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Découvrez un métier : Testeur Assurance Qualité
24 mai 2017 écrit par Jobboom Blog

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir un métier qui fait rêver nombre d’entre vous, celui de testeur de jeux vidéo, souvent abrégé par ses initiales anglophones : Testeur Q.A. Pour décrire ce métier en détail, nous sommes allés à la rencontre de Jonathan Gaudreau : chef d’équipe assurance qualité logicielle chez Lavasoft et précédemment chef d’équipe en conformité chez Eidos Montréal.

Jobboom : En quoi consiste le métier de Testeur Assurance Qualité ?

Jonathan Gaudreau : L’objectif principal du testeur en assurance qualité est de détecter des problèmes, des bugs, et de les signaler aux équipes de développement. Pour faire cela, il faut effectuer un grand nombre de tâches qui peuvent varier d’un projet à l’autre. Parmi les plus classiques on retrouve : s’assurer que le personnage ne passe pas à travers les murs, tester des objets, faire « planter » la console ou tout simplement, compléter le jeu pour vérifier que les joueurs puissent le faire sans encombre!

Une fois qu’un testeur a identifié un bug, il doit écrire une note à l’équipe concernée pour expliquer comment le reproduire.  Il doit ensuite s’assurer que les corrections ont bien supprimé le bug et n’en ont pas créé de nouveaux.

JB : Quelles sont les compétences primordiales ?

JG : Il n’y a pas de prérequis académiques particuliers pour être testeur. Le plus important c’est d’être curieux, de montrer que vous voulez découvrir des choses et que vous n’avez pas peur de sortir du cadre pour tester des choses non conventionnelles.

Il faut aussi être assez débrouillard. Un testeur qui dépend trop des autres va avoir de la difficulté parce qu’une grosse partie de son travail est effectuée de façon autonome. Mais il ne faut pas non plus faire un excès de débrouillardise en n’osant pas poser de questions, particulièrement si les tâches ne semblent pas claires.

JB : Quels sont les traits de personnalités particulièrement utiles pour le testeur?

JG : Avoir un trouble compulsif peut être extrêmement utile! Mais ce qui est crucial, c’est la capacité de travailler en équipe et communiquer clairement qui fera la différence. Le travail de testeur est souvent solitaire, c’est pourquoi le manque de communication peut résulter en signalement de bugs qui sont déjà connus, ce qui surcharge la base de données et les équipes de développement.

JB : Quels sont les principaux défis à surmonter?

JG : Le principal problème que les testeurs rencontrent est vraiment la répétitivité du travail. Travailler dans ce métier c’est comme courir un marathon dans un stade. Il faut parcourir le même jeu pendant 40 heures par semaine (et parfois plus) pendant plusieurs mois.

Cela devient donc important de savoir se renouveler et de trouver son plaisir dans ces tâches. Cela peut permettre de se spécialiser et surtout de conserver sa motivation. À cause de cela, on voit beaucoup de nouveaux testeurs quitter leur emploi dès la première semaine.

Mais si on arrive à surmonter ces défis-là, le reste vient beaucoup plus facilement!

JB : A quoi ressemble une journée typique?

JG : La journée normale d’un testeur est assez simple mais elle peut grandement varier en fonction des besoins et des tâches assignées. Elle commence par un passage sur la base de données afin de vérifier les bugs qui ont été réparés et de répondre aux commentaires des développeurs.

Ensuite, il faut consulter ses courriels afin de vérifier si une nouvelle version est disponible et prendre connaissance des tâches qui ont été assignées par le chef d’équipe, les clarifier si nécessaire, puis les exécuter pendant le reste de la journée.

En fin de journée, il faut généralement envoyer un rapport à son chef d’équipe afin d’assurer le suivi de l’avancement des tâches.

JB : Quels sont les type de projets sur lesquels il peut travailler?

JG : Il faut bien se rappeler qu’il y a toutes sortes de jeux s’adressant à différents publics. Dépendamment de l’entreprise où travaille le testeur, c’est un peu une comme loterie, il peut travailler sur un jeu très attendu ou sur un petit jeu beaucoup moins intéressant. Moi par exemple, j’ai déjà travaillé sur des jeux destinés aux enfants de trois ans qui détaillent simplement des couleurs et des formes. Ce genre de jeu est bien évidemment moins exaltant pour un adulte qu’un jeu plus complexe, mais il faut aussi s’assurer de son bon fonctionnement.

Certaines entreprises qui font du test de jeu vidéo le font aussi parfois pour des logiciels informatiques, pour des sites web, des applications mobiles, ou des jouets.

JB : Quel est la spécificité du milieu du jeu vidéo en QA?

JG : La principale spécificité de l’assurance qualité dans l’industrie du jeu vidéo c’est qu’elle est très codifiée.

On trouve d’abord une séparation des rôles dans le QA entre trois grands départements : la fonctionnalité, la conformité, et la localisation. Les compétences requises sont assez différentes pour chacun d’entre eux.

Un testeur en fonctionnalité (FQA) s’assure de la qualité du jeu pour un joueur. Il vérifie que tout est accessible et que les visuels, les sons, et la jouabilité sont de qualité.

Un testeur en conformité, ou compliance (CQA) s’assure que le jeu est conforme vis-à-vis de la documentation et des prérequis fournis par les fabricants des consoles sur lesquelles le jeu sera vendu. Si ces règles ne sont pas respectées, le jeu ne sortira pas.

Un testeur en localisation (ou en linguistique) s’assure de la qualité de la traduction du jeu. Cet aspect est souvent pris en charge par des compagnies externes.

JB : Quelles sont les possibilités d’avancement?

JG : Il y a plusieurs possibilités d’avancement en fonction des individus mais aussi des entreprises car elles ne proposent pas toutes les mêmes développements de carrière. Pour des personnes très organisées ou à l’aise en communication, il est possible de devenir coordonnateur ou chef d’équipe, puis possiblement superviseur ou directeur du QA en fin de carrière.

Pour des personnes plus techniques, certaines entreprises proposent des postes de testeur senior. Il est aussi possible de se spécialiser en intégrant un des départements cités ci-dessus, ou en étant directement attaché à l’équipe de développement pour travailler un peu plus en amont (on parle alors de DevQA).

Certains testeurs évoluent aussi vers des compagnies spécialisées dans les logiciels qui cherchent généralement des testeurs expérimentés mais qui ont aussi tendance à offrir de meilleures rémunérations pour les attirer.

JB : Dans quelles industries peut-on trouver des testeurs en assurances qualité?

JG : En fait, l’assurance qualité existe dans presque toutes les industries. Mais les compétences ne sont pas forcément transférables. Naviguer entre le jeu vidéo, les logiciels, les sites internet et les jouets programmés se fait assez facilement, mais dans les usines, c’est un métier tellement différent qu’il faudrait tout réapprendre.

JB : Quelles sont les carrières vers lesquelles un testeur assurance qualité pourrait facilement se transférer?

JG : L’assurance qualité est souvent vue comme une porte d’entrée dans le monde du jeu vidéo et c’est particulièrement vrai dans un studio de développement. C’est encore plus facile si vous êtes un DevQA car vous êtes proche des équipes. Mais cela demande beaucoup de travail personnel car le QA ne fournira pas vraiment les compétences nécessaires pour devenir développeur.

Certaines compagnies proposent des formations et des promotions internes à partir du poste de testeur vers des postes rattachés aux équipes de création : programmation, jouabilité, artistes, etc.

JB : Quelles formations peut-on faire pour devenir testeur?

JG : Il n’y a pas de formation particulière, les entreprises recherchent plutôt des personnes avec le bon état d’esprit. Particulièrement dans le cas des compagnies qui travaillent en sous-traitance pour les éditeurs et les développeurs et qui engagent des testeurs sans expérience ni diplôme.

Les compagnies qui engagent des testeurs logiciels demandent parfois des diplômes collégiaux mais l’expérience prime là aussi.

En revanche, une bonne maîtrise de l’anglais est souvent une obligation dans la mesure où les équipes de développement pour lesquelles travaillent les entreprises ne sont pas toujours au Québec!

JB : Peut-on apprendre ce métier par soi-même?

JG : Oui, un joueur qui arrive à trouver des bugs dans un jeu vidéo de façon régulière et se documente afin d’apprendre un peu le jargon lié au métier peut développer de très bonnes bases. De nos jours, il y a beaucoup de ressources en ligne prévues à cet effet!

Mais être engagé dans une compagnie qui forme un junior est préférable pour apprendre comment le métier s’exerce. Ces compagnies travaillent souvent sur des projets plus variés avec des façons de faire différentes ce qui permet de diversifier rapidement sa connaissance en assurance qualité.

JB : Avez-vous des conseils pour les intéressés?

JG : Mon conseil principal, c’est de ne pas avoir peur d’essayer. Commencez avec une compagnie de sous-traitance, même pour un été seulement! Ce sont des emplois assez peu rémunérés, mais ils offrent beaucoup de variétés et c’est une excellente porte d’entrée dans ce domaine. Ce genre d’expérience peut aussi donner de bonnes références pour postuler chez un éditeur ou un développeur. Vous verrez rapidement si c’est quelque chose que vous appréciez ou non.

JB : Une anecdote de travail particulièrement marquante?

JG : Un des points négatifs du jeu vidéo c’est les heures supplémentaires qui peuvent s’accumuler, il arrive parfois de faire des semaines de 70h. Quand de telles semaines s’enchaînent, les équipes finissent par lâcher un peu plus leur fou. Étonnement, c’est de ces soirées-là dont on garde souvent les meilleurs souvenirs et les meilleurs fous rires généralisés.

 

Le point de vue du recruteur :

Quelles sont les compétences clés que vous cherchez sur le CV d’un intégrateur?

Si vous avez de l’expérience, mettez-là de l’avant et indiquez avec quels outils vous avez travaillé, mais elle n’est pas toujours nécessaire.

Sinon, mettez de l’avant votre connaissance de l’anglais et du français, votre capacité d’analyse ou d’esprit critique, ainsi que votre capacité à écrire et à vous faire comprendre clairement.

Le recrutement d’un testeur dépend plus souvent de l’entrevue et des tests qui pourraient être demandés que du CV. Mais le CV reste un instrument important puisqu’il crée le premier contact.

Quelle importance accordez-vous à un portfolio?

Un portfolio n’est pas primordial. Si vous avez de l’expérience, vous pouvez indiquer sur quels jeu vous avez travaillé, mais la plupart du travail d’un testeur est généralement confidentiel, ce qui ne permet pas de se former un portfolio intéressant.

En entrevue?

Le jeu vidéo est un milieu de passionné! Et comme le travail de testeur est parfois répétitif, une forme de passion est nécessaire. Montrer de la nonchalance ou de l’indifférence par rapport au domaine ou au métier vous fermera généralement les portes.

Il est également très recommandé de prendre le temps de se renseigner sur la compagnie pour laquelle vous appliquez avant l’entrevue et de connaître un minimum les jeux qu’elle a développé.

Le processus de recrutement contient aussi souvent un test, particulièrement pour des nouveaux testeurs. Parfois celui-ci se fait sous la forme d’un questionnaire ou d’exercices pratiques avant l’entrevue, particulièrement dans le cas des testeurs en localisation qui doivent ainsi démontrer leur maîtrise de la langue dans laquelle ils travaillent.

Un test classique pour les candidats consiste à donner un objet commun au testeur (un stylo, une boîte de mouchoirs, etc.) et de lui demander quels tests il faudrait faire sur cet objet. Le but de cet exercice étant de voir comment le candidat aborde le concept du test et comment il construit une analyse et une réflexion.

 

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Le «hand spinner» source de tensions à l’école
24 mai 2017 écrit par Le Devoir

C’est la folie dans les cours d’école. Le « hand spinner », une sorte de toupie conçue pour améliorer la concentration des élèves, fait fureur auprès des enfants, mais donne des maux de tête aux enseignants.

 

Les écoliers de partout dans le monde, y compris au Québec, s’arrachent ces jouets vendus autour de 10 $. Sur la liste des 40 jeux les plus populaires du détaillant en ligne Amazon, 32 sont des versions de ce petit objet circulaire, de la taille de la paume d’une main.

 

« C’est une mode de cour d’école aussi fulgurante qu’éphémère. On peut penser que cette mode va s’éteindre à la fin de l’année scolaire », dit Julia Druliolles, commissaire à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

 

Elle représente le comité de parents ayant des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Comme bien des parents, elle a acheté ce gadget pour faire plaisir à ses deux enfants. Mais leur école, sur le Plateau Mont-Royal, a banni ces jouets jugés trop bruyants et distrayants en classe. Des écoles du Québec, d’Europe et des États-Unis ont aussi interdit ces jeux controversés.

 

Le principe de cet appareil est simple : les enfants font tourner les trois hélices à l’aide de leur pouce ou de leur index. Ce geste répétitif peut avoir un effet apaisant sur les élèves ayant un déficit d’attention ou une forme d’autisme, selon les concepteurs de ce gadget.

 

« À première vue, ça me semble farfelu, dit Hélène Poissant, professeure au Département d’éducation et pédagogie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ça peut marcher, je veux bien y croire, mais ça me prend des faits prouvés scientifiquement. Or je ne vois pas d’études sérieuses sur ce sujet. »

 

Apprendre en bougeant

 

Ce qui est bien démontré, c’est que les enfants hyperactifs ont envie de bouger. « On peut presque dire qu’ils apprennent en bougeant », précise Hélène Poissant.

 

Il est vrai que des appareils similaires à la toupie antistress sont utilisés en classe. Ballons utilisés comme sièges, balles de stress à manipuler, recours à une minuterie : les enseignants ont développé des trucs pour s’adapter aux élèves hyperactifs ou ayant une difficulté à se concentrer. Certains pupitres d’écolier intègrent même un vélo stationnaire !

 

Le problème avec la toupie antistress, c’est qu’elle nécessite tellement de concentration (on peut la faire tourner sur le bout d’un doigt) que les élèves n’ont plus d’attention à consacrer à ce qui se passe en classe, explique Katherine Isbister, professeure de communication à l’Université de Californie à Santa Cruz. Elle estime cependant que d’autres objets similaires peuvent donner des résultats.

 

Elle et son équipe ont étudié l’interaction entre des humains et 132 petits objets conçus pour être manipulés dans une classe ou au bureau. Ils ont noté un état de « calme, d’attention et de créativité » chez les participants.

 

Ce type de jeu est là pour de bon, selon elle. Un projet de « cube antistress » lancé par deux entrepreneurs a ainsi amassé 6,5 millions de dollars auprès de 154 926 contributeurs sur la plateforme de sociofinancement Kickstarter.

 

Méditer

 

La toupie antistress, elle, est devenue un objet de collection. Il existe une variété infinie de modèles, de couleurs et de qualité. « Dès la première année, les enfants se les disputent et les comparent sans arrêt. Ça génère beaucoup de conflits et ça détourne l’attention », dit une enseignante dans une école montréalaise.

 

La professeure Hélène Poissant et ses collaborateurs explorent une voie jugée plus prometteuse pour aider les élèves distraits ou hyperactifs : la méditation pleine conscience. Cette technique ressemble à du yoga. « On a recensé plusieurs études et ça semble donner d’assez bons résultats, tant chez les enfants et chez les adolescents que chez les adultes. Mais c’est plus compliqué qu’un petit jeu de toupie », dit-elle.

Des chats contre le stress au bureau à Tokyo
24 mai 2017 écrit par Journal Métro

Dans le petit bureau de Tokyo de l’entreprise informatique Ferray, neuf félins ronronnants sautent sur les genoux des employés, pianotent de leurs délicats coussinets sur les claviers d’ordinateurs, dorment et mangent en toute liberté.

Hidenobu Fukuda, qui dirige cette société, a introduit sa politique de « chats au bureau » en 2000 à la demande d’un de ses collaborateurs et autorisé les salariés à venir avec leur matou.

«Je donne aussi 5000 yens (60,65 $) par mois à qui sauve un chat», ajoute-t-il.

D’autres sociétés ont également misé sur les animaux pour contribuer à réduire stress et anxiété.

Chez Oracle Japan, un bobtail nommé Candy s’est vu donner le titre d’“ambassadeur” chargé d’accueillir les hôtes et d’apaiser le personnel, peut-on lire sur le site internet. Le groupe américain a au Japon un chien de bureau depuis 1991 et Candy, le quatrième, a maintenant un compte Twitter et Instagram.

De son côté, la firme de ressources humaines et recrutement Pasona Group a « embauché » à plein temps deux chèvres en 2011 et deux alpagas en 2013, en partie à des fins thérapeutiques.

Tokyo a une soixantaine de cafés à chats officiellement reconnus où les félins naviguent parmi les clients.

Chez Ferray, Eri Ito est conquise: «des chats qui dorment juste à côté de nous, c’est apaisant».

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
23 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

***

Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Comment reconnaître le candidat qui modifie son CV?
23 mai 2017 écrit par Jobboom Blog

Les recruteurs expérimentés vous le diront, bien des CV sont modifiés, embellis, arrangés pour augmenter les chances d’obtenir un entretien d’embauche. Dans certains cas, peut-être plus légitimes, les chercheurs d’emploi souhaitent « effacer », en quelque sorte, le harcèlement psychologique dont ils ont été victimes, qui les a poussé à quitter un emploi apprécié et a affecté, inévitablement la succession de postes occupés par la suite. D’autres espèrent ne pas laisser transparaitre un conflit de personnalité avec un patron qui les a conduit vers la sortie alors qu’ils ne le méritaient pas. Mais certains se sont carrément appropriés les réalisations des autres. C’est de ce groupe dont il faut se méfier davantage. Or, la plupart des gens sont de mauvais menteurs. Ils pensent contrôler leur langage corporel, mais négligent l’impact de leur inconscient.

Stratégies de mensonge

Il y a trois grandes catégories de stratégies de mensonge : le mensonge syntonie, le mensonge vigilant et le mensonge conquérant. Chaque stratégie peut avoir une orientation positive ou négative selon que le menteur considère qu’il est maître de la situation ou qu’il perd le contrôle et tente de le reprendre.

Mensonge conquérant

Le menteur conquérant cherche à vous convaincre. Pour se faire, il vous en mettra plein la vue. Sa voix est forte, ferme, posée. Son corps occupe l’espace. Le chercheur d’emploi gesticule, ses mains sont visibles et les gestes sont amples. Sa posture est droite et avancée vers vous. Il a l’air sûr de lui. Le hic, c’est que sa gestuelle s’enflamme lors de questions précises et redevient plus normale lors des questions simples ou non en lien avec le poste convoité. Et c’est justement ce que vous devez identifier. Il vous faut donc l’observer lorsque vous posez des questions anodines : temps requis pour parvenir jusqu’à vos bureaux, loisirs, famille. Enregistrez la hauteur et la largeur de ses gestes et comparez avec les autres questions. Quand le corps surloue, il y a anguille sous roche. Questionnez alors de façon plus pointue. S’il sent qu’il n’est pas cru et devient insistant alors vous avez peut-être à faire à un manipulateur.

Mensonge vigilant

Le menteur vigilant est le contraire du conquérant : pour les questions anodines, son corps bouge un peu, mais pour les questions où il craint de se faire prendre, il se fige complètement. Le tronc cérébral se rigidifie, la tête et les épaules demeurent immobiles, les mains s’agrippent aux bras du fauteuil ou aux jambes qui se croisent fermement. Les réponses sont courtes, rapides et le ton de voix est légèrement plus aigue en raison du stress. Le corps se détend lorsque l’on passe à une question moins menaçante. Instaurez un climat de confiance et posez des questions ouvertes. Offrez-lui des portes de sortie en demandant quel collègue l’a le plus aidé dans son cheminement ou quel patron l’a formé davantage. Il y a alors une chance de le ramener vers plus d’authenticité.

Mensonge syntonique

C’est probablement le plus difficile à déceler car la stratégie consiste à se mouler à l’autre. Le menteur syntonique ne veut pas déplaire alors il répond ce que vous voulez entendre et adopte votre état corporel. Il le fait généralement inconsciemment. Il peut mimer vos gestes et postures et demeure globalement assez présent dans la conversation, mais il lui est difficile de s’affirmer. Posez des questions plus polarisées pour l’amener à se dévoiler. Utilisez les mises en situation et les questions ouvertes. Questionnez-le sur les détails pour l’amener à afficher ses couleurs.

Certains menteurs sont plus expérimentés et varieront leurs stratégies de communication selon la perception de la situation. Ils sont adaptatifs, créatifs et plein de ressources. Les gens mentent en moyenne 6 à 200 fois par jour alors il ne sert à rien de s’offusquer à chaque mensonge. Il importe cependant de créer un climat favorisant le plus possible l’authenticité.

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Faire ou ne pas faire soi-même
23 mai 2017 écrit par Le Devoir

Le ministre Sébastien Proulx a lancé cet hiver le projet « Lab-école » pour doter le Québec des « plus belles écoles du monde ». Design, pédagogie, alimentation, sports, les enjeux sont nombreux. 

À la vue des étagères de livres ainsi que des murs et des planchers peints en rouge, en orange et en jaune soleil, on comprend vite que l’école Guy-Drummond à Outremont s’est permis de rêver en couleurs pour sa nouvelle bibliothèque.

 

Inaugurée en décembre dernier, cette bibliothèque « revue et améliorée », comme le dit la petite plaque de remerciement des 74 familles donatrices au bas de l’escalier, est née de la volonté de parents, de l’équipe de l’école et de la directrice, Sandra Stocco, grâce aux 50 000 $ amassés par la Fondation de l’école Guy-Drummond sur deux ans.

 

Bref, c’est le projet de toute une communauté, qui ne s’est surtout pas laissé intimider par les différentes étapes à franchir, des plans à la réalisation en passant par le processus d’appel d’offres supervisé par les ressources matérielles de la commission scolaire.

 

Ces étapes peuvent parfois décourager — voire étouffer — l’initiative de la communauté entourant une école, comme le rappelle la récente controverse concernant l’école de Saint-Sébastien, en Montérégie, dont les murs ont été repeints bénévolement par des parents.

 

Dans la région de Sherbrooke, 13 mezzanines dans des classes construites par des parents et des profs au fil des ans depuis 2002, et qui enchantaient tout le monde, ont dû être démolies l’an dernier parce que la commission scolaire s’est rendu compte qu’elles ne respectaient pas toutes les normes du code du bâtiment.

 

Est-ce possible de réaliser ses rêves sans se faire mettre des bâtons dans les roues quand on est une école publique ? « Je l’espère bien ! » lance Mme Stocco dans un grand sourire.

 

« Beaucoup de gens nous voient aller et nous disent que ce ne serait pas possible que ça passe à leur commission scolaire. Mais moi, demain matin, j’irais dans une autre commission scolaire ou une autre école et je fonctionnerais de la même façon. J’ai confiance en la bonne foi des gens. Il faut parler aux bonnes personnes. »

 

Étoiles alignées

 

Elle reconnaît que « les étoiles se sont alignées » pour rénover la bibliothèque qui, avec ses hautes étagères en rang d’oignons où certains livres étaient difficilement accessibles, ne convenait plus.

 

Venu du milieu, le projet a été porté notamment par cette directrice « chef d’orchestre », un papa architecte qui a travaillé pro bono et les parents motivés de la fondation de l’école qui, après avoir amassé de l’argent pour refaire la scène dans le gymnase, la cuisine, le local informatique et équipé toutes les classes de tableaux blancs interactifs, a épousé la cause de la bibliothèque.

 

Bien sûr, les interventions de la directrice, qui connaissait et avait déjà travaillé avec le chargé de projet de la direction des ressources matérielles de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, ont grandement aidé.

 

« Il est sensible à la particularité de notre école et a pris le temps d’écouter la Fondation, ce qui n’est pas commun. Il a pris de son temps à lui », explique Mme Stocco.

 

Elle rappelle que les commissions scolaires n’octroient généralement pas d’argent ou de ressources à des projets autres que des agrandissements ou de l’entretien. « Il y avait un aspect politique, à savoir à qui je dois en parler pour ne pas que ça bloque, note-t-elle. Il faut avoir de la crédibilité et nous, on avait fait nos preuves avec la Fondation […]. On tire d’autres ficelles quand on est au public. Ce n’est pas plus difficile, c’est différent. »

 

Les mezzanines de Sherbrooke

 

Avec la mezzanine qu’il a eu l’idée de construire pour augmenter l’espace dans sa classe, Yves Nadon n’a jamais eu l’intention de cacher quoi que ce soit.

 

« La direction était au courant, la commission scolaire aussi, à ce point que la structure était intégrée au plan de l’école. Les pompiers sont venus plusieurs fois et n’ont jamais rien dit », raconte cet enseignant à l’école Notre-Dame-du-Rosaire de Sherbrooke, aujourd’hui retraité. Même que l’idée de sa mezzanine avait séduit et fait des émules dans 13 classes de la région.

 

D’après une idée glanée dans un séjour au Texas, Yves Nadon avait construit un prototype à ses frais en 2002, à une époque « où les parents pouvaient peinturer les murs », ironise l’enseignant. Prise par surprise, la direction avait néanmoins trouvé le projet « très chouette ». Il a refait sa mezzanine quelques années plus tard en plus solide, grâce à un autre papa bénévole, entrepreneur de métier.

 

Cette fois-ci, la direction était dans le coup et la commission scolaire était venue faire des vérifications. « Personne ne nous avait parlé des normes à respecter. Et pourtant, ils nous voyaient faire. »

 

C’était jusqu’à ce que la commission scolaire se rende compte que la structure en bois n’avait jamais été approuvée par la Régie du bâtiment et qu’elle ne correspondait pas aux normes, notamment pour le feu. Toutes les écoles ont dû détruire leurs mezzanines.

 

« C’est bien de clarifier les choses, je trouve ça correct », soutient M. Nadon. Il déplore toutefois le peu de soutien des autorités. « Je pense que [la commission scolaire] aurait dû appuyer notre initiative et voir ce qu’on pouvait faire pour essayer de la garder. Les profs ne se sont pas sentis soutenus. »

 

Il se désole que la « structure » du système d’éducation québécois, « qui vise à normaliser », n’encourage pas ce genre d’initiatives. Pourtant, plein d’enseignants sont créatifs. « Il faut plutôt reconnaître leurs bonnes idées et voir comment on peut les exporter dans d’autres écoles, dit-il. Quand on travaille avec des élèves, on n’a pas dix ans à attendre. »

 

Faire ou ne pas faire

 

Sandra Stocco reconnaît qu’elle a déjà été tentée par la méthode « DIY » (Do it yourself, ou fais-le toi-même), notamment en faisant appel à des bénévoles pour repeindre l’école. « C’est sûr qu’on pourrait aller plus vite mais, si on doit défaire après, ce n’est pas mieux. »

 

Il lui est apparu clair dès le début, toutefois, que le jeu n’en valait pas la chandelle. « On essaie quand même de faire en sorte que nos projets se réalisent vite. Quand un parent s’implique, on veut que son enfant puisse en profiter avant d’aller au secondaire. »

 

Et bien sûr, quand l’école a le soutien d’une fondation qui parvient à accumuler beaucoup de dollars, les projets sont plus faciles à réaliser, reconnaît Roseline Guèvremont, une maman très impliquée dans la Fondation. « Je suis consciente de notre privilège. On est à Outremont, on n’est pas une école de quartier, on reçoit des enfants de tout le territoire, admet-elle. Mais vous seriez surprise de voir que tout le monde donne, pas seulement les plus riches. »

 

L’école Guy-Drummond rêve maintenant de son prochain projet, le prolongement de la cour d’école en « sentier des lecteurs », pour offrir une zone plus tranquille aux élèves.

 

« On va encore travailler en collaboration avec les ressources matérielles, mais on va avoir besoin de l’autorisation de la Ville. Il va y avoir un joueur de plus. On va voir comment ça va se passer », conclut la directrice avec un sourire confiant.

Des chats contre le stress au bureau à Tokyo
23 mai 2017 écrit par Journal Métro

Dans le petit bureau de Tokyo de l’entreprise informatique Ferray, neuf félins ronronnants sautent sur les genoux des employés, pianotent de leurs délicats coussinets sur les claviers d’ordinateurs, dorment et mangent en toute liberté.

Hidenobu Fukuda, qui dirige cette société, a introduit sa politique de « chats au bureau » en 2000 à la demande d’un de ses collaborateurs et autorisé les salariés à venir avec leur matou.

«Je donne aussi 5000 yens (60,65 $) par mois à qui sauve un chat», ajoute-t-il.

D’autres sociétés ont également misé sur les animaux pour contribuer à réduire stress et anxiété.

Chez Oracle Japan, un bobtail nommé Candy s’est vu donner le titre d’“ambassadeur” chargé d’accueillir les hôtes et d’apaiser le personnel, peut-on lire sur le site internet. Le groupe américain a au Japon un chien de bureau depuis 1991 et Candy, le quatrième, a maintenant un compte Twitter et Instagram.

De son côté, la firme de ressources humaines et recrutement Pasona Group a « embauché » à plein temps deux chèvres en 2011 et deux alpagas en 2013, en partie à des fins thérapeutiques.

Tokyo a une soixantaine de cafés à chats officiellement reconnus où les félins naviguent parmi les clients.

Chez Ferray, Eri Ito est conquise: «des chats qui dorment juste à côté de nous, c’est apaisant».

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
22 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

***

Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.

Jours fériés et normes du travail
22 mai 2017 écrit par Jobboom Blog

La Loi sur les normes du travail définit et encadre les dispositions concernant les jours fériés qui protègent la majorité des salariés québécois, que vous travailliez à temps plein ou à temps partiel.

Au Québec, si vous êtes en emploi salarié, vous pouvez bénéficier d’un congé et d’une indemnité pour chacun des 9 jours fériés, chômés et payés suivants : le jour de l’An; le vendredi Saint ou le lundi de Pâques (au choix de l’employeur); la Journée des Patriotes, c’est à dire le lundi qui précède le 25 mai; le 24 juin à l’occasion de la Fête Nationale; le 1er juillet pour la Fête du Canada; le 1er lundi de septembre pour la fête du travail, le 2ème lundi d’octobre pour célébrer l’Action de Grâces et le 25 décembre pour Noël.

Le calcul de l’indemnité

Si vous souhaitez calculer votre indemnité pour l’un ou l’autre des jours fériés, le gouvernement met à votre disposition une calculatrice à cet effet. Calculez votre indemnité en cliquant ici.

Les salariés exclus de la norme sur les jours fériés

Attention, néanmoins, la norme sur les jours fériés ne s’applique pas dans certains cas:

  • au salarié qui s’est absenté du travail sans autorisation ou raison valable, le jour ouvrable avant ou après le jour férié (sauf dans le cas de la fête nationale). Dans ce cas, le salarié ne recevra pas d’indemnité pour ce jour férié et il n’aura pas de congé compensatoire.
  • au salarié visé par une convention collective ou un décret qui lui donne droit à au moins 7 jours fériés, chômés et payés en plus du congé de la fête nationale
  • au salarié non syndiqué qui reçoit un nombre de jours fériés, chômés et payés, en plus de la fête nationale, égal à celui prévu dans la convention collective ou le décret des employés syndiqués de l’entreprise où il travaille.

Le saviez-vous ?

  • Un employeur peut demander à ses employés de travailler un Jour férié en raison des besoins de l’entreprise comme pour les hôtels, les restaurants et les dépanneurs, par exemple, qui restent ouverts. L’employeur devra par contre prévoir une indemnité ou un congé compensatoire pour son salarié en complément de son salaire habituel.
  • Un employé à temps partiel a droit à un congé férié mais son indemnité sera peut-être moins élevée. Il a aussi droit à son congé même si le jour férié ne s’inscrit pas dans son horaire habituel.

Bon jour férié à tous !

Si vous voulez profiter de votre jour férié chômé pour consulter nos offres d’emploi, cliquez ici.

Faire ou ne pas faire soi-même
22 mai 2017 écrit par Le Devoir

Le ministre Sébastien Proulx a lancé cet hiver le projet « Lab-école » pour doter le Québec des « plus belles écoles du monde ». Design, pédagogie, alimentation, sports, les enjeux sont nombreux. 

À la vue des étagères de livres ainsi que des murs et des planchers peints en rouge, en orange et en jaune soleil, on comprend vite que l’école Guy-Drummond à Outremont s’est permis de rêver en couleurs pour sa nouvelle bibliothèque.

 

Inaugurée en décembre dernier, cette bibliothèque « revue et améliorée », comme le dit la petite plaque de remerciement des 74 familles donatrices au bas de l’escalier, est née de la volonté de parents, de l’équipe de l’école et de la directrice, Sandra Stocco, grâce aux 50 000 $ amassés par la Fondation de l’école Guy-Drummond sur deux ans.

 

Bref, c’est le projet de toute une communauté, qui ne s’est surtout pas laissé intimider par les différentes étapes à franchir, des plans à la réalisation en passant par le processus d’appel d’offres supervisé par les ressources matérielles de la commission scolaire.

 

Ces étapes peuvent parfois décourager — voire étouffer — l’initiative de la communauté entourant une école, comme le rappelle la récente controverse concernant l’école de Saint-Sébastien, en Montérégie, dont les murs ont été repeints bénévolement par des parents.

 

Dans la région de Sherbrooke, 13 mezzanines dans des classes construites par des parents et des profs au fil des ans depuis 2002, et qui enchantaient tout le monde, ont dû être démolies l’an dernier parce que la commission scolaire s’est rendu compte qu’elles ne respectaient pas toutes les normes du code du bâtiment.

 

Est-ce possible de réaliser ses rêves sans se faire mettre des bâtons dans les roues quand on est une école publique ? « Je l’espère bien ! » lance Mme Stocco dans un grand sourire.

 

« Beaucoup de gens nous voient aller et nous disent que ce ne serait pas possible que ça passe à leur commission scolaire. Mais moi, demain matin, j’irais dans une autre commission scolaire ou une autre école et je fonctionnerais de la même façon. J’ai confiance en la bonne foi des gens. Il faut parler aux bonnes personnes. »

 

Étoiles alignées

 

Elle reconnaît que « les étoiles se sont alignées » pour rénover la bibliothèque qui, avec ses hautes étagères en rang d’oignons où certains livres étaient difficilement accessibles, ne convenait plus.

 

Venu du milieu, le projet a été porté notamment par cette directrice « chef d’orchestre », un papa architecte qui a travaillé pro bono et les parents motivés de la fondation de l’école qui, après avoir amassé de l’argent pour refaire la scène dans le gymnase, la cuisine, le local informatique et équipé toutes les classes de tableaux blancs interactifs, a épousé la cause de la bibliothèque.

 

Bien sûr, les interventions de la directrice, qui connaissait et avait déjà travaillé avec le chargé de projet de la direction des ressources matérielles de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, ont grandement aidé.

 

« Il est sensible à la particularité de notre école et a pris le temps d’écouter la Fondation, ce qui n’est pas commun. Il a pris de son temps à lui », explique Mme Stocco.

 

Elle rappelle que les commissions scolaires n’octroient généralement pas d’argent ou de ressources à des projets autres que des agrandissements ou de l’entretien. « Il y avait un aspect politique, à savoir à qui je dois en parler pour ne pas que ça bloque, note-t-elle. Il faut avoir de la crédibilité et nous, on avait fait nos preuves avec la Fondation […]. On tire d’autres ficelles quand on est au public. Ce n’est pas plus difficile, c’est différent. »

 

Les mezzanines de Sherbrooke

 

Avec la mezzanine qu’il a eu l’idée de construire pour augmenter l’espace dans sa classe, Yves Nadon n’a jamais eu l’intention de cacher quoi que ce soit.

 

« La direction était au courant, la commission scolaire aussi, à ce point que la structure était intégrée au plan de l’école. Les pompiers sont venus plusieurs fois et n’ont jamais rien dit », raconte cet enseignant à l’école Notre-Dame-du-Rosaire de Sherbrooke, aujourd’hui retraité. Même que l’idée de sa mezzanine avait séduit et fait des émules dans 13 classes de la région.

 

D’après une idée glanée dans un séjour au Texas, Yves Nadon avait construit un prototype à ses frais en 2002, à une époque « où les parents pouvaient peinturer les murs », ironise l’enseignant. Prise par surprise, la direction avait néanmoins trouvé le projet « très chouette ». Il a refait sa mezzanine quelques années plus tard en plus solide, grâce à un autre papa bénévole, entrepreneur de métier.

 

Cette fois-ci, la direction était dans le coup et la commission scolaire était venue faire des vérifications. « Personne ne nous avait parlé des normes à respecter. Et pourtant, ils nous voyaient faire. »

 

C’était jusqu’à ce que la commission scolaire se rende compte que la structure en bois n’avait jamais été approuvée par la Régie du bâtiment et qu’elle ne correspondait pas aux normes, notamment pour le feu. Toutes les écoles ont dû détruire leurs mezzanines.

 

« C’est bien de clarifier les choses, je trouve ça correct », soutient M. Nadon. Il déplore toutefois le peu de soutien des autorités. « Je pense que [la commission scolaire] aurait dû appuyer notre initiative et voir ce qu’on pouvait faire pour essayer de la garder. Les profs ne se sont pas sentis soutenus. »

 

Il se désole que la « structure » du système d’éducation québécois, « qui vise à normaliser », n’encourage pas ce genre d’initiatives. Pourtant, plein d’enseignants sont créatifs. « Il faut plutôt reconnaître leurs bonnes idées et voir comment on peut les exporter dans d’autres écoles, dit-il. Quand on travaille avec des élèves, on n’a pas dix ans à attendre. »

 

Faire ou ne pas faire

 

Sandra Stocco reconnaît qu’elle a déjà été tentée par la méthode « DIY » (Do it yourself, ou fais-le toi-même), notamment en faisant appel à des bénévoles pour repeindre l’école. « C’est sûr qu’on pourrait aller plus vite mais, si on doit défaire après, ce n’est pas mieux. »

 

Il lui est apparu clair dès le début, toutefois, que le jeu n’en valait pas la chandelle. « On essaie quand même de faire en sorte que nos projets se réalisent vite. Quand un parent s’implique, on veut que son enfant puisse en profiter avant d’aller au secondaire. »

 

Et bien sûr, quand l’école a le soutien d’une fondation qui parvient à accumuler beaucoup de dollars, les projets sont plus faciles à réaliser, reconnaît Roseline Guèvremont, une maman très impliquée dans la Fondation. « Je suis consciente de notre privilège. On est à Outremont, on n’est pas une école de quartier, on reçoit des enfants de tout le territoire, admet-elle. Mais vous seriez surprise de voir que tout le monde donne, pas seulement les plus riches. »

 

L’école Guy-Drummond rêve maintenant de son prochain projet, le prolongement de la cour d’école en « sentier des lecteurs », pour offrir une zone plus tranquille aux élèves.

 

« On va encore travailler en collaboration avec les ressources matérielles, mais on va avoir besoin de l’autorisation de la Ville. Il va y avoir un joueur de plus. On va voir comment ça va se passer », conclut la directrice avec un sourire confiant.

Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn
22 mai 2017 écrit par Journal Métro

Est-ce vraiment si cool que ça travailler chez Facebook ou Netflix? Semble-t-il que oui!

Chaque année, LinkedIn présente un palmarès des entreprises les plus populaires auprès des travailleurs de son réseau ou, en d’autres mots, un top des compagnies «où les gens veulent travailler en 2017».

Trois critères sont étudiés pour évaluer les compagnies: l’intérêt pour les emplois au sein de la compagnie (à quelle fréquence est-ce que des gens regardent pour des emplois au sein de la compagnie), l’intérêt envers la marque de la compagnie (combien de non-employés tentent de rejoindre des employés de ladite compagnie et à quel point le contenu d’une compagnie est regardé par des professionnels?) et la capacité de la compagnie à garder ses employés (les employés restent-ils en poste au moins un an?).

LinkedIn présente un top 50, mais voici les 15 compagnies qui ont su se hisser aux premiers rangs du palmarès. Il s’agit de compagnies aux États-Unis. Un classement est aussi fait pour l’Australie, le Brésil, la France, l’Allemagne, l’Inde et le Royaume-Uni, mais pas pour le Canada.

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Alphabet (la société mère de Google)

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Amazon

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Facebook

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Salesforce

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Uber

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Tesla

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Apple

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Time Warner

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn The Walt Disney Company

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Comcast NBCUniversal

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Airbnb

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Netflix

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn McKinsey Company

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Dell Technologies

 Top 15 des compagnies pour lesquelles les gens veulent travailler selon LinkedIn Workday

Parc éolien de l’Érable: le combat d’une chercheuse pour protéger ses sources
21 mai 2017 écrit par Cyberpresse

QUI EST MARIE-ÈVE MAILLÉ ?

Mme Maillé est aujourd’hui professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et présidente d’une entreprise vouée au renforcement des collectivités. Entre 2006 et 2012, elle a fait sa thèse de doctorat sur l’acceptabilité sociale d’un parc éolien installé à Saint-Ferdinand et à Sainte-Sophie-d’Halifax, près de Victoriaville. Elle a alors interviewé 93 citoyens de la région et «  mesuré la division sociale provoquée par le projet », a-t-elle résumé à La Presse.

POURQUOI L’A-T-ON OBLIGÉE À DÉVOILER SES RECHERCHES ?

En 2014, un groupe d’environ 500 citoyens a intenté un recours collectif contre le promoteur du projet, l’entreprise Éoliennes de l’Érable. Ces citoyens se plaignent du bruit, de la dévaluation de leurs maisons et de la dégradation du climat social provoqués par les éoliennes. L’avocat qui pilote le recours, Me David Bourgoin, a alors annoncé vouloir faire comparaître Mme Maillé comme témoin expert pendant le procès. Le 13 janvier 2016, le juge Marc Saint-Pierre, de la Cour supérieure, a ordonné à Mme Maillé de remettre sa thèse de doctorat et son agenda de recherche à l’entreprise Éoliennes de l’Érable afin de lui permettre de préparer sa défense.

QUE S’EST-IL PASSÉ HIER ?

Malgré l’ordre de la cour, Mme Maillé n’a jamais remis les documents exigés, expliquant ne pas vouloir trahir la confiance des citoyens qui se sont confiés à elle. Hier, au palais de justice de Victoriaville, elle a demandé au même juge Saint-Pierre de revenir sur sa décision. Fait particulier, trois associations avaient déployé des avocats pour soutenir Mme Maillé en cour : l’UQAM, où Mme Maillé a obtenu son doctorat, les Fonds de recherche du Québec, qui ont financé en partie ses recherches doctorales, et l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. En tout, pas moins de sept avocats ont plaidé en sa faveur.

QUE CONTIENNENT EXACTEMENT LES DOCUMENTS VISÉS ?

On en a beaucoup appris en cour, hier, à ce sujet. Les témoignages recueillis par Mme Maillé pendant ses recherches documentent abondamment les « chicanes de voisins » provoquées par le projet de parc éolien. La chercheuse a notamment demandé aux interviewés de nommer les gens avec qui les relations se sont dégradées. Selon les avocats du Fonds de recherche du Québec, certains citoyens interrogés se sont même laissés aller à faire des menaces à d’autres membres de la communauté pendant les entrevues, ou même à souhaiter la mort de certaines personnes.

QU’A PLAIDÉ LE CAMP MAILLÉ ?

En substance, les avocats de Mme Maillé ont plaidé que le fait de remettre les documents demandés trahirait la confidentialité des échanges entre la chercheuse et les citoyens interrogés. Ils ont établi des parallèles avec la nécessité de préserver les sources des journalistes, mais aussi invoqué deux causes impliquant directement des chercheurs (voir encadré). Les avocats de l’UQAM ont souligné que les gens interviewés avaient signé un formulaire qui leur assurait la confidentialité de leurs propos avant de participer. Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont déposé une déclaration sous serment rédigée par le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en soutien à Marie-Ève Maillé. Selon l’avocat des FRQ, Mathieu Piché-Messier, obliger Mme Maillé à remettre ce matériel créerait une « brèche » qui minerait la participation aux projets de recherche. Notons que l’avocat qui pilote le recours collectif a maintenant renoncé à faire témoigner Mme Maillé comme témoin expert. Ce changement, selon lui, rend la divulgation de sa thèse de doctorat non nécessaire.

QU’A PLAIDÉ LES ÉOLIENNES DE L’ÉRABLE ?

L’entreprise a fait valoir que même si Mme Maillé ne témoignera plus comme experte, l’avocat qui dirige le recours collectif veut toujours la faire témoigner comme « témoin ordinaire ». L’avocate de l’entreprise, Me Isabelle Landry, soutient que les seules informations qui seront présentées proviendront alors quand même de ses recherches doctorales. « On veut savoir quelle est la détérioration sociale qui nous est reprochée », a-t-elle résumé, affirmant que cette information était nécessaire pour pouvoir présenter une « défense pleine et entière ». L’entreprise a aussi soumis des points de droit pour plaider que Mme Maillé, qui n’est pas directement impliquée dans le recours collectif des citoyens contre les Éoliennes de l’Érable, ne peut légalement demander au juge Saint-Pierre de revoir son ordre de remettre des documents.

***

Deux précédents

Dans l’affaire très médiatisée de Luka Rocco Magnota, la Cour supérieure avait déterminé que la police ne pouvait mettre la main sur une entrevue vidéo faite avec le présumé meurtrier par des chercheurs d’Ottawa. Tout récemment, la Cour supérieure a aussi protégé des données sur les personnes transgenres recueillies par des chercheurs de l’Université de Western Ontario, que voulait consulter le procureur général du Québec.


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