Benny Hsu, de Jacksonville, en Floride, travaille dans un restaurant. Et comme beaucoup d’employés par les temps qui courent, il se trouve dans une situation difficile : il n’aime pas son travail, mais croit qu’il ne peut pas démissionner. « J’ai l’impression de ne pas avoir le choix, dit-il. Si je m’en vais, je n’aurai pas assez d’argent pour rembourser mon hypothèque. »
Si beaucoup de travailleurs continuent à travailler et à se lamenter jusqu’à ce qu’une occasion se présente ou que leur situation financière se rétablisse, il existe cependant des mesures qui pourraient leur permettre d’améliorer leur sort et leurs perspectives de carrière. Voici sept stratégies pour tirer le meilleur parti d’un nouvel emploi que l’on apprécie peu.
1. Donnez-vous le temps
Être le petit nouveau, ce n’est pas toujours facile. Donnez-vous le temps de créer des liens avec vos collègues et de vous familiariser avec le fonctionnement de votre nouveau lieu de travail. Les journées pourraient passer plus vite au fur et à mesure que vous vous sentirez plus à l’aise avec les autres et plus sûr de votre rendement.
2. Soyez réaliste
Quand on est malheureux, on a tendance à se concentrer sur tout ce qui n’est pas parfait et à s’imaginer que tout est mieux ailleurs. « Contrairement à ce que dit l’adage, le gazon n’est pas toujours plus vert ailleurs. Tous les lieux de travail ont leurs bons et leurs mauvais côtés, rappelle Elizabeth Freedman, auteure de Work 101: Learning the Ropes of the Workplace without Hanging Yourself et de The MBA Student’s Job-Seeking Bible. On trouve des patrons et des politiques d’entreprise laxistes partout. Il ne faut donc pas tenir pour acquis que vos malheurs au travail disparaîtront si vous changez d’emploi. Assurez-vous que vos attentes sont raisonnables pour éviter de quitter un poste pour quelque chose qui n’existe pas vraiment. »
3. Faites-en une nouvelle expérience d’apprentissage
Réfléchissez aux raisons pour lesquelles vous détestez ce travail et à ce qui vous rendrait plus heureux, sinon vous risquez de répéter le même scénario à chaque nouvel emploi.
« Même si vous dénichiez une offre d’emploi à l’autre bout du monde, en fin de compte, c’est quand même vous qui auriez à faire le travail, poursuit Elizabeth Freedman. Si vous ne supportez pas le 9 à 5, si vous ne savez pas ce que vous aimeriez faire dans la vie ou si vous êtes tout simplement inquiet ou angoissé face à l’avenir, le fait de changer d’emploi ou de milieu de travail n’y changera rien. »
Krista Regedanz, une psychologue spécialiste du travail de Palo Alto, en Californie, recommande de répondre par écrit à des questions comme :
- Qui suis-je sur le plan personnel et sur le plan professionnel?
- Qu’est-ce qui me tient le plus à cœur?
- Quels sont mes buts pour le prochain trimestre, la prochaine année, les cinq prochaines années?
Voyez ensuite quels sont les éléments de réponse qui ne concordent pas à votre situation actuelle. En vous concentrant sur ce que vous voulez vraiment, vous saurez ce que vous devez chercher en attendant que de meilleurs jours arrivent.
4. Voyez votre situation professionnelle dans son ensemble
Conserver votre emploi pourrait s’avérer une sage décision non seulement pour votre situation financière actuelle, mais également pour vos perspectives d’avenir. « Ne quittez pas votre emploi avant d’avoir quelques réalisations concrètes à inscrire dans votre curriculum vitæ, conseille Elizabeth Freedman. En démissionnant trop tôt, vous pourriez nuire à vos chances de concurrencer d’autres chercheurs d’emploi du même âge ou du même niveau que vous, mais avec plus d’expérience. » Autre bonne raison de rester : passer d’un emploi à l’autre fait mauvaise impression aux yeux des recruteurs. Si votre curriculum vitæ contient trop d’emplois en trop peu de temps, les futurs employeurs s’interrogeront à bon droit sur vos motivations et sur votre loyauté.
5. Soyez bon pour vous-même
Si votre situation professionnelle vous déprime, faites tout ce que vous pouvez pour vous sentir mieux, physiquement et mentalement. Krista Regedanz vous suggère de :
- Dormir suffisamment
- Faire régulièrement de l’exercice
- Réserver du temps pour vous détendre et refaire le plein d’énergie
- Passer du temps avec ceux que vous aimez
- Trouver des façons de donner plus de sens à votre vie, en faisant du bénévolat ou en suivant des cours, par exemple
6. Dites-vous que ça finira par passer
Avez-vous déjà essayé de convaincre un enfant que l’injection d’un vaccin ne fera mal qu’un petit instant et qu’après, tout ira mieux? C’est aussi vrai pour un emploi que l’on n’aime pas. La frustration est plus facile à supporter quand on la voit comme une situation temporaire plutôt que comme une sentence à vie.
7. Voyez le bon côté
Enfin, même s’il n’est pas nécessaire d’être un indécrottable optimiste, le fait de songer aux avantages que vous pouvez tirer de votre travail pourrait vous faire voir les choses autrement.
Benny Hsu raconte qu’il a longtemps eu du mal à voir au-delà de ses problèmes, mais qu’aujourd’hui, il a appris à se concentrer sur les aspects positifs de ce qu’il fait. « Il faut être reconnaissant à la vie pour toutes les petites choses qu’elle nous apporte, dit-il. J’ai un toit sur la tête, trois repas chauds par jour et un lit où dormir. Il ne faut pas toujours penser à quel point on déteste son travail, parce qu’on s’enfonce alors dans un trou dont il est très difficile de sortir. Pour changer sa situation, il faut changer sa façon de voir les choses. »
Par Beth Braccio Hering, collaboratrice spéciale de CareerBuilder
Beth Braccio Hering mène des recherches et écrit sur les stratégies de recherche d’emploi, la gestion de carrière, les tendances de recrutement et les problèmes en milieu de travail pour CareerBuilder Suivez-la sur Twitter à @CareerBuilderca (en anglais).
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