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Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
21 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
20 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Test de français: échec massif des futurs enseignants
19 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Malgré les nombreuses mesures d’aide mises en place dans les universités québécoises ces dernières années, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) continue à causer de sérieuses difficultés aux futurs enseignants.

À l’échelle de la province, le taux de réussite au TECFEE à la première passation est même en légère baisse, oscillant de 58 % en 2011 à 53 % en 2016, selon nos informations.

Or, à l’heure actuelle, le nombre de reprises autorisées pour le TECFEE est illimité.

Les taux de réussite augmentent avec le nombre de passations. Ainsi, l’an dernier, 63 % des futurs enseignants du Québec ont réussi l’examen après deux passations. Et plus de 98 % d’entre eux le réussissent après quatre tentatives.

Restreindre le nombre d’essais ?

Au total en 2016, dans toute la province, ce sont 423 futurs enseignants qui n’ont pas réussi après quatre tentatives, toujours selon nos informations.

Même si cela représente seulement 1,4 % des futurs enseignants québécois, c’est préoccupant, a réagi le président de l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ), Serge Striganuk, aux informations obtenues par La Presse.

L’ADEREQ demande depuis deux ans au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Les résultats varient d’une université à l’autre. Ainsi, à l’Université de Montréal, globalement de 2010 à 2017, 61 % des futurs enseignants satisfont aux exigences dès leur premier essai, selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. C’est 2 % de la cohorte de départ qui a dû faire une cinquième passation. L’an dernier, un étudiant de cette université montréalaise a dû passer le test à huit reprises avant de le réussir.

Le pourcentage d’étudiants qui n’ont pas satisfait aux exigences après quatre passations a d’ailleurs augmenté depuis que les passations sont illimitées.

Des étudiants qui ne sont «pas à la bonne place»

« On offre de la formation ainsi que de l’accompagnement aux étudiants qui échouent au TECFEE, alors on se dit qu’après quatre passations, l’étudiant est sûrement une bonne personne, mais il n’est peut-être pas à la bonne place et ne devrait possiblement pas se retrouver devant une classe, à tout le moins pour la compétence linguistique », dit M. Striganuk, aussi doyen de la faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Le TECFEE est important, car il assure que toutes les universités ont un standard commun, indique pour sa part la vice-doyenne aux études de premier cycle à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, Pascale Lefrançois.

Toutefois, avec un nombre illimité de passations, on peut se demander si un étudiant qui réussit après plusieurs tentatives est devenu plus compétent en français ou seulement plus compétent au TECFEE, lance Mme Lefrançois, aussi favorable à ce qu’on limite à quatre le nombre de passations.

« On ne veut pas que les étudiants le réussissent à l’usure. On veut qu’ils comprennent l’importance qu’on accorde à la qualité de la langue. Un nombre illimité de passations n’envoie pas un bon message », a dit pour sa part Serge Striganuk.

Parfois accusés d’être dans une « tour d’ivoire », les doyens des facultés d’éducation assurent qu’ils ne sont pas déconnectés de ce qui se déroule dans les salles de classe des écoles primaires et secondaires du Québec. « On nous rapporte que des élèves ont déjà corrigé des fautes évidentes laissées par leur professeur au tableau. On ne veut pas que cela arrive », insiste M. Striganuk.

Cela étant dit, le président de l’ADEREQ assure que la qualité de la formation des enseignants est « excellente » puisque la grande majorité des étudiants finissent par réussir l’examen après un nombre raisonnable de tentatives.

Pour les autres, il existe plusieurs « filtres » durant la formation. « Si un étudiant, à son quatrième stage, écrit au tableau sans soigner son français ou envoie des courriels aux parents en faisant des erreurs, il va échouer à son stage », explique Mme Lefrançois, professeure de didactique à l’Université de Montréal.

Toutes les universités font désormais passer des tests diagnostiques aux futurs enseignants à leur entrée dans le programme pour les aider à prendre connaissance de leurs compétences langagières. Certaines universités les obligent ensuite à suivre une formation supplémentaire pour corriger leurs lacunes. D’autres rendent cette formation obligatoire après un premier échec au TECFEE.

Un test trop difficile ?

Les futurs enseignants qui échouent aux premières tentatives disent que le test est difficile. Or, le test ne devrait pas être moins exigeant, croit M. Striganuk de l’ADEREQ.

« Il n’y a aucune exception du code linguistique dans l’examen. Il y a parfois des règles grammaticales qu’on ne voit pas si souvent, mais qu’il faut connaître, explique M. Striganuk. La différence avec un scientifique, un gestionnaire ou un ingénieur, c’est que l’enseignant dans sa tâche doit faire de la détection et de la correction des erreurs de syntaxe et de vocabulaire. On n’exige pas cela d’un ingénieur ou d’un médecin. »

À son arrivée à la tête du ministère de l’Éducation au printemps 2015, François Blais s’était engagé à resserrer les critères d’admission au baccalauréat en enseignement ainsi qu’à limiter le nombre de reprises autorisées pour le TECFEE. Or, M. Blais a cédé sa place à Sébastien Proulx en 2016 avant de réaliser ses promesses.

L’ADEREQ est toujours en attente d’une décision du ministre de l’Éducation actuel sur la question.

– Avec la collaboration de William Leclerc, La Presse

QU’EST-CE QUE LE TECFEE ?

Entré en vigueur en 2008, cet examen vise à évaluer la compétence langagière attendue d’une personne qui poursuit une formation universitaire en enseignement, explique le Centre d’évaluation du rendement en français écrit – organisme qui gère la passation du test – sur son site internet. L’examen comprend deux parties : un questionnaire à choix multiples et une épreuve de rédaction. À l’origine, le nombre de passations était limité à trois. Les règles ont été assouplies par la suite.

Écoles primaires: des récrés sacrifiées
18 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids, est catégorique. Le temps alloué aux récréations est insuffisant dans nombre d’écoles primaires de la province. Selon un sondage mené en partenariat avec la Fédération des comités de parents du Québec, 39% des écoles offriraient moins de 30 minutes de récréation par jour, c’est-à-dire moins de 15 minutes par moment de pause en matinée et en après-midi. Des écoles ne prévoiraient d’ailleurs qu’une seule récréation par jour, alors qu’une école primaire sur cinq n’en aurait aucune en après-midi.

«La récré, c’est important dans le processus d’apprentissage. C’est une pause pour revenir concentré en classe. Nos enfants sont très sédentaires et ils devraient tous faire au minimum 60 minutes d’activités physiques par jour», a dit Mme Voyer en entrevue avec La Presse.

Cette cible est d’ailleurs citée dans la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir dévoilée par le ministère de l’Éducation, au printemps dernier. Pour y arriver, croit Mme Voyer, il faut se donner des cibles obligatoires.

Les obstacles

Selon la Coalition Poids, plusieurs facteurs peuvent limiter les récréations chez les enfants du primaire. Parfois, raconte Mme Voyer, des écoles lui racontent que l’espace de la cour est insuffisant pour laisser sortir tous les enfants en même temps. Il faut alors scinder les groupes.

«Aussi, la récréation est de 15 minutes, mais s’il faut inclure la prise de rang et le temps de s’habiller, les 15 minutes deviennent vite 9 minutes. L’hiver, certaines écoles finissent par ne pas sortir, parce que la gestion est trop difficile», dit-elle.

Pour l’organisme, qui regroupe plusieurs associations comme la Fondation des maladies du coeur, la Société canadienne du cancer, des commissions scolaires et des municipalités, entre autres, Québec devrait inscrire au régime pédagogique l’obligation d’offrir deux pauses de récréation de 15 minutes au minimum. Alors que la politique-cadre pour un virage santé à l’école fêtera l’an prochain ses 10 ans, il est temps de faire un bilan, dit Corinne Voyer.

Écoles primaires: des récrés sacrifiées
17 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids, est catégorique. Le temps alloué aux récréations est insuffisant dans nombre d’écoles primaires de la province. Selon un sondage mené en partenariat avec la Fédération des comités de parents du Québec, 39% des écoles offriraient moins de 30 minutes de récréation par jour, c’est-à-dire moins de 15 minutes par moment de pause en matinée et en après-midi. Des écoles ne prévoiraient d’ailleurs qu’une seule récréation par jour, alors qu’une école primaire sur cinq n’en aurait aucune en après-midi.

«La récré, c’est important dans le processus d’apprentissage. C’est une pause pour revenir concentré en classe. Nos enfants sont très sédentaires et ils devraient tous faire au minimum 60 minutes d’activités physiques par jour», a dit Mme Voyer en entrevue avec La Presse.

Cette cible est d’ailleurs citée dans la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir dévoilée par le ministère de l’Éducation, au printemps dernier. Pour y arriver, croit Mme Voyer, il faut se donner des cibles obligatoires.

Les obstacles

Selon la Coalition Poids, plusieurs facteurs peuvent limiter les récréations chez les enfants du primaire. Parfois, raconte Mme Voyer, des écoles lui racontent que l’espace de la cour est insuffisant pour laisser sortir tous les enfants en même temps. Il faut alors scinder les groupes.

«Aussi, la récréation est de 15 minutes, mais s’il faut inclure la prise de rang et le temps de s’habiller, les 15 minutes deviennent vite 9 minutes. L’hiver, certaines écoles finissent par ne pas sortir, parce que la gestion est trop difficile», dit-elle.

Pour l’organisme, qui regroupe plusieurs associations comme la Fondation des maladies du coeur, la Société canadienne du cancer, des commissions scolaires et des municipalités, entre autres, Québec devrait inscrire au régime pédagogique l’obligation d’offrir deux pauses de récréation de 15 minutes au minimum. Alors que la politique-cadre pour un virage santé à l’école fêtera l’an prochain ses 10 ans, il est temps de faire un bilan, dit Corinne Voyer.

Écoles primaires: des récrés sacrifiées
16 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids, est catégorique. Le temps alloué aux récréations est insuffisant dans nombre d’écoles primaires de la province. Selon un sondage mené en partenariat avec la Fédération des comités de parents du Québec, 39% des écoles offriraient moins de 30 minutes de récréation par jour, c’est-à-dire moins de 15 minutes par moment de pause en matinée et en après-midi. Des écoles ne prévoiraient d’ailleurs qu’une seule récréation par jour, alors qu’une école primaire sur cinq n’en aurait aucune en après-midi.

«La récré, c’est important dans le processus d’apprentissage. C’est une pause pour revenir concentré en classe. Nos enfants sont très sédentaires et ils devraient tous faire au minimum 60 minutes d’activités physiques par jour», a dit Mme Voyer en entrevue avec La Presse.

Cette cible est d’ailleurs citée dans la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir dévoilée par le ministère de l’Éducation, au printemps dernier. Pour y arriver, croit Mme Voyer, il faut se donner des cibles obligatoires.

Les obstacles

Selon la Coalition Poids, plusieurs facteurs peuvent limiter les récréations chez les enfants du primaire. Parfois, raconte Mme Voyer, des écoles lui racontent que l’espace de la cour est insuffisant pour laisser sortir tous les enfants en même temps. Il faut alors scinder les groupes.

«Aussi, la récréation est de 15 minutes, mais s’il faut inclure la prise de rang et le temps de s’habiller, les 15 minutes deviennent vite 9 minutes. L’hiver, certaines écoles finissent par ne pas sortir, parce que la gestion est trop difficile», dit-elle.

Pour l’organisme, qui regroupe plusieurs associations comme la Fondation des maladies du coeur, la Société canadienne du cancer, des commissions scolaires et des municipalités, entre autres, Québec devrait inscrire au régime pédagogique l’obligation d’offrir deux pauses de récréation de 15 minutes au minimum. Alors que la politique-cadre pour un virage santé à l’école fêtera l’an prochain ses 10 ans, il est temps de faire un bilan, dit Corinne Voyer.

Écoles primaires: des récrés sacrifiées
15 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids, est catégorique. Le temps alloué aux récréations est insuffisant dans nombre d’écoles primaires de la province. Selon un sondage mené en partenariat avec la Fédération des comités de parents du Québec, 39% des écoles offriraient moins de 30 minutes de récréation par jour, c’est-à-dire moins de 15 minutes par moment de pause en matinée et en après-midi. Des écoles ne prévoiraient d’ailleurs qu’une seule récréation par jour, alors qu’une école primaire sur cinq n’en aurait aucune en après-midi.

«La récré, c’est important dans le processus d’apprentissage. C’est une pause pour revenir concentré en classe. Nos enfants sont très sédentaires et ils devraient tous faire au minimum 60 minutes d’activités physiques par jour», a dit Mme Voyer en entrevue avec La Presse.

Cette cible est d’ailleurs citée dans la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir dévoilée par le ministère de l’Éducation, au printemps dernier. Pour y arriver, croit Mme Voyer, il faut se donner des cibles obligatoires.

Les obstacles

Selon la Coalition Poids, plusieurs facteurs peuvent limiter les récréations chez les enfants du primaire. Parfois, raconte Mme Voyer, des écoles lui racontent que l’espace de la cour est insuffisant pour laisser sortir tous les enfants en même temps. Il faut alors scinder les groupes.

«Aussi, la récréation est de 15 minutes, mais s’il faut inclure la prise de rang et le temps de s’habiller, les 15 minutes deviennent vite 9 minutes. L’hiver, certaines écoles finissent par ne pas sortir, parce que la gestion est trop difficile», dit-elle.

Pour l’organisme, qui regroupe plusieurs associations comme la Fondation des maladies du coeur, la Société canadienne du cancer, des commissions scolaires et des municipalités, entre autres, Québec devrait inscrire au régime pédagogique l’obligation d’offrir deux pauses de récréation de 15 minutes au minimum. Alors que la politique-cadre pour un virage santé à l’école fêtera l’an prochain ses 10 ans, il est temps de faire un bilan, dit Corinne Voyer.

École Saint-Benoît: une marche forcée de 3 km
14 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Pour mener à bien ce chantier qui doit durer plus d’un an, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a relogé depuis la rentrée les élèves de 3e à 6e années dans une école située un peu plus au nord dans le quartier.

Même si elle reconnaît que l’école Saint-Benoît, occupée à 140%, avait un besoin «criant» d’être agrandie, la mère Julie Simard déplore que près de 200 enfants fassent chaque jour le trajet vers l’autre école. Ceux qui fréquentent le service de garde – toujours dans l’école en rénovation – sont accompagnés d’un éducateur pour gagner leur école temporaire matin et soir. Une distance, selon Google Maps, de 1400 mètres.

«Ils nous disent que c’est bon pour l’activité physique, dit la mère. Hé! Un instant! Ne me donnez pas ça comme point positif, ça ne pèse pas lourd dans la balance.»

Les parents réclament une navette entre les deux écoles depuis le printemps dernier, mais les règles de la CSDM stipulent qu’à compter de la 3e année, une résidence doit être à plus de 1600 mètres de l’école pour qu’un enfant ait droit au transport scolaire.

«Quand on essaie de savoir on est à quelle distance de l’école selon eux, ils nous disent : vous êtes en bas de 1,6 km. Naturellement, ils ont bâti leur propre logiciel de calcul. On ne sait jamais à quelle distance on est», dit Julie Simard.

«Nous utilisons un logiciel qui n’est pas Google Maps, dit la présidente de la CSDM Catherine Harel Bourdon. Il est basé sur la Ville de Montréal, avec les sens de rue. Ce n’est pas fait pour les voitures, c’est un logiciel adapté aux piétons.»

Un trajet jugé dangereux

Au coin de la rue Tolhurst et du boulevard Henri-Bourassa, où passent chaque matin les enfants déplacés, les parents craignent les prochains mois. «Aller porter les enfants en été, ça va, mais l’hiver, ce sera difficile. Je suis mère monoparentale. Je suis prête à payer l’essence pour l’autobus», dit Claudette Elusme Guillaume. La mère de trois enfants doit maintenant marcher une vingtaine de minutes matin et soir pour faire le trajet entre sa résidence et l’école que fréquente son aîné.

Bien des parents estiment qu’en plus d’être fastidieuse, cette marche imposée est dangereuse, notamment parce qu’elle implique de traverser le boulevard Henri-Bourassa, qui compte huit voies.

«Je suis inquiète, et l’hiver n’est pas commencé. Il y a des virages à gauche interdits, mais des camions tournent quand même. À la commission scolaire, personne n’est imputable. Personne ne portera le blâme si le pire arrivait», affirme Catherine Tremblay, dont la fille fréquente l’école Saint-Benoît.

La présidente de la CSDM indique qu’il est «impossible» de faire un accommodement particulier pour les enfants de cette école. «Si on se met à déroger au 1,6 km, il va falloir le faire pour tous ceux qui sont à la même distance. On dépasse déjà de plusieurs millions de dollars notre enveloppe de transport. Il faut comprendre qu’à Montréal, on n’a pas plein de circuits de transport scolaire comme en banlieue : si on ajoute un autobus sur la route, c’est 50 000 $. Et c’est 50 000 $ qu’on doit couper ailleurs», dit Catherine Harel Bourdon.

Certains aménagements apportés

L’endroit où les enfants traversent le boulevard Henri-Bourassa a récemment été peint pour bien indiquer aux automobilistes qu’un passage de piétons s’y trouve.

Depuis la rentrée, un brigadier scolaire est présent à cette intersection. Le jour du passage de La Presse, lorsque les enfants étaient nombreux à arriver en même temps, les derniers à passer regagnaient le trottoir en courant, alors que le feu était rouge depuis quelques secondes.

«Nous avons fait une demande officielle à la Ville le 17 juillet pour augmenter le temps de traverse, ils nous ont dit que le délai de réponse est de deux mois. Il n’y a eu aucun sentiment d’urgence parce que c’est une école», affirme Émilie Thuillier, conseillère municipale du district d’Ahuntsic.

La semaine dernière, la Ville de Montréal a finalement acquiescé à cette demande des parents. Elle augmentera le temps de traverse de 7 secondes, le portant ainsi à 36 secondes. «C’est la norme», dit Mme Thuillier, qui note que celle-ci est «contestée».

Tout porte à croire que les élèves devront continuer à gagner leur école temporaire à pied, beau temps, mauvais temps. 

«Ce n’est pas une solution à long terme», se désole Mounir Chettat. Le père s’est porté volontaire pour accompagner bénévolement un groupe d’enfants à l’école à pied le matin, mais jusqu’ici, le nombre de bénévoles est insuffisant pour démarrer le projet de «trottibus».

Julie Simard estime quant à elle que c’est à la commission scolaire de fournir une solution, pas aux parents. «Pour le trottibus, ce sont des parents qui doivent être bénévoles pour accompagner les enfants qui marchent. C’est facile de remettre ça dans la cour des parents», conclut-elle.

Longueuil: des frais pour aller au parc avec les élèves
13 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

«On se fait demander 60 $ de l’heure pour l’utilisation des terrains, par exemple si on veut utiliser des terrains de tennis», explique un professeur d’éducation physique de la CSMV. Avec ses élèves, il fréquente un terrain de la Ville de Longueuil adjacent à l’école sans en faire mention. «On tient ça mort : on ne veut pas ébruiter ça et on ne veut pas avoir de problèmes avec la Ville», poursuit-il.

Jusqu’en 2013, la commission scolaire et la Ville de Longueuil avaient une entente qui permettait à la Ville d’emprunter les locaux des écoles, en échange de quoi la commission scolaire utilisait les terrains de la Ville gratuitement. Seuls les frais supplémentaires engendrés par l’une ou l’autre des parties, par exemple le salaire d’un employé qui devait ouvrir un gymnase, étaient alors facturés.

La donne a changé il y a trois ans, et l’entente est maintenant basée sur les «coûts réels», explique-t-on à la Ville de Longueuil. «C’est une demande de la commission scolaire. La façon dont ça fonctionnait avant nous convenait», dit le porte-parole Louis-Pascal Cyr.

Le syndicat de Champlain, qui représente les enseignants de cette commission scolaire, est bien au courant de la situation. Devoir payer alors que les «budgets rapetissent» est «problématique» dans les écoles, souligne-t-on.

«Les professeurs peuvent aller sur les terrains sans payer. Par contre, si le professeur a planifié une leçon de baseball et qu’il y a déjà des gens qui jouent, le terrain n’est pas [disponible]. L’équipement n’est pas fourni, les coussins ne seront pas là. Dans le cas d’une piste d’athlétisme, par exemple, ça peut être barré à clé», affirme Caroline Manseau, vice-présidente du syndicat de Champlain.

Pour certains professeurs, il semble évident que c’est parce que la commission scolaire a commencé à facturer l’utilisation de ses espaces que la Ville de Longueuil a fait de même pour ses terrains.

La CSMV affirme qu’il n’y a pas de «différend» avec la Ville de Longueuil «à l’égard de l’utilisation de leurs installations respectives». Par courriel, on nous indique qu’il y a une «collaboration étroite […] afin d’optimiser et favoriser […] l’utilisation maximale d’un réseau d’immeubles et d’équipements susceptibles de répondre aux besoins éducatifs des élèves et aux besoins de loisirs des résidants du territoire».

Des ententes uniques

Également sur la Rive-Sud de Montréal, la Commission scolaire des Patriotes a des écoles réparties dans 21 villes, parmi lesquelles figurent Chambly et Boucherville. Les frais que doivent payer les municipalités pour utiliser les locaux de la commission scolaire servent à couvrir les dépenses supplémentaires qui sont faites explique-t-on. «On ne fait pas une location pour tirer des profits», précise Lyne Arcand, porte-parole de la commission scolaire.

En 2013, la Fédération des commissions scolaires a mené une enquête auprès de ses membres pour connaître la nature des ententes que ceux-ci avaient avec les villes. «Ce qui est ressorti, c’est qu’il y avait plus de 1500 ententes qui existaient, et la majorité des municipalités du Québec étaient couvertes», indique la porte-parole Caroline Lemieux.

«Chaque commission scolaire négocie avec ses municipalités, il n’y a pas de contrat type et chaque entente est unique», dit-elle.

À Longueuil, l’entente telle qu’elle est maintenant rédigée avec la CSMV et s’applique à toute propriété de la Ville, précise le porte-parole Louis-Pascal Cyr. Un parc de jeux pour enfant, par exemple, est-il visé? «Oui, parce que s’il est brisé, on doit le réparer. C’est notre propriété», dit-il.

La CAQ ne limiterait pas l’accès aux cégeps anglophones
12 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

François Legault s’est prononcé sur la question, lundi. À son avis, il est «normal» que les jeunes francophones et allophones aillent perfectionner leur anglais au cégep.

«On n’ira pas les pénaliser indirectement, comme le propose le Parti québécois, en réduisant le financement des cégeps anglophones», a-t-il affirmé, en marge d’un événement à Montréal, lundi après-midi.

La veille, le 17e congrès des membres du PQ avait entériné la proposition selon laquelle un gouvernement péquiste s’assurerait que le financement des établissements anglophones corresponde «au poids démographique» de la communauté anglophone.

Le PQ vise ainsi à freiner l’exode des jeunes francophones vers les collèges anglophones. Le parti n’irait pas jusqu’à étendre la loi 101 aux cégeps. Le libre choix serait donc maintenu: les francophones et les allophones pourraient fréquenter un cégep anglophone.

M. Legault prétend que la question a déjà été amplement débattue. «J’ai été au PQ, puis à l’époque on a débattu, et la grande majorité des jeunes souhaite être capable, s’ils le veulent, d’aller faire leur cégep en anglais», a-t-il dit.

«(La décision du PQ), c’est une mauvaise décision, puis évidemment, nous la CAQ, on ne veut pas changer cette situation», a conclu M. Legault.

La semaine dernière, le Parti libéral du Québec ainsi que Québec solidaire avaient tous deux plaidé en faveur du statu quo dans les cégeps de la province.

Mort de Gretta Chambers, ex-chancelière de McGill
11 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Mme Chambers a été rédactrice du quotidien The Gazette pendant près de 25 ans et a également été journaliste à la CBC.

Soeur du philosophe Charles Taylor, coprésident de la commission Bouchard-Taylor, Mme Chambers était elle-même diplômée en science politique de l’Université McGill.

Elle a occupé le poste de gouverneur de l’institution montréalaise entre 1978 et 1988, puis en a été la chancelière, de 1991 à 1999. Gretta Chambers a été la première femme à occuper cette fonction.

Les éducatrices des CPE de Montréal et Laval votent pour la grève
10 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Réunies en assemblée générale extraordinaire au stade olympique, samedi, 700 d’entre elles ont appuyé la demande de leur syndicat dans une proportion de 95 % lors d’un scrutin secret.

Les éducatrices souhaitent que ce moyen de pression permette de faire débloquer les pourparlers sur le renouvellement de leur convention collective qui est échue depuis plus de deux ans.

Les négociations achoppent sur les salaires, le régime de retraite, les assurances collectives et le service offert aux enfants.

Les éducatrices sont «frustrées» des offres patronales, a résumé le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Dany Lacasse, en entrevue à La Presse canadienne.

Les éducatrices veulent envoyer le message qu’elles ne baisseront pas les bras dans cette négociation.

«Il reste trop d’écart, affirme M. Lacasse. C’est impensable d’arriver à une conclusion sans une pression plus importante. Trop de reculs sont demandés.»

Les 2800 membres du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance de Montréal et Laval s’insurgent notamment que les ratios d’enfants par éducatrice ne soient pas respectés dans chaque groupe, mais seulement comme une moyenne par édifice.

Elles estiment aussi que leur employeur s’attaque aux femmes en laissant dans la précarité avec les demandes sur la flexibilité des horaires.

«Nos employeurs veulent être capables de modifier les horaires de travail sans qu’on puisse ne rien dire dans un délai très court d’environ deux semaines, explique M. Lacasse. C’est inacceptable.»

Si une grève est déclenchée, le service de garderie ne sera pas offert puisque les travailleurs des centres de la petite enfance ne sont pas assujettis à la loi sur les services essentiels.

M. Lacasse assure que les éducatrices sont conscientes du casse-tête que devraient résoudre les parents.

«Ces travailleuses-là se battent pour conserver un service de qualité et ça fait depuis le 31 mars 2015 que leur convention collective est échue», ajoute-t-il.

Les syndicats d’éducatrices en CPE des autres régions du Québec votent ces jours-ci sur le même mandat de grève.


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