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Manifestation nocturne contre l’austérité
25 mars 2015 écrit par Le Devoir

La première des marches nocturnes contre les politiques d’austérité du gouvernement québécois a donné lieu à des affrontements entre les policiers et des manifestants mardi.

 

Quelques milliers de personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal à l’invitation du Mouvement étudiant révolutionnaire, qui se décrit comme « une association réunissant des jeunes communistes révolutionnaires et anticapitalistes ».

 

L’événement avait des relents de printemps érable puisque le point de rassemblement était, comme en 2012, le parc Émilie-Gamelin.

 

Sur le coup de 21 h, les manifestants ont entonné « à nous la rue », au son d’un hélicoptère. Ils ont alors bloqué la rue Sainte-Catherine. Ils ont ensuite marché dans les rues du centre-ville, empruntant notamment la rue Sainte-Catherine et le boulevard René-Lévesque.

 
Confrontations
 

Certains protestataires prenaient du matériel urbain comme des cônes pour bloquer le boulevard René-Lévesque aux automobilistes. Des pétards et des pièces pyrotechniques ont été lancés dans les airs. Plusieurs autres portaient un masque malgré le règlement P-6 les interdisant pendant une manifestation. Le SPVM a même lancé un avertissement à ce sujet peu après le début de la marche.

  

Il n’aura fallu que 25 minutes avant qu’on assiste à un premier affrontement entre des manifestants et des policiers. Ces derniers ont tenté d’intercepter un petit groupe, provoquant du même coup la colère des autres qui ont riposté en lançant des projectiles contre les forces de l’ordre. Une odeur de gaz a rempli l’air tandis que les manifestants se divisaient en trois groupes.

 

Les policiers ont tenté de canaliser le trajet des manifestants, établissant notamment un véritable barrage humain pour leur empêcher l’accès à la rue Sainte-Catherine à l’ouest de la rue Union. Des cordons de policiers ont aussi protégé certains immeubles gouvernementaux ou paragouvernementaux comme celui de Loto-Québec, sur la rue Sherbrooke.

Un certain nombre de véhicules de police ont été vandalisés, a indiqué le SPVM sur son compte Twitter. Une vitrine d’une succursale de la banque CIBC a été fracassée par des casseurs à la grande désapprobation de la majorité des manifestants qui ont alors crié: «Oh Non! Non!». D’autres confrontations se sont déroulées alors que des policiers ont utilisé du poivre de Cayenne contre un groupuscule. Des manifestants ont tenté de venir à la rescousse des leurs en lançant divers projectiles. Une forte déflagration a été entendue près de policiers.

Le SPVM a finalement lancé un ordre de dispersion vers 10 h 45 après un face-à-face d’une vingtaine de minutes. Cependant, cela n’a pas empêché la grande masse de manifestants de poursuivre leur marche. Les policiers ont tenté à au moins trois reprises de les diviser en petits groupes mais les protestataires sont parvenus à se réunir de nouveau. Les forces de l’ordre ont finalement réussi leur manoeuvre en employant du gaz lacrymogène à l’angle de l’avenue du Docteur-Penfield et de la rue de la Montagne.

En début de nuit, le SPVM a fait savoir que quatre personnes avaient été arrêtées pour voie de fait ou agression armée. Six ou sept voitures ont aussi été abîmées, selon le corps policier. À cette occasion, trois personnes ont été arrêtées pour des voies de fait, alors qu’une autre a reçu une contravention pour port de masque.

   

La manifestation nocturne faisait suite à un autre rassemblement qui s’est déroulé mardi en journée. À cette occasion, trois personnes ont été arrêtées pour des voies de fait, alors qu’une autre a reçu une contravention pour port de masque.

 

En début de soirée, les manifestants ont reçu l’appui de la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi. « Chères étudiantes, vous n’êtes pas seules. Continuons devant le paternalisme, la violence masculine ou étatique, le sexisme et l’austérité », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.
 
Une marche semblable a aussi mené à des arrestations à Québec.

Affaire Charkaoui: un groupe de travail mis sur pied
24 mars 2015 écrit par Cyberpresse

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a annoncé en Chambre, mardi, la mise en place d’un groupe de travail pour y réfléchir, toutefois son mandat et sa composition sont encore vagues, selon ce qu’a appris La Presse Canadienne.

Adil Charkaoui est cet imam controversé qui a eu de nombreux démêlés avec les autorités. En février, on apprenait que des étudiants québécois qui l’avaient fréquenté étaient partis faire le djihad en Syrie. Les cégeps Maisonneuve et Rosemont, à Montréal, où il louait des locaux, ont alors suspendu les baux de location, et l’imam a alors menacé de les poursuivre. Il a finalement pu reprendre son prêche au collège Maisonneuve, mais sous la surveillance d’un observateur. M. Charkaoui a toujours maintenu qu’il ne faisait qu’enseigner l’arabe et le Coran.

L’opposition pressait le gouvernement Couillard d’agir depuis plusieurs semaines, afin de donner des balises aux établissements d’enseignement, concernant les accommodements raisonnables.

La semaine dernière, quand le ministre Blais avait appris qu’Adil Charkaoui pouvait recommencer à prêcher, il avait avoué être «perplexe», mais avait différé sa réponse à l’opposition péquiste, le temps de faire des vérifications.

Mardi, M. Blais a dit avoir eu des entretiens avec la Fédération des cégeps et a expliqué qu’un groupe de travail devra clarifier la question, mais sans entrer dans les détails.

L’attachée de presse du ministre en savait guère davantage en fin de journée. Julie White s’est bornée à préciser que des représentants du ministère de l’Éducation et de la Fédération des cégeps feront partie du groupe de travail, sans plus. On ignore combien de personnes le composeront, si le groupe devra rendre un rapport, et à quelle échéance, quelles seront les pistes à examiner, etc.

Mme White a toutefois rappelé que selon les règles actuelles, les cégeps doivent rendre leurs locaux disponibles à la communauté, pour tous types d’activités, culturelles, sportives, etc., mais elles «doivent se dérouler en accord avec les valeurs et le code de vie de l’établissement».

Adil Charkaoui a déjà eu des ennuis aussi avec le Service canadien du renseignement de sécurité. Il a combattu avec succès deux certificats de sécurité émis contre lui par le gouvernement canadien, afin de le renvoyer dans son pays d’origine, le Maroc. Les autorités le soupçonnaient d’être un «agent dormant» du réseau terroriste al-Qaïda.

Commentaires sur Éviter les faux pas au salon de l’emploi par Pour éviter les faux pas dans les salons de l’emploi. | Carrefour jeunesse-emploi Charlesbourg-Chauveau
24 mars 2015 écrit par Jobboom Blog

salon emploi03 Commentaires sur Éviter les faux pas au salon de l’emploi par Pour éviter les faux pas dans les salons de l’emploi. | Carrefour jeunesse emploi Charlesbourg Chauveau

Photo : dboystudio / Shutterstock.com

Comme vous n’aurez que quelques minutes pour impressionner les employeurs, il faut prendre soin d’éviter les impairs. Certaines erreurs pourraient bousiller toutes vos chances de décrocher le boulot rêvé.

Un manque de sérieux

Il arrive que des visiteurs se présentent à un kiosque sans connaître l’entreprise, sans savoir ce qu’ils cherchent ou en étant prêts à tout prendre, se désole Caroline Lefebvre, conseillère en ressources humaines chez Adecco, services de ressources humaines, à Longueuil.

«Ne perdez pas de vue que les exposants aiment rencontrer des gens informés, déterminés et sélectifs, qui savent ce qu’ils veulent, pour voir ensuite s’il y a un mariage possible.»

Un manque de confiance

Dans une recherche d’emploi, vous êtes sur un pied d’égalité avec les employeurs, poursuit Caroline Lefebvre. «Abordez vos rencontres sous cet angle. Vous avez de meilleures chances de faire bonne impression en étant sûr de vous, dynamique, positif et passionné par ce que vous faites.»

Un manque de concision

Vous ne pouvez pas énumérer l’ensemble de vos formations, expériences et compétences comme dans une entrevue de sélection typique. Soyez bref, en parlant uniquement de ce qui est directement lié au poste recherché.

«Respectez le temps que chaque exposant vous accorde, si court soit-il», insiste Cybèle Rioux, conseillère en ressources humaines et présidente d’Alizé ressources humaines.

Un manque d’écoute

Après votre présentation, Caroline Lefebvre propose de passer le flambeau au recruteur. «N’oubliez pas que c’est une discussion. Écoutez-le bien. Ne lui coupez pas la parole et laissez-lui poser ses questions.»

Un manque de tact

N’abordez pas les questions salariales, prévient Caroline Lefebvre. «L’employeur veut être convaincu que c’est avant tout l’emploi qui vous intéresse. Pas le salaire, les avantages sociaux et les conditions de travail.»

Attendez-vous toutefois à ce qu’on vous interroge à cet effet. Répondez alors en donnant un ordre de grandeur, un minimum acceptable, selon l’échelle salariale pour ce genre de poste, plutôt qu’un chiffre exact.

Dans ce dossier

Pourquoi mon patron a-t-il autant de hauts et de bas?
24 mars 2015 écrit par Journal Métro

Chaque semaine, notre chroniqueur répond à une question sur le comportement des patrons.

«C’est difficile de travailler avec mon patron. Le lundi matin, il arrive souvent de très mauvaise humeur et il n’est pas parlable avant la fin de l’avant-midi; après le lunch, à cause de l’alcool qu’il a ingurgité, il est un peu engourdi.

C’est finalement vers 15h que je le retrouve à son meilleur. C’est loin d’être facile d’en tirer le maximum. Que pourrais-je faire pour le changer?»

Votre patron est d’humeur variable, comme chacun d’entre nous, lui peut-être à un degré plus prononcé. C’est sa personnalité, ça ne sert à rien d’espérer le changer.

S’il est de mauvaise humeur le lundi matin, c’est probablement que ses week-ends ne l’enchantent pas. Peu importe les raisons qui expliquent ses états d’âme: cela ne vous regarde pas. Ce que vous devez faire, dans ce cas, c’est éviter d’avoir besoin de son aide le lundi matin. Comme il consomme de l’alcool à l’heure du lunch, vous devez également éviter de le consulter en début d’après-midi.

Profitez des moments où son attention et ses capacités sont à leur apogée. Rencontrez-le le matin (sauf le lundi, bien entendu) pour porter à son attention les situations qui exigent son intervention. Profitez de toutes les fins de journée (une fois qu’il a cuvé son vin) pour l’informer des décisions que vous avez prises pendant qu’il n’était pas disponible. C’est à ces moments-là qu’il sera le plus enclin à donner son approbation.

Autrement dit, au lieu de vous plaindre de son imprévisibilité, tentez de comprendre son cycle et de tirer parti des meilleures périodes. Misez sur ce que vous savez de votre patron pour atteindre vos objectifs et bien faire votre travail. Vous n’êtes pas payé pour le changer, mais pour faire votre travail malgré les contraintes. Et les comportements de votre patron font partie de
ces contraintes.

Naturellement, si certains des comportements qu’il adopte vont à l’encontre de vos valeurs, vous pouvez changer de patron. Sachez toutefois que les autres auront leurs petits côtés déplaisants. Vous connaissez déjà les habitudes de votre patron actuel. Vous savez quand il est ouvert aux suggestions, quand il y est rébarbatif et quand il vaut mieux l’éviter. C’est comme si votre patron vous était fourni avec un guide de l’utilisateur! Étudiez ce guide et activez le mécanisme.

En résumé

  • Vous avez le patron que vous avez. Vous n’arriverez pas à le changer.
  • Apprenez plutôt à tirer parti des plages horaires favorables, maintenant que vous avez découvert son cycle.

L’UQAM expulse neuf étudiants «militants»
24 mars 2015 écrit par Le Devoir

Dans un geste sans précédent, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a entrepris les démarches pour expulser neuf étudiants ayant pris part à des manifestations ou à des grèves au cours des deux dernières années.

 

Ces étudiants, dont au moins une siège au conseil d’administration de l’établissement, risquent l’expulsion pour avoir commis « du vandalisme et des actes illégaux » lors d’activités de perturbation à l’université, fait valoir la direction de l’UQAM. Six de ces étudiants font face à une suspension d’une année. Les trois autres, dont Justine Boulanger qui siège au conseil d’administration et au comité exécutif de l’UQAM, risquent l’expulsion définitive de l’établissement.

 

Les associations étudiantes considèrent ces manoeuvres comme des tentatives d’intimidation, au moment où 60 000 étudiants d’un peu partout au Québec déclenchent des mouvements de grève pour protester contre le gouvernement Couillard. La tension est à son comble à l’UQAM, réputée pour le militantisme de ses étudiants.

 

Les neuf étudiants ont été avisés vendredi dernier — à quelques heures d’une grève étudiante — qu’ils devraient comparaître dans les jours suivants devant le comité exécutif de l’université, qui cherche à les expulser. Le comité exécutif les a convoqués les 27 et 30 mars, ainsi que les 1er et 2 avril. Une pétition lancée lundi par un groupe d’étudiants de l’UQAM vise à mobiliser professeurs et étudiants contre cette offensive qualifiée « d’antidémocratique ».

 

« C’est la première fois que l’Université émet des avis de sanctions disciplinaires pour des activités politiques. Nous demandons à ce que ces rencontres-là [entre le comité exécutif de l’UQAM et les étudiants] n’aient pas lieu », a indiqué au Devoir Justine Boulanger, menacée d’expulsion définitive de l’UQAM.

 

Ironie du sort, elle siège elle-même au comité exécutif qui doit entendre les étudiants jugés trop « militants », et les sanctionner. Les neuf étudiants ciblés par l’UQAM se sont rencontrés lundi soir et ont convenu de mobiliser la communauté universitaire contre ces sanctions, les plus sévères que l’établissement puisse imposer.

 

« La conjoncture actuelle porte à croire que ces convocations sont purement politiques et minutieusement calculées. Peu importe nos allégeances politiques ou nos sentiments quant à la grève naissante, nous devons impérativement nous rassembler pour défendre notre liberté d’expression et notre liberté académique », indique la pétition diffusée en ligne lundi.

 

« L’administration profite de façon tout à fait ouverte de la situation pour retirer un maximum de représentant-e-s étudiant-e-s des instances décisionnelles, des représentant-e-s pourtant dûment élu-e-s par l’ensemble des étudiant-e-s. Il s’agit d’une purge antidémocratique tout à fait inacceptable, qui touche l’ensemble de la communauté de l’Université : qui sait jusqu’où ira l’UQAM dans l’avenir pour retirer nos voix de ses instances et empêcher l’action politique au sein de la communauté, si ces premières expulsions ont lieu ? »

 

Manifestations et perturbations

 

Selon les étudiants, l’Université affirme que les faits reprochés aux manifestants sont survenus lors des événements suivants :

 

manifestation à l’UQAM contre la vidéosurveillance le 30 janvier 2013 ;

 

levée de cours lors des journées de grève les 2 et 3 avril 2014, et le 8 octobre 2014 ;

 

manifestation organisée par le syndicat des étudiants et employés (SETUE) le 2 avril 2014 ;

 

dérangement de la conférence de Frank Des Rosiers, sous-ministre adjoint au gouvernement fédéral, le 20 janvier 2015.

 

La direction de l’UQAM a refusé de faire quelque commentaire que ce soit sur cette controverse, en plaidant que les renseignements personnels des étudiants sont confidentiels. Jenny Desrochers, porte-parole de l’UQAM, a dit ignorer si des accusations criminelles ont été déposées ou sont sur le point de l’être contre les étudiants visés.

 

Faire taire la dissidence

 

Selon les étudiants, l’Université tente par tous les moyens de faire taire la dissidence au sein de l’établissement. Les neuf convocations au comité exécutif sont arrivées toutes en même temps, vendredi dernier, même si les événements sont survenus à plusieurs mois d’intervalle. De plus, les étudiants visés ne posent aucune menace à la communauté universitaire, souligne la pétition.

 

L’expulsion de l’université, définitive ou pour une année, aurait des conséquences désastreuses pour les étudiants visés, note la pétition. « […] les étudiant-e-s concerné-e-s ont continué leurs études avec acharnement, y investissant des centaines d’heures et des milliers de dollars, pour voir aujourd’hui leurs efforts réduits à néant, certain-e-s à quelques semaines de l’obtention de leur diplôme, d’autres de leur entrée à la maîtrise », indique le document.

 

« En plus de potentiellement mettre à mal les études de plusieurs étudiant-e-s motivé-e-s, en empêchant l’obtention de leur diplôme ou leur accession aux cycles supérieurs, en plus de faire perdre leur emploi à d’autres étudiant-e-s présentement employé-e-s à l’UQAM, cette attaque concertée de l’administration de l’UQAM remet en question le droit de l’ensemble de la communauté universitaire, autant professeur-e-s qu’employé-e-s, autant étudiant-e-s que chargé-e-s de cours, de se faire entendre au sein de l’Université. »

UQAM: quand le militantisme tourne à l’intimidation
23 mars 2015 écrit par Cyberpresse

En 2012, des militants encagoulés ont passé la porte au début d’un cours, l’un à la suite de l’autre, une vingtaine en tout. Ils avaient apporté des casseroles. Ils n’étaient pas là pour faire une blague ou pour une initiation.

«Ils ont fait un vacarme d’enfer, explique le chargé de cours qui donnait sa présentation devant une trentaine d’étudiants ce jour-là et qui demande à garder l’anonymat. Il y en a un qui a commencé à prendre mon ordinateur. Un autre m’a demandé de sortir. Je lui ai dit: « Je veux bien te parler, mais tu dois d’abord enlever ta cagoule ». Il m’a répondu: « OK, je vais l’enlever, mais on va dans le corridor ».»

Dans un corridor désert du pavillon Président-Kennedy, le «paquebot» de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), près de la Place des Arts, le militant a lancé un ultimatum: «Il faut que vous sortiez, sinon on vous sort.»

«J’ai répondu que je n’avais pas envie de me battre», explique le chargé de cours. Il est rentré dans la classe pour demander à ses étudiants de partir.

Il ajoute aujourd’hui: «Je ne crois pas qu’on en serait venus aux coups… D’un autre côté, je ne sais pas ce qu’ils auraient fait si j’avais dit: « Non, on ne sort pas ».»

Un point saillant

L’incident est survenu après les mois de grèves et de manifestations historiques du printemps érable. Rapporté en détail ici pour la première fois, il est l’un des points saillants de ce que 13 professeurs et près de 400 étudiants ont récemment dénoncé dans des pétitions et des lettres ouvertes comme étant un climat d’intimidation et de perturbation à l’UQAM, surtout dans le pavillon Hubert-Aquin, le pavillon des sciences humaines.

Après des années de travail à l’université, le chargé de cours victime d’intimidation n’avait jamais vécu une telle situation d’agressivité. Son cours n’était pas soumis à l’ordre de levée de cours en vigueur à la rentrée 2012, car il concernait les stages, explique-t-il.

«Mon impression, c’est que la direction laisse un peu les choses aller, pour que ça n’empire pas. Sauf que je suis à peu près convaincu que c’est un groupuscule qui fait ce genre d’actions, qui mène le bal.»

Même en cette période de tensions, les intrusions de commandos encagoulés dans les classes sont loin d’être courantes à l’UQAM. Des médias ont récemment parlé de «champ de bataille» à l’université, description qui parvient à dénaturer à la fois les champs de bataille et l’université.

Dans le pavillon Hubert-Aquin, ces jours-ci, on croise surtout des étudiants réunis en grappe autour de leurs ordinateurs portables. Au café étudiant Salon G, les clients sont invités à faire un choix entre 14 carafes de café filtre et la seule affiche revendicatrice en vue est un panonceau interdisant de faire chauffer du poisson dans le four à micro-ondes.

D’autres signes montrent que l’université a déjà connu des heures plus calmes. Près des portes rotatives qui donnent dans le métro Berri-UQAM, un gardien de sécurité privé de Garda passe les heures, debout, à toiser les gens qui entrent. Le mois dernier, des militants ont frappé dans les portes et les fenêtres des bureaux du personnel de l’université. Une vitre a été brisée, sous les regards d’employés apeurés.

«Il n’y a pas de violence contre des personnes à l’université, mais il y a de l’intimidation. Il y a des gens qui ont été éjectés de groupes d’étude à cause de leurs opinions», affirme Alexandre Luiggi, étudiant en droit et l’un des rares qui acceptent de s’exprimer sur ce sujet sensible.

«Dans les toilettes, pendant l’Assemblée générale, un étudiant s’est fait dire: « Maintenant, ce serait bien si tu arrêtais de parler au micro »», ajoute-t-il.

Cause des plus récentes tensions: la grève de deux semaines qui doit débuter aujourd’hui pour lutter contre les mesures d’austérité du gouvernement Couillard, qui avait été votée notamment par l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) et l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED). La grève doit réunir plus de 37 000 étudiants des collèges et des universités.

Domination des assemblées

À l’UQAM, des étudiants accusent un noyau militant de ces associations d’avoir dominé les débats en assemblée, déclenchant la grève controversée. L’AFESPED est d’ailleurs plongée dans le chaos depuis vendredi dernier, alors que les membres ont voté à 52% pour se désolidariser de leur propre association, du jamais vu.

«Les militants pro-grève nous disaient: « Peu importe si ça donne des résultats ou non, on descend dans la rue, car c’est tout ce qu’on peut faire ». Si tu es contre, on te traite de « capitaliste de droite ». Ces gens-là ne sont plus des étudiants: ce sont des croyants», dit l’un d’entre eux.

Un étudiant à la maîtrise en science politique, qui a demandé à garder l’anonymat, est contre cette interprétation.

«On dit toujours que les étudiants qui votent sont pro-grève, mais il y a des centaines et des centaines d’étudiants qui ne sont pas allés voter qui sont eux aussi en faveur de la grève», dit-il.

Il explique avoir pris part à des assemblées générales où à peine deux ou trois étudiants étaient contre la grève. «Et ils ont été entendus. J’étais même surpris de voir ça», dit-il, ajoutant que «les deux côtés ont fait des coups bas», incluant selon lui le déclenchement d’un vote sur la légitimité des associations étudiantes.

Au siège commun de l’AFESH et de l’AFESPED, on s’affaire ces jours-ci à préparer la grève.

Un membre nous informe qu’aucun porte-parole n’est disponible. «Il faudrait élire un porte-parole en assemblée générale, mais ça irait sans doute au-delà de votre heure de tombée», s’est-on vu répondre.

Julien Bauer, professeur au département de science politique dont les opinions pro-Israël lui ont valu d’être ciblé par des étudiants militants, remarque que, dans les années 70, les militants de gauche étaient beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui à l’UQAM.

«Aujourd’hui, les militants sont plus anarchiques. L’idée, c’est que la pagaille, c’est bon en soi, et que tous ceux qui ne pensent pas comme moi, on va mettre des graffitis sur leur porte, on va les insulter, les intimider», laisse entendre M. Bauer.

Le professeur a vu sa porte de bureau vandalisée deux fois récemment, dont une fois avec des graffitis antisémites. Il est l’un des 13 professeurs signataires de la lettre envoyée en février au Devoir dénonçant le «harcèlement et l’intimidation» à l’université.

«Des gens à l’intérieur de l’UQAM nous disent: « Vous n’auriez pas dû signer la lettre, car cela fait une tempête pour un problème causé par une poignée d’étudiants ». Notre réponse, c’est qu’il y a un moment où il faut dire : « On a atteint une limite ».»

M. Bauer déplore toutefois que les médias ne semblent s’intéresser à l’UQAM que lorsque des tensions explosent.

«Sur 40 000 étudiants, il y a 50 zouaves qui arrivent masqués et qui flanquent la pagaille, et là, tadam! , on est à la une des journaux… Les 39 950 autres, on n’en entend jamais parler.»

Faut-il effectuer un suivi après une entrevue d’embauche?
23 mars 2015 écrit par Jobboom Blog

homme au telephone 01 Faut il effectuer un suivi après une entrevue d’embauche?

Photo : Csehak Szabolcs / Shutterstock

Faire ou ne pas faire un suivi auprès du recruteur après une entrevue d’embauche? D’un côté, vous êtes impatient d’avoir des nouvelles, mais de l’autre, vous ne voulez pas paraître harcelant. Que faire? Voici ce qu’en pensent trois recruteurs professionnels.

Un courriel suffit

«Les recruteurs sont souvent bombardés de téléphones de candidats qui demandent des suivis après une entrevue. Il s’agit d’une surcharge de travail pour le recruteur. Il est préférable d’attendre le suivi de la part de ce dernier.

«Il est, par contre, bien vu qu’un candidat, à la suite à une entrevue, envoie un courriel de remerciement au recruteur et au gestionnaire. Dans ce courriel, le candidat peut réitérer son désir de se joindre à l’organisation. Cela démontre sa motivation et son professionnalisme, sans ajouter de lourdeur au travail du recruteur. »

Lucy Rodrigues, Chef de section, acquisition et gestion de talents chez Métro

Déceler les indices

«Tout dépend de la façon dont s’est terminée votre entrevue. En général, les conseillers en recrutement sont assez transparents pour vous faire savoir leurs intentions : si votre candidature les intéresse, ils vous introduiront aux autres employés de la compagnie et vous expliqueront quelle sera la suite des événements.

«Si vous souhaitez tout de même faire un suivi, le courriel est la méthode la plus efficace, puisque les recruteurs sont souvent en entrevue. Vous n’aurez peut-être pas de réponse tout de suite, car il y a souvent plusieurs «urgences» à traiter, mais vous aurez assurément un suivi!»

Maryse Plante, conseillère en ressources humaines senior – Ingénierie et technique chez Adecco Sherbrooke

Une preuve de professionnalisme

«Une lettre de suivi après une entrevue est définitivement un plus. Malheureusement, peu de candidats adhèrent à cette pratique. Je crois que c’est une très belle façon de réitérer son intérêt pour le poste convoité et de laisser savoir que nous aimerions continuer le processus de recrutement.

«Il est également très professionnel d’écrire une lettre de suivi si l’on désire retirer sa candidature. Il se peut que finalement, le poste pour lequel on a passé une entrevue ne corresponde pas à nos objectifs de carrière. Informer le recruteur des raisons de cette décision l’aidera à comprendre et, au besoin, lui permettra d’ajuster son approche de recrutement.»

Valérie Randone, chef d’équipe et conseillère en recrutement – Amérique du Nord chez Drake International

En savoir plus

Voir d’autres articles de la série «L’avis du recruteur».

À qui sont confiés nos enfants?
23 mars 2015 écrit par Journal Métro

Les éducateurs de la petite enfance inscrits (EPEI) travaillent dans une variété de milieux d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.

Toutefois, ils sont souvent perçus, à tort, comme appartenant à une profession qui n’exige aucune éducation formelle, et dans laquelle il n’existe aucune norme professionnelle. En réalité, les EPEI ont reçu une formation spécialisée et sont qualifiés pour s’occuper d’enfants dans toute une variété de milieux éducatifs et sociaux. Ce sont des professionnels qui se dévouent au bien-être et au développement des jeunes enfants. Ils sont également tenus responsables de leurs actes par l’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance (OEPE).

Voici quelques faits intéressants au sujet des EPEI.

Les EPEI sont plus que des gardiennes ou gardiens d’enfants
Bien que les gardiens d’enfants interagissent avec les enfants et aient un impact sur eux, le gardiennage est parfois considéré comme un travail à temps partiel qui n’exige aucune qualification. Les EPEI, pour leur part, possèdent des connaissances spécialisées et sont responsables de leurs actes. Leur travail consiste à évaluer les besoins de développement des enfants et de créer ensuite un curriculum qui réponde aux besoins spécifiques des enfants.

Les EPEI sont formés dans leur domaine
Les EPEI sont tenus de suivre un programme de formation et de respecter des normes professionnelles. L’Ordre des éducateurs de la petite enfance veille à ce que les EPEI reçoivent une formation appropriée. Il s’occupe de la qualité des services d’éducation de la petite enfance et des normes d’exercice de la profession. En 2014, il a mis sur pied un programme d’apprentissage professionnel continu pour soutenir les EPEI dans leur formation continue.

UQAM: une association étudiante perd ses droits
23 mars 2015 écrit par Le Devoir

L’Association facultaire étudiante de science politique et de droit de l’UQAM (AFESPED) ne peut plus représenter ses membres. L’association étudiante a perdu ce droit au terme d’un scrutin électronique, réclamé par des étudiants, qui s’est conclu vendredi. Les membres de l’AFESPED devaient indiquer s’ils considèrent que leur association est « représentative » de leurs intérêts : 48 % ont répondu « oui » et 52 % ont dit « non ». La direction de l’UQAM n’a pas été en mesure de préciser vendredi si ce résultat signifie la dissolution automatique de l’association ou encore si le mandat de grève applicable dès mercredi prochain est désormais caduc. « Une rencontre aura lieu dans les prochains jours entre l’UQAM et l’AFESPED pour établir les modalités de transition », a répondu la porte-parole de l’université, Jenny Desrochers. Dans un autre vote semblable, l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH) a reçu l’appui d’une majorité de ses membres.

Éducaloi: nouvelle formation pour les jeunes délinquants
22 mars 2015 écrit par Cyberpresse

Grâce à ce soutien financier offert par le gouvernement canadien, cet organisme montréalais de vulgarisation de l’information juridique, qui célèbre son 15e anniversaire cette année, pourra permettre à des adolescents ayant des ennuis avec la justice d’assister à une dizaine d’ateliers afin d’y acquérir des connaissances sur le système pénal.

L’objectif recherché sera de déconstruire certains préjugés qu’ils pourraient entretenir à son sujet.

Les intervenants, qui ne sont pas des juristes, mais qui sont quand même appelés à travailler auprès de ces jeunes, auront, de leur côté, droit à des conférences offertes à Montréal et à des séminaires présentés en ligne.

Des thématiques variées y seront abordées. Il y sera entre autres question des infractions souvent commises par des adolescents, des sanctions possibles et du processus de détermination des peines.

Le ministre fédéral de la Justice et procureur général du Canada, Peter MacKay, voit les initiatives d’Éducaloi d’un très bon oeil.

«Pour assurer la sécurité de nos rues et de nos communautés ainsi que pour favoriser la réadaptation des jeunes Canadiens ayant des démêlés avec la justice, il est essentiel de les renseigner sur notre système» et de leur offrir un encadrement adéquat, a-t-il expliqué.

Les offres d’emploi les plus populaires, du 13 au 20 mars
22 mars 2015 écrit par Jobboom Blog

top 10 01 Les offres d’emploi les plus populaires, du 13 au 20 mars

Illustration : iCreative3D / Shutterstock

Jobboom présente les 10 offres d’emploi les plus lues dans son site, du 13 au 20 mars 2015 (semaine 12).

  1. Commis de bureau
    Le Groupe Jean CoutuAutres emplois en Soutien administratif

  2. Opérateur de fabricationL´Oréal CanadaAutres emplois en Génie, biopharmaceutique, sciences et techniques scientifiques
  3. Préposée à la chaine de productionGroupe MarcelleAutres emplois en Construction, production et manutention

  4. Agent(e)
    Le Collège des médecins du QuébecAutres emplois en Soutien administratif

  5. Commis de bureau
    Gestion Bi-Eau PureAutres emplois en Soutien administratif

  6. Superviseur de Production 80K
    GB Groupe conseilAutres emplois de Cadres supérieurs et haute direction
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Guide de savoir-être en réunion
22 mars 2015 écrit par Journal Métro

Les réunions mobilisent beaucoup de temps et d’énergie au travail. Il faut donc prendre garde à ne pas les saboter en y mettant de la mauvaise foi. Voici quelques trucs pour instaurer une énergie collaborative efficace en réunion.

Préparez-vous
Se présenter à une réunion sans savoir de quoi il sera question est un non-sens. Prenez connaissance de l’ordre du jour et de l’objectif de la rencontre (avec un peu de chance, l’organisateur l’aura diffusé quelques jours à l’avance). Faites les lectures nécessaires et mettez-vous à jour dans les dossiers qui seront abordés.

Vérifiez si votre présence est nécessaire
Souvent, les réunions sont peuplées de gens dont la présence n’est pas essentielle. Si, après avoir été informé de l’objet de la rencontre, vous estimez que votre présence est superflue, faites-le savoir. Non seulement vous ne perdrez pas votre temps, mais vous éviterez également d’alourdir inutilement la rencontre.

Prenez des notes
En arrivant équipé d’un calepin et d’un crayon – ou d’un ordinateur portable –, vous envoyez le message que vous prenez la rencontre au sérieux. Vous vous assurez également d’avoir en possession toutes les informations nécessaires pour donner suite aux décisions qui seront prises pendant la réunion.

Soyez ponctuel
C’est une évidence, mais elle mérite d’être répétée. À preuve, quand on sonde les travailleurs sur les irritants au travail, les réunions qui commencent en retard sont régulièrement mentionnées. Et pour cause! En retardant le début de la rencontre, vous faites perdre du temps à toutes les personnes présentes, et vous paraissez négligent et désorganisé. À éviter!

Respectez le droit de parole
La plupart des équipes comptent un ou deux extravertis qui en mènent large et monopolisent la discussion. Si vous êtes l’un d’eux, gardez vos interventions courtes et pertinentes. Laissez la parole à vos collègues et, de grâce, ne les interrompez pas pendant qu’ils parlent. En revanche, si vous êtes plutôt discret, prenez la place qui vous revient et livrez le fond de votre pensée lorsqu’on vous tend le micro.

Respectez l’ordre du jour
Une fois vos collègues réunis, parler d’autres projets ou enjeux pressants peut être tentant. Ne tombez pas dans le piège. C’est la meilleure façon de faire dérailler la rencontre et de l’étirer indûment. Sans compter que toutes les personnes présentes ne sont peut-être pas concernées. Au besoin, convoquez une autre rencontre pour aborder ces questions.

Restez attentif
Si vous avez un téléphone intelligent dans la poche, vous pourriez facilement jeter un œil à vos courriels ou même prendre un appel. Résistez! Non seulement ce serait impoli, mais vous risquez de manquer une partie de l’information qu’on essaie de vous transmettre.

Abstenez-vous aussi de discuter en catimini avec votre voisin. Si vous avez des renseignements importants à lui transmettre, prenez-en note et revenez-y après la réunion.

Donnez suite
Une fois la rencontre terminée, mettez au propre toutes vos notes importantes. Ensuite, attaquez-vous promptement aux tâches qui vous ont été attribuées pendant la rencontre.


First Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Second Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Third Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

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