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La soif d’entreprendre
18 février 2018 écrit par Journal Métro

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
18 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Des profs du collège de Maisonneuve se censurent
18 février 2018 écrit par Le Devoir

Un malaise « très profond » s’empare de la profession d’enseignant : des professeurs pratiquent l’autocensure pour éviter de heurter les croyances religieuses ou culturelles de leurs étudiants. Ils passent sous silence des oeuvres traitant de sexualité, de nudité ou de maladie mentale par crainte de déclencher une controverse explosive.

 

Ce constat troublant fait partie d’un rapport sur le « vivre-ensemble » au collège de Maisonneuve, rendu public vendredi. Ce cégep de l’est de Montréal a été un lieu de radicalisation d’étudiants qui se sont rendus faire le djihad en Syrie depuis trois ans.

 

Les tensions religieuses se sont calmées dans l’établissement de 7000 étudiants, qui a pris une série de mesures pour faire revenir la paix entre ses murs. Un projet-pilote sur le vivre-ensemble, qui vient de s’achever, a cependant mis en lumière un réel malaise chez les enseignants du collège.

 

« Le principal problème réside dans le fait que plusieurs enseignants déclarent avoir adopté au fil du temps (surtout depuis une dizaine d’années) une forme d’autocensure et avoir évité de la sorte d’être indisposés par des affrontements d’ordre culturel ou religieux. Par exemple, des contenus particuliers peuvent être survolés, des oeuvres significatives non abordées, des remarques humoristiques mises au rancart, etc. », indique le bilan du projet-pilote sur le vivre-ensemble.

 

« On ne peut s’empêcher de remarquer ici que, dans la plupart des cas, ces modifications sont effectuées par anticipation, et pas nécessairement à la suite d’un incident de nature interculturelle. L’expression “j’achète la paix” est, à cet égard, symptomatique. Si la menace n’est pas toujours réelle, le malaise, quant à lui, est très profond et rappelle à certains enseignants des périodes où la censure et la mise à l’index avaient pignon sur rue. L’enjeu est loin d’être dérisoire », poursuit le document.

 

La diversité culturelle et religieuse est en partie à l’origine du malaise. Environ la moitié des étudiants du collège de Maisonneuve sont des immigrants de première ou deuxième génération. Les étudiants ou leurs parents sont nés à l’étranger.

 

Le rapport note que les jeunes sont à l’aise avec la diversité. C’est la réalité de Montréal : ils ont grandi en côtoyant des amis de toutes les origines. Ce sont les relations avec des adultes (notamment les professeurs) qui donnent lieu à des tensions, explique le document de 98 pages.

 

Une forme de bien-pensance qui gagne les campus du Canada suscite aussi la méfiance des professeurs. Le Devoir rappelait cette semaine le chemin de croix d’une chargée de cours de l’université ontarienne Wilfrid-Laurier qui a eu le malheur de projeter en classe une émission d’affaires publiques mettant en vedette Jordan Peterson, professeur et auteur très controversé. Elle a été sermonnée par trois supérieurs qui l’avaient convoquée. Elle a finalement eu droit à des excuses, après avoir été crucifiée sur la place publique.

 

Rectitude politique

 

Guy Gibeau, directeur des études au collège (et l’un des trois auteurs du rapport), avoue avoir été surpris par l’autocensure des enseignants. « C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu. Il va falloir qu’on y réfléchisse. Les professeurs disent : “Ça ne me tente pas de lancer des débats interminables. J’achète la paix à l’avance” », explique-t-il.

 

« On encourage les professeurs à ne pas se censurer, ajoute-t-il. On vient de se rendre compte du problème. On va certainement en parler et essayer de trouver des solutions. »

 

Le danger est d’aseptiser l’enseignement, d’omettre des oeuvres qui dérangent, de sombrer dans la rectitude politique. « Si le patrimoine intellectuel occidental existe pour soutenir l’école québécoise dans la formation des prochaines générations, générations dont on souhaite l’épanouissement de la pensée critique, il serait inopportun de sélectionner les références-clés de façon à acheter la paix », indique le rapport.

 

Le collège de Maisonneuve a mis au jour le phénomène de l’autocensure tout simplement parce qu’il a pris la peine de consulter toute la communauté de l’établissement, soutient Guy Gibeau. Il est convaincu que les leçons du projet-pilote sur le vivre-ensemble peuvent s’appliquer à tous les cégeps et universités. « Les gens ont parlé parce qu’on leur a posé des questions en toute candeur. »

 

La place de l’islam

 

Contrairement à la croyance populaire, le hidjab donne lieu à peu de tensions au collège de Maisonneuve. Des professeurs d’éducation physique disent craindre que le port du hidjab entraîne des blessures, pour la jeune femme ou pour la classe. Des professeurs ont craint que le hidjab puisse cacher des écouteurs durant un examen. Les profs peuvent faire toutes les vérifications nécessaires, indique le rapport.

 

Des restrictions alimentaires — pas de porc ou d’alcool — ont causé des tensions au département de diététique. « Cela dit, il convient de le préciser, ces défis d’accommodement ne sont pas nécessairement plus nombreux ou plus aigus que ceux générés par des allergies alimentaires ou des convictions végétariennes », indique le rapport.

 

Malgré le peu d’incidents récents, « de nombreux enseignants issus de divers départements considèrent que l’islam est beaucoup trop visible au collège », précise le rapport. Il est vrai que des tensions sont survenues au cours des dernières années : le collège a rompu ses liens avec le prédicateur Adil Charkaoui. La transformation d’une cage d’escalier en un lieu de prière a soulevé la controverse. Des tensions sont survenues à la bibliothèque.

 

Le projet-pilote de 400 000 $ sur le vivre-ensemble, financé par Québec, a permis d’embaucher trois travailleurs de corridor (le contrat d’un de ces travailleurs a été prolongé) et un psychothérapeute en relation interculturelle, dans le but de soutenir les étudiants qui éprouvent des difficultés de nature identitaire. Le collège a organisé une série d’événements pour aider les gens de différentes cultures à se rapprocher et pour inciter les professeurs et étudiants à prendre la parole. La ministre Hélène David a annoncé vendredi un financement supplémentaire de 300 000 $ pour aider les autres cégeps et universités à s’inspirer des recommandations du collège de Maisonneuve sur le vivre-ensemble.

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
17 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

La soif d’entreprendre
17 février 2018 écrit par Journal Métro

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
17 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Des profs du collège de Maisonneuve se censurent
17 février 2018 écrit par Le Devoir

Un malaise « très profond » s’empare de la profession d’enseignant : des professeurs pratiquent l’autocensure pour éviter de heurter les croyances religieuses ou culturelles de leurs étudiants. Ils passent sous silence des oeuvres traitant de sexualité, de nudité ou de maladie mentale par crainte de déclencher une controverse explosive.

 

Ce constat troublant fait partie d’un rapport sur le « vivre-ensemble » au collège de Maisonneuve, rendu public vendredi. Ce cégep de l’est de Montréal a été un lieu de radicalisation d’étudiants qui se sont rendus faire le djihad en Syrie depuis trois ans.

 

Les tensions religieuses se sont calmées dans l’établissement de 7000 étudiants, qui a pris une série de mesures pour faire revenir la paix entre ses murs. Un projet-pilote sur le vivre-ensemble, qui vient de s’achever, a cependant mis en lumière un réel malaise chez les enseignants du collège.

 

« Le principal problème réside dans le fait que plusieurs enseignants déclarent avoir adopté au fil du temps (surtout depuis une dizaine d’années) une forme d’autocensure et avoir évité de la sorte d’être indisposés par des affrontements d’ordre culturel ou religieux. Par exemple, des contenus particuliers peuvent être survolés, des oeuvres significatives non abordées, des remarques humoristiques mises au rancart, etc. », indique le bilan du projet-pilote sur le vivre-ensemble.

 

« On ne peut s’empêcher de remarquer ici que, dans la plupart des cas, ces modifications sont effectuées par anticipation, et pas nécessairement à la suite d’un incident de nature interculturelle. L’expression “j’achète la paix” est, à cet égard, symptomatique. Si la menace n’est pas toujours réelle, le malaise, quant à lui, est très profond et rappelle à certains enseignants des périodes où la censure et la mise à l’index avaient pignon sur rue. L’enjeu est loin d’être dérisoire », poursuit le document.

 

La diversité culturelle et religieuse est en partie à l’origine du malaise. Environ la moitié des étudiants du collège de Maisonneuve sont des immigrants de première ou deuxième génération. Les étudiants ou leurs parents sont nés à l’étranger.

 

Le rapport note que les jeunes sont à l’aise avec la diversité. C’est la réalité de Montréal : ils ont grandi en côtoyant des amis de toutes les origines. Ce sont les relations avec des adultes (notamment les professeurs) qui donnent lieu à des tensions, explique le document de 98 pages.

 

Une forme de bien-pensance qui gagne les campus du Canada suscite aussi la méfiance des professeurs. Le Devoir rappelait cette semaine le chemin de croix d’une chargée de cours de l’université ontarienne Wilfrid-Laurier qui a eu le malheur de projeter en classe une émission d’affaires publiques mettant en vedette Jordan Peterson, professeur et auteur très controversé. Elle a été sermonnée par trois supérieurs qui l’avaient convoquée. Elle a finalement eu droit à des excuses, après avoir été crucifiée sur la place publique.

 

Rectitude politique

 

Guy Gibeau, directeur des études au collège (et l’un des trois auteurs du rapport), avoue avoir été surpris par l’autocensure des enseignants. « C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu. Il va falloir qu’on y réfléchisse. Les professeurs disent : “Ça ne me tente pas de lancer des débats interminables. J’achète la paix à l’avance” », explique-t-il.

 

« On encourage les professeurs à ne pas se censurer, ajoute-t-il. On vient de se rendre compte du problème. On va certainement en parler et essayer de trouver des solutions. »

 

Le danger est d’aseptiser l’enseignement, d’omettre des oeuvres qui dérangent, de sombrer dans la rectitude politique. « Si le patrimoine intellectuel occidental existe pour soutenir l’école québécoise dans la formation des prochaines générations, générations dont on souhaite l’épanouissement de la pensée critique, il serait inopportun de sélectionner les références-clés de façon à acheter la paix », indique le rapport.

 

Le collège de Maisonneuve a mis au jour le phénomène de l’autocensure tout simplement parce qu’il a pris la peine de consulter toute la communauté de l’établissement, soutient Guy Gibeau. Il est convaincu que les leçons du projet-pilote sur le vivre-ensemble peuvent s’appliquer à tous les cégeps et universités. « Les gens ont parlé parce qu’on leur a posé des questions en toute candeur. »

 

La place de l’islam

 

Contrairement à la croyance populaire, le hidjab donne lieu à peu de tensions au collège de Maisonneuve. Des professeurs d’éducation physique disent craindre que le port du hidjab entraîne des blessures, pour la jeune femme ou pour la classe. Des professeurs ont craint que le hidjab puisse cacher des écouteurs durant un examen. Les profs peuvent faire toutes les vérifications nécessaires, indique le rapport.

 

Des restrictions alimentaires — pas de porc ou d’alcool — ont causé des tensions au département de diététique. « Cela dit, il convient de le préciser, ces défis d’accommodement ne sont pas nécessairement plus nombreux ou plus aigus que ceux générés par des allergies alimentaires ou des convictions végétariennes », indique le rapport.

 

Malgré le peu d’incidents récents, « de nombreux enseignants issus de divers départements considèrent que l’islam est beaucoup trop visible au collège », précise le rapport. Il est vrai que des tensions sont survenues au cours des dernières années : le collège a rompu ses liens avec le prédicateur Adil Charkaoui. La transformation d’une cage d’escalier en un lieu de prière a soulevé la controverse. Des tensions sont survenues à la bibliothèque.

 

Le projet-pilote de 400 000 $ sur le vivre-ensemble, financé par Québec, a permis d’embaucher trois travailleurs de corridor (le contrat d’un de ces travailleurs a été prolongé) et un psychothérapeute en relation interculturelle, dans le but de soutenir les étudiants qui éprouvent des difficultés de nature identitaire. Le collège a organisé une série d’événements pour aider les gens de différentes cultures à se rapprocher et pour inciter les professeurs et étudiants à prendre la parole. La ministre Hélène David a annoncé vendredi un financement supplémentaire de 300 000 $ pour aider les autres cégeps et universités à s’inspirer des recommandations du collège de Maisonneuve sur le vivre-ensemble.

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
16 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

La soif d’entreprendre
16 février 2018 écrit par Journal Métro

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
16 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

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Des «notes formidables» même pour les élèves qui échouent
16 février 2018 écrit par Le Devoir

Avant de partir en congé de maladie, en novembre dernier, Chrystelle Charpin avait entré toutes les notes de ses élèves dans le système informatique. L’enseignante a subi un choc en constatant à son retour en classe qu’une série de notes figurant au bulletin de la première étape avaient été modifiées à son insu.

 

Plus préoccupant encore, tous ses élèves obtenaient désormais la note de passage — même les quatre enfants qui avaient échoué en mathématiques et les cinq qui avaient échoué en lecture.

 

« Pendant mon absence, toute ma classe a réussi avec des notes formidables, même les élèves qui avaient de grandes difficultés à lire ou à compter ! » s’étonne Chrystelle Charpin, enseignante de première année à l’école primaire Lucille-Teasdale, dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal.

 

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’est fait reprocher jeudi par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale de fermer les yeux sur les « notes gonflées » dans l’espoir de stimuler artificiellement la réussite des élèves. Ironie du sort, le ministère de l’Éducation révélait au même moment que le taux de diplomation vient d’augmenter de 4,3 points de pourcentage, à 76 %, parce que plus d’élèves terminent leurs études secondaires.

 

Chrystelle Charpin, en tout cas, dit être ébranlée par la manipulation des notes de ses élèves à son insu. Selon cette enseignante de 25 ans d’expérience, la direction de l’école a fait reprendre les examens de mathématiques et de lecture durant son congé de maladie, car près d’une demi-douzaine d’enfants avaient échoué.

La direction craint les parents qui chialent quand leurs enfants n’ont pas la note de passage

  

Gonfler la réussite

 

L’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal a déposé un grief pour contester la modification des notes à l’insu de l’enseignante. Le syndicat soutient que la direction de l’école a contrevenu à la Loi sur l’instruction publique et au contrat de travail de l’enseignante en gonflant l’évaluation des élèves.

 

« Pour nous, ça reste tolérance zéro par rapport au traficotage de notes, dit Catherine Renaud, présidente de l’Alliance. C’est à la direction de s’assurer qu’aucune note n’est modifiée sur des bulletins ou sur des travaux d’élèves. »

 

Le syndicat remarque que le phénomène des « notes gonflées » continue de sévir dans les écoles malgré une directive du ministre Proulx contre cette pratique qui semble courante dans le réseau scolaire.

 

Le ministre avait ordonné en mai 2017 aux commissions scolaires de « mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires » pour faire respecter l’intégrité de l’évaluation des apprentissages. « Les modifications de notes dans le but d’atteindre des cibles de réussite ne sont pas tolérées », indiquait la directive du ministre.

 

Au moment d’écrire ces lignes, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) n’avait pas donné suite à nos demandes d’explications.

 

Responsabilité partagée

 

Au cabinet du ministre Proulx, on souligne que l’évaluation est une « responsabilité partagée ». Sans se prononcer sur le cas de l’enseignante Chrystelle Charpin, on fait valoir que « tous les acteurs du réseau de l’éducation doivent travailler en collaboration, selon leurs champs de responsabilités respectifs ». La directive ministérielle diffusée en mai 2017 soulignait aussi que les écoles elles-mêmes ont un rôle à jouer en matière d’évaluation.

 

« J’ai émis une directive disant qu’il fallait respecter l’autonomie des enseignants, mais qu’il fallait aussi respecter la politique d’évaluation qui est votée dans chacune des écoles », a dit le ministre aux journalistes jeudi matin à Québec.

 

La Coalition avenir Québec (CAQ) reproche au gouvernement de gonfler lui-même les notes aux examens ministériels. 5312 élèves qui avaient obtenu 58 % ou 59 % aux examens du ministère, en juin dernier, ont obtenu la note de passage de 60 %, selon des chiffres obtenus par la CAQ.

 

Ce ne sont pas des « notes gonflées », mais un simple « traitement statistique » visant à corriger d’éventuelles erreurs de mesure qui pénaliseraient des élèves de façon injuste, a fait valoir jeudi le ministre Proulx.

Les taux de diplomation au secondaire continuent de progresser
15 février 2018 écrit par La Presse

Le rapport «Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire, édition 2017», précise que les taux de diplomation et qualification progressent au Québec. Le taux atteint 80,1% lorsqu’on additionne le taux de diplomation de 76% et le taux de qualification de 4,1%.

C’est en 2007 et 2008 qu’ont été instaurés de nouveaux types de qualifications, soit le CFMS (Certificat de formation à un métier semi-spécialisé) et le CFPT (Certificat de formation préparatoire au travail). Leur instauration «a eu un effet positif sur le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire», confirme-t-on dans le rapport.

Pour les dernières cohortes, après sept ans, le taux de qualification est identique et le taux de diplomation par cohorte a continué de progresser, passant de 71,7 à 76%. L’augmentation est attribuable en grande partie au fait que plus d’élèves ont obtenu un Diplôme d’études secondaires.

De façon générale, après sept années, la cohorte de 2008 avait un taux de diplomation et de qualification de 78,8% et celle de 2009 de 80,1%.

Après six années, la cohorte de 2008 avait un taux de 74,8% et celle de 2009 de 76,3%.

Après cinq années, la cohorte de 2008 avait un taux 65,9% et celle de 2009 de 67,4%.

Gars et filles

L’écart entre les garçons et les filles demeure, mais il a été réduit.

Ainsi, après sept ans, les cohortes de garçons de 2008 et 2009 avaient des taux de diplomation et de qualification de 73,8% et 75,8%.

Et les cohortes correspondantes de filles avaient des taux de 83,9 et 84,4%.

«L’écart entre les sexes diminue de façon significative pour la première fois depuis les cohortes de 2004 et 2005, où il était passé de 11,9 à 10,9 points de pourcentage. Pour les deux dernières cohortes, soit 2008 et 2009, l’écart est passé de 10,1 points à 8,6 points», écrit-on dans le rapport.


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