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Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
19 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Du stress et encore du stress
19 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Les exigences sont nombreuses tant à l’école, sur le marché du travail que socialement. De plus, tout va de plus en plus vite et on attend de nous de la performance. Nombreux sont ceux qui s’imposent de suivre la parade mais à quel prix!

Les conseillers d’orientation reçoivent beaucoup de demandes d’aide concernant le stress au travail. Certaines personnes demandent du support de façon préventive mais nombreux sont ceux qui arrivent dans nos bureaux déjà au bout du rouleau, suite à un arrêt de travail, un syndrome d’épuisement professionnel (burnout), etc.
L’accumulation de stress pousse bien des gens au pied du mur. C’est comme s’ils étaient dans une roue qui tourne de plus en plus vite et ils n’arrivent plus à la ralentir ou l’arrêter. Ils peuvent se sentir dépassés, étouffés, en perte de contrôle, n’arrivent plus à voir clair, à réfléchir voire même à avoir du plaisir à travailler et/ou à vivre tout simplement. Ce sentiment peut prendre de plus en plus de place dans leur vie.

Trop c’est trop!

Je remarque en consultation que l’individu vivant ce type de problématique, ajoute une pression supplémentaire importante pour des raisons personnelles que vous verrez plus loin dans cet article. Celui-ci a un certain pouvoir sur le stress vécu tant au travail que dans sa vie et c’est sur cet aspect qu’il est important de s’arrêter afin de reprendre ce pouvoir.

Vous avez plus de pouvoir que vous croyez!

Voici diverses raisons pour lesquelles plusieurs vivent ce type de difficulté.

Le perfectionnisme

La majorité des gens veulent bien faire mais certains d’entre eux sont continuellement insatisfaits pour toutes sortes de raisons. Ce qui les pousse à en faire toujours davantage et ce cercle vicieux n’a plus de fin. Ils en viennent à ne plus savoir ce qui est prioritaire et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi il peut être pertinent de revoir ses priorités, ses besoins, ses valeurs dans le cadre d’une démarche avec un conseiller d’orientation.

Dépasser ses propres limites

Pour bien faire, pour ne pas déplaire, pour ne pas avoir l’air faible, etc., plusieurs vont accepter pratiquement tout ce qu’on leur demande. Certains peuvent également accepter le manque de respect à leur égard. La connaissance de soi permet de nommer ses besoins et de respecter et de faire respecter ses limites.

Des exigences trop élevées

Souvent, l’individu s’impose à lui-même un niveau élevé d’exigence. Vouloir être performant dans chaque sphère de sa vie est bien sûr une noble intention. Toutefois, ce n’est pas réaliste. Une bonne connaissance de soi permet de définir ce qui est vraiment important et de choisir ses combats.

Difficulté à calmer son mental

Il est nécessaire de s’autoriser du temps pour faire le calme intérieurement. Certains feront cet exercice dans l’action tandis que d’autres dans des activités plus statiques. L’important est de pouvoir se connecter à soi pour ressentir ses propres signaux (ex : fatigue, maux physiques, petites voix culpabilisantes, sentiment d’être dépassé, etc.). Ces signaux indiquent l’état dans lequel vous êtes à ce moment et permettent de gérer la suite en fonction de vos besoins.

L’estime de soi

Le manque de reconnaissance et d’appréciation de ses propres forces et limites amène souvent l’individu à accepter des situations qui le dépassent. Il se compare et a le sentiment qu’il n’est pas assez bon, assez rapide, etc. S’il nomme ses besoins et insatisfactions, il a peur de déplaire, de déranger, du jugement des autres, de créer des conflits ou d’être mis de côté. Par ce fait même, la personne peut s’isoler, s’effacer et/ou ne pas demander de l’aide au risque de paraître incompétente, non autonome, incapable de prendre plus de responsabilités parce qu’elle ne se sent jamais à la hauteur, etc.

En conclusion, pour palier à ce manque, la personne en fait beaucoup et malgré cela, ce n’est jamais assez pour être satisfaisant. Comme l’exemple du verre troué, même si on ajoute de l’eau, le liquide ne demeure pas dans le contenant.

La peur

Peur du jugement, de déplaire, de paraître incompétent, de ne pas en faire assez, de déranger, de l’inconnu, de ne pas être intéressant, etc. La peur fait partie de la vie humaine et elle prend différentes formes selon notre parcours, nos blessures et notre personnalité. Être conscient de ce qui nous fait peur permet de vérifier si cette peur est réelle ou non, d’agir dessus pour l’apaiser et de ne pas la laisser diriger notre vie.

Rigidité à changer les choses

La peur de perdre le contrôle dans une période de stress et d’anxiété peut développer une forme de rigidité mentale. La personne craint d’apporter des changements comme si son château de cartes allait s’écrouler. Et plus elle avance dans ce processus et plus elle a de la difficulté à y voir clair et à réfléchir aux solutions qui pourraient l’aider. Tout lui parait comme une montagne impossible à franchir. Le premier pas à effectuer ici est de prendre soin de soi le plus possible. Respirer profondément et faire des activités qui calment votre mental le plus souvent possible, bien dormir et manger.

Éviter la vraie remise en question

Évidemment, pour toutes sortes de raisons, il y a des périodes dans la vie où l’individu n’a pas le goût de se remettre en question et c’est bien légitime. Toutefois, lorsque cette réflexion ne se fait jamais et qu’il n’y a aucun changement, alors qu’une situation est insatisfaisante, voire même intolérable, il en découle une série de problèmes. Ces problèmes peuvent être d’ordre psychologique, physique, mental ou encore, apporter des conflits avec les gens au travail et des difficultés diverses avec la famille et les amis.

Mettez le bâton dans la roue!

Quand la roue tourne à toute allure, bien des gens ne perçoivent plus leurs signaux personnels. L’adrénaline peut être élevée, tellement d’informations circulent dans la tête et l’ouverture d’esprit diminue face aux solutions possibles.

Des petits trucs

D’abord, respirez!

Veillez à respirer consciemment le plus souvent possible dans une journée. Respirez jusqu’à votre inspiration atteigne votre ventre au moins à trois reprises. À la longue, cet exercice peut vous aider à y voir plus clair et à relativiser la situation vécue.

Le sommeil est précieux

Si vous avez de la difficulté à dormir, tentez de faire une sieste dans le jour afin d’éviter l’accumulation de fatigue.

Des moments de calme mental et de relaxation

Le contact avec la nature est excellent, le sport, la méditation, etc. Il est important que l’activité mentale ait des périodes d’accalmie pour maintenir un équilibre. C’est comme si on demandait à un coureur de courir sans arrêt. Ça n’a aucun sens.

La connaissance de soi est à la base du mieux-être

Plus la personne se connaît et plus elle est en mesure de se respecter et de se faire respecter, de nommer ses besoins et ses limites, meilleure est son estime d’elle-même et plus elle peut être réaliste quant à ses exigences.

D’ailleurs, les conseillers d’orientation peuvent vous aider à prendre du recul face à votre situation et à trouver des solutions, qui souvent, évitent des changements drastiques. Ces conseillers peuvent aussi vous permettre de  définir ce qui est le plus important pour vous, vos intérêts les plus significatifs et les talents que vous aimeriez mettre de l’avant sur le marché du travail de façon à prendre des décisions éclairées quant à votre carrière.

Bonne réflexion!

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Le débat sur la gestion des universités reprend de plus belle
18 novembre 2017 écrit par Le Devoir

« Détournement marchand », « dérive autoritaire », « perte de pouvoir des professeurs » : la colère gronde dans des universités québécoises, où une partie de bras de fer oppose syndicats et directions d’établissement.

 

La controverse est ainsi repartie de plus belle autour de la refonte projetée de la charte de l’Université de Montréal (UdeM), qui fait l’objet de vives critiques de la part des associations regroupant 78 000 professeurs d’université au Québec et dans le reste du Canada.

 

Une question cruciale se trouve au coeur du débat : qui prend les grandes décisions de l’université ? L’UdeM cherche à réduire l’influence des professeurs et chercheurs dans la gestion de l’établissement au profit d’autres représentants de la communauté universitaire (chargés de cours, personnel de soutien) et de membres externes, issus de l’extérieur du campus.

 

Cette bataille a agité le campus de l’UdeM au cours de l’hiver dernier. Le recteur Guy Breton avait suspendu sa réforme, mais l’initiative a refait surface dans un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale cette semaine.

 

L’université compte faire davantage de place aux membres dits « indépendants » (issus de l’extérieur du campus) au conseil d’administration et au comité exécutif de l’établissement. Le projet de nouvelle charte prévoit aussi une réduction des pouvoirs de l’assemblée universitaire, qui regroupe des représentants de toutes les composantes de l’établissement — professeurs, chargés de cours, étudiants, professionnels de recherche, cadres de l’université, et ainsi de suite.

 

Pour le recteur Guy Breton, la nouvelle charte vise à faire entrer la gouvernance de l’UdeM dans le XXIe siècle en branchant l’établissement sur ses milliers de diplômés qui occupent des postes importants dans le milieu des affaires, de la culture ou dans le secteur communautaire, par exemple.

 

Le principe de collégialité reste en place, mais d’autres voix que celles des professeurs se feront aussi entendre, insiste l’UdeM. La réforme proposée correspond à ce qui se fait dans d’autres universités nord-américaines.

 

« Coup de force »

 

Pour les syndicats de professeurs, la nouvelle charte de l’UdeM représente un « coup de force » qui bafoue le principe de collégialité au coeur de la mission de l’université. Le projet de loi visant à réformer la gouvernance de l’UdeM est un « cheval de Troie » qui risque de se multiplier dans tout le pays, soutient l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) — qui regroupe 70 000 membres dans 120 universités.

 

Pour l’Association, le projet du recteur Breton remet la gestion de l’UdeM entre les mains de gens d’affaires. Or l’enseignement supérieur n’est pas une marchandise, fait valoir l’ACPPU.

 

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), de son côté, affirme que le projet menace la liberté universitaire des professeurs et leurs droits fondamentaux d’association et de représentation. Les professeurs deviendraient de « simples exécutants » avec le projet du recteur de l’UdeM, estime la Fédération.

 

« Gestion participative »

 

Un débat similaire est survenu à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Le Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO vient de remporter deux griefs contre la nomination de cadres à des postes réservés à des professeurs syndiqués.

 

« Il est possible qu’il y ait un vide à combler dans la réglementation, mais les droits de gérance de l’Université à titre d’employeur ne lui permettent pas de se substituer au conseil d’administration », écrit l’arbitre Denis Provençal dans une décision du 25 octobre 2017.

 

L’UQO avait désigné des cadres pour remplir ces fonctions, car aucun syndiqué n’avait posé sa candidature. « On se réjouit de la décision. On espère que ça va favoriser l’implication de professeurs », a affirmé Gilles Mailloux, directeur des communications et du recrutement à l’UQO.

 

Programmes « payants »

 

Louise Briand, présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, se réjouit elle aussi de ce qu’elle considère comme un rappel à l’ordre du tribunal d’arbitrage. « L’arbitre a souligné que la réglementation du réseau de l’UQ est établie sur la gestion participative. Les cadres du réseau ont tendance à l’oublier », dit-elle au Devoir.

 

Elle souhaite que le 50e anniversaire du réseau des universités du Québec, en 2018, permette de réaffirmer avec plus de vigueur le principe de cogestion. « Le détournement marchand est doublé d’une dérive autoritaire, dans le réseau de l’UQ comme ailleurs », ajoute Louise Briand, qui est aussi vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN).

 

La multiplication des cadres et des administrateurs externes à des postes-clés des universités entraîne une logique marchande, selon elle. Ces gestionnaires risquent de donner la priorité aux programmes « payants », calqués sur les besoins des entreprises, par exemple. Louise Briand cite le projet de décentralisation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) : les budgets seraient décentralisés vers les facultés et écoles les plus lucratives, notamment l’École des sciences de la gestion.

L’immigration, terreau fertile pour les petites entreprises
18 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Ses perles rares, c’est à l’étranger qu’Espace Stratégies les déniche. Des talents négligés, selon son président et fondateur, Jocelyn Gagnon.

En 10 ans d’existence, la petite entreprise Espace Stratégies de Jocelyn Gagnon a recruté près d’une vingtaine d’employés. Parmi eux, la moitié a été trouvée hors de nos frontières. C’est principalement au Maghreb, en Europe et en Afrique francophone que la firme de service-conseil en stratégie d’affaires déniche des employés de choix.

Avec son statut de petite entreprise, Jocelyn Gagnon est lucide: il ne joue pas dans la cour des grands. «On n’a pas les moyens de rivaliser avec les gros joueurs, qui offrent des avantages sociaux qu’on ne peut pas accoter, ou qui se positionnent sur des marchés inaccessibles pour nous parce qu’on est trop petits.» Dans un tel contexte, pour attirer des consultants hautement qualifiés, la tactique a consisté à offrir des possibilités d’avancement plus alléchantes que les grandes entreprises de conseil et stratégie.

«La contribution des gens est essentielle au succès de l’entreprise; on mise beaucoup sur les talents», explique Jocelyn Gagnon. L’entreprise a donc développé une stratégie de recrutement correspondant à ses besoins, en se tournant vers un bassin de main-d’œuvre moins souvent considéré. Ses critères de recrutement sont orientés vers les talents. «Il faut les chercher là où ils sont négligés, et dans les communautés culturelles, ils le sont particulièrement. Dès nos débuts, nous tourner vers l’étranger a été une stratégie délibérée, pas un choix par défaut.»

Traduire les compétences
Le dernier employé recruté par la firme a un solide CV. Il cherchait du travail depuis plus de 10 mois. Pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, la main-d’œuvre étrangère n’est pas toujours considérée à la hauteur de ses compétences, croit le président. «On va chercher des gens qui ont une expérience à l’étranger et on transpose leurs compétences. Pour nous, l’immigration est un terreau fertile.»

Selon Jocelyn Gagnon, l’expérience acquise à l’étranger est trop souvent mal comprise et nécessite un travail d’interprétation. «On gagne à faire cet effort de transposition, à évaluer comment le bagage de formation et d’expérience provenant d’ailleurs peut être appliqué à nos besoins.» Quand il recrute, le président commence par interpréter le potentiel d’un candidat, puis le confirme grâce à des mises en situation, des études de cas.

«Le congédiement, parce qu’on s’est trompé, est le même avec des personnes venant de l’étranger qu’avec des Québécois d’origine. Le critère numéro un, pour entrer chez nous, est qu’il faut que ça clique en termes de valeurs. Ce qui peut changer, c’est l’intégration culturelle, qui peut effectivement prendre un peu plus de temps. Il y a un processus d’adaptation, de formation, de compréhension de sensibilités différentes.» Et peu importe l’origine de ses recrues, Jocelyn Gagnon doit les former. Qu’elles aient étudié ici ou au bout du monde, que leurs codes culturels diffèrent ou pas de ceux en vigueur ici, une phase d’appropriation des valeurs de l’entreprise est inévitable. Dans ce contexte, recourir à la main-d’œuvre étrangère permet à l’entreprise d’accéder à ces talents négligés.

Une fois par mois, Métro propose des portraits inspirants de 
Montréalais issus de l’immigration qui témoignent de leurs parcours et de leurs succès.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
18 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Du stress et encore du stress
18 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Les exigences sont nombreuses tant à l’école, sur le marché du travail que socialement. De plus, tout va de plus en plus vite et on attend de nous de la performance. Nombreux sont ceux qui s’imposent de suivre la parade mais à quel prix!

Les conseillers d’orientation reçoivent beaucoup de demandes d’aide concernant le stress au travail. Certaines personnes demandent du support de façon préventive mais nombreux sont ceux qui arrivent dans nos bureaux déjà au bout du rouleau, suite à un arrêt de travail, un syndrome d’épuisement professionnel (burnout), etc.
L’accumulation de stress pousse bien des gens au pied du mur. C’est comme s’ils étaient dans une roue qui tourne de plus en plus vite et ils n’arrivent plus à la ralentir ou l’arrêter. Ils peuvent se sentir dépassés, étouffés, en perte de contrôle, n’arrivent plus à voir clair, à réfléchir voire même à avoir du plaisir à travailler et/ou à vivre tout simplement. Ce sentiment peut prendre de plus en plus de place dans leur vie.

Trop c’est trop!

Je remarque en consultation que l’individu vivant ce type de problématique, ajoute une pression supplémentaire importante pour des raisons personnelles que vous verrez plus loin dans cet article. Celui-ci a un certain pouvoir sur le stress vécu tant au travail que dans sa vie et c’est sur cet aspect qu’il est important de s’arrêter afin de reprendre ce pouvoir.

Vous avez plus de pouvoir que vous croyez!

Voici diverses raisons pour lesquelles plusieurs vivent ce type de difficulté.

Le perfectionnisme

La majorité des gens veulent bien faire mais certains d’entre eux sont continuellement insatisfaits pour toutes sortes de raisons. Ce qui les pousse à en faire toujours davantage et ce cercle vicieux n’a plus de fin. Ils en viennent à ne plus savoir ce qui est prioritaire et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi il peut être pertinent de revoir ses priorités, ses besoins, ses valeurs dans le cadre d’une démarche avec un conseiller d’orientation.

Dépasser ses propres limites

Pour bien faire, pour ne pas déplaire, pour ne pas avoir l’air faible, etc., plusieurs vont accepter pratiquement tout ce qu’on leur demande. Certains peuvent également accepter le manque de respect à leur égard. La connaissance de soi permet de nommer ses besoins et de respecter et de faire respecter ses limites.

Des exigences trop élevées

Souvent, l’individu s’impose à lui-même un niveau élevé d’exigence. Vouloir être performant dans chaque sphère de sa vie est bien sûr une noble intention. Toutefois, ce n’est pas réaliste. Une bonne connaissance de soi permet de définir ce qui est vraiment important et de choisir ses combats.

Difficulté à calmer son mental

Il est nécessaire de s’autoriser du temps pour faire le calme intérieurement. Certains feront cet exercice dans l’action tandis que d’autres dans des activités plus statiques. L’important est de pouvoir se connecter à soi pour ressentir ses propres signaux (ex : fatigue, maux physiques, petites voix culpabilisantes, sentiment d’être dépassé, etc.). Ces signaux indiquent l’état dans lequel vous êtes à ce moment et permettent de gérer la suite en fonction de vos besoins.

L’estime de soi

Le manque de reconnaissance et d’appréciation de ses propres forces et limites amène souvent l’individu à accepter des situations qui le dépassent. Il se compare et a le sentiment qu’il n’est pas assez bon, assez rapide, etc. S’il nomme ses besoins et insatisfactions, il a peur de déplaire, de déranger, du jugement des autres, de créer des conflits ou d’être mis de côté. Par ce fait même, la personne peut s’isoler, s’effacer et/ou ne pas demander de l’aide au risque de paraître incompétente, non autonome, incapable de prendre plus de responsabilités parce qu’elle ne se sent jamais à la hauteur, etc.

En conclusion, pour palier à ce manque, la personne en fait beaucoup et malgré cela, ce n’est jamais assez pour être satisfaisant. Comme l’exemple du verre troué, même si on ajoute de l’eau, le liquide ne demeure pas dans le contenant.

La peur

Peur du jugement, de déplaire, de paraître incompétent, de ne pas en faire assez, de déranger, de l’inconnu, de ne pas être intéressant, etc. La peur fait partie de la vie humaine et elle prend différentes formes selon notre parcours, nos blessures et notre personnalité. Être conscient de ce qui nous fait peur permet de vérifier si cette peur est réelle ou non, d’agir dessus pour l’apaiser et de ne pas la laisser diriger notre vie.

Rigidité à changer les choses

La peur de perdre le contrôle dans une période de stress et d’anxiété peut développer une forme de rigidité mentale. La personne craint d’apporter des changements comme si son château de cartes allait s’écrouler. Et plus elle avance dans ce processus et plus elle a de la difficulté à y voir clair et à réfléchir aux solutions qui pourraient l’aider. Tout lui parait comme une montagne impossible à franchir. Le premier pas à effectuer ici est de prendre soin de soi le plus possible. Respirer profondément et faire des activités qui calment votre mental le plus souvent possible, bien dormir et manger.

Éviter la vraie remise en question

Évidemment, pour toutes sortes de raisons, il y a des périodes dans la vie où l’individu n’a pas le goût de se remettre en question et c’est bien légitime. Toutefois, lorsque cette réflexion ne se fait jamais et qu’il n’y a aucun changement, alors qu’une situation est insatisfaisante, voire même intolérable, il en découle une série de problèmes. Ces problèmes peuvent être d’ordre psychologique, physique, mental ou encore, apporter des conflits avec les gens au travail et des difficultés diverses avec la famille et les amis.

Mettez le bâton dans la roue!

Quand la roue tourne à toute allure, bien des gens ne perçoivent plus leurs signaux personnels. L’adrénaline peut être élevée, tellement d’informations circulent dans la tête et l’ouverture d’esprit diminue face aux solutions possibles.

Des petits trucs

D’abord, respirez!

Veillez à respirer consciemment le plus souvent possible dans une journée. Respirez jusqu’à votre inspiration atteigne votre ventre au moins à trois reprises. À la longue, cet exercice peut vous aider à y voir plus clair et à relativiser la situation vécue.

Le sommeil est précieux

Si vous avez de la difficulté à dormir, tentez de faire une sieste dans le jour afin d’éviter l’accumulation de fatigue.

Des moments de calme mental et de relaxation

Le contact avec la nature est excellent, le sport, la méditation, etc. Il est important que l’activité mentale ait des périodes d’accalmie pour maintenir un équilibre. C’est comme si on demandait à un coureur de courir sans arrêt. Ça n’a aucun sens.

La connaissance de soi est à la base du mieux-être

Plus la personne se connaît et plus elle est en mesure de se respecter et de se faire respecter, de nommer ses besoins et ses limites, meilleure est son estime d’elle-même et plus elle peut être réaliste quant à ses exigences.

D’ailleurs, les conseillers d’orientation peuvent vous aider à prendre du recul face à votre situation et à trouver des solutions, qui souvent, évitent des changements drastiques. Ces conseillers peuvent aussi vous permettre de  définir ce qui est le plus important pour vous, vos intérêts les plus significatifs et les talents que vous aimeriez mettre de l’avant sur le marché du travail de façon à prendre des décisions éclairées quant à votre carrière.

Bonne réflexion!

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Le débat sur la gestion des universités reprend de plus belle
17 novembre 2017 écrit par Le Devoir

« Détournement marchand », « dérive autoritaire », « perte de pouvoir des professeurs » : la colère gronde dans des universités québécoises, où une partie de bras de fer oppose syndicats et directions d’établissement.

 

La controverse est ainsi repartie de plus belle autour de la refonte projetée de la charte de l’Université de Montréal (UdeM), qui fait l’objet de vives critiques de la part des associations regroupant 78 000 professeurs d’université au Québec et dans le reste du Canada.

 

Une question cruciale se trouve au coeur du débat : qui prend les grandes décisions de l’université ? L’UdeM cherche à réduire l’influence des professeurs et chercheurs dans la gestion de l’établissement au profit d’autres représentants de la communauté universitaire (chargés de cours, personnel de soutien) et de membres externes, issus de l’extérieur du campus.

 

Cette bataille a agité le campus de l’UdeM au cours de l’hiver dernier. Le recteur Guy Breton avait suspendu sa réforme, mais l’initiative a refait surface dans un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale cette semaine.

 

L’université compte faire davantage de place aux membres dits « indépendants » (issus de l’extérieur du campus) au conseil d’administration et au comité exécutif de l’établissement. Le projet de nouvelle charte prévoit aussi une réduction des pouvoirs de l’assemblée universitaire, qui regroupe des représentants de toutes les composantes de l’établissement — professeurs, chargés de cours, étudiants, professionnels de recherche, cadres de l’université, et ainsi de suite.

 

Pour le recteur Guy Breton, la nouvelle charte vise à faire entrer la gouvernance de l’UdeM dans le XXIe siècle en branchant l’établissement sur ses milliers de diplômés qui occupent des postes importants dans le milieu des affaires, de la culture ou dans le secteur communautaire, par exemple.

 

Le principe de collégialité reste en place, mais d’autres voix que celles des professeurs se feront aussi entendre, insiste l’UdeM. La réforme proposée correspond à ce qui se fait dans d’autres universités nord-américaines.

 

« Coup de force »

 

Pour les syndicats de professeurs, la nouvelle charte de l’UdeM représente un « coup de force » qui bafoue le principe de collégialité au coeur de la mission de l’université. Le projet de loi visant à réformer la gouvernance de l’UdeM est un « cheval de Troie » qui risque de se multiplier dans tout le pays, soutient l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) — qui regroupe 70 000 membres dans 120 universités.

 

Pour l’Association, le projet du recteur Breton remet la gestion de l’UdeM entre les mains de gens d’affaires. Or l’enseignement supérieur n’est pas une marchandise, fait valoir l’ACPPU.

 

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), de son côté, affirme que le projet menace la liberté universitaire des professeurs et leurs droits fondamentaux d’association et de représentation. Les professeurs deviendraient de « simples exécutants » avec le projet du recteur de l’UdeM, estime la Fédération.

 

« Gestion participative »

 

Un débat similaire est survenu à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Le Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO vient de remporter deux griefs contre la nomination de cadres à des postes réservés à des professeurs syndiqués.

 

« Il est possible qu’il y ait un vide à combler dans la réglementation, mais les droits de gérance de l’Université à titre d’employeur ne lui permettent pas de se substituer au conseil d’administration », écrit l’arbitre Denis Provençal dans une décision du 25 octobre 2017.

 

L’UQO avait désigné des cadres pour remplir ces fonctions, car aucun syndiqué n’avait posé sa candidature. « On se réjouit de la décision. On espère que ça va favoriser l’implication de professeurs », a affirmé Gilles Mailloux, directeur des communications et du recrutement à l’UQO.

 

Programmes « payants »

 

Louise Briand, présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, se réjouit elle aussi de ce qu’elle considère comme un rappel à l’ordre du tribunal d’arbitrage. « L’arbitre a souligné que la réglementation du réseau de l’UQ est établie sur la gestion participative. Les cadres du réseau ont tendance à l’oublier », dit-elle au Devoir.

 

Elle souhaite que le 50e anniversaire du réseau des universités du Québec, en 2018, permette de réaffirmer avec plus de vigueur le principe de cogestion. « Le détournement marchand est doublé d’une dérive autoritaire, dans le réseau de l’UQ comme ailleurs », ajoute Louise Briand, qui est aussi vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN).

 

La multiplication des cadres et des administrateurs externes à des postes-clés des universités entraîne une logique marchande, selon elle. Ces gestionnaires risquent de donner la priorité aux programmes « payants », calqués sur les besoins des entreprises, par exemple. Louise Briand cite le projet de décentralisation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) : les budgets seraient décentralisés vers les facultés et écoles les plus lucratives, notamment l’École des sciences de la gestion.

L’immigration, terreau fertile pour les petites entreprises
17 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Ses perles rares, c’est à l’étranger qu’Espace Stratégies les déniche. Des talents négligés, selon son président et fondateur, Jocelyn Gagnon.

En 10 ans d’existence, la petite entreprise Espace Stratégies de Jocelyn Gagnon a recruté près d’une vingtaine d’employés. Parmi eux, la moitié a été trouvée hors de nos frontières. C’est principalement au Maghreb, en Europe et en Afrique francophone que la firme de service-conseil en stratégie d’affaires déniche des employés de choix.

Avec son statut de petite entreprise, Jocelyn Gagnon est lucide: il ne joue pas dans la cour des grands. «On n’a pas les moyens de rivaliser avec les gros joueurs, qui offrent des avantages sociaux qu’on ne peut pas accoter, ou qui se positionnent sur des marchés inaccessibles pour nous parce qu’on est trop petits.» Dans un tel contexte, pour attirer des consultants hautement qualifiés, la tactique a consisté à offrir des possibilités d’avancement plus alléchantes que les grandes entreprises de conseil et stratégie.

«La contribution des gens est essentielle au succès de l’entreprise; on mise beaucoup sur les talents», explique Jocelyn Gagnon. L’entreprise a donc développé une stratégie de recrutement correspondant à ses besoins, en se tournant vers un bassin de main-d’œuvre moins souvent considéré. Ses critères de recrutement sont orientés vers les talents. «Il faut les chercher là où ils sont négligés, et dans les communautés culturelles, ils le sont particulièrement. Dès nos débuts, nous tourner vers l’étranger a été une stratégie délibérée, pas un choix par défaut.»

Traduire les compétences
Le dernier employé recruté par la firme a un solide CV. Il cherchait du travail depuis plus de 10 mois. Pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, la main-d’œuvre étrangère n’est pas toujours considérée à la hauteur de ses compétences, croit le président. «On va chercher des gens qui ont une expérience à l’étranger et on transpose leurs compétences. Pour nous, l’immigration est un terreau fertile.»

Selon Jocelyn Gagnon, l’expérience acquise à l’étranger est trop souvent mal comprise et nécessite un travail d’interprétation. «On gagne à faire cet effort de transposition, à évaluer comment le bagage de formation et d’expérience provenant d’ailleurs peut être appliqué à nos besoins.» Quand il recrute, le président commence par interpréter le potentiel d’un candidat, puis le confirme grâce à des mises en situation, des études de cas.

«Le congédiement, parce qu’on s’est trompé, est le même avec des personnes venant de l’étranger qu’avec des Québécois d’origine. Le critère numéro un, pour entrer chez nous, est qu’il faut que ça clique en termes de valeurs. Ce qui peut changer, c’est l’intégration culturelle, qui peut effectivement prendre un peu plus de temps. Il y a un processus d’adaptation, de formation, de compréhension de sensibilités différentes.» Et peu importe l’origine de ses recrues, Jocelyn Gagnon doit les former. Qu’elles aient étudié ici ou au bout du monde, que leurs codes culturels diffèrent ou pas de ceux en vigueur ici, une phase d’appropriation des valeurs de l’entreprise est inévitable. Dans ce contexte, recourir à la main-d’œuvre étrangère permet à l’entreprise d’accéder à ces talents négligés.

Une fois par mois, Métro propose des portraits inspirants de 
Montréalais issus de l’immigration qui témoignent de leurs parcours et de leurs succès.

Garderies: Québec abandonne la baisse du ratio
17 novembre 2017 écrit par La Presse

Il demandera néanmoins aux responsables d’une garderie non régie de respecter trois exigences minimales: détenir une assurance responsabilité civile, suivre un cours de réanimation cardiorespiratoire et fournir une attestation d’absence d’empêchement, ce qui implique la vérification des antécédents judiciaires.

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, a présenté mercredi après-midi, en commission parlementaire, des amendements à son projet de loi «visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance».

Déposé en juin dernier par son prédécesseur Sébastien Proulx, ce projet de loi prévoyait de «réduire le champ de garde non régie» par l’État, «afin d’assurer la sécurité d’un plus grand nombre d’enfants».

À l’heure actuelle, une personne peut accueillir chez elle jusqu’à six enfants, excluant les siens, sans être régie, donc sans être assujettie aux règles de l’État. Sous ce ratio maximal, elle n’a pas à avoir de permis et échappe à tout contrôle de la part du ministère de la Famille.

Avec son projet de loi, Québec voulait faire passer le ratio de six à quatre enfants (incluant ses propres enfants jusqu’à l’âge de neuf ans). Près de 2500 garderies en milieu familial auraient été visées. Elles auraient été obligées de détenir un permis et de respecter une série de normes pour continuer d’opérer avec le même nombre d’enfants. Ou alors elles auraient dû réduire leur clientèle pour demeurer non régies.

Or, selon son amendement, Luc Fortin a décidé de maintenir le ratio à six, tout en précisant que les enfants de l’éducatrice sont inclus dans ce calcul (ils sont exclus à l’heure actuelle). Une autre modification présente les trois exigences minimales à l’égard des garderies non régies. Des éducatrices avaient signalé au ministre Fortin dans les derniers jours qu’elles étaient prêtes à accepter ces nouvelles obligations en échange de l’abandon de la baisse du ratio.

Cette révision du ratio prévue au projet de loi 143 avait soulevé la grogne. Plusieurs éducatrices visées, qui n’ont pas d’association représentative, se sont mobilisées, ont organisé des manifestations et fait pression sur les députés.

En entrevue à La Presse le mois dernier, Luc Fortin ouvrait la porte à modifier son projet de loi. «Des responsables de ces services de garde m’écrivent, mais aussi des parents. Beaucoup de députés m’en ont parlé. Est-ce que c’est vraiment une disposition qui va faire en sorte qu’il y aura plus de sécurité ou est-ce que ça n’aura pas l’effet inverse et fermer certains services de garde et faire en sorte que des enfants vont se retrouver sans ces places? Je pense que ça vaut la peine d’avoir une vraie réflexion sur cette question-là », disait-il.

Des entreprises font marche arrière avec le télétravail. Pourquoi votre entreprise y pense déjà.
17 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Le télétravail est le futur du travail. Nous en sommes tous convaincus. Les applications de vidéo-conférences Skype, la messagerie instantanée WhatsApp ainsi que la plateforme collaborative Slack ont envahi nos existences mobiles et hyperconnectées. Moins de fatigue et de stress. Enfin presque !

Pourtant, récemment, des entreprises comme Yahoo ou IBM ont émis de nouvelles politiques pour ramener leurs employés au bureau. Pour certaines, le télétravail doit rester occasionnel. Pour d’autres il doit se limiter à une journée par semaine pour du personnel autorisé seulement.

Pour d’autres entreprises, rendre le lieu physique de travail plus attractif est devenu un incontournable. Elles créent des espaces collaboratifs, confortables et agréables. Facebook, l’une des entreprises les plus cool au monde, incite par exemple financièrement ses employés à emménager au plus près de ses bureaux. Vous devinerez pourquoi.

Alors, pourquoi assiste-t-on à ce retour du travail au bureau ?

Le télétravail : populaire mais risqué !

La recherche a démontré que le télétravail est bénéfique pour la productivité individuelle. C’est surtout vrai lorsque les tâches sont bien définies, transactionnelles et plutôt répétitives et qu’elles exigent une faible interdépendance avec les autres employés. On observe même un niveau d’engagement psychologique au travail plus élevé chez les employés travaillant occasionnellement là où ils le souhaitent. La flexibilité des modalités de travail est une valeur en hausse.

Mais le télétravail n’atténue pas à lui seul le problème plus profond d’un niveau assez faible d’engagement des employés. Les gestionnaires ont de la peine à engager leurs employés bien au-delà des distances, des outils de télétravail et des plateformes collaboratives. Parfois, les gestionnaires ne sont tout simplement pas présents en ligne. Certains perdent même le contact. Le télétravail est une distance de plus.

Le télétravail change le travail mais les gestionnaires n’ont pas changé leur méthode de gérance pour s’adapter au travail à distance. Ils ne sont plus seulement des gardiens du temps, de la conformité et de la performance des employés. Les gestionnaires ont muté en agent de mobilisation. Ils doivent donner du sens au travail. Ils gagnent à responsabiliser et à accompagner davantage les employés pour les rendre autonomes.

Le télétravail creuse souvent un déficit relationnel si on tombe dans ses pièges. Les aspects informels du travail, tels que les discussions de couloir et les rencontres impromptues entre collègues favorisent le partage d’expériences. Ces rencontres s’observent plus rarement en ligne. Et certains problèmes complexes ou hautement politiques sont presque impossibles à solutionner via texto et dans de longues chaines d’emails.

Le télétravail : moderne mais déjà dépassé !

Les organisations les plus agiles innovent, solutionnent et cocréent plus vite et plus que jamais.

Pour faire prendre la sauce de l’intelligence collective, les rencontres sont aujourd’hui favorisées par des espaces ouverts et accueillants, multifonctionnels. Les échanges y sont plus spontanés et ces espaces offrent aussi une proximité favorisant la prise de décision rapide et peut-être plus audacieuse. La collaboration mise en place entre différents départements, experts, partenaires et clients atteint des sommets de sophistication dans des délais plus serrés.

Face à la dispersion sur les multiples plateformes, l’attention et la concentration en groupe sont le gage d’un travail approfondi et de décision de qualité. Le travail hautement collaboratif pousse les organisations à réinvestir et à réénergiser le Travailler Ensemble. Elles mettent en place des activités sociales récréatives, des temps forts d’apprentissage et de résolution de problèmes en groupe. On assiste à l’émergence d’ateliers d’idéation, de cocréation et de rétroaction. Ces activités suscitent l’écoute, les rencontres et la connaissance des autres avant de résoudre des questions ou de passer à l’action.

Mais surtout, les équipes en présence peuvent amorcer plus facilement un plus haut degré de confiance psychologique. Les équipiers qui se côtoient au quotidien échangent plus d’informations non verbales et ont plus d’occasions de se dévoiler personnellement. Ce degré de confiance psychologique plus élevé caractérise les équipes les plus performantes. On l’obtient surtout lorsque les conditions relationnelles permettent aux membres de se sentir confortables de parler librement de leurs difficultés et de leurs émotions. Plus le travail est complexe et interdépendant, plus le rapprochement quotidien renforce l’alliage d’une équipe et entre les équipes. A-t-on déjà vu une équipe de la Nasa s’entrainer en ligne pour une mission sur la Lune ?

Quand IBM ou Yahoo rassemblent leurs employés, c’est pour ajouter des dimensions cognitives, collaboratives, agiles et créatives. On retrouve les vertus de la réunion avec un focus attentionnel et relationnel. D’ailleurs, quand on sonde les employés pour savoir ce qui contribue le plus au fait de vivre une expérience positive au travail, le fait d’appartenir à une équipe est déterminant. Avoir des objectifs clairs, ressentir que l’on utilise ses compétences et relever des défis stimulants façonnent une perception positive de son travail. Finalement, l’expérience employée positive concourt à avoir un effort supplémentaire des employés. Je vous laisse imaginer l’impact sur l’organisation et les clients.

Le télétravail n’est pas à lui seul le futur du travail.

L’option du télétravail et la flexibilité des horaires de travail sont évidemment des incontournables pour attirer des candidats. Elles sont aussi une grande source de satisfaction pour la plupart d’entre nous.

Mais, télétravail ou pas, c’est la nature profondément relationnelle et sociale du travail qui réclame en priorité un leadership mobilisant, des outils de travail simples et mobiles, des relations riches et un sens au travail. Plus le travail devient mobile, distant et hyperconnecté, plus il a besoin de s’affirmer comme humain.

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L’ouverture d’un site d’injection à Montréal inquiète des parents d’écoliers
16 novembre 2017 écrit par Le Devoir

Avec l’ouverture imminente du site d’injection de Spectre de rue à un coin de rue d’une école primaire, un groupe de parents s’inquiète d’une cohabitation qu’il juge risquée.

 

« On sait que l’acceptabilité sociale est jugée primordiale pour qu’un projet de cette nature fonctionne, mais celle-ci n’est manifestement pas au rendez-vous dans le quartier », dénonce Christelle Perrine, présidente du conseil d’établissement de l’école primaire Marguerite-Bourgeoys, mère de trois enfants, résidante et commerçante du quartier.

 

« On n’est pas dans le déni, on sait que c’est un service de santé publique qui est important et nécessaire, mais on n’a toujours pas de réponse à savoir comment ils vont assurer la sécurité de nos enfants qui circulent dans ce corridor scolaire, ajoute-t-elle. Il y a bien eu des rencontres du comité de bon voisinage, mais il n’y a aucune collaboration de leur part, toutes nos propositions restent lettre morte. »

 

Deux autres sites d’injection supervisée ont ouvert leurs portes en juin dernier, Cactus et Dopamine, mais aucun n’est situé dans un corridor scolaire et aucun n’est ouvert de jour, plaident les parents.

 

Avec l’appui de leur commissaire scolaire, Stéphanie Bellenger-Heng, ces parents réclament une présence policière accrue dans ce corridor scolaire et l’ajout d’un brigadier, une figure rassurante pour les enfants et leurs parents.

 

« On nous répond qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de sécurité parce que ça risque de gêner les usagers, mais nous, on veut plus de sécurité pour nos enfants, alors on fait quoi ? » s’interroge Mme Perrine.

 

Au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud de Montréal, qui pilote le projet de site d’injection supervisée avec l’organisme Spectre de rue, on assure qu’il y aura « plus de présence policière dans les alentours », mais on confirme qu’il y a un « équilibre précaire » à respecter « pour ne pas empêcher les gens de venir au service ».

 

Heures d’ouverture

 

Un intervenant pivot, chargéde faire le lien entre l’organisme et l’école, a également été engagé par la commission scolaire pour faciliter les communications entre l’organisme, l’école, les parents et les enfants.

 

Le CIUSSS répète que plusieurs ajustements ont été faits pour rassurer les parents.

 

« On a accepté de déplacer l’ouverture de 8 h 30 à 9 h 30, mais pas de fermer les services à 14 h 30 plutôt qu’à 18 h 30, contrairement à leur demande, car ce serait un recul », explique la Dre Carole Morissette, médecin-conseil à la direction de santé publique du CIUSSS.

 

« On ne peut pas s’attendre à ce qu’on ferme Spectre de rue, ce n’est pas une option, ajoute-t-elle. Il faut trouver une zone de réassurance, mais aussi laisser la possibilité qu’on commence les services, qu’on travaille à observer ce qui se passe, qu’on soit capable de faire des ajustements au fur et à mesure plutôt que d’annoncer à l’avance des problématiques qui ne sont pas encore existantes et qui n’ont jamais existé, alors que Spectre de rue est là depuis 20 ans. »

L’immigration, terreau fertile pour les petites entreprises
16 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Ses perles rares, c’est à l’étranger qu’Espace Stratégies les déniche. Des talents négligés, selon son président et fondateur, Jocelyn Gagnon.

En 10 ans d’existence, la petite entreprise Espace Stratégies de Jocelyn Gagnon a recruté près d’une vingtaine d’employés. Parmi eux, la moitié a été trouvée hors de nos frontières. C’est principalement au Maghreb, en Europe et en Afrique francophone que la firme de service-conseil en stratégie d’affaires déniche des employés de choix.

Avec son statut de petite entreprise, Jocelyn Gagnon est lucide: il ne joue pas dans la cour des grands. «On n’a pas les moyens de rivaliser avec les gros joueurs, qui offrent des avantages sociaux qu’on ne peut pas accoter, ou qui se positionnent sur des marchés inaccessibles pour nous parce qu’on est trop petits.» Dans un tel contexte, pour attirer des consultants hautement qualifiés, la tactique a consisté à offrir des possibilités d’avancement plus alléchantes que les grandes entreprises de conseil et stratégie.

«La contribution des gens est essentielle au succès de l’entreprise; on mise beaucoup sur les talents», explique Jocelyn Gagnon. L’entreprise a donc développé une stratégie de recrutement correspondant à ses besoins, en se tournant vers un bassin de main-d’œuvre moins souvent considéré. Ses critères de recrutement sont orientés vers les talents. «Il faut les chercher là où ils sont négligés, et dans les communautés culturelles, ils le sont particulièrement. Dès nos débuts, nous tourner vers l’étranger a été une stratégie délibérée, pas un choix par défaut.»

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Le dernier employé recruté par la firme a un solide CV. Il cherchait du travail depuis plus de 10 mois. Pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, la main-d’œuvre étrangère n’est pas toujours considérée à la hauteur de ses compétences, croit le président. «On va chercher des gens qui ont une expérience à l’étranger et on transpose leurs compétences. Pour nous, l’immigration est un terreau fertile.»

Selon Jocelyn Gagnon, l’expérience acquise à l’étranger est trop souvent mal comprise et nécessite un travail d’interprétation. «On gagne à faire cet effort de transposition, à évaluer comment le bagage de formation et d’expérience provenant d’ailleurs peut être appliqué à nos besoins.» Quand il recrute, le président commence par interpréter le potentiel d’un candidat, puis le confirme grâce à des mises en situation, des études de cas.

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