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Aux cégeps de l’échec
20 février 2018 écrit par La Presse

Bien que certains cégeps comptent jusqu’à un élève sur cinq qui échouent à la moitié de leurs cours et bien que des millions en aide particulière soient dépensés, le ministère de l’Éducation ne fait pas de suivi de la situation.

Aux 48 cégeps publics de la province, on a posé la question suivante (sur une période de 10 ans) : combien de vos élèves ont de ces « contrats de réussite » que doivent signer tous ceux qui, à la session précédente, ont échoué à au moins la moitié de leurs cours ?

Au total, 34 cégeps représentant 115 227 élèves nous ont transmis leurs données.

En moyenne, dans cet échantillon, 10 % des effectifs se trouvaient dans cette situation à l’hiver 2016 (la session utilisée comme référence) avec des pointes de près de 20 % à certains endroits, comme aux cégeps de Valleyfield et d’Ahuntsic.

Fait à noter, certains cégeps (Lionel-Groulx, le cégep de l’Outaouais) n’ont jamais répondu à la demande d’accès à l’information.

Quelques cégeps (Bois-de-Boulogne, Granby, Gaspésie-les-Îles) nous ont dit ne pas colliger de données sur ces « contrats de réussite » signés par les élèves en situation d’échec.

Au ministère de l’Éducation, la réponse a été la même. « Après plusieurs vérifications, indique la porte-parole Esther Chouinard, nous ne possédons aucune information sur les contrats de réussite du cégep. Ces contrats sont entre l’établissement et l’étudiant. »

LA SUITE DE LA « TAXE À L’ÉCHEC »

Les « contrats de réussite » ont été mis en place dans la foulée de l’abandon de la « taxe à l’échec » qui, entre 1997 et 2003, prévoyait l’imposition de frais de 2 $ par heure de cours échoué. Par exemple, un cours de 45 heures coûtait 90 $ à l’élève qui n’avait pas eu la note de passage.

Si le cégépien n’a plus à vider son petit cochon en cas d’échec, celui qui n’a pas la moyenne dans la moitié de ses cours doit néanmoins promettre de faire mieux.

La clémence varie d’un cégep à l’autre : certains suspendent pour une session celui qui échoue à la moitié de ses cours une deuxième fois ; d’autres attendent que cela se soit produit quatre fois avant de sévir.

La réponse transmise par le cégep de l’Abitibi-Témiscamingue témoigne aussi de balises fluctuantes au fil des ans.

À ce cégep, on nous a répondu qu’entre 2010-2011 et 2016-2017, on est passé de 245 « contrats de réussite » en 2010-2011 – des élèves en situation d’échec, quoi – à 110 en 2016-2017.

En toute transparence, au bas du tableau, on nous a fait remarquer qu’il n’y avait pas eu de miracle. Avant 2012-2013, les élèves étaient sous contrat de réussite lorsqu’ils avaient 40 % d’échecs ou plus, nous précise-t-on. Depuis, un cégépien doit avoir échoué à 50 % ou plus de cours pour recevoir un avertissement sous forme de contrat de réussite.

DES EFFECTIFS À MAINTENIR À FLOT

Au cégep de Valleyfield, Anne-Marie Lefebvre, directrice des affaires corporatives, résume la situation qui vaut pour son établissement comme pour tant d’autres.

« Les cégeps sont financés par tête d’étudiant. Si on a 2100 étudiants et que la session suivante, on n’en a plus que 1700, on ne survivrait pas », dit Mme Lefebvre.

Mme Lefebvre relève que le nombre d’emplois, entre autres choses, est corrélé au nombre d’élèves.

Il y a donc nécessairement « ce souci d’avoir un effectif étudiant suffisant » alors que la démographie joue contre les cégeps.

Au cours des dernières années, il y a eu une certaine baisse des critères d’admission. « Mais en même temps, on ne peut pas trop les abaisser, fait remarquer Mme Lefebvre. Parce que s’ils entrent, les étudiants doivent aussi ressortir, et être diplômés. »

Il faut donc, dit-elle, « trouver un point d’équilibre ».

Si notre demande d’accès à l’information ne portait que sur les cégeps publics, le son de cloche d’un directeur adjoint d’un cégep privé qui a demandé à rester anonyme pour ne pas nuire à la réputation de son cégep porte à croire que le tableau n’est pas si différent de ce côté.

« Chez nous aussi, on a légèrement baissé les critères d’admission », dit-il, relevant le fait qu’il n’y a pas « de financement garanti » et qu’il est nécessaire de faire le plein d’élèves.

Dans ce cégep, indique-t-il, on offre désormais des cours de mise à niveau en mathématiques pour ceux qui sont admis en administration sans avoir les préalables, ce qui aurait été impensable il y a quelques années.

Les cégeps n’ont pas oublié qu’il y a un peu plus d’un an, « le Conservatoire Lassalle a dû mettre la clé dans la porte », relève ce directeur.

Le Conservatoire Lassalle a en effet déclaré faillite, expliquant que les baisses démographiques importantes au collégial avaient eu raison de lui.

Charles Duffy, directeur des études par intérim au collège Ahuntsic, explique que le ministère de l’Éducation « a assoupli il y a quelques années les conditions d’accès au collégial ».

Dans la mesure où les élèves répondent à ces nouveaux paramètres, « nos valeurs nous amènent à favoriser l’accessibilité aux études supérieures. Dès qu’il y a de la place dans les programmes d’études, on ne discrimine pas ».

UNE ADAPTATION POUR LES ENSEIGNANTS

S’adapter à la force de chacun, « ça fait partie de la job de prof », dit Lucie Piché, présidente de la Fédération des enseignants de cégep.

Cela étant dit, « la faiblesse de certains dossiers, ajoutée aux particularités des étudiants en situation de handicap, vient certes alourdir la tâche. Des copies sont plus longues à corriger, il faut de l’encadrement supplémentaire, voire, parfois, un investissement émotif particulier ».

Dans les cégeps, les centres d’aide pour élèves en difficulté se multiplient, tout comme les libérations de professeurs appelés de plus en plus à se consacrer aux besoins particuliers de ces jeunes.

Cela ne signifie pas que ceux qui échouent ne devraient pas se trouver là, fait observer Carole Lavallée, directrice des études au cégep de Saint-Laurent.

Dans plusieurs cas, fait-elle observer, l’échec est avant tout la résultante d’un manque de maturité ou de motivation. « Ils arrivent du secondaire, ils ont des trous à l’horaire et ils ne comprennent pas qu’ils doivent y mettre l’effort », signale Mme Lavallée.

Il y a aussi le cas de ces nombreux cégépiens « qui ne réussissent pas parce qu’ils décident de ne plus suivre leurs cours ou parce qu’ils n’aiment pas leur prof. Plusieurs étudiants ne sont pas tout à fait sortis de l’adolescence et ils ont beaucoup la pensée magique ».

Mais ne sont-ils pas préoccupés par leur cote R ? Ceux qui veulent aller à l’université, oui, mais pour plusieurs autres, ce n’est pas une si grosse préoccupation, relève Mme Lavallée.

« Pour nous, le contrat de réussite, c’est le coup de semonce qui vise à les remettre sur les rails », dit Mme Lavallée.

Dans plusieurs cas, les jeunes retrouveront leur cap. Dans d’autres, non.

« Mais quand même, de recevoir une formation, ce n’est jamais vain, relève Mme Lefebvre, du cégep de Valleyfield. Bien sûr, il faut avoir des bases minimales, mais il faut accommoder le plus grand nombre d’étudiants possible. »

Après tout, à l’école secondaire, un jeune peut très bien avoir vécu une adolescence difficile qui aura nui à ses notes, malgré un très bon potentiel.

– Avec William Leclerc, La Presse

Aux cégeps de l’échec
19 février 2018 écrit par La Presse

Bien que certains cégeps comptent jusqu’à un élève sur cinq qui échouent à la moitié de leurs cours et bien que des millions en aide particulière soient dépensés, le ministère de l’Éducation ne fait pas de suivi de la situation.

Aux 48 cégeps publics de la province, on a posé la question suivante (sur une période de 10 ans) : combien de vos élèves ont de ces « contrats de réussite » que doivent signer tous ceux qui, à la session précédente, ont échoué à au moins la moitié de leurs cours ?

Au total, 34 cégeps représentant 115 227 élèves nous ont transmis leurs données.

En moyenne, dans cet échantillon, 10 % des effectifs se trouvaient dans cette situation à l’hiver 2016 (la session utilisée comme référence) avec des pointes de près de 20 % à certains endroits, comme aux cégeps de Valleyfield et d’Ahuntsic.

Fait à noter, certains cégeps (Lionel-Groulx, le cégep de l’Outaouais) n’ont jamais répondu à la demande d’accès à l’information.

Quelques cégeps (Bois-de-Boulogne, Granby, Gaspésie-les-Îles) nous ont dit ne pas colliger de données sur ces « contrats de réussite » signés par les élèves en situation d’échec.

Au ministère de l’Éducation, la réponse a été la même. « Après plusieurs vérifications, indique la porte-parole Esther Chouinard, nous ne possédons aucune information sur les contrats de réussite du cégep. Ces contrats sont entre l’établissement et l’étudiant. »

LA SUITE DE LA « TAXE À L’ÉCHEC »

Les « contrats de réussite » ont été mis en place dans la foulée de l’abandon de la « taxe à l’échec » qui, entre 1997 et 2003, prévoyait l’imposition de frais de 2 $ par heure de cours échoué. Par exemple, un cours de 45 heures coûtait 90 $ à l’élève qui n’avait pas eu la note de passage.

Si le cégépien n’a plus à vider son petit cochon en cas d’échec, celui qui n’a pas la moyenne dans la moitié de ses cours doit néanmoins promettre de faire mieux.

La clémence varie d’un cégep à l’autre : certains suspendent pour une session celui qui échoue à la moitié de ses cours une deuxième fois ; d’autres attendent que cela se soit produit quatre fois avant de sévir.

La réponse transmise par le cégep de l’Abitibi-Témiscamingue témoigne aussi de balises fluctuantes au fil des ans.

À ce cégep, on nous a répondu qu’entre 2010-2011 et 2016-2017, on est passé de 245 « contrats de réussite » en 2010-2011 – des élèves en situation d’échec, quoi – à 110 en 2016-2017.

En toute transparence, au bas du tableau, on nous a fait remarquer qu’il n’y avait pas eu de miracle. Avant 2012-2013, les élèves étaient sous contrat de réussite lorsqu’ils avaient 40 % d’échecs ou plus, nous précise-t-on. Depuis, un cégépien doit avoir échoué à 50 % ou plus de cours pour recevoir un avertissement sous forme de contrat de réussite.

DES EFFECTIFS À MAINTENIR À FLOT

Au cégep de Valleyfield, Anne-Marie Lefebvre, directrice des affaires corporatives, résume la situation qui vaut pour son établissement comme pour tant d’autres.

« Les cégeps sont financés par tête d’étudiant. Si on a 2100 étudiants et que la session suivante, on n’en a plus que 1700, on ne survivrait pas », dit Mme Lefebvre.

Mme Lefebvre relève que le nombre d’emplois, entre autres choses, est corrélé au nombre d’élèves.

Il y a donc nécessairement « ce souci d’avoir un effectif étudiant suffisant » alors que la démographie joue contre les cégeps.

Au cours des dernières années, il y a eu une certaine baisse des critères d’admission. « Mais en même temps, on ne peut pas trop les abaisser, fait remarquer Mme Lefebvre. Parce que s’ils entrent, les étudiants doivent aussi ressortir, et être diplômés. »

Il faut donc, dit-elle, « trouver un point d’équilibre ».

Si notre demande d’accès à l’information ne portait que sur les cégeps publics, le son de cloche d’un directeur adjoint d’un cégep privé qui a demandé à rester anonyme pour ne pas nuire à la réputation de son cégep porte à croire que le tableau n’est pas si différent de ce côté.

« Chez nous aussi, on a légèrement baissé les critères d’admission », dit-il, relevant le fait qu’il n’y a pas « de financement garanti » et qu’il est nécessaire de faire le plein d’élèves.

Dans ce cégep, indique-t-il, on offre désormais des cours de mise à niveau en mathématiques pour ceux qui sont admis en administration sans avoir les préalables, ce qui aurait été impensable il y a quelques années.

Les cégeps n’ont pas oublié qu’il y a un peu plus d’un an, « le Conservatoire Lassalle a dû mettre la clé dans la porte », relève ce directeur.

Le Conservatoire Lassalle a en effet déclaré faillite, expliquant que les baisses démographiques importantes au collégial avaient eu raison de lui.

Charles Duffy, directeur des études par intérim au collège Ahuntsic, explique que le ministère de l’Éducation « a assoupli il y a quelques années les conditions d’accès au collégial ».

Dans la mesure où les élèves répondent à ces nouveaux paramètres, « nos valeurs nous amènent à favoriser l’accessibilité aux études supérieures. Dès qu’il y a de la place dans les programmes d’études, on ne discrimine pas ».

UNE ADAPTATION POUR LES ENSEIGNANTS

S’adapter à la force de chacun, « ça fait partie de la job de prof », dit Lucie Piché, présidente de la Fédération des enseignants de cégep.

Cela étant dit, « la faiblesse de certains dossiers, ajoutée aux particularités des étudiants en situation de handicap, vient certes alourdir la tâche. Des copies sont plus longues à corriger, il faut de l’encadrement supplémentaire, voire, parfois, un investissement émotif particulier ».

Dans les cégeps, les centres d’aide pour élèves en difficulté se multiplient, tout comme les libérations de professeurs appelés de plus en plus à se consacrer aux besoins particuliers de ces jeunes.

Cela ne signifie pas que ceux qui échouent ne devraient pas se trouver là, fait observer Carole Lavallée, directrice des études au cégep de Saint-Laurent.

Dans plusieurs cas, fait-elle observer, l’échec est avant tout la résultante d’un manque de maturité ou de motivation. « Ils arrivent du secondaire, ils ont des trous à l’horaire et ils ne comprennent pas qu’ils doivent y mettre l’effort », signale Mme Lavallée.

Il y a aussi le cas de ces nombreux cégépiens « qui ne réussissent pas parce qu’ils décident de ne plus suivre leurs cours ou parce qu’ils n’aiment pas leur prof. Plusieurs étudiants ne sont pas tout à fait sortis de l’adolescence et ils ont beaucoup la pensée magique ».

Mais ne sont-ils pas préoccupés par leur cote R ? Ceux qui veulent aller à l’université, oui, mais pour plusieurs autres, ce n’est pas une si grosse préoccupation, relève Mme Lavallée.

« Pour nous, le contrat de réussite, c’est le coup de semonce qui vise à les remettre sur les rails », dit Mme Lavallée.

Dans plusieurs cas, les jeunes retrouveront leur cap. Dans d’autres, non.

« Mais quand même, de recevoir une formation, ce n’est jamais vain, relève Mme Lefebvre, du cégep de Valleyfield. Bien sûr, il faut avoir des bases minimales, mais il faut accommoder le plus grand nombre d’étudiants possible. »

Après tout, à l’école secondaire, un jeune peut très bien avoir vécu une adolescence difficile qui aura nui à ses notes, malgré un très bon potentiel.

– Avec William Leclerc, La Presse

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
18 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
17 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
16 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

Les taux de diplomation au secondaire continuent de progresser
15 février 2018 écrit par La Presse

Le rapport «Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire, édition 2017», précise que les taux de diplomation et qualification progressent au Québec. Le taux atteint 80,1% lorsqu’on additionne le taux de diplomation de 76% et le taux de qualification de 4,1%.

C’est en 2007 et 2008 qu’ont été instaurés de nouveaux types de qualifications, soit le CFMS (Certificat de formation à un métier semi-spécialisé) et le CFPT (Certificat de formation préparatoire au travail). Leur instauration «a eu un effet positif sur le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire», confirme-t-on dans le rapport.

Pour les dernières cohortes, après sept ans, le taux de qualification est identique et le taux de diplomation par cohorte a continué de progresser, passant de 71,7 à 76%. L’augmentation est attribuable en grande partie au fait que plus d’élèves ont obtenu un Diplôme d’études secondaires.

De façon générale, après sept années, la cohorte de 2008 avait un taux de diplomation et de qualification de 78,8% et celle de 2009 de 80,1%.

Après six années, la cohorte de 2008 avait un taux de 74,8% et celle de 2009 de 76,3%.

Après cinq années, la cohorte de 2008 avait un taux 65,9% et celle de 2009 de 67,4%.

Gars et filles

L’écart entre les garçons et les filles demeure, mais il a été réduit.

Ainsi, après sept ans, les cohortes de garçons de 2008 et 2009 avaient des taux de diplomation et de qualification de 73,8% et 75,8%.

Et les cohortes correspondantes de filles avaient des taux de 83,9 et 84,4%.

«L’écart entre les sexes diminue de façon significative pour la première fois depuis les cohortes de 2004 et 2005, où il était passé de 11,9 à 10,9 points de pourcentage. Pour les deux dernières cohortes, soit 2008 et 2009, l’écart est passé de 10,1 points à 8,6 points», écrit-on dans le rapport.

Un programme de prévention des fugues est lancé par le Réseau Enfants-Retour
14 février 2018 écrit par La Presse

Il s’agit d’un programme provincial, en anglais comme en français, qui offrira des ateliers aux jeunes et des séminaires pour les parents qui cherchent à épauler leurs enfants et à apprendre à reconnaître les signes d’exploitation sexuelle.

Il vise les jeunes de la 5e et 6e année du primaire et de la 1re année du secondaire et est unique au Québec, a soutenu Pina Arcamone, la directrice générale du Réseau Enfants-Retour, en faisant l’annonce mercredi matin, à Montréal.

« Considérant qu’il y a en moyenne plus de 5000 signalements de fugues au Québec par année et qu’un fugueur sur trois devient victime d’exploitation sexuelle, avec notre expérience, nous avons mis sur pied ce programme dans le but de protéger nos jeunes », a-t-elle dit.

L’acronyme AIMER est pour Affirmation, Image de soi, Mettre ses limites, Égalité et Relations saines.

L’objectif de ce programme est d’outiller plus de 40 000 jeunes partout dans la province, au cours des trois prochaines années. Dans le cadre des ateliers et séminaires, seront abordés la question du consentement et du droit de dire non. Le programme veut aider les jeunes à identifier leurs limites et à dénoncer les comportements inappropriés, entre autres. Il fera la promotion des relations saines et équitables.

Les ateliers seront offerts à toutes les écoles gratuitement, a souligné Mme Arcamone.

L’organisme est aussi en discussion afin d’adapter ses contenus à la réalité des jeunes Autochtones.

L’ambassadrice des programmes jeunesse de l’organisation sera Ludivine Reding, qui tient actuellement le rôle principal de la série télévisée « Fugueuse », qui suscite bien des réactions et des émotions chez les téléspectateurs, notamment pour la scène de viol collectif subie par la jeune fille.

« Cette émission ne reflète pas la fiction, mais la réalité. Et la réalité c’est l’horreur », a commenté Eric Hauptman, le père d’une jeune fille qui a fugué, présent lors de l’annonce.

Il croit que les ateliers d’AIMER seront bénéfiques pour les enfants, pour qu’ils reconnaissent les manipulateurs et les exploiteurs.

« Ils se disent leurs amis, mais ce sont des tueurs d’âme », a-t-il expliqué à leur sujet.

Et les jeunes « doivent savoir ce qui les attend s’ils fréquentent ces gens-là ».

Ludivine Reding croit qu’en tant qu’ambassadrice, elle peut aider les jeunes, comme le personnage de Fanny.

« Ce n’est pas juste un rôle, c’est quelque chose qui permet de faire changer les choses, d’avoir un impact sur les jeunes d’aujourd’hui », a-t-elle dit.

Un répertoire de services et de ressources sera aussi créé et mis en ligne par le Réseau Enfants-Retour.

Cet organisme sans but lucratif s’est donné pour mission d’assister les parents dans la recherche de leur enfant porté disparu et de contribuer, par l’éducation du public, à la diminution des disparitions d’enfants.

Le jeu vidéo peut être utile en enseignement
13 février 2018 écrit par La Presse

«Les enseignants n’ont pas à craindre de perdre leur emploi avec ça, pas du tout!», s’est-il exclamé à l’issue de la formation avec les étudiants.

Le chercheur croit par ailleurs qu’une approche hybride mariant le jeu vidéo et l’apprentissage traditionnel avec un enseignant permettrait d’améliorer encore davantage l’apprentissage, mais les paramètres de sa recherche, dont il n’a pas encore terminé de compiler les résultats et l’analyse, ne permettaient pas d’évaluer une telle approche «hybride».

«Le prof avec le jeu pourrait faire des choses qu’il ne peut pas faire sans cela, explique le chercheur; il peut montrer des images beaucoup plus claires de ce qu’était Alexandrie qui a été recréée par des égyptologues, donc des gens qui s’y connaissent bien. C’est un outil de plus dans la besace de l’enseignant.»

Samuel Zuquim, étudiant de secondaire III, reconnaît que c’est «beaucoup plus amusant d’utiliser le jeu», mais s’est montré réaliste tout en démontrant que les jeunes ne sont pas bêtes lorsque vient le temps de se préparer pour examen.

«Avec un prof (…) tu sais exactement qu’est-ce qu’il va y avoir dans un test. Dans le jeu, tu as beaucoup plus d’extras et tu n’es pas certain si ça va être dans le test et si tu dois te souvenir de ces détails», raconte le perspicace adolescent, reconnaissant à son tour qu’avec l’enseignant, il est possible de poser des questions.

«On ne peut pas combattre?»

Sans surprise, dès les premières minutes de la visite virtuelle, un des étudiants constate que son personnage ne peut expédier personne au cimetière.

«Non! Pas de combats!», répond l’un des superviseurs.

«La formule récompense, le behaviorisme, ça fonctionne bien, mais à court terme», affirme Marc-André Éthier, qui entrevoit une réduction d’efficacité à long terme «parce qu’on se lasse des choses dans la vie.»

L’arrivée du Discovery Tour d’Ubisoft, cette série de 75 visites au cours desquelles le joueur ne participe pas à une aventure, mais fait plutôt une visite audioguidée d’Alexandrie durant l’antiquité égyptienne, était une coïncidence bienvenue par l’équipe de chercheurs, dont les travaux ont été réalisés en toute indépendance de l’entreprise, qui n’a fourni que le jeu et les plateformes pour l’utiliser.

Discovery Tour

Ubisoft Montréal, dont le jeu Assassin’s Creed a été salué par la critique pour la qualité et la rigueur de ses environnements historiques, a créé le Discovery Tour pour souligner le dixième anniversaire du jeu, dont l’Égypte antique est le dixième environnement historique.

«La raison d’être du Discovery Tour c’est vraiment de donner accès à tout le savoir que nous, les développeurs, avons acquis pour recréer l’Égypte antique», raconte Jean Guesdon, le directeur créatif d’Ubisoft Montréal qui est en charge d’Assassin’s Creed Origins et de Discovery Tour.

Cette visite virtuelle en 75 tableaux sera offerte gratuitement à compter du 20 février à tous ceux qui possèdent le jeu Origins et sera disponible au coût de 20 $ pour le grand public.

«L’idée ce n’est pas le jeu. C’est un mode spécifique, éducatif», plaide M. Guesdon. «Nous faisons une recréation de l’Égypte qui est plausible, qui est crédible, qui est bourrée d’information véridique et c’est ça qu’on veut donner.»

Le souci n’est pas nouveau, puisque Ubisoft a intégré une encyclopédie dans le jeu dès sa deuxième version en 2009.

Le président-directeur général d’Ubisoft Montréal, Yannis Mallat, hésite toutefois à parler d’un éventuel marché pour ce genre de produit éducatif: «Bien honnêtement, c’est une initiative embryonnaire qui s’inscrit très bien dans notre mission d’entreprise», dit-il.

«Loin de nous l’intention de vouloir aller plus loin en termes de prétention académique», s’empresse-t-il d’ajouter, précisant que l’objectif de départ est de voir si le corps professoral peut utiliser la richesse historique colligée par les équipes de développeurs, d’historiens et de chercheurs mis à contribution.

Il n’écarte pas l’idée de créer de tels tours pour les autres environnements historiques d’Assassin’s Creed, mais il est encore trop tôt pour s’avancer davantage: «On a bien hâte de faire l’analyse, d’entendre ce que les gens ont à dire sur cette initiative.»

La possibilité, également, de transposer le tout en réalité virtuelle 3-D fait rêver le grand manitou d’Ubisoft Montréal, mais il avertit qu’il s’agirait là d’une tâche colossale et délicate à plusieurs niveaux, les jeux Assassin’s Creed étant lourdement chargés par «énormément de détails, énormément d’effets visuels: nous poussons déjà la machine, les consoles dans leurs derniers retranchements de puissance et transposer ça en VR (réalité virtuelle), pour l’instant, c’est impossible tel quel.»

Uniformes scolaires: Sauvé et Piacente déclarent faillite
12 février 2018 écrit par La Presse

Le président de l’entreprise a envoyé vendredi un message aux directions d’établissements scolaires qu’il desservait jusqu’ici pour leur faire part de la nouvelle.

«Tous nos points de vente (magasins, kiosques, points de service indépendants et sites web) seront fermés à compter d’aujourd’hui. Nous vous demandons de bien vouloir en aviser les parents dans les meilleurs délais», écrit François Bovet.

Dans ce même courriel, l’entreprise informe les écoles qu’elles seront libres de prendre entente avec un autre fournisseur à compter de l’automne prochain.

«Nous avons pris cette difficile décision afin de ne pas vous imposer une relation d’affaires avec un fournisseur en particulier, mais plutôt vous libérer le plus rapidement possible du contrat en cours», écrit François Bovet.

En entrevue à La Presse l’été dernier, le président affirmait que ses entreprises fournissaient environ 50 000 élèves de la province.

Chez Flip Design à Drummondville, «le téléphone n’a pas arrêté de sonner depuis vendredi», indique sa copropriétaire Caroline Marois, qui se désole de voir des entreprises de son industrie faire faillite. «C’est triste», dit-elle. 

«On s’était préparé d’avance pour recevoir ça, mais on a nos limites, poursuit Caroline Marois. On va aider le plus qu’on peut, mais on ne pourra pas en aider un très grand nombre. C’est certain qu’on va respecter la clientèle qu’on a déjà, ils nous font confiance.»

François Bovet a indiqué à La Presse qu’il ne ferait pas de commentaires sur la faillite de ses entreprises.

Faire des fontaines d’eau la seule source de boisson dans les écoles
11 février 2018 écrit par La Presse

Dans la région de Québec, quelques écoles primaires de la commission scolaire de Portneuf ont vu leurs fontaines prendre du gallon. Les fontaines filtrent l’eau, l’endroit est agréable, invitant, et les élèves ont de jolies gourdes qu’ils peuvent remplir. 

D’ici la fin de l’année, une douzaine d’écoles de cette commission scolaire pourraient participer au projet VisezEau mené par un groupe de chercheurs et d’intervenants en santé publique. Le but : sortir les machines distributrices de boissons sucrées et d’eau embouteillée des écoles. Et, ultimement, des habitudes de vie des jeunes. « Chez les adolescents, on a complètement perdu le contrôle avec les boissons énergisantes », estime Michel Lucas, professeur au département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, l’un des instigateurs du projet. « Les jeunes du primaire sont des vecteurs de changement dans la société », ajoute-t-il.

En modifiant les habitudes des enfants, il devrait y avoir une incidence directe sur la santé, estime le groupe derrière VisezEau. La leur, d’abord, et celle de leur famille si le goût pour l’eau devait se partager.

La condition physique des enfants des écoles participantes va être évaluée, au début du projet. Les élèves n’auront avec eux qu’une seule donnée :  leur niveau d’hydratation, livré sous la forme d’un pictogramme qui leur montre le niveau d’eau dans leur corps. On veut bien sûr éviter de mettre le poids au centre de la démarche, bien que la diminution du taux d’obésité soit l’un des buts que cherche à atteindre VisezEau. Les boissons sucrées étant une importante, voire la principale, source de sucre pour les enfants.

« C’est évident que ça va avoir un impact », estime Bernard Dagenais, professeur au département d’information et de communication de l’Université Laval, qui fait aussi partie du groupe qui défend VisezEau. « Il faudrait d’abord amener les jeunes à croire que l’eau du robinet est bonne et ensuite les amener à la boire », dit-il.

Il reste plusieurs étapes à franchir. La première, et non la moindre :  avoir le financement pour lancer le projet.

Chaque école doit réaménager ses fontaines pour avoir du matériel moderne qui offre une eau filtrée, donc sans contaminant ni métaux lourds. « Il faut valoriser son eau, dit Michel Lucas. La protéger et cesser de la mettre en bouteille. » On veut aussi faire un espace attrayant, avec des décalques au mur pour que les élèves aient envie d’aller faire le plein. Mais ce n’est pas tout : chaque élève aura droit à deux bouteilles à remplir et une cruche pour la maison. 

Le groupe a déjà reçu 100 000 $ en financement des Instituts de recherche en santé du Canada pour son étude de faisabilité en cours et a sollicité le fédéral et le provincial pour la suite. Un investissement minimal de 1,5 million de dollars a été évalué pour lancer le projet dans les 36 premières écoles, toutes dans la région de Québec.

La CSDM accuse le syndicat d’enseignants de s’attaquer à son image
10 février 2018 écrit par La Presse

Dans une lettre envoyée à tout le personnel enseignant de la commission scolaire, le directeur général estime que le syndicat «[dénigre] les efforts consacrés à trouver des solutions innovantes à des enjeux complexes».

Cette lettre se veut une réponse à un billet publié jeudi sur un blogue du Huffington Post, dans lequel la présidente de l’Alliance des professeurs déplore que la CSDM ait songé à offrir une prime aux enseignants qui acceptent des postes dans des écoles défavorisées.

«Y aura-t-il aussi des primes pour celles et ceux qui mettent en péril leur santé dans les écoles aux prises avec la moisissure?», demande Catherine Renaud, dont le syndicat compte plus de 9000 membres.

De tels écrits nuisent à l’image de la CSDM, réplique son directeur général. «De faire allusion à des « primes pour moisissures » suscite un climat d’insécurité dans la communauté éducative montréalaise, ce qui est irrespectueux face à l’ensemble des employés de la CSDM», écrit Robert Gendron.

Il estime que le manque d’espace dans les écoles et la pénurie d’enseignants ne sont pas des problèmes vécus uniquement à la CSDM et se «retrouvent également dans d’autres commissions scolaires».

Le directeur général énonce également une série de mesures prises récemment par la plus grande commission scolaire du Québec pour faire face à ces «défis».

«Pense-t-on contribuer à la rétention et à l’attraction de nouveaux enseignants dans la profession en réfutant et en dénigrant systématiquement les idées, les propositions ainsi que les projets mis en place à la CSDM, tantôt avec des partenaires, tantôt localement par le personnel des établissements?», demande également Robert Gendron.

La CSDM accuse le syndicat d’enseignants de s’attaquer à son image
9 février 2018 écrit par La Presse

Dans une lettre envoyée à tout le personnel enseignant de la commission scolaire, le directeur général estime que le syndicat «[dénigre] les efforts consacrés à trouver des solutions innovantes à des enjeux complexes».

Cette lettre se veut une réponse à un billet publié jeudi sur un blogue du Huffington Post, dans lequel la présidente de l’Alliance des professeurs déplore que la CSDM ait songé à offrir une prime aux enseignants qui acceptent des postes dans des écoles défavorisées.

«Y aura-t-il aussi des primes pour celles et ceux qui mettent en péril leur santé dans les écoles aux prises avec la moisissure?», demande Catherine Renaud, dont le syndicat compte plus de 9000 membres.

De tels écrits nuisent à l’image de la CSDM, réplique son directeur général. «De faire allusion à des « primes pour moisissures » suscite un climat d’insécurité dans la communauté éducative montréalaise, ce qui est irrespectueux face à l’ensemble des employés de la CSDM», écrit Robert Gendron.

Il estime que le manque d’espace dans les écoles et la pénurie d’enseignants ne sont pas des problèmes vécus uniquement à la CSDM et se «retrouvent également dans d’autres commissions scolaires».

Le directeur général énonce également une série de mesures prises récemment par la plus grande commission scolaire du Québec pour faire face à ces «défis».

«Pense-t-on contribuer à la rétention et à l’attraction de nouveaux enseignants dans la profession en réfutant et en dénigrant systématiquement les idées, les propositions ainsi que les projets mis en place à la CSDM, tantôt avec des partenaires, tantôt localement par le personnel des établissements?», demande également Robert Gendron.


First Column of Stuff

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Second Column of Stuff

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Third Column of Stuff

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