proulx avait repris les affirmations du député caquiste Jean-François Roberge, selon lequel il y avait un «climat de peur malsain» parmi les professeurs, une «omerta», pour rejeter l’idée d’une commission parlementaire.

Alexandre Cloutier a dit avoir reçu des centaines de témoignages sur sa page Facebook de professeurs qui dénoncent leur direction d’école ou leur commission scolaire parce qu’elles maquilleraient les mauvais résultats scolaires.

Les notes seraient falsifiées pour donner aux élèves en difficulté la note de passage et ainsi atteindre les taux de réussite scolaire visés par le gouvernement.

«Visser le couvercle sur le presto»

Un sondage de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) suggère que près d’un professeur sur deux avait vu la note qu’il avait attribuée à un élève être ajustée à la hausse sans qu’il ait pour autant donné son consentement.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, a dénoncé le ministre qui «parle à la place des profs» et qui tente de «visser le couvercle sur le presto», parce qu’il ne veut pas briser l’omerta.

«Les pédagocrates au ministère et dans les commissions scolaires ne veulent pas que les profs viennent témoigner de la réalité parce que ce sont gens-là qui nous tordent le bras et nous imposent de mentir aux parents et aux élèves», a-t-il déclaré dans une entrevue en fin d’après-midi.

M. Mallette soutient qu’il n’y a pas une école au Québec qui est épargnée par ces pratiques et qu’un grand nombre d’enseignants sont prêts à en témoigner, si le ministre leur garantit qu’ils ne feront pas face à des représailles.

Il réclame d’élargir au-delà du «tripotage de notes», pour parler du problème de «l’évaluation des apprentissages en général».

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, est du même avis. Elle estime que la commission parlementaire est l’outil existant le plus adéquat pour approfondir cet enjeu, mais qu’il faudra aussi aborder plus largement les «dérives» de la gestion axée sur les résultats.

Il y a trois semaines, le ministère de l’Éducation avait expliqué qu’un résultat est ramené à 60 pour cent pour tenir compte d’une possible «erreur de mesure dans l’ensemble des évaluations qui couvrent la matière» et que la pratique «cherche à éviter de porter préjudice à un élève».

Deux fois plus de rénos dans les écoles de Québec cet été
16 mai 2017 écrit par Cyberpresse

Ces sommes serviront en majorité à changer des toitures, des fenêtres ou à réaménager des salles de toilettes, des locaux et des cours extérieures. 

Dans la région, ce sont les écoles de la commission scolaire de la Capitale qui auront le droit à la plus grande part de travaux, étant donné leur niveau de vétusté parmi les plus élevés dans la province.

Lors de l’annonce à l’école Saint-Yves mardi, dans sa propre circonscription, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a affirmé que pour la courte période où les enfants ne sont pas en classe, son gouvernement avait réquisitionné «tous les marteaux disponibles». «On va au maximum de ce qu’on peut faire.» Bien qu’il n’ait pu satisfaire toutes les demandes des commissions scolaires.

M. Proulx concède que ces travaux ne permettront pas de réaménager l’école de demain. Il s’agit plutôt de «réparer ce qui est brisé» ou de changer ce qui est arrivé à la fin de sa vie utile, afin d’éviter les travaux faits en urgence. 

Reste que quand c’est possible, les écoles profitent de ces rénovations pour ajouter de la fenestration ou aménager des espaces de création.

Préparation du Lab-école 

M. Proulx a indiqué que les travaux préparatoires au lancement du Lab-école vont bon train. Un conseil d’administration a été formé pour chapeauter ce nouvel organisme sans but lucratif, qui réfléchira à l’aménagement des écoles du futur. Le cuisinier Ricardo Larrivée, l’architecte Pierre Thibault et le sportif Pierre Lavoie y seront, mais aussi des «gens de tous les milieux», scolaires et universitaires, a indiqué M. Proulx. Les travaux devraient s’enclencher au cours des prochaines semaines. 

«Lab-école, ça va nous amener à réfléchir dans l’avenir, mais on va aussi s’inspirer de ce qui s’y fait pour travailler dans le présent. On va pas laisser les rénovations se faire au cours des prochaines années en reconstruisant les écoles bunker des années 1970», a exprimé le ministre de l’Éducation. 

Le ministre souhaite également être en mesure de dévoiler sa politique sur la réussite éducative, qui est très attendue par le milieu scolaire, d’ici la mi-juin.

Un gadget qui dérange dans des écoles
15 mai 2017 écrit par Cyberpresse

Des parents ont reçu une lettre de l’école ces derniers jours les informant que ce petit jouet, une toupie qui peut tourner longtemps sur un doigt grâce à un système de roulement à billes, n’était pas le bienvenu en leurs murs.

À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, de nombreux établissements d’enseignement primaire et secondaire ont demandé de ne plus voir l’objet, question de respecter les règles de l’école, qui interdisent d’apporter des jouets de la maison. 

«La popularité de cet objet engendre actuellement plusieurs dérangements dans les classes, ne favorisant pas un temps d’apprentissage de qualité et des situations de conflit dans les cours de récréation», indique Martine Chouinard, secrétaire générale des Premières-Seigneuries. 

Le gadget, qui a été inventé au départ pour calmer certains enfants à besoins particuliers ou les aider à se concentrer en classe en occupant leurs mains, demeure toutefois accepté dans les écoles publiques de la région Québec s’il est inscrit dans le plan d’intervention d’un élève qui présente un trouble de l’attention par exemple. 

La commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec, a adopté une position similaire. «La grande majorité de nos écoles l’interdisent et certaines ont décidé d’envoyer des messages aux parents», raconte Louise Boisvert, directrice des communications aux Navigateurs. 

«Ça varie d’une école à l’autre. Dans la majorité des cas, ce n’est pas permis en classe, mais toléré à la récréation», explique pour sa part Alain Vézina, conseiller en communication de la commission scolaire des Découvreurs. 

À la commission scolaire de la Capitale, au moins une école de Limoilou a décidé d’interdire l’objet, tandis que la plupart des directions d’école doutaient cette semaine du réel besoin de ce gadget pour favoriser la concentration. 

«Les balles antistress peuvent faire le même genre de travail et sont plus efficaces selon certains chercheurs puisqu’il y a une contraction physique de la main», explique la conseillère en communication Marie-Élaine Dion.

Une distraction

Même s’ils produisent un bruit très léger, plusieurs hand spinners actionnés en même temps peuvent provoquer un son lancinant. «Je trouve que ça n’a aucun rapport avec la concentration, ça fait juste les distraire [les élèves], eux-mêmes et les autres autour! C’est encore du cas par cas dans mon école selon l’enseignant, mais s’il dérange, je le confisque pour ma part», soutient Vanessa Bouliane Paquet, enseignante au secondaire dans la région de Portneuf. 

Noémie Robidoux, enseignante au primaire de Sherbrooke, raconte que plusieurs enfants sont arrivés avec un hand spinner en classe ces dernières semaines, car leurs parents l’avaient acheté pour les aider à se concentrer.

«Ce n’est malheureusement pas le résultat obtenu, car c’est un objet très attrayant et qui vient en différentes couleurs», note-t-elle. 

L’enseignante dit avoir expliqué à ses élèves que comme ils s’en servent comme jeu à la récréation, elle ne pouvait le considérer comme un outil qui peut être aidant en classe. Ce avec quoi ils étaient bien d’accord, en fin de compte.

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Un gadget qui dérange dans des écoles
14 mai 2017 écrit par Cyberpresse

Des parents ont reçu une lettre de l’école ces derniers jours les informant que ce petit jouet, une toupie qui peut tourner longtemps sur un doigt grâce à un système de roulement à billes, n’était pas le bienvenu en leurs murs.

À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, de nombreux établissements d’enseignement primaire et secondaire ont demandé de ne plus voir l’objet, question de respecter les règles de l’école, qui interdisent d’apporter des jouets de la maison. 

«La popularité de cet objet engendre actuellement plusieurs dérangements dans les classes, ne favorisant pas un temps d’apprentissage de qualité et des situations de conflit dans les cours de récréation», indique Martine Chouinard, secrétaire générale des Premières-Seigneuries. 

Le gadget, qui a été inventé au départ pour calmer certains enfants à besoins particuliers ou les aider à se concentrer en classe en occupant leurs mains, demeure toutefois accepté dans les écoles publiques de la région Québec s’il est inscrit dans le plan d’intervention d’un élève qui présente un trouble de l’attention par exemple. 

La commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec, a adopté une position similaire. «La grande majorité de nos écoles l’interdisent et certaines ont décidé d’envoyer des messages aux parents», raconte Louise Boisvert, directrice des communications aux Navigateurs. 

«Ça varie d’une école à l’autre. Dans la majorité des cas, ce n’est pas permis en classe, mais toléré à la récréation», explique pour sa part Alain Vézina, conseiller en communication de la commission scolaire des Découvreurs. 

À la commission scolaire de la Capitale, au moins une école de Limoilou a décidé d’interdire l’objet, tandis que la plupart des directions d’école doutaient cette semaine du réel besoin de ce gadget pour favoriser la concentration. 

«Les balles antistress peuvent faire le même genre de travail et sont plus efficaces selon certains chercheurs puisqu’il y a une contraction physique de la main», explique la conseillère en communication Marie-Élaine Dion.

Une distraction

Même s’ils produisent un bruit très léger, plusieurs hand spinners actionnés en même temps peuvent provoquer un son lancinant. «Je trouve que ça n’a aucun rapport avec la concentration, ça fait juste les distraire [les élèves], eux-mêmes et les autres autour! C’est encore du cas par cas dans mon école selon l’enseignant, mais s’il dérange, je le confisque pour ma part», soutient Vanessa Bouliane Paquet, enseignante au secondaire dans la région de Portneuf. 

Noémie Robidoux, enseignante au primaire de Sherbrooke, raconte que plusieurs enfants sont arrivés avec un hand spinner en classe ces dernières semaines, car leurs parents l’avaient acheté pour les aider à se concentrer.

«Ce n’est malheureusement pas le résultat obtenu, car c’est un objet très attrayant et qui vient en différentes couleurs», note-t-elle. 

L’enseignante dit avoir expliqué à ses élèves que comme ils s’en servent comme jeu à la récréation, elle ne pouvait le considérer comme un outil qui peut être aidant en classe. Ce avec quoi ils étaient bien d’accord, en fin de compte.

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First Column of Stuff

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