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La détresse des enseignants coûte cher aux écoles, estime un syndicat
22 novembre 2017 écrit par La Presse

Selon des informations obtenues par le syndicat auprès de sa compagnie d’assurance, 43 % des enseignants représentés par la FAE qui étaient en arrêt de travail depuis plus de deux ans lors de la dernière année scolaire vivaient des troubles psychologiques. Tout en précisant que les raisons individuelles qui ont mené à ces arrêts de travail ne lui ont pas été communiquées, le syndicat explique cette situation en partie par une organisation du travail « pathogène » qui crée de la détresse et de la fatigue chronique chez plusieurs profs, notamment quand vient le temps d’être évalués sur des cibles de réussite pour les élèves qui ne tiennent pas compte des indicateurs socioéconomiques dans lesquels l’école se situe.

« Les conditions dans lesquelles on fait travailler les enseignants en conduisent plusieurs à de la détresse et ça coûte cher. Ça coûte cher aux profs qui subissent ces invalidités et ça coûte cher au système », estime le président de la FAE, Sylvain Mallette, qui affirme que les arrêts de travail pour des raisons de santé mentale semblent être en croissance, ou à tout le moins ne pas diminuer.

Déjà en 2010, rappelle-t-il, une étude de l’École nationale d’administration publique (ENAP) effectuée auprès de 2400 enseignants de la FAE avait établi que 47 % d’entre eux vivaient de l’anxiété, alors que 60 % rapportaient avoir des symptômes d’épuisement professionnel de façon mensuelle et que près du quart voulaient quitter la profession après moins de cinq ans sur le marché du travail.

Des cibles problématiques

Réunis aujourd’hui au Palais des congrès de Montréal, les enseignants de la FAE souhaitent interpeller la classe politique et le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, sur la pression qu’ils vivent quotidiennement dans leur milieu de travail.

  • 34 000: Nombre d’enseignants représentés par la FAE au Québec

« On a appliqué en éducation, comme dans d’autres secteurs, une logique de gestion où on souhaite que tout se calcule pour pouvoir rendre des comptes. On a fixé des cibles à atteindre […] et on a mis une pression excessive sur les épaules des profs, tout en les privant en même temps des ressources ou des moyens [pour les atteindre] », affirme M. Mallette.

Le président de la FAE donne en exemple des écoles où les directions d’établissement se font donner par les commissions scolaires des cibles de réussite de 95 % dans les cours de français. Si certains enseignants n’atteignent pas cette cible, et ce, même si l’école est située dans un milieu défavorisé ou multiethnique, « on va les rencontrer, chercher à comprendre et remettre en question leurs approches pédagogiques et leur façon d’évaluer ».

« Ça affecte l’image que le prof a de lui-même, parce qu’on envoie le message que s’il n’est pas capable d’atteindre la cible, c’est qu’il n’est pas bon. […] Même si la direction de l’école va reconnaître qu’elle manque de moyens [pour soutenir ses enseignants], elle va maintenir la pression puisqu’elle doit répondre elle aussi aux cibles qu’on lui fixe », explique M. Mallette.

Une gestion axée sur les résultats

Pour Simon Viviers, professeur adjoint au département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval, la gestion des écoles axée sur les résultats « accentue certains problèmes », notamment en mettant davantage de pression sur les enseignants qui ressentent une reddition de comptes.

« Les enseignants n’ont pas l’impression d’avoir les ressources qu’il faut pour arriver [à atteindre les cibles] et ils se sentent contraints, d’une certaine manière, à une mission impossible. »

Le chercheur sera présent au rassemblement de la FAE, à Montréal, pour rencontrer les enseignants et leur présenter les résultats d’une recherche qu’il a menée à ce sujet.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, ne négocie pas actuellement le renouvellement d’une convention collective, mais souhaite plutôt faire de l’enjeu de la santé mentale des enseignants un débat politique en cette année électorale. Il souhaite notamment que les écoles « sortent de la logique comptable » des cibles de réussite des élèves, qui mettent une pression sur les profs.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
21 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
20 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
19 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
18 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Garderies: Québec abandonne la baisse du ratio
17 novembre 2017 écrit par La Presse

Il demandera néanmoins aux responsables d’une garderie non régie de respecter trois exigences minimales: détenir une assurance responsabilité civile, suivre un cours de réanimation cardiorespiratoire et fournir une attestation d’absence d’empêchement, ce qui implique la vérification des antécédents judiciaires.

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, a présenté mercredi après-midi, en commission parlementaire, des amendements à son projet de loi «visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance».

Déposé en juin dernier par son prédécesseur Sébastien Proulx, ce projet de loi prévoyait de «réduire le champ de garde non régie» par l’État, «afin d’assurer la sécurité d’un plus grand nombre d’enfants».

À l’heure actuelle, une personne peut accueillir chez elle jusqu’à six enfants, excluant les siens, sans être régie, donc sans être assujettie aux règles de l’État. Sous ce ratio maximal, elle n’a pas à avoir de permis et échappe à tout contrôle de la part du ministère de la Famille.

Avec son projet de loi, Québec voulait faire passer le ratio de six à quatre enfants (incluant ses propres enfants jusqu’à l’âge de neuf ans). Près de 2500 garderies en milieu familial auraient été visées. Elles auraient été obligées de détenir un permis et de respecter une série de normes pour continuer d’opérer avec le même nombre d’enfants. Ou alors elles auraient dû réduire leur clientèle pour demeurer non régies.

Or, selon son amendement, Luc Fortin a décidé de maintenir le ratio à six, tout en précisant que les enfants de l’éducatrice sont inclus dans ce calcul (ils sont exclus à l’heure actuelle). Une autre modification présente les trois exigences minimales à l’égard des garderies non régies. Des éducatrices avaient signalé au ministre Fortin dans les derniers jours qu’elles étaient prêtes à accepter ces nouvelles obligations en échange de l’abandon de la baisse du ratio.

Cette révision du ratio prévue au projet de loi 143 avait soulevé la grogne. Plusieurs éducatrices visées, qui n’ont pas d’association représentative, se sont mobilisées, ont organisé des manifestations et fait pression sur les députés.

En entrevue à La Presse le mois dernier, Luc Fortin ouvrait la porte à modifier son projet de loi. «Des responsables de ces services de garde m’écrivent, mais aussi des parents. Beaucoup de députés m’en ont parlé. Est-ce que c’est vraiment une disposition qui va faire en sorte qu’il y aura plus de sécurité ou est-ce que ça n’aura pas l’effet inverse et fermer certains services de garde et faire en sorte que des enfants vont se retrouver sans ces places? Je pense que ça vaut la peine d’avoir une vraie réflexion sur cette question-là », disait-il.

Garderies: Québec abandonne la baisse du ratio
16 novembre 2017 écrit par La Presse

Il demandera néanmoins aux responsables d’une garderie non régie de respecter trois exigences minimales: détenir une assurance responsabilité civile, suivre un cours de réanimation cardiorespiratoire et fournir une attestation d’absence d’empêchement, ce qui implique la vérification des antécédents judiciaires.

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, a présenté mercredi après-midi, en commission parlementaire, des amendements à son projet de loi «visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance».

Déposé en juin dernier par son prédécesseur Sébastien Proulx, ce projet de loi prévoyait de «réduire le champ de garde non régie» par l’État, «afin d’assurer la sécurité d’un plus grand nombre d’enfants».

À l’heure actuelle, une personne peut accueillir chez elle jusqu’à six enfants, excluant les siens, sans être régie, donc sans être assujettie aux règles de l’État. Sous ce ratio maximal, elle n’a pas à avoir de permis et échappe à tout contrôle de la part du ministère de la Famille.

Avec son projet de loi, Québec voulait faire passer le ratio de six à quatre enfants (incluant ses propres enfants jusqu’à l’âge de neuf ans). Près de 2500 garderies en milieu familial auraient été visées. Elles auraient été obligées de détenir un permis et de respecter une série de normes pour continuer d’opérer avec le même nombre d’enfants. Ou alors elles auraient dû réduire leur clientèle pour demeurer non régies.

Or, selon son amendement, Luc Fortin a décidé de maintenir le ratio à six, tout en précisant que les enfants de l’éducatrice sont inclus dans ce calcul (ils sont exclus à l’heure actuelle). Une autre modification présente les trois exigences minimales à l’égard des garderies non régies. Des éducatrices avaient signalé au ministre Fortin dans les derniers jours qu’elles étaient prêtes à accepter ces nouvelles obligations en échange de l’abandon de la baisse du ratio.

Cette révision du ratio prévue au projet de loi 143 avait soulevé la grogne. Plusieurs éducatrices visées, qui n’ont pas d’association représentative, se sont mobilisées, ont organisé des manifestations et fait pression sur les députés.

En entrevue à La Presse le mois dernier, Luc Fortin ouvrait la porte à modifier son projet de loi. «Des responsables de ces services de garde m’écrivent, mais aussi des parents. Beaucoup de députés m’en ont parlé. Est-ce que c’est vraiment une disposition qui va faire en sorte qu’il y aura plus de sécurité ou est-ce que ça n’aura pas l’effet inverse et fermer certains services de garde et faire en sorte que des enfants vont se retrouver sans ces places? Je pense que ça vaut la peine d’avoir une vraie réflexion sur cette question-là », disait-il.

Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys: la programmation informatique dès la maternelle
15 novembre 2017 écrit par La Presse

Blue-Bot le robot se trouve sur une case où sont dessinées huit grenouilles. Comment l’amener sur celle qui compte plutôt quatre grenouilles ? Abel et Rosaly répriment leur envie d’appuyer tout de suite sur les boutons et réfléchissent.

La machine doit avancer d’une case. Puis pivoter de 90 degrés vers la gauche. Puis avancer d’une autre case. Une fois la stratégie établie, Abel entre la séquence d’instructions en appuyant sur des flèches à même le robot. Puis Rosaly appuie sur « go ».

Le robot en forme d’abeille se met à avancer. Rosaly, 5 ans, écarquille les yeux et saute sur place. Nous sommes dans une classe de maternelle de l’école Martin-Bélanger, à Lachine, l’une des deux plus défavorisées de toute la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB). Et ses élèves, sans même le savoir, sont en train d’apprendre les rudiments de la programmation informatique.

« À l’ère des grandes avancées en informatique, en robotique et en intelligence artificielle, il importe plus que jamais de sensibiliser nos élèves aux compétences du XXIe siècle », explique Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Dans le gymnase de l’école Martin-Bélanger, Mme Lamarche-Venne a annoncé hier que ce que vivent depuis quelques années les élèves de l’endroit et ceux de deux autres écoles s’étendra désormais aux 72 écoles primaires de la commission scolaire. En clair, tous les élèves, de la maternelle à la sixième année, seront exposés à la programmation informatique.

Une camionnette remplie de robots

Pour ce faire, la CSMB compte sur Algo (pour algorithme), une camionnette transformée en « unité mobile d’éveil à la programmation ». Remplie de passagers qui s’appellent Nao, Kibo ou Ozobot, la camionnette bleu et blanc sillonne le territoire pour apporter ses robots, applications et tablettes électroniques aux élèves. Et comme les humains ont encore leur rôle à jouer dans la vie, deux conseillers pédagogiques, Sébastien Trempe et Marijo Émond, sont aussi du voyage pour aider élèves et enseignants à apprivoiser la technologie.

« L’objectif n’est pas de transformer les enfants en programmeurs, mais de développer leur pensée computationnelle », explique Sébastien Trempe. Il pointe le petit Abel qui, même s’il se trouve de côté par rapport au robot, réussit à choisir la bonne flèche pour l’amener là où il veut.

« Un élève qui a de la misère avec l’orientation spatiale, on le voit tout de suite. Lui n’a clairement pas de problème ! », lance-t-il.

Définir un problème. Collaborer pour générer une solution. La tester. Comprendre, en cas d’erreur, pourquoi elle n’a pas fonctionné. Le projet, selon les enseignants, permet de développer de nombreuses habiletés chez les élèves.

« On est capable de leur faire apprendre concrètement que l’erreur n’est pas la fin de l’histoire. C’est juste une étape de plus dans la réalisation d’un défi. Quand ils ont appris ça, ils sont plus enclins à prendre des risques et à essayer de nouvelles choses », constate Pascale Paquette, enseignante-ressource pour le projet Algo.

Sans compter que les élèves aiment participer à l’activité et manipuler les robots. Lorsque Sébastien Trempe demande un volontaire pour jouer le rôle du robot pour une démonstration, toutes les mains sans exception se lèvent en une fraction de seconde.

« Ils ont eu l’impression de jouer pendant toute la période, commente Mme Paquette quand les enfants sortent. Et nous, on a la conviction de les préparer pour le futur. »

Six ans après sa fermeture, une école de Villeray revit
14 novembre 2017 écrit par La Presse

Après des années à faire la navette entre leur résidence et leur école temporaire, située à l’école secondaire Georges-Vanier, les 430 élèves de l’école primaire du quartier Villeray feront ce matin le chemin à pied vers leur nouvelle école, accompagnés de leurs enseignants.

Membre du comité de suivi des travaux, Marie-Julie Côté a été très critique de la gestion du chantier par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), lequel a été ponctué de rebondissements et de retours à la planche à dessin. Après des années d’attente, elle verra ce matin ses trois enfants entrer dans la nouvelle école.

« Je suis vraiment contente :  je pense qu’il faut regarder le positif. Mais ç’a été un gros dossier jusqu’à la fin : ils voulaient nous faire déménager à Noël, on s’est battus pour déménager le plus tôt possible. »

Des élèves venus d’ailleurs ?

La valse des déménagements d’écoliers ne s’interrompt pas pour autant à la CSDM. Dès la rentrée prochaine, ce sera au tour de ceux de l’école Christ-Roi, dans le quartier Ahuntsic, de quitter leur école le temps qu’elle soit agrandie. Neuf classes et un gymnase doivent être ajoutés. La fin des travaux est prévue pour 2019-2020.

Parmi les scénarios étudiés par la CSDM figure la possibilité de reloger les élèves de 3e, 4e, 5e et 6e années à l’école Saint-Gérard. Une navette serait mise en place pour transporter les 323 élèves.

C’est une perspective qui n’a pas été accueillie avec enthousiasme au conseil d’établissement de l’école Saint-Gérard, où cette information est arrivée avant même la date du déménagement.

« On n’a pas pris possession de l’école, on ne sait pas encore comment ça va fonctionner et ils nous disent « on va vous mettre du nouveau monde ». On peut-tu défaire les boîtes avant ? C’est un peu garroché », dit Annik Suchet, membre du conseil d’établissement et mère d’un garçon qui fréquente l’école.

Elle craint également que, pour les élèves de l’école Christ-Roi, le passage à l’école Saint-Gérard soit bref, même si l’école a de la place supplémentaire pour environ 200 élèves. « D’ici deux ans, ils veulent ajouter de nouveaux élèves du quartier », dit Annik Suchet.

Comme à bien des endroits à Montréal, les écoles primaires du quartier Villeray débordent. Elles affichent toutes un taux d’occupation au-delà de 100 % et il manque environ 20 locaux de classe dans ce seul quartier, peut-on lire dans des documents de la CSDM.

Le Bas-Saint-Laurent champion de l’éducation à la sexualité
13 novembre 2017 écrit par La Presse

À elles seules, les commissions scolaires des Phares, des Monts-et-Marées, du Fleuve-et-des-Lacs et de Kamouraska-Rivière-du-Loup comptent près d’une soixantaine d’écoles qui participent au projet pilote, démontre une liste des écoles participantes obtenue en vertu de la loi sur l’accès à l’information.

À titre de comparaison, la plus grosse commission scolaire du Québec, soit la commission scolaire de Montréal (CSDM), ne compte que deux écoles – une primaire et une secondaire – qui ont implanté ce programme. Elle dénombre pourtant dans ses rangs 72 000 élèves du primaire et du secondaire.

La CSDM dit avoir proposé que davantage d’écoles participent au projet pilote, mais s’être fait refuser le financement d’une « ressource supplémentaire » par le ministère de l’Éducation. En matière d’éducation à la sexualité, la CSDM applique le programme du Ministère et a mis en place sa « propre façon de procéder ».

En regroupant les commissions scolaires francophones et anglophones de la métropole, on compte seulement 13 écoles publiques qui participent au projet pilote dans l’île de Montréal. Sur le même territoire, 15 écoles privées l’ont mis en place.

Selon les listes obtenues du ministère de l’Éducation et datées de la fin d’octobre, aucune école publique de la Mauricie ni du Nord-du-Québec ne participe au projet pilote.

Participation volontaire

Le programme d’éducation à la sexualité fait l’objet d’un projet pilote depuis 2015 au Québec. Il est implanté dans les écoles sur une base volontaire. Ce sont les enseignants qui, dans le cadre de leurs cours habituels, doivent former les élèves à raison d’environ cinq heures par année au primaire et jusqu’à 15 heures au secondaire.

À la suite des allégations d’inconduite et d’agression sexuelles mises au jour dans les dernières semaines, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a exprimé son désir de rendre le programme obligatoire. Le milieu scolaire fait face à « une certaine résistance » à l’égard de l’éducation à la sexualité, a-t-il par ailleurs soutenu.

Comment expliquer que la région du Bas-Saint-Laurent ait si rapidement implanté le projet pilote du gouvernement ? Une bonne partie du travail était fait, répond Annick Kerschbaumer, sexologue qui travaille à la commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup depuis sept ans.

« On avait déjà installé un programme avant le projet pilote. On se sentait à l’aise de l’implanter massivement dans nos commissions scolaires, c’est sans doute pour ça qu’on est surreprésentés au Québec. »

Bien qu’Annick Kerschbaumer soit la seule sexologue qui travaille à temps plein dans une commission scolaire de la région, trois des quatre commissions scolaires du Bas-Saint-Laurent emploient une sexologue.

« Quand le projet pilote est arrivé, on a regardé si on était compatibles et on s’est rendu compte qu’on était déjà sur la bonne voie. On a fait quelques petits ajustements : ici, le Ministère parle de telle chose en secondaire II, nous, en secondaire III », illustre-t-elle.

La sexologue estime que même sans avoir implanté le projet pilote, bien des écoles en font beaucoup en matière d’éducation à la sexualité. « Il se fait déjà beaucoup de choses dans la province. Le projet pilote offre des occasions de rajouter des cours à ça, dit Annick Kerschbaumer. Tout dépend des commissions scolaires, la plupart ont déjà un petit bout de chemin de fait. »

– Avec William Leclerc, La Presse

L’amitié, catalyseur de l’apprentissage du français
12 novembre 2017 écrit par La Presse

Marina M. Doucerain, professeure adjointe au département de psychologie, s’est penchée sur les facteurs qui prédisent le niveau de compétence en français en interrogeant 103 étudiants immigrants de l’Université Concordia.

« Il y a beaucoup d’études sur l’apprentissage d’une langue en classe, dans un cadre formel, mais on ne sait pas beaucoup comment les gens apprennent le français dans la vraie vie. C’est la question qui nous intéressait. »

Pour bien des immigrants, la majorité de leur apprentissage de la langue se fait « en dehors des structures formelles », précise-t-elle.

Et c’est là que les amitiés entrent en ligne de compte.

« Il est vrai que les immigrants qui se sentent plus positifs envers la culture québécoise, qui l’adoptent plus, vont mieux parler français. Mais en fait, c’est vraiment dû au fait qu’ils vont avoir plus d’amis francophones. Ce sont ces amitiés qui vont jouer un rôle dans l’apprentissage du français », explique Marina M. Doucerain.

Pour un immigrant, donc, s’intéresser à la culture québécoise l’aidera à avoir plus d’amis, qui à leur tour lui permettront de mieux maîtriser le français.

Mais les amitiés interculturelles sont à double sens, rappelle la chercheuse. « Même si on a un immigrant qui est très volontaire, très motivé, ça prend aussi quelqu’un de la culture d’ici qui soit volontaire, ouvert », dit Marina M. Doucerain.

UN FREIN

Sa recherche a aussi démontré que ceux qui vivent dans les quartiers francophones de Montréal ne parlent pas plus français dans leur quotidien que les autres. C’est que pour aider et être « gentils », les Québécois francophones auront tendance à parler anglais aux nouveaux arrivants, note la chercheuse.

Tolérer les hésitations et les tournures de phrase parfois bancales aide donc les immigrants à apprendre le français.

« Avoir cette ouverture aide à l’intégration langagière. C’est ce qu’on veut tous comme idéal de société. Individuellement, on a une certaine responsabilité, celle d’avoir une tolérance », conclut Marina M. Doucerain.

Pouvoirs accrus au ministère de l’Éducation
11 novembre 2017 écrit par La Presse

Adopté jeudi à l’Assemblée nationale, le projet de loi 144 serre la vis aux écoles religieuses, encadre l’école à la maison et permet aux jeunes sans-papier d’avoir accès à l’école gratuitement.

Lisez l’article complet sur le site internet du Soleil


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