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Élections scolaires: les anglophones défendront leur «droit constitutionnel»
22 mai 2015 écrit par Cyberpresse

Le président de la Commission qui dessert 4500 étudiants de la région, Stephen Burke, a fait part de cette opinion dans une lettre expédiée au ministre de l’Éducation François Blais.

Il la lui réitérera en personne, jeudi, lorsque M. Blais participera au congrès de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, tenu dans la capitale.

Dans sa missive, expédiée le 5 mai, M. Burke rappelle à quel point la communauté anglophone tient à «ces dernières instances de gouvernance d’organismes publics» qui lui appartiennent en propre. «Ce contrôle des institutions d’enseignement public nous est vital.

«Nous n’accepterons jamais qu’il nous soit retiré pour des raisons qui sont loin de viser une meilleure qualité d’enseignement.» Selon lui, «l’abolition des élections scolaires [à laquelle songe le ministre] est perçue au sein de la communauté anglophone comme une attaque à [leurs] droits les plus fondamentaux.

«Il s’ensuit que nous prendrons tous les moyens pour convaincre votre gouvernement de ne pas aller de l’avant avec votre intention d’abolir notre droit de choisir par suffrage universel ceux et celles à qui nous voulons confier la gestion de nos institutions scolaires.»

Moyens à déterminer

Dans sa lettre, M. Burke ne précise pas quels «moyens» pourraient être utilisés. En entrevue, il fait valoir que la missive est expédiée au nom de sa seule commission scolaire. Il la considère comme «une première salve» pour annoncer ce que demande la communauté anglophone. D’autres membres de l’Association se joindront à la requête, prédit-il.

«La formule du ministre Blais ne fait pas du tout notre affaire», commente-t-il au sujet de la possibilité d’un collège électoral composé de parents, d’enseignants, d’administrateurs et d’autres représentants de la société. 

Il craint que cela ouvre la porte à des nominations partisanes. Le président de la CSCQ doute que les élections scolaires coûtent 20 millions $, comme le soutient le gouvernement.

5 formations gagnantes dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie [Infographie]
21 mai 2015 écrit par Jobboom Blog

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Bâtisseur de son propre rêve
21 mai 2015 écrit par Journal Métro

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le projet Alliés Montréal de la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ), des portraits inspirants de Montréalais issus de l’immigration qui témoignent de leurs parcours et de leurs succès.

Oscar Ramirez ne tergiverse pas. Parlez-lui de détermination et il vous gratifiera d’un sourire en coin qui en dit long. Il en a jalonné son parcours, sublimant la moindre embûche en opportunité.

«Beaucoup d’immigrants gardent trop longtemps leurs valises dans le placard, croit Oscar Ramirez. À Rome, fais comme les Romains. Il faut plonger pleinement dans la société qui nous accueille.» Surtout, ne pas garder «un pied au Sud, un pied au Nord». Vain et douloureux grand écart.

Quand son père lui propose d’apprendre l’anglais à l’étranger après son secondaire, M. Ramirez est instinctivement porté vers le Canada. «Les États-Unis m’attiraient peu, et à l’époque aller en Europe était moins facile qu’aujourd’hui. Le Canada, c’est ce que je pouvais trouver de plus exotique dans la palette de destinations accessibles.» L’aventurier en lui opte pour un an d’études à l’université Concordia, curieux de voir le Montréal dont il a entendu parler lors des Jeux olympiques de 1976, deux ans auparavant.

La suite est classique. «J’ai rencontré une fille ici.» Oscar retourne quand même au Guatemala à la fin de l’année. Il y amorce des études universitaires en architecture. Un an plus tard, coup de fil de son amie. Elle est au Mexique et lui propose d’aller le rejoindre. Après ce voyage, c’est à Montréal qu’il repart, aux côtés de celle qui deviendra la mère de ses enfants.

Déterminé à devenir architecte, Oscar commence par apprendre le français. Il s’inscrit même à des cours de diction, parce qu’on lui a dit qu’avec un accent étranger tout serait difficile. Après deux cours donnés par un Japonais – oui – à l’accent beaucoup plus marqué que le sien, Oscar cesse de perdre son temps. Surtout, il décide que son identité, sa couleur et son origine ne l’empêcheront pas d’avancer comme il l’entend.

Pour prétendre à une place dans une université en architecture, il faut passer par le cegep. M. Ramirez décroche une technique, puis frappe aux portes de l’enseignement supérieur. Programmes contingentés obligent, on compte beaucoup de candidats pour peu d’élus. Se retrouvant sur une liste d’attente à l’Université de Mont­réal, où il téléphone chaque jour, sans succès, avant de lancer une nouvelle offensive. Portfolio sous le bras, il se présente au bureau du registraire. «J’ai attendu toute la journée, il n’est jamais venu. Le concierge a dû avoir pitié et a déposé mon portfolio sur son bureau.»

Oscar saute sur le téléphone le matin suivant. Au bout du fil, le registraire ne réussit pas à placer un mot. «Je ne le laissais pas parler, énumérant tous les arguments possibles pour être accepté. Il m’a coupé la parole. “Attendez! Pas la peine d’insister.” Silence. “Vous êtes accepté.” Ce moment-là figure au palmarès des plus beaux moments de ma vie, avec la naissance de mes enfants.»

Le premier jour de cours, M. Ramirez rencontre celui qui est, aujourd’hui encore, son associé. Étudiant sans le sou, mais soutenu par sa famille au Guatemala et celle de son amie ici, Oscar est maintenant à la tête du trio dirigeant le bureau d’architectes Cardin Ramirez Julien.

«Mes associés ne me voient pas comme un étranger, s’amuse-t-il. Parce que je suis très bien intégré. Je n’ai pas besoin d’afficher les couleurs du drapeau ni de manger des frijoles tous les jours pour savoir que je suis guatémaltèque. Mes racines demeurent fondamentales, bien sûr, et je garde des liens forts avec ma famille. Mais chez moi, c’est à Montréal. Ici, on me demande d’où je viens. Au Guatemala, on me pose la même question! Ma valise est défaite – et jetée – depuis longtemps.»

Au sein d’une multitude d’organismes, M. Ramirez donne de son temps bénévolement. «Retour d’ascenseur pour la société qui m’a accueilli et donné une chance». Quand vint le temps de demander sa résidence permanente, M. Ramirez aurait pu se marier pour obtenir un statut administratif facilement. Mais ça contrevenait à ses valeurs; il a choisi la voie officielle. Non sans difficultés. À force de détermination, de lettres au ministre et avec un coup de pouce de «quelqu’un qui connaît quelqu’un», il obtint le statut tant convoité.

Des embûches? «Vous allez trouver ça prétentieux, mais je n’en ai pas rencontré. Mautadit que l’hiver est plate, lance M. Ramirez, avec un accent latino prononcé. Mais apprends à l’aimer. Si tu passes ton temps à regretter d’où tu viens et ce que tu as laissé, tu n’y arriveras pas.»

L’émission de Radio-Canada International Tam-Tam Canada a produit une version radio de ce reportage. Réalisée par la journaliste Anne-Marie Yvon, cette émission est disponible sur le site de RCI (rcinet.ca/francais).

Suppression de 265 postes professionnels de l’éducation
21 mai 2015 écrit par Le Devoir

L’heure des compressions a sonné dans la plupart des commissions scolaires du Québec. Forcé de composer avec des réductions budgétaires sans précédent, le réseau scolaire québécois s’apprête à se défaire de pas moins de 265 postes de professionnels de l’éducation d’ici à la prochaine rentrée scolaire.

 

Des dizaines de psychoéducateurs, conseillers pédagogiques, psychologues, orthopédagogues et autres professionnels de l’éducation perdront leur poste au cours des prochains mois dans les 72 commissions scolaires de la province.

 

Comme le révélait Le Devoir le mois dernier, c’est la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui sera la plus touchée du réseau, avec une perte de 70 postes de professionnels. Nombre d’entre eux seront réaffectés à de nouvelles fonctions, tandis que d’autres prendront leur retraite. Dans le cas des conseillers pédagogiques, certains pourraient devoir retourner à l’enseignement.

 

Mais les autres commissions scolaires ne sont pas en reste. Dans certaines régions, tels le Bas-Saint-Laurent et la Haute-Côte-Nord, les syndicats membres de la Centrale des syndicats du Québec verront jusqu’à 15 % de leurs effectifs être amputés ou réaffectés à d’autres tâches.

 

Dans les 69 commissions scolaires où la CSQ compte des membres, ce sont 250 postes qui doivent être retranchés au total. Au Syndicat des professionnelles et professionnels Laval–Rive-Nord, qui regroupe les employés des trois autres commissions scolaires de la province, on s’attend à une abolition de 15 postes. Le président, Guillaume Bégin, précise toutefois que 13 autres postes seront créés, dans des spécialités différentes toutefois.

 

« Dans chacune des écoles publiques du Québec, il existe des élèves pour lesquels le dépistage précoce de difficultés d’apprentissage et l’intervention rapide d’un professionnel sont cruciaux dans la poursuite de leur cheminement. Comment obtiendront-ils l’aide requise si les spécialistes qui doivent les soutenir dans leur développement sont absents ? » a affirmé la présidente de la Fédération des professionnels et professionnelles de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), Johanne Pomerleau, mardi.

 

Ces abolitions de postes sont rendues nécessaires par le plus récent budget du gouvernement du Québec, déposé en mars, qui prévoyait des compressions de l’ordre de 350 millions de dollars pour la prochaine année scolaire, alors que les commissions scolaires avaient anticipé un effort budgétaire de 200 millions.

 

Ce sont donc de près de 8715 heures de services professionnels en tous genres dont seront privés toutes les semaines les élèves québécois, affirme Mme Pomerleau. Les commissions scolaires ne sont plus en mesure d’en faire davantage, après des années passées à rééquilibrer leurs budgets et à effectuer des compressions afin de respecter le cadre financier imposé par le gouvernement, dit-elle.

 

Le président du syndicat des professionnels de la CSDM, Michel Mayrand, juge que des « choix déchirants » attendent ses membres. « Ils ne pourront s’occuper que des cas les plus urgents, et ils vont devoir laisser nombre d’élèves en difficulté sans services », déplore-t-il.

 

La Fédération des comités de parents du Québec partage également cette inquiétude. Aux yeux de la présidence, Corinne Payne, les réductions budgétaires commandées par le gouvernement Couillard menace d’effacer les progrès effectués depuis 10 ans en matière de persévérance scolaire au Québec.

Des bonis d’après-mandats de 1,4 million à l’Université Laval
21 mai 2015 écrit par Cyberpresse

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a dit que les contribuables n’allaient pas payer pour cela.

«Si jamais l’Université Laval ne recule pas, a-t-il dit, on va être obligé de retirer ces sommes-là du financement de base de l’Université Laval. »

Pour le ministre Blais, ces hausses de prime dont l’Université Laval « a longtemps nié l’importance » n’ont pas de sens.

À eux seuls, le recteur Denis Brière et le vice-recteur exécutif Éric Bauce empocheraient respectivement un demi-million et un quart de million de plus par rapport à l’ancien régime.

L’Université Laval a réagi par son service de communications, faisant valoir que contrairement à ce qui est véhiculé – entre autres par le ministre de l’Éducation François Blais – les bonis ne sont pas des bonis, encore moins des primes, mais des économies.

«Les mesures adoptées aux mois de novembre et décembre par le conseil d’administration sur les conditions d’emploi de la haute direction de l’Université Laval représentent des économies immédiates et futures pour l’Université. Ces mesures, déterminées par un comité indépendant, tiennent compte de la durée du mandat des membres de la haute direction. Ces modifications n’impliquent aucun versement de prime de départ. Pour bénéficier de ces conditions, un membre de la haute direction devra demeurer au sein de l’Université Laval à la fin de son mandat.»

Comme le soulignait Le Soleil il y a quelques mois, ce n’est pas la première fois que la rémunération des hauts dirigeants de l’Université Laval fait sourciller.

En 2011, la hausse salariale de 100 000 $ en douze mois (mais répartie sur deux années différentes) du recteur Denis Brière, élu pour la première fois en 2007, avait fait les manchettes. Il a défendu à ce moment qu’il s’agissait d’une «mise au point» de son salaire «gelé depuis 2009». Cela n’a pas empêché sa réélection lors de la course au rectorat de 2012. Une augmentation de salaire de 30 % en 18 mois du vice-recteur Éric Bauce a aussi été remise en question en 2011.

Comment savoir si votre client vous croit?
20 mai 2015 écrit par Jobboom Blog

client doute b Comment savoir si votre client vous croit?

Bien cerner le type de client qui est devant nous est primordial en affaires. Évidemment, ce client nous évalue en retour et se demande s’il peut réellement nous faire confiance. C’est normal et sain. Mais comment savoir si notre message passe bien, si nous sommes crédible à ses yeux?

Il y a différents types de clients : le timide qui ne veut surtout pas de confrontation, le pseudo-connaisseur qui essaie de nous piéger avec une question sortie de nulle part, le vigilant qui doute de nos affirmations, l’intéressé qui veut en savoir plus, le craintif qui a peur de faire une gaffe, celui qui vient à la place de son patron, mais qui ne peut rien décider, etc.

La personnalité du client et le contexte de la relation d’affaires affecteront considérablement les stratégies de communication et de négociation qu’il emploie, de même que son langage non verbal.

C’est pourquoi il est important de noter les signaux corporels qui se manifestent chez votre interlocuteur en début de rencontre, pendant celle-ci et à la toute fin de l’échange. En observant les changements, vous serez en mesure de savoir si vous avez marqué des points ou l’inverse.

La position de départ et de fin

Si, au départ, le client prend une position assise reculée et se croise les bras, il ne faut pas s’en faire. Vous devez faire vos preuves et la partie n’est pas gagnée d’avance. Ce recul physique est compréhensible, surtout si le client vous rencontre pour la première fois ou s’il n’avait pas l’intention de conclure une entente ce jour-là.

S’il conserve cette posture durant toute la rencontre, là, il y a lieu de se questionner. Même les plus timides finissent par bouger sur leur chaise. Quand il n’y a aucun changement dans la posture, jetez un œil à l’ensemble du corps. Si les épaules sont rigides et que les mains s’agrippent aux bras du fauteuil, c’est signe d’un inconfort apparent. Détendez l’atmosphère.

Le regard

Votre interlocuteur ne vous regarde pas dans les yeux? Certains clients sont simplement timides ou vivent un stress émotif et ne sont pas à l’aise de soutenir votre regard. Par ailleurs, certaines personnes atteintes du syndrome d’Asperger (forme d’autisme), très fonctionnelles dans la vie quotidienne, ne peuvent vous regarder et vous écouter en même temps, car c’est trop distrayant ou envahissant. Acceptez ce détournement visuel. Il ne représente généralement pas un problème en soi.

Les clignements des paupières

Observez le clignement des paupières. Ce geste permet au cerveau de faire une pause pour reclasser l’information entrante et focaliser son attention. Si votre interlocuteur cligne peu ou pas des yeux, il n’y a pas de focalisation participative. Cela survient si le client n’est pas concentré sur vos propos, mais aussi s’il est en mode vigilance, c’est-à-dire s’il perçoit une menace ou s’il ne croit pas ce que vous dites. Dans ce cas, il diminuera son clignement de paupières et vous fixera davantage. Il cherchera des indices lui permettant de déceler le mensonge.

L’éloignement de petits objets

Observez les objets que votre client déplace. En effet, s’il a un verre d’eau ou un crayon sur la table devant lui et qu’il rejette vos propos, il est possible qu’il manifeste son désaccord en éloignant de lui (vers le côté) ces objets. Il pourra aussi les tenir dans ses mains pour gérer un stress ou un inconfort (geste d’ancrage).

couvert je lis en vous Comment savoir si votre client vous croit?

Annabelle Boyer, CRHA est spécialiste de la synergologie, la lecture du non verbal. Elle est auteure des livres Relations sous emprise et Je lis en vous… savez-vous lire en moi? chez Béliveau Éditeur. Elle dirige également ABC Solution, une firme spécialisée en développement organisationnel et en ressources humaines.

Voir tous les articles d’Annabelle Boyer chez Jobboom

Les élèves ontariens réussissent-ils mieux que ceux du Québec?
20 mai 2015 écrit par Journal Métro

L’Ontario a mené vers la réussite un nombre grandissant de ses élèves au cours des 10 dernières années. Mais de quelle réussite est-il question?

Au cours des 10 dernières années, l’Ontario a réussi à faire passer le taux d’obtention du diplôme d’études secondaires de ses jeunes citoyens de 68% à 84%. Aujourd’hui, au Québec, le même taux n’est que de 71%.

Ce sont là des faits rapportés dans un reportage de Daphnée Dion-Viens, paru récemment dans Le Journal de Montréal. Il semble que l’Ontario ait mis en place depuis 2003 une recette qui fonctionne et qui a fait de son système d’éducation un des 20 meilleurs au monde, selon la firme McKinsey.

Cette recette, selon le reportage, consiste en une série de mesures dont le Québec pourrait s’inspirer. Ainsi, toutes les écoles secondaires ontariennes possèdent une équipe d’intervention auprès des jeunes à risque de décrochage, qui aide ceux-ci à rattraper leur retard. Les élèves ne peuvent quitter l’école avant l’âge de 18 ans, à moins d’avoir obtenu un diplôme, alors qu’au Québec, un jeune de 16 ans sans diplôme peut facilement quitter l’école. Si un jeune Ontarien décroche sans diplôme, un travailleur social lui est assigné. Les autres mesures incluent l’apprentissage précoce de la lecture, l’ajout de stages en entreprise au secondaire et un programme de formation continue pour les enseignants.

Les résultats obtenus par les Ontariens sont tout à fait encourageants, et leur recette mérite qu’on s’y attarde. Mais un autre reportage tout récent, paru cette fois dans le magazine Affaires universitaires, montre que tout n’est pas parfait chez nos voisins ontariens. Selon le professeur Alan Slavin, de l’Université Trent, ces mêmes élèves qui avaient si bien réussi au secondaire ont pourtant de sérieuses difficultés une fois à l’université. En effet, les taux d’échec et d’abandon des étudiants universitaires de première année ont fortement augmenté au cours des 10 dernières années, particulièrement dans les cours de physique et de mathématiques. La plupart des professeurs interrogés par M. Slavin remarquent que la préparation des nouveaux étudiants à ces études est souvent déficiente.

Toujours selon le professeur, les jeunes étudiants n’ont pas acquis les habiletés conceptuelles essentielles à la réussite de ces cours, dont le raisonnement, l’analyse et la synthèse. Au lieu d’enseigner ces habiletés, l’école secondaire ontarienne a mis l’accent sur la mémorisation de faits depuis la fin des années 1990. Les étudiants sont donc désemparés lorsqu’ils doivent soudainement utiliser ces habiletés dans un cours universitaire. Ils ne savent que restituer les faits qu’on leur a transmis et sont incapables de les intégrer dans une démarche plus complexe.

Malheureusement, un jeune du secondaire qui, pour obtenir son diplôme, répète comme un perroquet des faits entendus en classe semblera sur la voie du succès, aux yeux de ses professeurs et de ses parents. Mais cette réussite est un leurre. Un jeune diplômé qui ne peut que restituer de l’information, plutôt que de la raisonner, ne réussira ni à l’université ni sur le marché du travail du XXIe siècle.

Suppression de 265 postes professionnels de l’éducation
20 mai 2015 écrit par Le Devoir

L’heure des compressions a sonné dans la plupart des commissions scolaires du Québec. Forcé de composer avec des réductions budgétaires sans précédent, le réseau scolaire québécois s’apprête à se défaire de pas moins de 265 postes de professionnels de l’éducation d’ici à la prochaine rentrée scolaire.

 

Des dizaines de psychoéducateurs, conseillers pédagogiques, psychologues, orthopédagogues et autres professionnels de l’éducation perdront leur poste au cours des prochains mois dans les 72 commissions scolaires de la province.

 

Comme le révélait Le Devoir le mois dernier, c’est la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui sera la plus touchée du réseau, avec une perte de 70 postes de professionnels. Nombre d’entre eux seront réaffectés à de nouvelles fonctions, tandis que d’autres prendront leur retraite. Dans le cas des conseillers pédagogiques, certains pourraient devoir retourner à l’enseignement.

 

Mais les autres commissions scolaires ne sont pas en reste. Dans certaines régions, tels le Bas-Saint-Laurent et la Haute-Côte-Nord, les syndicats membres de la Centrale des syndicats du Québec verront jusqu’à 15 % de leurs effectifs être amputés ou réaffectés à d’autres tâches.

 

Dans les 69 commissions scolaires où la CSQ compte des membres, ce sont 250 postes qui doivent être retranchés au total. Au Syndicat des professionnelles et professionnels Laval–Rive-Nord, qui regroupe les employés des trois autres commissions scolaires de la province, on s’attend à une abolition de 15 postes. Le président, Guillaume Bégin, précise toutefois que 13 autres postes seront créés, dans des spécialités différentes toutefois.

 

« Dans chacune des écoles publiques du Québec, il existe des élèves pour lesquels le dépistage précoce de difficultés d’apprentissage et l’intervention rapide d’un professionnel sont cruciaux dans la poursuite de leur cheminement. Comment obtiendront-ils l’aide requise si les spécialistes qui doivent les soutenir dans leur développement sont absents ? » a affirmé la présidente de la Fédération des professionnels et professionnelles de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), Johanne Pomerleau, mardi.

 

Ces abolitions de postes sont rendues nécessaires par le plus récent budget du gouvernement du Québec, déposé en mars, qui prévoyait des compressions de l’ordre de 350 millions de dollars pour la prochaine année scolaire, alors que les commissions scolaires avaient anticipé un effort budgétaire de 200 millions.

 

Ce sont donc de près de 8715 heures de services professionnels en tous genres dont seront privés toutes les semaines les élèves québécois, affirme Mme Pomerleau. Les commissions scolaires ne sont plus en mesure d’en faire davantage, après des années passées à rééquilibrer leurs budgets et à effectuer des compressions afin de respecter le cadre financier imposé par le gouvernement, dit-elle.

 

Le président du syndicat des professionnels de la CSDM, Michel Mayrand, juge que des « choix déchirants » attendent ses membres. « Ils ne pourront s’occuper que des cas les plus urgents, et ils vont devoir laisser nombre d’élèves en difficulté sans services », déplore-t-il.

 

La Fédération des comités de parents du Québec partage également cette inquiétude. Aux yeux de la présidence, Corinne Payne, les réductions budgétaires commandées par le gouvernement Couillard menace d’effacer les progrès effectués depuis 10 ans en matière de persévérance scolaire au Québec.

La suppression de postes professionnels en éducation dénoncée
20 mai 2015 écrit par Cyberpresse

Cela signifie 8715 heures de services en moins pour les élèves par semaine, a affirmé mardi Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l’éducation, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, au cours d’une rencontre avec la presse à Montréal.

L’organisation syndicale a plaidé auprès du ministre de l’Éducation, François Blais, pour qu’il intervienne et empêche que ces compressions budgétaires entraînent ainsi des réductions de services directs aux élèves.

«Le budget qui est sorti le 26 mars dernier était encore pire que ce qu’on avait prévu, puisqu’on parle plutôt de 350 millions (de compressions budgétaires). Mais la question n’est pas de savoir si c’est 200 ou 350 millions, le problème c’est que le réseau de l’éducation n’est plus capable d’absorber de nouvelles compressions et qu’on ne peut plus prétendre que ces compressions se font sans toucher les services aux élèves», s’est exclamée Mme Pomerleau.

Elle souligne d’ailleurs qu’il s’agit de 250 équivalents de postes à temps complet, ce qui signifie qu’un plus grand nombre d’employés seront touchés, puisqu’ils ne travaillent pas tous à temps plein.

«On parle de bibliothécaires, de conseillers pédagogiques, de conseillers en orientation, d’animateurs à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire, de psychoéducateurs, de psychologues, d’orthophonistes, d’orthopédagogues. On coupe dans des services directs aux élèves, des services qui sont déjà insuffisants pour répondre à la demande», a déploré Mme Pomerleau.

Toutes les régions ne sont pas également touchées, puisque toutes les commissions scolaires n’ont pas fait les mêmes choix de compressions. Mme Pomerleau évoque des proportions de l’ordre de 15% des effectifs dans le Bas Saint-Laurent, de 12% dans la Haute Côte-Nord, de 8 pour cent au lac Saint-Jean et de 7% en Abitibi-Témiscamingue.

À la Commission scolaire de Montréal, le président du syndicat des professionnels, Michel Mayrand, parle carrément de réductions de services «jamais vues par le passé» et ajoute que «c’est une coupe à blanc historique qui représente 10% des effectifs».

Josée Lajoie, psychologue en milieu scolaire, voit «une forme d’incohérence» dans le fait que le ministère impose aux commissions scolaires de telles compressions de budget qui frappent les services d’aide aux élèves et, du même souffle, adopte des politiques contre le décrochage scolaire et contre l’intimidation. Or, les jeunes susceptibles de décrocher ont souvent besoin d’aide, tout comme les victimes d’intimidation.

Avec ces dernières suppressions de postes, Mme Lajoie prévoit «des délais qui vont augmenter» pour obtenir des services et des élèves ayant des problèmes moins urgents qui vont devoir être mis de côté pour se concentrer sur les cas les plus urgents.

La Fédération des professionnels de l’éducation de la CSQ représente 7200 membres, répartis dans 19 syndicats.

Le ministre de l’Éducation, de son côté, a déjà affirmé que ce ne sont pas 350 millions de coupes qui étaient imposées, mais plutôt 200 millions. Et ces coupes sont semblables à celles de l’année scolaire précédente, avait-il ajouté.

De même, le ministre avait dit croire qu’il était possible de restreindre les budgets en comprimant les dépenses administratives dans les commissions scolaires plutôt que de réduire les services directs aux élèves. Il avait entre autres suggéré des fusions et des échanges de services entre des commissions scolaires.

Les quatre conséquences d’une mauvaise embauche
19 mai 2015 écrit par Jobboom Blog

employe paresseux patron fache Les quatre conséquences d’une mauvaise embauche

Image : cmgirl / Shutterstock

Si vous aviez la possibilité de recommencer votre processus de recrutement, réembaucheriez-vous la même personne? Si votre réponse est non, c’est que vous considérez avoir fait une erreur de recrutement.

Aucun gestionnaire n’est à l’abri d’une mauvaise embauche. L’empressement, le manque de rigueur dans la sélection des candidats, les entrevues non structurées et l’inexpérience sont des facteurs qui peuvent occasionner une mauvaise embauche. En comprenant un peu mieux les conséquences que cela entraîne, vous serez sans doute plus vigilant la prochaine fois.

1. Des conséquences pour l’organisation

Inévitablement, une mauvaise embauche entraîne des coûts supplémentaires à plusieurs niveaux. À lui seul, le processus de recrutement pour remplacer l’employé inadéquat peut occasionner une nouvelle dépense de plusieurs milliers de dollars. Une embauche ratée signifie aussi la perte des investissements engagés pour sa formation et la perte des heures investies par le compagnon ou le tuteur, et par le gestionnaire pour l’encadrement et les suivis.

L’impact sur les clients est aussi un enjeu important à considérer. Les clients, externes ou internes, aiment connaître la personne avec qui ils discutent et apprécient qu’une relation d’affaires soit stable. Si la communication et la relation de confiance sont difficiles à établir entre le client et l’employé inadéquat, il y a fort à parier que le client sera tenté d’aller voir ailleurs.

2. Des conséquences pour l’équipe

L’employé qui s’avère décevant à la suite de son embauche nuit à la vitesse de croisière de son équipe et restreint son potentiel de développement. Si l’employé n’est pas en mesure de bien faire le travail attendu, ou s’il n’a pas l’attitude requise pour le poste, les autres membres de l’équipe doivent compenser ses faiblesses, ce qui peut occasionner de la frustration, du découragement et aussi de l’épuisement chez certains. Il y a un risque de démobilisation de l’équipe.

3. Des conséquences pour le gestionnaire

Plusieurs personnes subissent les contrecoups d’une erreur de recrutement – les collègues, les usagers, les fournisseurs, les partenaires, les clients. Le gestionnaire subit donc la pression de corriger la situation et de minimiser les impacts sur la production ou la prestation de services. Sa crédibilité peut être entachée temporairement s’il tarde à réagir.

4. Des conséquences pour l’employé

L’employé inadéquat ne peut pas s’épanouir dans son environnement de travail s’il ne répond pas aux attentes et se sait vulnérable dans les circonstances. Une mauvaise embauche occasionne toujours un coût élevé pour l’employé lui-même, que ce soit pour sa progression de carrière, la perturbation émotionnelle qu’il subit ou l’impact financier lié à la perte éventuelle de son emploi.

Considérant les conséquences d’une mauvaise embauche, il importe de limiter les erreurs de recrutement. Prenez donc le temps de clarifier votre besoin, soyez rigoureux dans votre sélection des candidats et planifiez soigneusement vos entrevues. La sélection du personnel joue un rôle déterminant dans le développement de votre organisation. Ne vous contentez pas de peu!

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Isabelle Bédard, MBA, CRHA, Adm.A et C.M.C., est présidente-directrice générale de CIB Développement organisationnel. Depuis 1998, l’entreprise accompagne les gestionnaires et dirigeants dans la saine gestion de leurs équipes de travail en offrant un service de recrutement et conseils en gestion des ressources humaines.

Voir toutes les chroniques d’Isabelle Bédard

Pour et contre-offre
19 mai 2015 écrit par Journal Métro

Vous avez un emploi présentement, mais, pour une raison qui ne regarde que vous, vous en cherchez un autre. Vous recevez une offre d’un employeur potentiel. Seulement voilà, votre boss, ne voulant pas vous perdre, vous fait une contre-offre. C’est une bonne nouvelle: vous êtes en demande et vous avez maintenant l’embarras du choix. L’embarras… c’est le cas de le dire, car du coup, ça se complique!

Sur le plan personnel, vous serez tiraillé entre l’appel du large et le confort rassurant de cette contre-offre alléchante. L’idée d’abandonner non votre employeur, mais votre boss malgré son geste vous culpabilise… D’un autre côté, ça fait longtemps que vous tirez la sonnette d’alarme sans obtenir de réaction de sa part. Sa proposition arrive trop tard. Bref, bonjour les nuits blanches!

Si vous décidez de faire le saut, vous avez l’occasion de négocier. Mais attention, c’est délicat, vous marchez sur des œufs. Le nouvel employeur prospectif ne doit pas s’en rendre compte. Si vous arrivez avec votre contre-offre en ayant l’air de demander «qui dit mieux?», vous risquez de frapper un mur. Il s’attend à ce que vous soyez motivé par les défis et les valeurs de l’emploi qu’il vous offre, non par l’appât du gain. Faites preuve de tact en lui parlant.

Commencez par lui envoyer un courriel courtois mais court, en lui annonçant de façon presque embarrassée «J’ai reçu une contre-offre de mon employeur, je suis un peu confus…» Il y a de bonnes chances que vous ayez rapidement de ses nouvelles, car votre manque de précision fera jaillir en lui plusieurs interrogations. Il aura probablement déjà étudié la question et ses options avec la direction avant même de vous appeler. Une fois que vous l’aurez au bout du fil, laissez-le parler: il demandera des détails. Vous pourrez alors parler plus précisément de la contre-offre que vous avez reçue sans avoir l’air d’un requin. Ne faites pas de demandes trop précises, car il vous fera sûrement sa meilleure offre de lui-même.

La décision vous revient, mais sachez que le lien de confiance avec votre employeur actuel est brisé. Votre loyauté n’est plus à toute épreuve, et vous, de votre côté, vous êtes déçu d’avoir eu à en arriver là pour qu’on vous estime à votre juste valeur. Cela peut amener d’autres problèmes. En gros, ça va sentir le réchauffé, alors que votre futur employeur, lui, partage votre enthousiasme et a hâte de vous avoir dans son équipe.

Les Inuits rêvent d’une université sur leur territoire
19 mai 2015 écrit par Le Devoir

Les Inuits espèrent toujours créer leur propre université. Leur vieux rêve a été ravivé récemment par un rapport qui a élaboré un plan de ce qui pourrait être l’établissement universitaire le plus au nord du Canada.

Le sous-ministre de l’Éducation du Nunavut Peter Ma a souligné que la proposition suscitait de plus en plus d’intérêt dans le territoire et ailleurs au pays. La mine Agnico Eagle, dont le siège social est au Québec, s’est d’ailleurs engagée à verser une subvention de 5 millions pour aider à sa création.

Le Canada est le seul pays de l’Arctique qui ne dispose pas d’une université sur le territoire nordique, un projet qui fait l’objet de discussions depuis au moins 2007. Selon Terry Audla, de l’organisation canadienne Inuit Tapiriit Kanatami, il s’agit pourtant d’un besoin pressant.

En avril, MM. Ma et Audla ont participé à une conférence avec des enseignants de leur région, des représentants gouvernementaux et des organisations de revendication territoriale pour jeter les bases du rapport qui a été publié ce mois-ci.

Selon ce document, l’établissement pourrait être situé à Iqaluit et devrait être indépendant des gouvernements et des organisations inuites. Bien que l’université soit ouverte à tous, elle servirait principalement les Inuits et tous les étudiants devraient suivre des cours sur la culture et la langue inuites.

Une liste de cours provisoire a même été proposée. Les étudiants pourraient notamment s’inscrire à des cours d’études inuites, d’arts, de linguistique et de gouvernance autochtone (reliés à la science politique). D’ailleurs, la recherche universitaire serait consacrée exclusivement au savoir inuit.

Le financement proviendrait du secteur public et privé. «Ça prendra bien plus que 5 millions», a noté M. Ma.

Terry Audla estime que cette nouvelle institution serait bénéfique pour les Inuits, qui n’auront pas à se déplacer ailleurs pour apprendre, mais aussi parce qu’elle leur permettra d’avoir leur voix au sein de la société canadienne.

« L’objectif est aussi que les Inuits soient plus conscients de leur place dans la société en général. Les universitaires ont beaucoup d’influence sur les décideurs. Lorsqu’on a ça, on a plus de crédibilité », a-t-il indiqué.

Les Inuits peuvent déjà bénéficier de l’éducation postsecondaire à distance, mais rien ne vaut une université locale, selon Peter Ma. « C’est plus stimulant. C’est plus près de la maison, alors on est plus motivés à réussir », a-t-il expliqué.


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