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François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

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Que faire avec les mauvaises références?
3 mai 2016 écrit par Journal Métro

Ça y est! Vous avez repéré l’emploi de vos rêves et, pressé de postuler, avez refait votre CV à neuf. Le hic : vos références ne sont pas à la hauteur de vos compétences. Que faire? Voici quelques trucs pour que les recruteurs retiennent votre candidature malgré tout.

«Il est rare que quelqu’un ne soit pas en mesure de fournir au moins deux bonnes références, raconte Mélanie Roy, recruteuse. En 13 ans de carrière comme recruteuse, j’ai seulement vu un cas où la personne croyait m’avoir fourni des références favorables, alors qu’elles se sont toutes avérées négatives.» Puisque les références sont souvent obligatoires pour obtenir un emploi, il est préférable de quitter en bons termes l’entreprise pour laquelle vous avez travaillé.

Vous avez été renvoyé d’une entreprise il y a quelques années et voudriez tout de même ajouter cet emploi à vos références? «Appelez et demandez, conseille Suzanne Lucas, responsable des ressources humaines. Si cela date de quelques années et que vous n’avez rien fait de grave pour mériter ce congédiement, il y a de bonnes chances que la situation se soit adoucie.»

«Appelez votre ancien patron directement, poursuit-elle. Expliquez-lui que vous êtes à la recherche d’un emploi et demandez-lui ce qu’il dirait si quelqu’un l’appelait pour une référence.»

Comme le souligne Mélanie Roy, les interrogations des recruteurs vont plus loin que les simples références : «La grande majorité des gens sont en mesure de donner au moins deux bonnes références, mais ils oublient parfois que le marché de l’emploi est petit au Québec et qu’il faut aussi entretenir sa réputation, parce que tout finit par se savoir. Le professionnalisme et l’éthique de l’employé, tant envers les fournisseurs qu’envers les clients et ses collègues, auront une influence sur la perception des gens de son milieu.»

«Si vous n’êtes pas en mesure de donner certaines références pertinentes, il est toujours préférable d’être transparent avec le recruteur et de démontrer que vous avez su apprendre et tirer le meilleur parti d’une expérience de travail qui se serait mal terminée.» –Mélanie Roy, recruteuse

Quand l’ancien patron fait des siennes…
Même s’ils ont fourni des lettres de recommandation favorables, certains employeurs tiennent un tout autre discours au téléphone. Aux États-Unis, il existe même des entreprises qui offrent le service de vérification de références à ceux qui voudraient savoir ce qu’on dit à leur sujet. «Si votre ancien employeur dit des choses du genre “Je n’engagerais jamais cette personne, elle est stupide et incompétente”, c’est une forme de diffamation, et vous pourriez le poursuivre!» affirme Jeff Shane, fondateur d’Allison et Taylor, une compagnie qui vérifie les références.

Ce genre de service ne semble pas encore offert au Canada, mais ce cas de figure, très rare, se produit hélas ici aussi. Jeff Shane conseille d’appeler l’ex-patron indélicat ou de lui envoyer une lettre directement, puisque c’est de votre réputation qu’il s’agit.
Mais de façon générale, Mélanie Roy suggère de faire preuve de transparence. «Si vous n’êtes pas en mesure de donner certaines références pertinentes, il est toujours préférable d’être transparent avec le recruteur et de démontrer que vous avez su apprendre et tirer le meilleur d’une expérience de travail qui se serait mal terminée.»

À tout malheur quelque chose est bon : démontrez que vous avez développé de nouvelles compétences. Témoignez surtout de votre motivation sincère à vous améliorer et à donner le meilleur de vous-même, idéalement avec des exemples concrets. En faisant preuve d’honnêteté, d’humilité et de respect, vous marquerez des points auprès de votre futur employeur.

Une notaire ex-chargée de cours radiée pour avoir altéré des documents
3 mai 2016 écrit par Cyberpresse

En janvier 2015, Danielle Létourneau est retournée à la pratique du notariat. Membre de l’ordre professionnel depuis 30 ans, elle avait principalement occupé des postes de direction, avant d’être chargée de cours à l’Université de Sherbrooke de 2010 à 2014. Selon sa page LinkedIn, elle donnait un cours de maîtrise destiné aux comptables sur les obligations des dirigeants d’entreprises publiques en matière de gouvernance.

La juriste spécialisée en droit d’auteur a ainsi été engagée par la Congrégation des soeurs missionnaires de l’Immaculée-Conception pour préparer les testaments des 250 soeurs. Or, Danielle Létourneau n’avait pas rédigé un seul acte authentique depuis plus de 20 ans. Selon le conseil de discipline, elle n’a pris aucune mesure pour « s’assurer que ses connaissances » étaient à jour.

Résultat: ses 33 premiers testaments comportaient des erreurs. Au total, 46 actes notariés entre septembre 2014 et mars 2015 ne respectaient pas les formalités de la loi. « Les erreurs commises par l’intimée ont eu de sérieuses conséquences, car ces actes ont dû être ou auront à être refaits », souligne le conseil dans sa décision du 13 avril dernier.

Dans deux cas, l’ex-notaire a modifié un testament et un mandat de protection en cas d’inaptitude après la réception des signatures requises. Dans d’autres cas, le testament n’avait pas été signé devant un témoin, ou aucune preuve de vérification d’identité n’avait été conservée. «Les infractions se situent donc au coeur même de la profession de notaire», conclut le conseil.

Coupable de neuf infractions déontologiques

Pour 28 actes notariés, Danielle Létourneau a déclaré de fausses dates de réception au Registre des dispositions testamentaires ou a carrément omis de transmettre des rapports. «L’intimée [a] affect[é] la fiabilité et l’exactitude des Registres puisque la Registraire ne peut alors transmettre au public des informations exactes. Il en est de même lorsque l’intimée déclare de fausses dates de réception de testaments.»

L’ex-notaire a été reconnue coupable de neuf infractions déontologiques, toutes des «manquements graves» à sa profession, pour lesquels le conseil de discipline lui a imposé des périodes de radiation temporaire d’un mois à trois ans, purgées simultanément. Danielle Létourneau n’est plus inscrite au tableau de l’ordre depuis quelques mois.

En août 2015, le conseil de discipline de la Chambre des notaires avait imposé une radiation temporaire à Danielle Létourneau jusqu’à la récente décision. Au cours de cette audience, la notaire a reconnu certains torts. «J’aurais dû revoir avant la Loi sur le notariat, je ne l’ai pas fait», a-t-elle déclaré. Elle a toutefois blâmé son adjointe administrative pour de nombreuses erreurs importantes, une thèse rejetée par le conseil.

«L’intimée tout au long de son témoignage minimise sa responsabilité, l’attribue à un tiers ou met cela sur le fait d’une simple erreur de ne pas avoir pris la précaution de relire la Loi sur le notariat, ce qu’elle aurait fait depuis. Elle considère ne pas avoir besoin de se « ressourcer en lisant la loi sur les testaments »», peut-on lire dans la décision du 11 août 2015.

Bilinguisme et préjugés
3 mai 2016 écrit par Le Devoir

Parfois étiquetés à tort comme de mauvais locuteurs dans les écoles ordinaires, les enfants de parents sourds peinent à obtenir les ressources pour l’acquisition du français.

Contrairement à l’idée reçue, l’acquisition du français se passe bien pour la plupart des CODA, explique Isabelle Guay, coauteure d’une étude sur le parcours de vie de jeunes adultes CODA. À l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) ou à l’Institut Raymond-Dewar, les parents sourds peuvent demander une aide pour l’enfant entendant lorsqu’ils soupçonnent la présence d’un retard possible en LSQ ou en français. L’évaluation et le suivi en orthophonie tiendront compte du bilinguisme de l’enfant. Dans le milieu scolaire, il y a un risque qu’il soit vu comme étant un enfant sous-stimulé, selon Mélanie Dumaine et Isabelle Guay. Rien n’est plus faux, il faut simplement lui laisser le temps d’acquérir la seconde langue, affirment-elles.

 

Même certains professionnels peu familiers avec la problématique y perdent leur latin. Chaque année, l’Institut Raymond-Dewar accueille des jeunes à la prononciation française mâchée, imitant celle d’un sourd, et qui entendent parfaitement. Mélanie Dumaine explique : « Cela arrive lorsque des parents se font dire par certains audiologistes qu’ils devaient lui parler français pour stimuler cet apprentissage. Ce n’est pas une bonne idée ! Nous disons aux parents qu’ils sont les experts en LSQ pour leur enfant. De son côté, le milieu de garde, ou un autre milieu entendant significatif pour l’enfant, est l’expert en français. » De plus, des parents sourds peinent à trouver une garderie pour l’enfant entendant, car leur condition en rebute plus d’un. Là encore, les gens de l’Institut Raymond-Dewar et de l’IRDPQ font office d’entremetteurs.

 

Les CODA ne sont pas une clientèle prioritaire dans le réseau public. Ils reçoivent des services dans la mesure où l’on offre une aide au parent sourd, considéré comme l’usager principal. Au CPE Lafontaine, qui possède une forte expertise en LSQ, il n’y a pas de places réservées pour eux. « Plusieurs parents frappent à ma porte. Malheureusement, le ministère de la Famille ne reconnaît pas que ces familles ont des besoins particuliers », explique Marie-Claude Gagnon, directrice adjointe au CPE Lafontaine. « Lorsqu’ils commencent leur apprentissage du français, plusieurs CODA utilisent encore la grammaire propre à la LSQ. Ils ont avantage à être encadrés par une éducatrice qui comprend aussi leur langue maternelle. »

 

Selon Marguerite Blais, ce n’est pas demain qu’on cessera de douter des compétences des parents sourds au Québec. Notre société a du chemin à faire avant que cesse la discrimination envers eux, se désole-t-elle. « Pendant les huit ans de ma vie politique active, je me suis battue pour que la période de questions et de réponses orales à l’Assemblée nationale soit traduite en LSQ, sans succès. Lorsqu’on refuse même de traduire la période de questions sous prétexte que ça va coûter cher et que le médaillon va enlever de la place aux députés à l’écran… Les préjugés ne s’effacent pas si facilement. »

 

Une communauté difficile à dénombrer

 

Combien y a-t-il de locuteurs de la LSQ et de l’ASL ? Les chiffres varient, Statistique Canada estime ce nombre à 35 370 personnes au pays pour les deux langues. On compterait entre 5000 et 6000 locuteurs de la LSQ, mais ces données ne font pas l’unanimité. Le problème, c’est que la LSQ et l’ASL ne sont pas reconnues, donc elles ne font pas partie des choix de langues inscrites dans le recensement de Statistique Canada. En outre, les gens devenus sourds à l’âge mûr ne se référeront pas à la communauté sourde. Certains malentendants font partie de la communauté, tandis que d’autres ne connaissent pas de langue signée.

Un questionnaire inédit qui force l’introspection
3 mai 2016 écrit par Michelle Blanc

Un questionnaire inédit qui force l’introspection

pin it button Un questionnaire inédit qui force l’introspection

Cette semaine, j’irai à un événement de réseautage particulier dont je ne peux dévoiler la teneur ou le lieu. Or, on demande aux invités (dont je fais partir) de répondre au questionnaire qui suit. J’ai trouvé l’exercice particulièrement intéressant et avec la permission de l’auteur du questionnaire (qui préfère garder son anonymat), je vous partage ici les questions (en gras) et mes réponses…

Le but de ce questionnaire étant de susciter des questions des autres convives qui seront présents, je trouve qu’il s’avère aussi être un exercice d’introspection drôlement pertinent et qu’il me révèle à vous, chers lecteurs, d’une manière inédite…

D’abord, DEUX QUESTIONS OBLIGATOIRES :

Je m’appelle Michelle Blanc
Je suis/je fais [occupation] Consultante conférencière et auteure en stratégie web, commerce en ligne et médias sociaux

Puis, SEPT QUESTIONS à répondre, ou énoncés à compléter, AU CHOIX, parmi les suivants :

  • Je suis une fan fini de Outlander
  • À l’intérieur des cinq prochaines années, je veux finir de payer ma maison dans l’bois
  • Je crois mordicus que/à le Québec et le Canada sont en retard sur la création d’un plan numérique pour l’évolution de notre avenir économique
  • Par les temps qui courent, j’ai besoin de vacances
  • La job la plus weird de mon cv : buss-boy dans un bar topless
  • J’ai tendance à me désoler de plus en plus de notre inaptitude collective à penser et agir sur le long terme
  • J’ai pas le guts de voyager dans plusieurs pays où ma sécurité serait gravement mise en jeu
  • Ma passion numéro un : relaxer sur mon ponton
  • En 2002, je démarrais Adviso Conseil que j’ai dû vendre après avoir reçu un shotgun
  • Si je ne faisais pas [ce que je fais dans la vie], je [ce que je ferais/aurais envie de faire] de l’ébénisterie
  • Je ressens une grande fierté d’avoir sauvé des vies en parlant de mon histoire et en ayant fait une transition sous les yeux des médias
  • Quand j’aurai 50 ans, j’ai passé ce cap et travaillerais jusqu’à 70
  • Dans ma ville d’origine, j’ai toujours le mottons en songeant aux portes de ma famille qui me sont définitivement fermées
  • J’ai longtemps pensé que nous ne passerions pas le cap de l’an 2000
  • J’aimerais souper en tête à tête avec le Dalaï-Lama
  • Ces temps-ci, je pense à la santé de mon amour
  • Ma mère est l’une des personnes que j’ai le plus admirées
  • Le film « the party » avec Peter Sellers me fait vraiment beaucoup rire
  • Je vendrais tout si je n’avais pas le choix
  • Si je devenais premier ministre,je ferais un plan numérique, je nationaliserais les infrastructures internet et cellulaires, je développerais une stratégie pour vendre de l’eau, je développerais une stratégie de « voutes de données » enfoui sous le bouclier canadien
  • Je n’ai aucune pitié pour les trolls
  • Le plus beau moment de ma vie à ce jour : à ma sortie de vaginoplastie
  • On m’offre une job à [ville] / chez [entreprise] : j’y fonce demain! à l’ONU ou l’OCDE
  • Je suis à deux doigts de faire les démarches pour devenir sénatrice
  • J’ai de plus en plus peur de mourir assassinée
  • Ma vie a pris une autre tournure quand j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui je suis toujours
  • Dans les dix dernières années, j’ai appris à me défaire de mes préjugés
  • La dernière fois que j’ai pleuré, je m’inquiétais pour le cancer de mon amour
  • Si on ne me donnait plus que 30 jours à vivre, j’écrirais un livre sur les dangers des religions

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Pourquoi les Y se privent-ils de vacances?
2 mai 2016 écrit par Journal Métro

On dit que les nouvelles générations accordent beaucoup d’importance aux congés, aux vacances et aux politiques de conciliation travail-famille. Or, la génération Y est celle qui prend le moins de congés, révèle un nouveau sondage.

C’est là tout un paradoxe : les Québécois de la génération Y attachent de l’importance aux congés, mais ne prennent pas toujours ceux auxquels ils ont droit, révèle un sondage de la TD.

Selon l’enquête menée auprès d’un échantillon de 236 Québécois âgés de 18 ans ou plus, 92 % de ceux nés entre 1982 et 2000 soutiennent que les vacances sont indispensables à leur bonheur; 78 % estiment même qu’elles sont essentielles à leur épanouissement personnel. Pourtant, ces derniers sont aussi ceux qui profitent le moins de leurs vacances. En effet, quatre Y sur dix (36 %) renoncent à des jours de farniente auxquels ils ont droit.

Selon Josée Garceau, conférencière chez Symposium et auteure du livre La cohabitation des générations (Les éditions La Presse), plusieurs raisons peuvent expliquer les résultats de ce sondage – à commencer par la nature même des vacances dont il y est question.

«Parle-t-on de congés payés? Ou, au contraire, de congés pris à leurs frais? Sachant que les jeunes de la génération Y occupent de plus en plus des postes précaires, il y a fort à parier que plusieurs ne peuvent pas prendre de congés parce qu’ils ont peur de manquer d’argent ou de voir des occasions leur filer entre les doigts» -Josée Garceau, conférencière

Des vacances, c’est quoi au juste?
Sans parler de la perte de signification des vacances. Accrochés à leur téléphone intelligent, véritable laisse électronique, les Y font moins la distinction entre vie personnelle et vie professionnelle, soutient l’experte des questions générationnelles. «Ils mélangent tout, y compris lorsqu’ils sont supposément en vacances. Pour eux, les frontières autrefois sacrées [entre travail et loisirs] sont tout simplement moins bien définies.»

Puis, il y a aussi la question du chemin de vie que les Y empruntent. Plusieurs n’attendent plus d’arriver sur le marché du travail pour voyager, pour s’adonner à des loisirs, bref, pour prendre des «vacances». «Aujourd’hui, les jeunes voyagent pendant leurs études, quitte à les interrompre une année pour les reprendre ensuite», fait valoir Josée Garceau.

D’ailleurs, surspécialisation professionnelle aidant, les études des membres de cette génération sont aussi plus longues. Et plus dispendieuses. «Cet endettement accru ferme d’autant plus la porte à l’option des vacances», lance Mme Garceau.

Peu importe l’analyse qu’on fait de ces résultats, ils sont, de l’avis de Josée Garceau, franchement inquiétants. «Nous avons une génération entière qui est bien au fait que les vacances sont salutaires, mais qui, pourtant, s’en prive délibérément. Disons que cela porte à réfléchir aux motivations sous-jacentes et à la place en société qu’on réserve aux Y», conclut-elle.

Une notaire ex-chargée de cours radiée pour avoir altéré des documents
2 mai 2016 écrit par Cyberpresse

En janvier 2015, Danielle Létourneau est retournée à la pratique du notariat. Membre de l’ordre professionnel depuis 30 ans, elle avait principalement occupé des postes de direction, avant d’être chargée de cours à l’Université de Sherbrooke de 2010 à 2014. Selon sa page LinkedIn, elle donnait un cours de maîtrise destiné aux comptables sur les obligations des dirigeants d’entreprises publiques en matière de gouvernance.

La juriste spécialisée en droit d’auteur a ainsi été engagée par la Congrégation des soeurs missionnaires de l’Immaculée-Conception pour préparer les testaments des 250 soeurs. Or, Danielle Létourneau n’avait pas rédigé un seul acte authentique depuis plus de 20 ans. Selon le conseil de discipline, elle n’a pris aucune mesure pour « s’assurer que ses connaissances » étaient à jour.

Résultat: ses 33 premiers testaments comportaient des erreurs. Au total, 46 actes notariés entre septembre 2014 et mars 2015 ne respectaient pas les formalités de la loi. « Les erreurs commises par l’intimée ont eu de sérieuses conséquences, car ces actes ont dû être ou auront à être refaits », souligne le conseil dans sa décision du 13 avril dernier.

Dans deux cas, l’ex-notaire a modifié un testament et un mandat de protection en cas d’inaptitude après la réception des signatures requises. Dans d’autres cas, le testament n’avait pas été signé devant un témoin, ou aucune preuve de vérification d’identité n’avait été conservée. «Les infractions se situent donc au coeur même de la profession de notaire», conclut le conseil.

Coupable de neuf infractions déontologiques

Pour 28 actes notariés, Danielle Létourneau a déclaré de fausses dates de réception au Registre des dispositions testamentaires ou a carrément omis de transmettre des rapports. «L’intimée [a] affect[é] la fiabilité et l’exactitude des Registres puisque la Registraire ne peut alors transmettre au public des informations exactes. Il en est de même lorsque l’intimée déclare de fausses dates de réception de testaments.»

L’ex-notaire a été reconnue coupable de neuf infractions déontologiques, toutes des «manquements graves» à sa profession, pour lesquels le conseil de discipline lui a imposé des périodes de radiation temporaire d’un mois à trois ans, purgées simultanément. Danielle Létourneau n’est plus inscrite au tableau de l’ordre depuis quelques mois.

En août 2015, le conseil de discipline de la Chambre des notaires avait imposé une radiation temporaire à Danielle Létourneau jusqu’à la récente décision. Au cours de cette audience, la notaire a reconnu certains torts. «J’aurais dû revoir avant la Loi sur le notariat, je ne l’ai pas fait», a-t-elle déclaré. Elle a toutefois blâmé son adjointe administrative pour de nombreuses erreurs importantes, une thèse rejetée par le conseil.

«L’intimée tout au long de son témoignage minimise sa responsabilité, l’attribue à un tiers ou met cela sur le fait d’une simple erreur de ne pas avoir pris la précaution de relire la Loi sur le notariat, ce qu’elle aurait fait depuis. Elle considère ne pas avoir besoin de se « ressourcer en lisant la loi sur les testaments »», peut-on lire dans la décision du 11 août 2015.

Bilinguisme et préjugés
2 mai 2016 écrit par Le Devoir

Parfois étiquetés à tort comme de mauvais locuteurs dans les écoles ordinaires, les enfants de parents sourds peinent à obtenir les ressources pour l’acquisition du français.

Contrairement à l’idée reçue, l’acquisition du français se passe bien pour la plupart des CODA, explique Isabelle Guay, coauteure d’une étude sur le parcours de vie de jeunes adultes CODA. À l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) ou à l’Institut Raymond-Dewar, les parents sourds peuvent demander une aide pour l’enfant entendant lorsqu’ils soupçonnent la présence d’un retard possible en LSQ ou en français. L’évaluation et le suivi en orthophonie tiendront compte du bilinguisme de l’enfant. Dans le milieu scolaire, il y a un risque qu’il soit vu comme étant un enfant sous-stimulé, selon Mélanie Dumaine et Isabelle Guay. Rien n’est plus faux, il faut simplement lui laisser le temps d’acquérir la seconde langue, affirment-elles.

 

Même certains professionnels peu familiers avec la problématique y perdent leur latin. Chaque année, l’Institut Raymond-Dewar accueille des jeunes à la prononciation française mâchée, imitant celle d’un sourd, et qui entendent parfaitement. Mélanie Dumaine explique : « Cela arrive lorsque des parents se font dire par certains audiologistes qu’ils devaient lui parler français pour stimuler cet apprentissage. Ce n’est pas une bonne idée ! Nous disons aux parents qu’ils sont les experts en LSQ pour leur enfant. De son côté, le milieu de garde, ou un autre milieu entendant significatif pour l’enfant, est l’expert en français. » De plus, des parents sourds peinent à trouver une garderie pour l’enfant entendant, car leur condition en rebute plus d’un. Là encore, les gens de l’Institut Raymond-Dewar et de l’IRDPQ font office d’entremetteurs.

 

Les CODA ne sont pas une clientèle prioritaire dans le réseau public. Ils reçoivent des services dans la mesure où l’on offre une aide au parent sourd, considéré comme l’usager principal. Au CPE Lafontaine, qui possède une forte expertise en LSQ, il n’y a pas de places réservées pour eux. « Plusieurs parents frappent à ma porte. Malheureusement, le ministère de la Famille ne reconnaît pas que ces familles ont des besoins particuliers », explique Marie-Claude Gagnon, directrice adjointe au CPE Lafontaine. « Lorsqu’ils commencent leur apprentissage du français, plusieurs CODA utilisent encore la grammaire propre à la LSQ. Ils ont avantage à être encadrés par une éducatrice qui comprend aussi leur langue maternelle. »

 

Selon Marguerite Blais, ce n’est pas demain qu’on cessera de douter des compétences des parents sourds au Québec. Notre société a du chemin à faire avant que cesse la discrimination envers eux, se désole-t-elle. « Pendant les huit ans de ma vie politique active, je me suis battue pour que la période de questions et de réponses orales à l’Assemblée nationale soit traduite en LSQ, sans succès. Lorsqu’on refuse même de traduire la période de questions sous prétexte que ça va coûter cher et que le médaillon va enlever de la place aux députés à l’écran… Les préjugés ne s’effacent pas si facilement. »

 

Une communauté difficile à dénombrer

 

Combien y a-t-il de locuteurs de la LSQ et de l’ASL ? Les chiffres varient, Statistique Canada estime ce nombre à 35 370 personnes au pays pour les deux langues. On compterait entre 5000 et 6000 locuteurs de la LSQ, mais ces données ne font pas l’unanimité. Le problème, c’est que la LSQ et l’ASL ne sont pas reconnues, donc elles ne font pas partie des choix de langues inscrites dans le recensement de Statistique Canada. En outre, les gens devenus sourds à l’âge mûr ne se référeront pas à la communauté sourde. Certains malentendants font partie de la communauté, tandis que d’autres ne connaissent pas de langue signée.

Un questionnaire inédit qui force l’introspection
2 mai 2016 écrit par Michelle Blanc

Un questionnaire inédit qui force l’introspection

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Cette semaine, j’irai à un événement de réseautage particulier dont je ne peux dévoiler la teneur ou le lieu. Or, on demande aux invités (dont je fais partir) de répondre au questionnaire qui suit. J’ai trouvé l’exercice particulièrement intéressant et avec la permission de l’auteur du questionnaire (qui préfère garder son anonymat), je vous partage ici les questions (en gras) et mes réponses…

Le but de ce questionnaire étant de susciter des questions des autres convives qui seront présents, je trouve qu’il s’avère aussi être un exercice d’introspection drôlement pertinent et qu’il me révèle à vous, chers lecteurs, d’une manière inédite…

D’abord, DEUX QUESTIONS OBLIGATOIRES :

Je m’appelle Michelle Blanc
Je suis/je fais [occupation] Consultante conférencière et auteure en stratégie web, commerce en ligne et médias sociaux

Puis, SEPT QUESTIONS à répondre, ou énoncés à compléter, AU CHOIX, parmi les suivants :

  • Je suis une fan fini de Outlander
  • À l’intérieur des cinq prochaines années, je veux finir de payer ma maison dans l’bois
  • Je crois mordicus que/à le Québec et le Canada sont en retard sur la création d’un plan numérique pour l’évolution de notre avenir économique
  • Par les temps qui courent, j’ai besoin de vacances
  • La job la plus weird de mon cv : buss-boy dans un bar topless
  • J’ai tendance à me désoler de plus en plus de notre inaptitude collective à penser et agir sur le long terme
  • J’ai pas le guts de voyager dans plusieurs pays où ma sécurité serait gravement mise en jeu
  • Ma passion numéro un : relaxer sur mon ponton
  • En 2002, je démarrais Adviso Conseil que j’ai dû vendre après avoir reçu un shotgun
  • Si je ne faisais pas [ce que je fais dans la vie], je [ce que je ferais/aurais envie de faire] de l’ébénisterie
  • Je ressens une grande fierté d’avoir sauvé des vies en parlant de mon histoire et en ayant fait une transition sous les yeux des médias
  • Quand j’aurai 50 ans, j’ai passé ce cap et travaillerais jusqu’à 70
  • Dans ma ville d’origine, j’ai toujours le mottons en songeant aux portes de ma famille qui me sont définitivement fermées
  • J’ai longtemps pensé que nous ne passerions pas le cap de l’an 2000
  • J’aimerais souper en tête à tête avec le Dalaï-Lama
  • Ces temps-ci, je pense à la santé de mon amour
  • Ma mère est l’une des personnes que j’ai le plus admirées
  • Le film « the party » avec Peter Sellers me fait vraiment beaucoup rire
  • Je vendrais tout si je n’avais pas le choix
  • Si je devenais premier ministre,je ferais un plan numérique, je nationaliserais les infrastructures internet et cellulaires, je développerais une stratégie pour vendre de l’eau, je développerais une stratégie de « voutes de données » enfoui sous le bouclier canadien
  • Je n’ai aucune pitié pour les trolls
  • Le plus beau moment de ma vie à ce jour : à ma sortie de vaginoplastie
  • On m’offre une job à [ville] / chez [entreprise] : j’y fonce demain! à l’ONU ou l’OCDE
  • Je suis à deux doigts de faire les démarches pour devenir sénatrice
  • J’ai de plus en plus peur de mourir assassinée
  • Ma vie a pris une autre tournure quand j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui je suis toujours
  • Dans les dix dernières années, j’ai appris à me défaire de mes préjugés
  • La dernière fois que j’ai pleuré, je m’inquiétais pour le cancer de mon amour
  • Si on ne me donnait plus que 30 jours à vivre, j’écrirais un livre sur les dangers des religions

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Pourquoi les Y se privent-ils de vacances?
1 mai 2016 écrit par Journal Métro

On dit que les nouvelles générations accordent beaucoup d’importance aux congés, aux vacances et aux politiques de conciliation travail-famille. Or, la génération Y est celle qui prend le moins de congés, révèle un nouveau sondage.

C’est là tout un paradoxe : les Québécois de la génération Y attachent de l’importance aux congés, mais ne prennent pas toujours ceux auxquels ils ont droit, révèle un sondage de la TD.

Selon l’enquête menée auprès d’un échantillon de 236 Québécois âgés de 18 ans ou plus, 92 % de ceux nés entre 1982 et 2000 soutiennent que les vacances sont indispensables à leur bonheur; 78 % estiment même qu’elles sont essentielles à leur épanouissement personnel. Pourtant, ces derniers sont aussi ceux qui profitent le moins de leurs vacances. En effet, quatre Y sur dix (36 %) renoncent à des jours de farniente auxquels ils ont droit.

Selon Josée Garceau, conférencière chez Symposium et auteure du livre La cohabitation des générations (Les éditions La Presse), plusieurs raisons peuvent expliquer les résultats de ce sondage – à commencer par la nature même des vacances dont il y est question.

«Parle-t-on de congés payés? Ou, au contraire, de congés pris à leurs frais? Sachant que les jeunes de la génération Y occupent de plus en plus des postes précaires, il y a fort à parier que plusieurs ne peuvent pas prendre de congés parce qu’ils ont peur de manquer d’argent ou de voir des occasions leur filer entre les doigts» -Josée Garceau, conférencière

Des vacances, c’est quoi au juste?
Sans parler de la perte de signification des vacances. Accrochés à leur téléphone intelligent, véritable laisse électronique, les Y font moins la distinction entre vie personnelle et vie professionnelle, soutient l’experte des questions générationnelles. «Ils mélangent tout, y compris lorsqu’ils sont supposément en vacances. Pour eux, les frontières autrefois sacrées [entre travail et loisirs] sont tout simplement moins bien définies.»

Puis, il y a aussi la question du chemin de vie que les Y empruntent. Plusieurs n’attendent plus d’arriver sur le marché du travail pour voyager, pour s’adonner à des loisirs, bref, pour prendre des «vacances». «Aujourd’hui, les jeunes voyagent pendant leurs études, quitte à les interrompre une année pour les reprendre ensuite», fait valoir Josée Garceau.

D’ailleurs, surspécialisation professionnelle aidant, les études des membres de cette génération sont aussi plus longues. Et plus dispendieuses. «Cet endettement accru ferme d’autant plus la porte à l’option des vacances», lance Mme Garceau.

Peu importe l’analyse qu’on fait de ces résultats, ils sont, de l’avis de Josée Garceau, franchement inquiétants. «Nous avons une génération entière qui est bien au fait que les vacances sont salutaires, mais qui, pourtant, s’en prive délibérément. Disons que cela porte à réfléchir aux motivations sous-jacentes et à la place en société qu’on réserve aux Y», conclut-elle.

La CAQ demande la reprise de la formation universitaire au CMR de Saint-Jean
1 mai 2016 écrit par Cyberpresse

Le chef caquiste François Legault s’est rendu à Saint-Jean-sur-Richelieu, vendredi, pour réclamer la reprise de la formation universitaire en français au Collège militaire Royal de Saint-Jean.

«C’est réaliste, puisque le gouvernement du Canada a estimé à 4 millions $ par année les coûts de ce retour au statut universitaire», a fait valoir M. Legault.

Il demande au premier ministre Justin Trudeau de «réparer l’erreur commise en 1995 par Jean Chrétien», selon son expression, estimant qu’il est inacceptable que des militaires francophones doivent s’exiler en Ontario, au Collège militaire Royal du Canada à Kingston, pour suivre des études universitaires dans l’armée.

«Il y a des officiers qui choisissent de ne pas poursuivre une carrière universitaire parce qu’ils doivent déménager à Kingston», a-t-il affirmé en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne à l’issue de sa conférence de presse.

Le Collège de Saint-Jean, ainsi que le Collège militaire Royal Roads, près de Victoria en Colombie-Britannique, avaient tous deux cessé d’offrir la formation universitaire en 1995, celle-ci étant entièrement centralisée à Kingston, qui offre ses formations en anglais et en français.

M. Legault a répété sa profession de foi fédéraliste en réitérant que la CAQ défend l’idée d’un Québec fort à l’intérieur du Canada et entend soutenir la promotion de la langue française, ajoutant que le droit à l’éducation en français doit aussi s’appliquer au sein des Forces armées canadiennes, bien qu’il reconnaisse que Kingston offre aussi la formation en français.

Tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une compétence fédérale, M. Legault soutient que le dossier du Collège militaire va bien au-delà de la compétence fédérale et que la reprise de ses activités universitaires aurait «des retombées bénéfiques» tant pour les militaires francophones que pour la région de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Selon lui, le moment est propice pour faire cette demande, puisque le gouvernement Trudeau a annoncé au début du mois la tenue de consultations en vue d’élaborer une nouvelle politique de défense nationale.

Il dit vouloir s’y inviter, tout en pressant le premier ministre Philippe Couillard d’en faire autant. «On espère avoir l’appui de M. Couillard, même s’il n’a pas une approche trop revendicatrice face à Ottawa», a-t-il laissé tomber.

Plus encore, sa demande lui a permis de faire la leçon aux élus libéraux fédéraux du Québec.

«Marc Garneau, qui est aujourd’hui ministre des Transports, avait pris l’engagement personnel en 2011 de rouvrir la section universitaire (du Collège militaire)», a-t-il dit.

«Je pense qu’il faut interpeller Marc Garneau et, pour faire un parallèle avec ce qui se passe dans Bombardier, il est temps que les députés du Québec du Parti libéral du Canada mettent leur pied à terre», a-t-il conclu.

Dans les minutes suivant la conférence de presse, le porte-parole du Parti conservateur en matière de défense, Pierre Paul-Hus, expédiait un communiqué dans lequel il se disait d’accord avec cette demande de la CAQ et prenait soin de préciser que le Collège avait été fermé durant «la décennie de noirceur libérale».

Le député ajoutait que le gouvernement conservateur a «corrigé ce tort historique en 2008», ce qui est en partie inexact, puisque le Collège n’offre que la formation collégiale depuis qu’il a rouvert ses portes en 2008; le gouvernement Harper, qui a lui-même été au pouvoir durant une décennie, n’a pas redonné le statut universitaire au Collège militaire de Saint-Jean.

Pour une vision globale de l’éducation
1 mai 2016 écrit par Le Devoir

Une fois l’équilibre budgétaire atteint, l’éducation serait devenue une priorité nationale, selon les dires du gouvernement Couillard… La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), présente en enseignement supérieur, réfute de telles allégations. Elle entend d’ailleurs poursuivre, voire accentuer, sa lutte contre les choix politiques des gens au pouvoir.

Il apparaît clairement que le dernier budget du Québec renfermait des compressions moins importantes que les précédentes. La présidente de la FNEEQ, Caroline Senneville, est convaincue que les pressions des syndicats et des citoyens ont porté leurs fruits à cet égard : « Il y a eu un tout petit peu de nous autres là-dedans. » Elle en veut pour preuve la campagne « Je protège mon école publique » à travers laquelle « on a senti dans la population, en regardant les médias jour après jour, qu’elle se préoccupait des effets des coupes ».

 

Le mal a été moindre, mais l’opération minceur s’est poursuivie, comme elle l’indique : « Pour les cégeps, le budget total est de 1,8 milliard en 2016-2017 alors qu’il se situait à 1,77 milliard il y a deux ans. » En tenant compte de l’augmentation du coût de la vie, cette hausse apparaît comme minime, sinon inexistante : « Quand la facture d’électricité des particuliers augmente, celle des cégeps grimpe aussi. » Il apparaît donc « qu’on a fait en sorte de mettre un baume, mais que la blessure est loin d’être guérie ».

 

Il en découle que les jeunes qui ont été privés de services vont continuer d’en subir les conséquences durant le reste de leur parcours, ce qui entraînera au bout du compte des coûts supplémentaires dans le système. Et pour les universités, la situation n’est guère plus reluisante : « Le réinvestissement est particulièrement faible et presque deux fois moindre que dans le collégial ; il suffit à peine à tenir la tête hors de l’eau et il n’est pas à la hauteur des attentes pour répondre aux besoins. » Elle en conclut « qu’il est question de priorité nationale dans le discours mais pas dans les faits ».

 

La présidente se tourne vers le passé pour illustrer ce qu’elle conçoit comme une véritable priorité nationale en éducation : « Il faut avoir une vision de cette éducation. On ne peut pas parler de la Révolution tranquille dans l’ignorance de tout ce qui s’est alors passé dans ce domaine ; il s’est agi là d’un pilier important de tout ce bond en avant qui a façonné la société québécoise. »

 

Et qu’en est-il maintenant ? « On essaie de récupérer le discours public, mais ça ne s’incarne pas dans une vision large de l’éducation dans la société. On parle de brasser à nouveau les structures au primaire et au secondaire ; en enseignement supérieur, on veut attirer des étudiants internationaux, ce qui est payant ; on s’applique à se coller sur le marché de l’emploi pour lequel on va former des jeunes à des jobs qui n’existeront même plus dans 30 ans. »

 

Elle s’interroge : « Qu’en est-il de ces jeunes-là comme citoyens à part entière ? Il y a en cette matière une vision à la pièce qui est un peu beaucoup utilitariste. Il n’y a pas cette vision d’ensemble ou globale nécessaire qui sert à prendre en compte les préoccupations environnementales, la transition énergétique, les bouleversements sociaux, l’intégration de l’immigration et la formation continue des travailleurs, pour laquelle on figure d’ailleurs encore au dixième rang des provinces. »

 

Continuons le combat…

 

Il n’est pas question pour la FNEEQ de soutenir la gouvernance libérale malgré l’entente survenue lors des négociations dans le secteur public. Caroline Senneville prend position : « La lutte syndicale large demeure sur les attaques qu’on a subies. On a ciblé certains dossiers, comme celui des centres de la petite enfance [CPE] ; c’est la première étape dans le système d’éducation et, là encore, il y a un manque de vision. »

 

À l’occasion du 1er mai, elle souligne qu’il y aura des manifestations dans toutes les régions ; on va se déployer partout pour défendre le « Québec qu’on a à coeur ». À plus long terme, elle pose le constat que le gouvernement est encore là pour plusieurs mois ou années : « Notre lutte doit être envisagée sur un horizon de 2018 et faire en sorte d’influencer fortement la mobilisation citoyenne autour du moment démocratique fort que sont les élections. »

 

Entre-temps, dans un contexte où le gouvernement subit des coups durs à répétition sur le plan de l’intégrité, elle fournit cette explication sur le fait qu’il récolte malgré tout l’appui de l’électorat dans les sondages : « La lecture que je fais de ce comportement, c’est que l’insatisfaction populaire ne se canalise pas dans un parti politique ; aucun de ceux qui existent ne réussit à le faire actuellement. »

 

Elle attribue largement cette attitude à la question nationale : « Celle-ci est encore en flottement. On se trouve toujours en présence d’un parti souverainiste et on a des fédéralistes qui ne souhaitent plus ouvrir le dialogue pour intégrer le Québec dans la Constitution. On ne sait vraiment plus vers qui se tourner. »

 

Caroline Senneville lance que « c’est un peu schizophrénique ce qu’on vit ! Beaucoup de gens font semblant que cette situation n’existe pas et sont tannés d’en parler pour toutes sortes de bonnes raisons. C’est là un fait plutôt qu’une critique et cela fait que, politiquement, quand il y a des enjeux sociaux qui se dégagent, comme c’est le cas depuis plusieurs années, notamment avec le printemps érable qui était quand même quelque chose, il n’y a pas de parti politique qui soit capable de canaliser cette volonté populaire de façon majoritaire ».

 

D’où l’importance qu’elle accorde à la lutte syndicale : « Notre vision politique ne correspond pas aux mesures d’austérité que nous avons connues au cours des dernières années et nous allons devoir canaliser les énergies dans ce sens-là. »

Un questionnaire inédit qui force l’introspection
1 mai 2016 écrit par Michelle Blanc

Un questionnaire inédit qui force l’introspection

pin it button Un questionnaire inédit qui force l’introspection

Cette semaine, j’irai à un événement de réseautage particulier dont je ne peux dévoiler la teneur ou le lieu. Or, on demande aux invités (dont je fais partir) de répondre au questionnaire qui suit. J’ai trouvé l’exercice particulièrement intéressant et avec la permission de l’auteur du questionnaire (qui préfère garder son anonymat), je vous partage ici les questions (en gras) et mes réponses…

Le but de ce questionnaire étant de susciter des questions des autres convives qui seront présents, je trouve qu’il s’avère aussi être un exercice d’introspection drôlement pertinent et qu’il me révèle à vous, chers lecteurs, d’une manière inédite…

D’abord, DEUX QUESTIONS OBLIGATOIRES :

Je m’appelle Michelle Blanc
Je suis/je fais [occupation] Consultante conférencière et auteure en stratégie web, commerce en ligne et médias sociaux

Puis, SEPT QUESTIONS à répondre, ou énoncés à compléter, AU CHOIX, parmi les suivants :

  • Je suis une fan fini de Outlander
  • À l’intérieur des cinq prochaines années, je veux finir de payer ma maison dans l’bois
  • Je crois mordicus que/à le Québec et le Canada sont en retard sur la création d’un plan numérique pour l’évolution de notre avenir économique
  • Par les temps qui courent, j’ai besoin de vacances
  • La job la plus weird de mon cv : buss-boy dans un bar topless
  • J’ai tendance à me désoler de plus en plus de notre inaptitude collective à penser et agir sur le long terme
  • J’ai pas le guts de voyager dans plusieurs pays où ma sécurité serait gravement mise en jeu
  • Ma passion numéro un : relaxer sur mon ponton
  • En 2002, je démarrais Adviso Conseil que j’ai dû vendre après avoir reçu un shotgun
  • Si je ne faisais pas [ce que je fais dans la vie], je [ce que je ferais/aurais envie de faire] de l’ébénisterie
  • Je ressens une grande fierté d’avoir sauvé des vies en parlant de mon histoire et en ayant fait une transition sous les yeux des médias
  • Quand j’aurai 50 ans, j’ai passé ce cap et travaillerais jusqu’à 70
  • Dans ma ville d’origine, j’ai toujours le mottons en songeant aux portes de ma famille qui me sont définitivement fermées
  • J’ai longtemps pensé que nous ne passerions pas le cap de l’an 2000
  • J’aimerais souper en tête à tête avec le Dalaï-Lama
  • Ces temps-ci, je pense à la santé de mon amour
  • Ma mère est l’une des personnes que j’ai le plus admirées
  • Le film « the party » avec Peter Sellers me fait vraiment beaucoup rire
  • Je vendrais tout si je n’avais pas le choix
  • Si je devenais premier ministre,je ferais un plan numérique, je nationaliserais les infrastructures internet et cellulaires, je développerais une stratégie pour vendre de l’eau, je développerais une stratégie de « voutes de données » enfoui sous le bouclier canadien
  • Je n’ai aucune pitié pour les trolls
  • Le plus beau moment de ma vie à ce jour : à ma sortie de vaginoplastie
  • On m’offre une job à [ville] / chez [entreprise] : j’y fonce demain! à l’ONU ou l’OCDE
  • Je suis à deux doigts de faire les démarches pour devenir sénatrice
  • J’ai de plus en plus peur de mourir assassinée
  • Ma vie a pris une autre tournure quand j’ai rencontré la femme de ma vie avec qui je suis toujours
  • Dans les dix dernières années, j’ai appris à me défaire de mes préjugés
  • La dernière fois que j’ai pleuré, je m’inquiétais pour le cancer de mon amour
  • Si on ne me donnait plus que 30 jours à vivre, j’écrirais un livre sur les dangers des religions

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