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Portrait métier : Massothérapeute
11 octobre 2017 écrit par Jobboom Blog

 

Ce mois-ci nous découvrons un métier très recherché présentement au Québec, celui de massothérapeute.

Matthieu Tremblay est massothérapeute à son compte sous la marque Shen Massothérapie depuis 13 ans, et aujourd’hui il nous présente son métier dans les moindres détails!

Jobboom : En quoi consiste le métier de Massothérapeute?

Mathieu Tremblay : Un massothérapeute est une personne qui effectue des massages professionnels dans le but de soulager un client en construisant un ensemble de mouvements basé sur ses connaissances, son expérience et sa technique.

La définition précise est assez floue puisqu’en fonction de son lieu de travail et du style de massage qu’il pratique, chaque massothérapeute opère différemment.

JB : Quelles sont les compétences primordiales?

M.T : Nous travaillons avec des êtres humains et pas simplement avec leur corps. Avoir de bonnes compétences relationnelles est primordial. Un malaxage de robot, ça existe déjà, et il y a des machines qui le font très bien, et ce n’est pas ce que le client recherche.

Il y a le savoir-faire, la technique, qui vient de la formation, des expériences, et de sa pratique, puis il y a le “savoir-être”, et cela, chacun le développe comme  thérapeute, et c’est vraiment le plus important!

JB : Quels sont les traits de personnalités particulièrement utiles aux massothérapeutes?

M.T : Le respect est, de loin, le plus important. Il y a le respect du client, mais aussi le respect du thérapeute. Un thérapeute peut souvent tomber dans le piège du “sauveur”, et ça c’est traitre. Pour beaucoup, l’objectif c’est d’aider tout le temps tout le monde. Mais c’est une pratique qui est drainante très rapidement. Et donc rapidement, cette personne ne pourra plus aider personne. C’est un peu le même principe que pour les sauveteurs : sauve les gens de la noyade, mais ne te noie pas avec eux!

En fait il faut avoir beaucoup d’empathie, mais je ne recommande pas de compassion. Souffrir avec l’autre n’est pas constructif. Il faut pouvoir bien comprendre et identifier la douleur pour pouvoir ensuite fournir le meilleur service.

JB : S’agit-il d’un emploi qui demande de la passion, ou est-ce un emploi qui est faisable sans attachement?

M.T : Je crois qu’il est possible de faire ce travail sans passion, mais je crois aussi que ces massothérapeutes n’arriveront pas à en vivre. C’est un service qu’on ne peut pas fournir en étant complètement détaché. Comme il y a un échange humain, il faut qu’il y ait un don de soi. Un client qui se fait masser par un massothérapeute qui est complètement ailleurs ressentira que le niveau de service n’est pas aussi bon qu’il pourrait être!

JB : Quels sont les principaux défis à surmonter?

M.T : Je dirais que le premier défi est de savoir exactement ce qu’on veut en tant que massothérapeute. Il y a un grand nombre de massothérapeutes qui travaillent en spa, et adorent ce qu’ils font, alors que d’autres sont impatients de démarrer leur entreprise. D’autres travaillent sur la route et ne font que de l’événementiel ou travaillent toujours chez les gens. Donc le plus important c’est d’identifier ses options et ce que l’on veut faire. Cela aide aussi à savoir dans quoi chacun est bon.

Il faut bien établir le service que l’on offre, et quelles sont les limites de sa profession. Et cela se concrétise dans des choses aussi simples que savoir combien de temps on veut travailler, à quelle heure on souhaite commencer et combien de massages on veut bien réaliser quotidiennement.

JB : A quoi ressemble une journée type?

M.T : Ça n’existe pas, il n’y a pas de client type! Un employé en spa aura une certaine routine, parce qu’il aura des horaires à respecter et qu’il y a un encadrement plus important. Mais pour un travailleur autonome, même si on recevait les mêmes 3 ou 4 clients tous les jours, ce qui est improbable, ils ne seront pas dans le même état, donc nous ne pourrions pas leur fournir le même service.

Même s’il y a parfois des demandes spéciales, les journées sont différentes,  ce qui est extrêmement stimulant!

JB : Quelles sont les possibilités d’avancement?

M.T : Globalement il y a assez peu d’avancement. Tout d’abord, un massothérapeute va généralement se spécialiser dans une technique particulière. En termes d’évolution de carrière, on peut partir à son compte, ce qui peut être une forme d’avancement, ou rester dans un salon de bien-être ou un spa et gravir les échelons de l’entreprise s’il y en a.

Une fois à son compte, le seul avancement c’est de s’agrandir suffisamment pour embaucher d’autres massothérapeutes et créer une entreprise de massothérapie. Dans ce cas, on devient un chef d’entreprise et que la majorité de son temps devient occupée par des tâches administratives. Ce n’est donc pas une évolution souhaitable pour quelqu’un qui désire masser et soigner ses clients.

JB : Dans quelles industries peut-on trouver des massothérapeutes?

M.T : On en retrouve dans divers endroits, dans les spas bien sûr, mais aussi dans beaucoup de centres d’esthétisme. On peut faire beaucoup à ce niveau-là, par exemple au niveau des cicatrices.

Il y a aussi des massothérapeutes qui travaillent uniquement sur la route, dans des événements ou auprès des camionneurs par exemple. D’autres s’installent dans les aéroports et font beaucoup de relaxation. On en trouve aussi dans les hôpitaux ou dans les domaines sportifs.

Ce sont bien sûr des ambiances et des manières de travailler très différentes!

JB : Quelles sont les carrières vers lesquelles un massothérapeute pourrait facilement  évoluer?

M.T : Un massothérapeute peut se réorienter assez aisément vers beaucoup de métiers de la grande famille des thérapeutes puisque le cœur de notre métier est de soulager des êtres humains, on va pouvoir trouver des similarités plus ou moins grandes. Cela peut être coach personnel, travailleur social, psychologue, d’ostéopathe, d’acupuncteur, etc. Certains de ces métiers nécessitent par contre un retour aux études ou une formation additionnelle.

JB : Peut-on apprendre ce métier par soi-même?

M.T : Légalement oui, parce qu’il n’y a pas de loi sur la massothérapie. N’importe qui peut recevoir un client, l’allonger sur sa table de cuisine, lui flatter les cheveux pendant une heure, lui demander 70$ et dire qu’il est massothérapeute, et c’est légal. Mais je ne le recommande pas!

Pour moi, il faut aller se former. Ce n’est pas forcément essentiel de passer par une école, même si ça aide beaucoup. Mais il faut au moins étudier, d’une manière ou d’une autre pour acquérir des connaissances.

Une des difficultés, c’est qu’il n’y a pas d’ordre professionnel unique pour les massothérapeutes. C’est l’association professionnelle dont nous faisons partie qui nous protège juridiquement dans le cadre des écoles et des mouvements approuvés. Si on a inventé 18 manœuvres basées sur les saisons et les animaux, peut-être que ça fera beaucoup de bien aux clients, mais s’il y a un accident avec des poursuites judiciaires, les associations pourront refuser de protéger le thérapeute car son mouvement n’était pas reconnu comme médical.

JB : Quelles études peut-on faire pour devenir Massothérapeute?

M.T : Selon moi, le minimum est une formation de base d’au moins 400 ou 500 heures avec quelques à-côtés pour répondre  aux besoins d’une clientèle variée. On ne va pas simplement masser un dos qui a besoin d’être détendu autour de l’omoplate gauche et il vient un moment où une formation de base ne peut pas tout voir. Mais des formations plus complètes proposent 1500 heures de formation pour 8 techniques différentes.

Le point de vue du recruteur :

J.B : Quelles sont les compétences clés que vous cherchez sur le CV d’un Massothérapeute?

M.T : La première chose que je vais regarder, ce sont ses formations. Je veux qu’il ait suivi plusieurs formations et plusieurs types de formation pour qu’il soit polyvalent. Après ça, c’est vraiment une question humaine.

J.B : En entrevue?

M.T : Il faut savoir adapter son décorum au contrat pour lequel on applique. Il y a une attitude très différente à avoir pour un contrat dans une école ou un contrat dans une entreprise.

Bien savoir verbaliser ses forces et ses limites aux clients et très important! Donc il faut savoir d’abord bien les verbaliser auprès du recruteur!

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Voir également:

  • Devenir massothérapeute
  • Portrait métier : ingénieur logiciel
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