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La détresse des enseignants coûte cher aux écoles, estime un syndicat
22 novembre 2017 écrit par La Presse

Selon des informations obtenues par le syndicat auprès de sa compagnie d’assurance, 43 % des enseignants représentés par la FAE qui étaient en arrêt de travail depuis plus de deux ans lors de la dernière année scolaire vivaient des troubles psychologiques. Tout en précisant que les raisons individuelles qui ont mené à ces arrêts de travail ne lui ont pas été communiquées, le syndicat explique cette situation en partie par une organisation du travail « pathogène » qui crée de la détresse et de la fatigue chronique chez plusieurs profs, notamment quand vient le temps d’être évalués sur des cibles de réussite pour les élèves qui ne tiennent pas compte des indicateurs socioéconomiques dans lesquels l’école se situe.

« Les conditions dans lesquelles on fait travailler les enseignants en conduisent plusieurs à de la détresse et ça coûte cher. Ça coûte cher aux profs qui subissent ces invalidités et ça coûte cher au système », estime le président de la FAE, Sylvain Mallette, qui affirme que les arrêts de travail pour des raisons de santé mentale semblent être en croissance, ou à tout le moins ne pas diminuer.

Déjà en 2010, rappelle-t-il, une étude de l’École nationale d’administration publique (ENAP) effectuée auprès de 2400 enseignants de la FAE avait établi que 47 % d’entre eux vivaient de l’anxiété, alors que 60 % rapportaient avoir des symptômes d’épuisement professionnel de façon mensuelle et que près du quart voulaient quitter la profession après moins de cinq ans sur le marché du travail.

Des cibles problématiques

Réunis aujourd’hui au Palais des congrès de Montréal, les enseignants de la FAE souhaitent interpeller la classe politique et le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, sur la pression qu’ils vivent quotidiennement dans leur milieu de travail.

  • 34 000: Nombre d’enseignants représentés par la FAE au Québec

« On a appliqué en éducation, comme dans d’autres secteurs, une logique de gestion où on souhaite que tout se calcule pour pouvoir rendre des comptes. On a fixé des cibles à atteindre […] et on a mis une pression excessive sur les épaules des profs, tout en les privant en même temps des ressources ou des moyens [pour les atteindre] », affirme M. Mallette.

Le président de la FAE donne en exemple des écoles où les directions d’établissement se font donner par les commissions scolaires des cibles de réussite de 95 % dans les cours de français. Si certains enseignants n’atteignent pas cette cible, et ce, même si l’école est située dans un milieu défavorisé ou multiethnique, « on va les rencontrer, chercher à comprendre et remettre en question leurs approches pédagogiques et leur façon d’évaluer ».

« Ça affecte l’image que le prof a de lui-même, parce qu’on envoie le message que s’il n’est pas capable d’atteindre la cible, c’est qu’il n’est pas bon. […] Même si la direction de l’école va reconnaître qu’elle manque de moyens [pour soutenir ses enseignants], elle va maintenir la pression puisqu’elle doit répondre elle aussi aux cibles qu’on lui fixe », explique M. Mallette.

Une gestion axée sur les résultats

Pour Simon Viviers, professeur adjoint au département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval, la gestion des écoles axée sur les résultats « accentue certains problèmes », notamment en mettant davantage de pression sur les enseignants qui ressentent une reddition de comptes.

« Les enseignants n’ont pas l’impression d’avoir les ressources qu’il faut pour arriver [à atteindre les cibles] et ils se sentent contraints, d’une certaine manière, à une mission impossible. »

Le chercheur sera présent au rassemblement de la FAE, à Montréal, pour rencontrer les enseignants et leur présenter les résultats d’une recherche qu’il a menée à ce sujet.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, ne négocie pas actuellement le renouvellement d’une convention collective, mais souhaite plutôt faire de l’enjeu de la santé mentale des enseignants un débat politique en cette année électorale. Il souhaite notamment que les écoles « sortent de la logique comptable » des cibles de réussite des élèves, qui mettent une pression sur les profs.

Les immigrants et le  marché de l’emploi québécois : 5 choses à faire avant le départ
22 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Ce n’est pas moins de 51 000 immigrants que le gouvernement québécois avait prévu d’accueillir en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 52 500 en 2018. Et la grande majorité de ces immigrants devront relever le défi de s’intégrer sur le marché du travail québécois.

Si vous aussi, vous envisagez de rejoindre la « Belle Province  » comme on la surnomme, voici nos 5 conseils à suivre avant le départ.

1 – Obtenir un visa et un permis de travail

Quel que soit votre pays d’origine, un visa et un permis de travail vous seront nécessaires pour entrer sur le territoire canadien et démarrer votre recherche d’emploi. Il est en effet légalement interdit de se rendre sur le territoire avec un visa touristique dans l’intention de se chercher un emploi.

Il existe deux types de permis de travail :

  • Le permis de travail ouvert qui permet de travailler pour n’importe quel employeur au Canada
  • Le permis de travail lié à un employeur donné pendant une période donnée, celle indiquée sur votre contrat de travail.

Votre permis de travail inclura certaines conditions comme :

  • le genre de travail que vous pouvez exercer;
  • l’employeur pour lequel vous pouvez travailler;
  • le lieu où vous pouvez travailler;
  • la période pendant laquelle vous pouvez travailler.

Soyez attentif lorsque vous effectuez votre choix. Nous vous invitons à vous renseigner directement auprès du gouvernement canadien sur le site suivant : http://www.cic.gc.ca/francais/travailler/index.asp

Les démarches administratives peuvent être longues et coûteuses donc renseignez-vous le plus tôt possible pour valider votre projet d’immigration. N’oubliez pas que les employeurs québécois privilégieront toujours les candidats déjà présents sur le territoire et en possession d’un permis de travail valide.

2 – Maîtriser les bases de la langue française

Le Québec est le seul état majoritairement francophone en Amérique du nord. Bien qu’une communauté anglophone soit présente au Québec, elle ne représente que 20% de la population.  La maîtrise de la langue française est donc indispensable pour intégrer le marché du travail québécois.

Donc si vous ne venez pas d’un pays francophone, il est essentiel de démarrer votre apprentissage de la langue le plus tôt possible avant votre départ. Vous pouvez suivre des cours en personne, mais il existe également beaucoup de ressources gratuites en ligne. Vous pouvez regarder des films, lire des livres de langue francophone, vous rendre dans des événements d’échange linguistique, etc. pour parfaire vos connaissances.

3 – Vérifier si votre profession est règlementée

Certaines professions et métiers sont règlementés au Québec comme les métiers d’ingénieur et d’infirmière. C’est à dire qu’elles sont régies par des ordres professionnels qui ont pour mission de fixer les critères d’accès à cette profession ainsi que ses normes d’exercice. Ils ont également pour mission d’évaluer les compétences et les diplômes des personnes souhaitant l’exercer sur le territoire. Ils accordent enfin les certificats et les permis aux candidats qualifiés, ou exigeront une mise à niveau scolaire qui peut durer de quelques mois voire quelques années.

Pour ces métiers également, un retour aux études pourrait être nécessaire pour obtenir la validation de vos compétences.

Vérifiez au plus tôt si votre profession est régie par un ordre ou des exigences règlementaires. Si c’est le cas, entrez en contact dès que possible avec l’organisme puisque certaines démarches peuvent être longues mais entreprises depuis votre pays d’origine.

4 – Se renseigner sur votre secteur d’activité

Afin de valider votre projet d’immigration, vérifiez si des offres d’emploi sont proposées dans votre secteur d’activités au Québec. L’existence ou non d’un secteur agile vous permettra d’évaluer vos chances d’intégrer plus rapidement le marché du travail au Québec.

Pour cela, vous pouvez consulter le site gouvernemental Emploi Québec  et le site de recherche d’emploi Jobboom. Ce dernier est également une source d’information indispensable sur le marché de l’emploi.  Des experts en ressources humaines proposent des conseils et astuces pratiques afin d’aider les candidats dans leur recherche ainsi que des portraits des différents métiers très recherchés dans la province, agrémentés de témoignages de professionnels du secteur.

5 – Prendre contact avec des professionnels québécois dans votre secteur d’activité

On entend régulièrement qu’au Québec, 30% du marché du travail est caché. C’est à dire que les postes disponibles ne sont pas diffusés en dehors du réseau de professionnels qui exercent cette profession. Cette réalité n’existe pas seulement au Québec. Dans tous les pays, lorsque les employeurs doivent combler un besoin en recrutement, ils diffuseront d’abord cette offre au sein de leur réseau et à l’interne dans leur organisation. Cela leur permet de recruter plus rapidement, mais leur permet également d’identifier des candidats qui leur seront référés.

Il est donc indispensable de vous constituer rapidement un réseau dans votre secteur d’activités. Vous pouvez démarrer vos prises de contacts à partir de votre pays d’origine en rejoignant les professionnels via des réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn. Ces prises de contacts vous permettront aussi de recueillir des informations utiles sur votre secteur.

Selon l’OCDE, le taux de chômage des immigrants arrivés à Montréal il y a moins de cinq ans dépasse 18 %, donc mettez toutes les chances de votre côté en vous préparant avant le grand départ !  

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter les offres d’emploi disponibles au Québec dans votre secteur d’activités.

«L’école de la dernière chance» en péril
21 novembre 2017 écrit par Le Devoir

C’est un peu l’école de la dernière chance. L’école qui accueille les élèves les plus « poqués », qui ont ce qu’on appelle des « troubles de comportement » aussi immenses que leur détresse. Cette école est menacée de fermeture.

 

Cette école, c’est le Centre d’intégration scolaire de Montréal (CIS). Elle est logée depuis quatre décennies dans un bâtiment appartenant à la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Mais voilà : la CSDM a besoin du bâtiment pour loger les élèves des écoles du secteur qui débordent. Elle a averti le CIS que son bail pourrait se terminer à la fin de l’année scolaire, en juin 2018.

 

« On n’a nulle part où aller, mais ça ne se peut pas qu’on ferme. On ne ferme pas une école », dit Ysabelle Chouinard, directrice du CIS, rencontrée dans son école de la 6e avenue, dans le quartier Rosemont.

 

Le vieux bâtiment de trois étages ressemble aux 75 élèves, âgés de 8 à 18 ans : écorché vif. Les murs sont lacérés. Les casiers, bosselés. La colère et la détresse laissent des traces ici — et pas uniquement sur les visages de ces enfants forcés de grandir avant l’âge.

 

La colère et la détresse se mêlent à une sorte d’enchantement. Un petit miracle qui se produit chaque jour. À force d’efforts, de dévouement et d’amour, les 17 membres du personnel, tous orthopédagogues ou éducateurs spécialisés, parviennent à réchapper une bonne partie de ces enfants rejetés par le système.

 

Oui, ces élèves ont été rejetés : expulsés de leur classe, de leur école, puis de leur commission scolaire. Expulsés de leur famille aussi, pour plusieurs d’entre eux placés dans des familles d’accueil.

 

Sept commissions scolaires de la grande région montréalaise, dont la CSDM, paient pour envoyer leurs élèves « à problèmes » au Centre d’intégration scolaire. Le CIS est un organisme privé à but non lucratif.

 

« Ce sont des élèves qui sont rendus au bout du système régulier. Ils ont dépassé toutes les limites. Plus ça va, plus les élèves qu’on reçoit ont dépassé beaucoup beaucoup de limites », explique Ysabelle Chouinard, qui a enseigné une vingtaine d’années au CIS avant d’en prendre la direction il y a trois ans.

 

Un océan de détresse

 

On rencontre Océane, 11 ans, au bureau de la travailleuse sociale de l’école. Une boule d’énergie qui explose de temps en temps. « Quand je pète une crise, je me fâche et je monte sur les meubles, dit-elle. J’ai aussi fugué quand j’avais 9 ans. Je me suis sauvée et je me suis cachée quelque part », raconte-t-elle.

 

Océane, son frère et sa soeur ont été placés en famille d’accueil. « Océane a fait beaucoup de progrès. Elle vient de retourner chez sa mère, qui s’est prise en main et qui prend les bonnes décisions. Elle ne l’a pas eu facile », dit Marie-Claude Simard, travailleuse sociale depuis 14 ans ici.

 

« Je suis choyée d’avoir un emploi comme ça, ajoute-t-elle. Les jeunes ont besoin d’être encadrés. Il faut qu’ils se sentent aimés, acceptés, accueillis. Il faut répondre à leurs besoins, y aller petit à petit. Accueillir les parents aussi, apaiser les parents. Ils ont aussi des blessures pas guéries. »

 

Parents et élèves partagent souvent les mêmes blessures nommées trouble d’opposition, trouble d’attachement, crises spontanées, toxicomanie, hyperactivité, anxiété généralisée. Ces « troubles » peuvent mener à des meubles lancés, des coups, des gros mots, des crachats, de l’automutilation, des idées (ou des gestes) suicidaires…

 

Richard, un colosse de 16 ans, nous raconte son histoire. Calmement. Avec une sorte de maturité. Son père, membre des Forces armées, a quitté la maison quand Richard avait 2 ans. Sa mère l’a élevé seule en travaillant de jour comme éducatrice en garderie et de nuit comme concierge. Son père promettait de revenir à la maison, puis ne rentrait pas…

 

« Quand je suis arrivé ici, au primaire, j’étais en colère. Je me faisais traiter de gros. Je me battais. Je n’avais pas de respect pour les profs et les intervenants. J’ai changé. J’ai réalisé que je dois respecter le monde. Respecter ma mère aussi. Elle m’a toujours aidé. »

 

Il veut finir ses études et entrer dans la marine canadienne, comme son père.

 

Le luxe du temps

 

Nous voilà déjà à midi. La plupart des professeurs mangent en classe avec leurs élèves. Un éducateur joue au ballon avec des jeunes dans le corridor. Le syndicat a signé une entente qui permet aux enseignants d’avoir un horaire irrégulier — tôt le matin, après les heures de classe et le midi. Le CIS accorde aux enfants ce qui manque souvent dans les autres écoles : du temps.

 

Un petit furet blanc gambade d’un enfant à l’autre dans la classe de Mme Roxanne — surnommée « Madame Projets ». « Ça les apaise. S’ils sont en crise, ils se collent sur le furet et se calment tout de suite », dit-elle.

 

La directrice, Ysabelle Chouinard, dîne avec une élève dans son bureau. Maïté, 10 ans, tricote une écharpe en placotant. « Je l’aime, elle [la directrice]. C’est tranquille ici, on est bien. Je peux tricoter en paix », dit-elle.

 

« Avant, j’allais à une école de drogués. Ma mère me l’a dit. Ils me faisaient l’étoile, me pognaient le bras par en arrière et me poussaient par terre. » Maïté se penche au sol pour montrer la prise de l’étoile qui lui faisait si mal.

 

C’est une petite vite, Maïté. Elle a l’oeil vif. L’esprit agile. « Un trouble [de comportement] peut arriver pour toutes sortes de raisons, dit Ysabelle Chouinard. Personne ne choisit que ça arrive. On doit trouver les moyens d’aider les enfants. On est leur deuxième chance, peut-être la dernière dans certains cas. »

 

Décision imminente

 

Le CIS vise à remettre les élèves sur la bonne voie pour qu’ils puissent retourner dans les classes ordinaires. Mais la fermeture de l’école est bel et bien possible. « Je ne peux pas cacher que c’est un lieu stratégique. Nous avons de très, très grands besoins dans le quartier. Il faudrait qu’ils [les responsables du CIS] cherchent d’autres soutiens. On ne peut plus être le seul partenaire. Nos besoins sont tellement grands », dit Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

 

La décision sera prise à la séance du conseil des commissaires le 20 décembre, selon elle. Comme si ce n’était pas assez, le bâtiment a besoin de travaux de 10,8 millions de dollars. Le toit coule. Il y a de l’amiante dans les murs. Il faut refaire le revêtement extérieur.

 

Qu’arriverait-il aux 75 élèves en cas de fermeture ? « On a une multitude de services chez nous pour les élèves à besoins particuliers », dit la présidente.

 

La directrice du CIS, elle, s’accroche à l’espoir qu’un bailleur de fonds permettra à l’école de se relocaliser. Ou de rester dans la 6e avenue. « On ne peut pas abandonner nos élèves. Je ne peux pas accepter ça. »

Êtes-vous sur la même longueur d’onde?
21 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Saviez-vous que la majorité des conflits entre patrons et employés repose sur une mauvaise compréhension des attentes? Voici quelques trucs pour vous éviter de vous retrouver dans une telle situation.

Que vous soyez patron ou employé, cette chronique s’adresse à vous. Il se peut fort bien, si vous êtes un patron, que certains employés ne soient pas à la hauteur de vos attentes mais qu’ils soient néanmoins très fiers de leurs performances. De même, il se peut fort bien, si vous êtes un employé, que vous pensiez être à la hauteur alors que ce n’est pas le cas.

Que faire devant cette situation potentielle? Il faut avant tout vérifier les faits. Si vous êtes un patron, vous procéderez à une entrevue de rétention. Si vous êtes un employé, vous opterez pour une entrevue d’exploration.

L’entrevue de rétention
Votre employé sait-il au moins ce que vous attendez de lui? Et n’allez pas penser que c’est automatique. J’interviens dans beaucoup de milieux de travail où les attentes ne sont pas claires. Vous êtes-vous donné la peine d’indiquer à cet employé sur quelles bases vous évaluez son rendement? Si vous vous contentez de garder cette information pour vous, ne soyez pas surpris qu’il ne soit pas à la hauteur.

Une fois vos attentes bien communiquées, vous devez ensuite vous assurer que les défis soient mutuellement acceptés. Vous poserez donc des questions comme celles-ci :
• Y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour te faciliter la tâche? Y a-t-il un ou plusieurs obstacles qui pourraient nuire à l’atteinte de ces objectifs?

• Peux-tu me résumer le tout dans tes mots?

• Y a-t-il des informations qui te manquent pour que ce projet soit un succès?

L’entrevue d’exploration
Savez-vous vraiment ce qu’on attend de vous? Dans le sondage State of the Global Workplace 2017 mené par la firme Gallup, seuls 60 % des employés interrogés n’ont pas hésité à répondre oui à cet énoncé. C’est donc dire que 40 % y vont à l’aveuglette, en faisant de leur mieux sans savoir s’ils ont vraiment compris leur raison d’être dans l’organisation.

Pourquoi ne pas y aller de quelques questions à votre tour?

• J’aimerais être certain d’être à la hauteur. Comment suis-je évalué semaine après semaine?

• Que devrais-je améliorer pour atteindre les objectifs de l’organisation?

Remarquez que ces deux entrevues peuvent s’effectuer simultanément. Que diriez-vous de le faire cette semaine? Proposez cette idée en demandant à l’autre de lire cette chronique. Ensuite, travaillez à bâtir un avenir souhaitable pour vous deux. Votre organisation en sortira gagnante.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
21 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Les immigrants et le  marché de l’emploi québécois : 5 choses à faire avant le départ
21 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Ce n’est pas moins de 51 000 immigrants que le gouvernement québécois avait prévu d’accueillir en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 52 500 en 2018. Et la grande majorité de ces immigrants devront relever le défi de s’intégrer sur le marché du travail québécois.

Si vous aussi, vous envisagez de rejoindre la « Belle Province  » comme on la surnomme, voici nos 5 conseils à suivre avant le départ.

1 – Obtenir un visa et un permis de travail

Quel que soit votre pays d’origine, un visa et un permis de travail vous seront nécessaires pour entrer sur le territoire canadien et démarrer votre recherche d’emploi. Il est en effet légalement interdit de se rendre sur le territoire avec un visa touristique dans l’intention de se chercher un emploi.

Il existe deux types de permis de travail :

  • Le permis de travail ouvert qui permet de travailler pour n’importe quel employeur au Canada
  • Le permis de travail lié à un employeur donné pendant une période donnée, celle indiquée sur votre contrat de travail.

Votre permis de travail inclura certaines conditions comme :

  • le genre de travail que vous pouvez exercer;
  • l’employeur pour lequel vous pouvez travailler;
  • le lieu où vous pouvez travailler;
  • la période pendant laquelle vous pouvez travailler.

Soyez attentif lorsque vous effectuez votre choix. Nous vous invitons à vous renseigner directement auprès du gouvernement canadien sur le site suivant : http://www.cic.gc.ca/francais/travailler/index.asp

Les démarches administratives peuvent être longues et coûteuses donc renseignez-vous le plus tôt possible pour valider votre projet d’immigration. N’oubliez pas que les employeurs québécois privilégieront toujours les candidats déjà présents sur le territoire et en possession d’un permis de travail valide.

2 – Maîtriser les bases de la langue française

Le Québec est le seul état majoritairement francophone en Amérique du nord. Bien qu’une communauté anglophone soit présente au Québec, elle ne représente que 20% de la population.  La maîtrise de la langue française est donc indispensable pour intégrer le marché du travail québécois.

Donc si vous ne venez pas d’un pays francophone, il est essentiel de démarrer votre apprentissage de la langue le plus tôt possible avant votre départ. Vous pouvez suivre des cours en personne, mais il existe également beaucoup de ressources gratuites en ligne. Vous pouvez regarder des films, lire des livres de langue francophone, vous rendre dans des événements d’échange linguistique, etc. pour parfaire vos connaissances.

3 – Vérifier si votre profession est règlementée

Certaines professions et métiers sont règlementés au Québec comme les métiers d’ingénieur et d’infirmière. C’est à dire qu’elles sont régies par des ordres professionnels qui ont pour mission de fixer les critères d’accès à cette profession ainsi que ses normes d’exercice. Ils ont également pour mission d’évaluer les compétences et les diplômes des personnes souhaitant l’exercer sur le territoire. Ils accordent enfin les certificats et les permis aux candidats qualifiés, ou exigeront une mise à niveau scolaire qui peut durer de quelques mois voire quelques années.

Pour ces métiers également, un retour aux études pourrait être nécessaire pour obtenir la validation de vos compétences.

Vérifiez au plus tôt si votre profession est régie par un ordre ou des exigences règlementaires. Si c’est le cas, entrez en contact dès que possible avec l’organisme puisque certaines démarches peuvent être longues mais entreprises depuis votre pays d’origine.

4 – Se renseigner sur votre secteur d’activité

Afin de valider votre projet d’immigration, vérifiez si des offres d’emploi sont proposées dans votre secteur d’activités au Québec. L’existence ou non d’un secteur agile vous permettra d’évaluer vos chances d’intégrer plus rapidement le marché du travail au Québec.

Pour cela, vous pouvez consulter le site gouvernemental Emploi Québec  et le site de recherche d’emploi Jobboom. Ce dernier est également une source d’information indispensable sur le marché de l’emploi.  Des experts en ressources humaines proposent des conseils et astuces pratiques afin d’aider les candidats dans leur recherche ainsi que des portraits des différents métiers très recherchés dans la province, agrémentés de témoignages de professionnels du secteur.

5 – Prendre contact avec des professionnels québécois dans votre secteur d’activité

On entend régulièrement qu’au Québec, 30% du marché du travail est caché. C’est à dire que les postes disponibles ne sont pas diffusés en dehors du réseau de professionnels qui exercent cette profession. Cette réalité n’existe pas seulement au Québec. Dans tous les pays, lorsque les employeurs doivent combler un besoin en recrutement, ils diffuseront d’abord cette offre au sein de leur réseau et à l’interne dans leur organisation. Cela leur permet de recruter plus rapidement, mais leur permet également d’identifier des candidats qui leur seront référés.

Il est donc indispensable de vous constituer rapidement un réseau dans votre secteur d’activités. Vous pouvez démarrer vos prises de contacts à partir de votre pays d’origine en rejoignant les professionnels via des réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn. Ces prises de contacts vous permettront aussi de recueillir des informations utiles sur votre secteur.

Selon l’OCDE, le taux de chômage des immigrants arrivés à Montréal il y a moins de cinq ans dépasse 18 %, donc mettez toutes les chances de votre côté en vous préparant avant le grand départ !  

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter les offres d’emploi disponibles au Québec dans votre secteur d’activités.

Inverser la classe pour faire plus de pratique à l’école
20 novembre 2017 écrit par Le Devoir

Électrifier un quartier de Montréal : c’est la mission donnée à une trentaine de collégiens pendant un cours de physique au cégep Montmorency, à Laval. En équipe, les étudiants dessinent des circuits électriques grand format sur les tableaux blancs de la classe. Ils font des calculs élaborés. Ils calculent le nombre de lampadaires et de lignes électriques nécessaires pour illuminer la rue Le Royer.

 

Ce n’est pas la première fois que ces étudiants font ce type de résolution de problèmes. Il y a quelques semaines, ils devaient déterminer la distance à laquelle un requin peut détecter le champ électromagnétique d’une truite. Bientôt, ils devront concevoir et fabriquer le flash d’un appareil photo.

 

Si leur professeur, Sébastien Marcotte, a le temps de donner autant d’exercices pratiques à faire en classe, c’est grâce à la « classe inversée », une approche pédagogique qui renverse le principal paradigme en éducation.

 

 

« Habituellement, on parle de la théorie en classe et on fait la pratique à la maison, explique l’enseignant. Avec la classe inversée, on fait l’inverse. La théorie s’apprend à la maison par des vidéos, des lectures ou de la baladodiffusion. Ce qui laisse un maximum de temps en classe pour la pratique. »

 

De nombreux avantages

 

La classe inversée permet aux étudiants de faire des apprentissages plus profonds et durables que les cours magistraux, croit Vincent Laberge, coordonnateur des recherches sur les classes inversées à l’Université de Montréal. En classe magistrale, les élèves peuvent répéter et comprendre la matière du cours. En classe inversée, la matière est mieux maîtrisée. Elle est perçue de manière critique. Elle sert de base pour créer de nouveaux éléments.

 

Cette approche pédagogique bénéficie principalement au quartile le plus faible de la classe, alors que la performance des autres étudiants reste sensiblement la même, souligne M. Laberge. De fait, on observe entre 10 et 25 % moins d’échecs dans les classes inversées, selon les données d’une vaste revue de littérature, rapporte le chercheur. « Il y a toute cette dimension de l’apprentissage par les pairs qui entre en jeu, ce qui permet aux élèves d’intégrer la matière par différentes manières », explique-t-il.

 

La classe inversée pousse aussi les étudiants à travailler en équipe, confirme Audrey Raynault, étudiante au doctorat à l’Université de Montréal. La classe inversée est utilisée pour un cours regroupant des étudiants de 12 programmes en sciences de la santé à l’Université de Montréal. Après avoir fait des lectures en ligne sur le sujet, les étudiants doivent concevoir un outil d’éducation thérapeutique pour un cas clinique en équipes multidisciplinaires de cinq étudiants. Deux mois plus tard, les étudiants adaptent leur outil après des discussions avec un patient. Ce type d’exercices exerce les futurs professionnels de la santé qui auront à travailler à distance dans des équipes multidisciplinaires, croit Mme Raynault.

 

Les conditions du succès

 

Si la classe est « inversée », il faut tout de même la faire « de la bonne façon » pour qu’elle soit avantageuse, avertit Mme Raynault. Pour que l’étudiant soit motivé à apprendre la théorie à la maison, il doit y avoir un retour sur les notions, ainsi que des évaluations en classe. Autrement, c’est l’échec. L’apprentissage cesse. C’est du moins ce qu’a observé Mme Raynault à la suite d’une expérience réalisée à l’Université de Montréal.

image Inverser la classe pour faire plus de pratique à l’écolePhoto: Guillaume Levasseur Le Devoir
Cette approche permettrait aux étudiants de faire des apprentissages plus profonds et durables que les cours magistraux.

 

De même, inverser la classe pour uniquement faire des devoirs en classe n’a pas de valeur ajoutée, selon Geneviève Caron, enseignante de physique au Collège Montmorency. Il faut coupler la classe inversée à des exercices qui rendent l’élève « actif ». Avec son collègue, Sébastien Marcotte, elle a monté une banque d’activités et de jeux permettant « d’entraîner ce muscle qu’est la mémoire ». Par exemple, les deux professeurs utilisent des jeux-questionnaires interactifs où les élèves répondent anonymement à une question à choix multiples, d’abord de façon individuelle, puis après consultation en équipe, afin d’évaluer leur apprentissage par rapport à la classe.

 

La classe inversée signifie plus de travail pour l’étudiant… mais beaucoup plus de travail pour l’enseignant, selon M. Laberge. Une charge de travail que M. Marcotte et Mme Caron ont expérimentée lorsqu’ils ont décidé d’adopter la classe inversée en 2014.

 

À moins d’une semaine de la rentrée, les deux professeurs ont décidé de monter leur cours théorique sur vidéos. « Je restais souvent après les cours sur mon temps personnel pour faire ces vidéos », explique M. Marcotte. Étant les pionniers de la classe inversée au collège, ils partent de zéro, ou presque. Et ils n’ont pas, comme le précise l’enseignant, une formation pour faire du montage vidéo.

 

Certaines ressources sont toutefois disponibles pour les enseignants qui décident d’adopter cette méthode pédagogique. « Il y a de plus en plus de vidéos de bonne qualité sur YouTube, créés par des enseignants qui ont déjà adopté la classe inversée », souligne M. Laberge. Une formation en ligne ouverte pour tous portant sur la classe inversée est également offerte par l’Université de Montréal. Mme Raynault ajoute que plusieurs communautés de professeurs partageant leurs astuces existent sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.

 

Reste que la technique est peu utilisée. M. Laberge estime qu’environ 2 à 3 % des professeurs des cégeps et des universités de la province utilisent cette technique pédagogique. Des statistiques sont toutefois difficiles à établir, puisque ces enseignants ont beaucoup de liberté dans le choix de leurs techniques pédagogiques. Le chercheur évalue que ce nombre serait en hausse au cours des dernières années.

Êtes-vous sur la même longueur d’onde?
20 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Saviez-vous que la majorité des conflits entre patrons et employés repose sur une mauvaise compréhension des attentes? Voici quelques trucs pour vous éviter de vous retrouver dans une telle situation.

Que vous soyez patron ou employé, cette chronique s’adresse à vous. Il se peut fort bien, si vous êtes un patron, que certains employés ne soient pas à la hauteur de vos attentes mais qu’ils soient néanmoins très fiers de leurs performances. De même, il se peut fort bien, si vous êtes un employé, que vous pensiez être à la hauteur alors que ce n’est pas le cas.

Que faire devant cette situation potentielle? Il faut avant tout vérifier les faits. Si vous êtes un patron, vous procéderez à une entrevue de rétention. Si vous êtes un employé, vous opterez pour une entrevue d’exploration.

L’entrevue de rétention
Votre employé sait-il au moins ce que vous attendez de lui? Et n’allez pas penser que c’est automatique. J’interviens dans beaucoup de milieux de travail où les attentes ne sont pas claires. Vous êtes-vous donné la peine d’indiquer à cet employé sur quelles bases vous évaluez son rendement? Si vous vous contentez de garder cette information pour vous, ne soyez pas surpris qu’il ne soit pas à la hauteur.

Une fois vos attentes bien communiquées, vous devez ensuite vous assurer que les défis soient mutuellement acceptés. Vous poserez donc des questions comme celles-ci :
• Y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour te faciliter la tâche? Y a-t-il un ou plusieurs obstacles qui pourraient nuire à l’atteinte de ces objectifs?

• Peux-tu me résumer le tout dans tes mots?

• Y a-t-il des informations qui te manquent pour que ce projet soit un succès?

L’entrevue d’exploration
Savez-vous vraiment ce qu’on attend de vous? Dans le sondage State of the Global Workplace 2017 mené par la firme Gallup, seuls 60 % des employés interrogés n’ont pas hésité à répondre oui à cet énoncé. C’est donc dire que 40 % y vont à l’aveuglette, en faisant de leur mieux sans savoir s’ils ont vraiment compris leur raison d’être dans l’organisation.

Pourquoi ne pas y aller de quelques questions à votre tour?

• J’aimerais être certain d’être à la hauteur. Comment suis-je évalué semaine après semaine?

• Que devrais-je améliorer pour atteindre les objectifs de l’organisation?

Remarquez que ces deux entrevues peuvent s’effectuer simultanément. Que diriez-vous de le faire cette semaine? Proposez cette idée en demandant à l’autre de lire cette chronique. Ensuite, travaillez à bâtir un avenir souhaitable pour vous deux. Votre organisation en sortira gagnante.

Une élève dénonce le règlement vestimentaire de son école
20 novembre 2017 écrit par La Presse

Jeudi, l’élève de secondaire 5 s’est présentée à l’école vêtue d’un legging par-dessus lequel elle avait enfilé un short. À la pause du diner, un responsable l’a interpelée.

«Il m’a dit que je devais me changer ou ne pas revenir à l’école. Je ne voulais pas manquer l’école pour ça, alors je me suis quand même présentée à mon cours l’après-midi», explique Elijah Beauregard-Landry.

Comme elle ne s’était pas pliée au règlement, on l’a sommée de quitter la classe. «On a fait l’intervention de manière éducative, explique la directrice de l’école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau. Elle a reçu un billet d’expulsion qui mène directement au responsable de l’encadrement, qui a vu à ce qu’on lui fournisse un short qui va à la mi-cuisse pour mettre par-dessus le legging.»

Le règlement adopté par l’école se résume à une «tenue de ville», dit Pascale Bilodeau. «Je porte des vêtements qui répondent à des critères de décence, d’hygiène et de propreté. La décence à l’école se traduit comme ceci: un vêtement non-transparent qui couvre les épaules, la poitrine, qui doit être assez long pour couvrir la ceinture de la jupe ou du pantalon. Les jupes et les bermudas sont à la mi-cuisse», y lit-on notamment.

Un règlement qui dérange Elijah Beauregard-Landry, qui dit s’être fait sermonner à plus d’une reprise. «C’est quelque chose que je trouve inacceptable. Il y a des gens qui n’osent pas en parler parce qu’ils pensent que c’est normal, mais j’aimerais ça que les mentalités évoluent et qu’ils arrêtent de dire que les femmes n’ont pas le droit de porter ce qu’elles veulent. C’est peut-être le moment que ça change», dit-elle.

La mère de la jeune femme espère que cette sortie amènera une réflexion sur la question et en appelle au bon sens.

«On met ça sur le dos des garçons: si j’étais une mère de gars, je serais insultée. Ne faisons pas porter le poids d’une mentalité étriquée sur une jeune fille de 16 ans. Profitons-en pour réfléchir et prendre conscience du message qu’on envoie: les gars sont des prédateurs dont il faut protéger les filles. Non. Aidons les filles à assumer ce qu’elles sont», dit Marypascal Beauregard.

Des règlements à portée sexiste, dit un avocat

Professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, Finn Makela se dit «choqué» par cette décision. «Je comprends très bien que les établissements scolaires veuillent offrir un environnement d’études qui n’est pas propice au harcèlement sexuel, mais ce n’est pas en contrôlant l’habillement des filles qu’on fait ça. C’est en s’assurant que les garçons, notamment, se comportent convenablement», dit-il.

Sans commenter directement le règlement de l’école Mitchell-Montcalm, qu’il n’a pas vu, il rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur les décisions des conseils d’établissement d’écoles. 

«À partir du moment où le règlement renferme des positions qui sont discriminatoires sur la base du sexe, il est hors de la portée du pouvoir du conseil d’adopter quelque chose qui serait contraire à la charte des droits. On peut le faire déclarer nul devant les tribunaux», explique-t-il.

Même «légitime», un règlement peut être problématique dans son application, explique-t-il. «Si par exemple le directeur de l’école interprète le règlement pour dire qu’un règlement convenable veut dire « pas de leggins si t’es une fille ». Dans ce cas-là, l’élève a un recours devant le conseil des commissaires de la commission scolaire», dit Finn Makela.

Du stress et encore du stress
20 novembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Les exigences sont nombreuses tant à l’école, sur le marché du travail que socialement. De plus, tout va de plus en plus vite et on attend de nous de la performance. Nombreux sont ceux qui s’imposent de suivre la parade mais à quel prix!

Les conseillers d’orientation reçoivent beaucoup de demandes d’aide concernant le stress au travail. Certaines personnes demandent du support de façon préventive mais nombreux sont ceux qui arrivent dans nos bureaux déjà au bout du rouleau, suite à un arrêt de travail, un syndrome d’épuisement professionnel (burnout), etc.
L’accumulation de stress pousse bien des gens au pied du mur. C’est comme s’ils étaient dans une roue qui tourne de plus en plus vite et ils n’arrivent plus à la ralentir ou l’arrêter. Ils peuvent se sentir dépassés, étouffés, en perte de contrôle, n’arrivent plus à voir clair, à réfléchir voire même à avoir du plaisir à travailler et/ou à vivre tout simplement. Ce sentiment peut prendre de plus en plus de place dans leur vie.

Trop c’est trop!

Je remarque en consultation que l’individu vivant ce type de problématique, ajoute une pression supplémentaire importante pour des raisons personnelles que vous verrez plus loin dans cet article. Celui-ci a un certain pouvoir sur le stress vécu tant au travail que dans sa vie et c’est sur cet aspect qu’il est important de s’arrêter afin de reprendre ce pouvoir.

Vous avez plus de pouvoir que vous croyez!

Voici diverses raisons pour lesquelles plusieurs vivent ce type de difficulté.

Le perfectionnisme

La majorité des gens veulent bien faire mais certains d’entre eux sont continuellement insatisfaits pour toutes sortes de raisons. Ce qui les pousse à en faire toujours davantage et ce cercle vicieux n’a plus de fin. Ils en viennent à ne plus savoir ce qui est prioritaire et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi il peut être pertinent de revoir ses priorités, ses besoins, ses valeurs dans le cadre d’une démarche avec un conseiller d’orientation.

Dépasser ses propres limites

Pour bien faire, pour ne pas déplaire, pour ne pas avoir l’air faible, etc., plusieurs vont accepter pratiquement tout ce qu’on leur demande. Certains peuvent également accepter le manque de respect à leur égard. La connaissance de soi permet de nommer ses besoins et de respecter et de faire respecter ses limites.

Des exigences trop élevées

Souvent, l’individu s’impose à lui-même un niveau élevé d’exigence. Vouloir être performant dans chaque sphère de sa vie est bien sûr une noble intention. Toutefois, ce n’est pas réaliste. Une bonne connaissance de soi permet de définir ce qui est vraiment important et de choisir ses combats.

Difficulté à calmer son mental

Il est nécessaire de s’autoriser du temps pour faire le calme intérieurement. Certains feront cet exercice dans l’action tandis que d’autres dans des activités plus statiques. L’important est de pouvoir se connecter à soi pour ressentir ses propres signaux (ex : fatigue, maux physiques, petites voix culpabilisantes, sentiment d’être dépassé, etc.). Ces signaux indiquent l’état dans lequel vous êtes à ce moment et permettent de gérer la suite en fonction de vos besoins.

L’estime de soi

Le manque de reconnaissance et d’appréciation de ses propres forces et limites amène souvent l’individu à accepter des situations qui le dépassent. Il se compare et a le sentiment qu’il n’est pas assez bon, assez rapide, etc. S’il nomme ses besoins et insatisfactions, il a peur de déplaire, de déranger, du jugement des autres, de créer des conflits ou d’être mis de côté. Par ce fait même, la personne peut s’isoler, s’effacer et/ou ne pas demander de l’aide au risque de paraître incompétente, non autonome, incapable de prendre plus de responsabilités parce qu’elle ne se sent jamais à la hauteur, etc.

En conclusion, pour palier à ce manque, la personne en fait beaucoup et malgré cela, ce n’est jamais assez pour être satisfaisant. Comme l’exemple du verre troué, même si on ajoute de l’eau, le liquide ne demeure pas dans le contenant.

La peur

Peur du jugement, de déplaire, de paraître incompétent, de ne pas en faire assez, de déranger, de l’inconnu, de ne pas être intéressant, etc. La peur fait partie de la vie humaine et elle prend différentes formes selon notre parcours, nos blessures et notre personnalité. Être conscient de ce qui nous fait peur permet de vérifier si cette peur est réelle ou non, d’agir dessus pour l’apaiser et de ne pas la laisser diriger notre vie.

Rigidité à changer les choses

La peur de perdre le contrôle dans une période de stress et d’anxiété peut développer une forme de rigidité mentale. La personne craint d’apporter des changements comme si son château de cartes allait s’écrouler. Et plus elle avance dans ce processus et plus elle a de la difficulté à y voir clair et à réfléchir aux solutions qui pourraient l’aider. Tout lui parait comme une montagne impossible à franchir. Le premier pas à effectuer ici est de prendre soin de soi le plus possible. Respirer profondément et faire des activités qui calment votre mental le plus souvent possible, bien dormir et manger.

Éviter la vraie remise en question

Évidemment, pour toutes sortes de raisons, il y a des périodes dans la vie où l’individu n’a pas le goût de se remettre en question et c’est bien légitime. Toutefois, lorsque cette réflexion ne se fait jamais et qu’il n’y a aucun changement, alors qu’une situation est insatisfaisante, voire même intolérable, il en découle une série de problèmes. Ces problèmes peuvent être d’ordre psychologique, physique, mental ou encore, apporter des conflits avec les gens au travail et des difficultés diverses avec la famille et les amis.

Mettez le bâton dans la roue!

Quand la roue tourne à toute allure, bien des gens ne perçoivent plus leurs signaux personnels. L’adrénaline peut être élevée, tellement d’informations circulent dans la tête et l’ouverture d’esprit diminue face aux solutions possibles.

Des petits trucs

D’abord, respirez!

Veillez à respirer consciemment le plus souvent possible dans une journée. Respirez jusqu’à votre inspiration atteigne votre ventre au moins à trois reprises. À la longue, cet exercice peut vous aider à y voir plus clair et à relativiser la situation vécue.

Le sommeil est précieux

Si vous avez de la difficulté à dormir, tentez de faire une sieste dans le jour afin d’éviter l’accumulation de fatigue.

Des moments de calme mental et de relaxation

Le contact avec la nature est excellent, le sport, la méditation, etc. Il est important que l’activité mentale ait des périodes d’accalmie pour maintenir un équilibre. C’est comme si on demandait à un coureur de courir sans arrêt. Ça n’a aucun sens.

La connaissance de soi est à la base du mieux-être

Plus la personne se connaît et plus elle est en mesure de se respecter et de se faire respecter, de nommer ses besoins et ses limites, meilleure est son estime d’elle-même et plus elle peut être réaliste quant à ses exigences.

D’ailleurs, les conseillers d’orientation peuvent vous aider à prendre du recul face à votre situation et à trouver des solutions, qui souvent, évitent des changements drastiques. Ces conseillers peuvent aussi vous permettre de  définir ce qui est le plus important pour vous, vos intérêts les plus significatifs et les talents que vous aimeriez mettre de l’avant sur le marché du travail de façon à prendre des décisions éclairées quant à votre carrière.

Bonne réflexion!

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Le débat sur la gestion des universités reprend de plus belle
19 novembre 2017 écrit par Le Devoir

« Détournement marchand », « dérive autoritaire », « perte de pouvoir des professeurs » : la colère gronde dans des universités québécoises, où une partie de bras de fer oppose syndicats et directions d’établissement.

 

La controverse est ainsi repartie de plus belle autour de la refonte projetée de la charte de l’Université de Montréal (UdeM), qui fait l’objet de vives critiques de la part des associations regroupant 78 000 professeurs d’université au Québec et dans le reste du Canada.

 

Une question cruciale se trouve au coeur du débat : qui prend les grandes décisions de l’université ? L’UdeM cherche à réduire l’influence des professeurs et chercheurs dans la gestion de l’établissement au profit d’autres représentants de la communauté universitaire (chargés de cours, personnel de soutien) et de membres externes, issus de l’extérieur du campus.

 

Cette bataille a agité le campus de l’UdeM au cours de l’hiver dernier. Le recteur Guy Breton avait suspendu sa réforme, mais l’initiative a refait surface dans un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale cette semaine.

 

L’université compte faire davantage de place aux membres dits « indépendants » (issus de l’extérieur du campus) au conseil d’administration et au comité exécutif de l’établissement. Le projet de nouvelle charte prévoit aussi une réduction des pouvoirs de l’assemblée universitaire, qui regroupe des représentants de toutes les composantes de l’établissement — professeurs, chargés de cours, étudiants, professionnels de recherche, cadres de l’université, et ainsi de suite.

 

Pour le recteur Guy Breton, la nouvelle charte vise à faire entrer la gouvernance de l’UdeM dans le XXIe siècle en branchant l’établissement sur ses milliers de diplômés qui occupent des postes importants dans le milieu des affaires, de la culture ou dans le secteur communautaire, par exemple.

 

Le principe de collégialité reste en place, mais d’autres voix que celles des professeurs se feront aussi entendre, insiste l’UdeM. La réforme proposée correspond à ce qui se fait dans d’autres universités nord-américaines.

 

« Coup de force »

 

Pour les syndicats de professeurs, la nouvelle charte de l’UdeM représente un « coup de force » qui bafoue le principe de collégialité au coeur de la mission de l’université. Le projet de loi visant à réformer la gouvernance de l’UdeM est un « cheval de Troie » qui risque de se multiplier dans tout le pays, soutient l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) — qui regroupe 70 000 membres dans 120 universités.

 

Pour l’Association, le projet du recteur Breton remet la gestion de l’UdeM entre les mains de gens d’affaires. Or l’enseignement supérieur n’est pas une marchandise, fait valoir l’ACPPU.

 

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), de son côté, affirme que le projet menace la liberté universitaire des professeurs et leurs droits fondamentaux d’association et de représentation. Les professeurs deviendraient de « simples exécutants » avec le projet du recteur de l’UdeM, estime la Fédération.

 

« Gestion participative »

 

Un débat similaire est survenu à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Le Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO vient de remporter deux griefs contre la nomination de cadres à des postes réservés à des professeurs syndiqués.

 

« Il est possible qu’il y ait un vide à combler dans la réglementation, mais les droits de gérance de l’Université à titre d’employeur ne lui permettent pas de se substituer au conseil d’administration », écrit l’arbitre Denis Provençal dans une décision du 25 octobre 2017.

 

L’UQO avait désigné des cadres pour remplir ces fonctions, car aucun syndiqué n’avait posé sa candidature. « On se réjouit de la décision. On espère que ça va favoriser l’implication de professeurs », a affirmé Gilles Mailloux, directeur des communications et du recrutement à l’UQO.

 

Programmes « payants »

 

Louise Briand, présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, se réjouit elle aussi de ce qu’elle considère comme un rappel à l’ordre du tribunal d’arbitrage. « L’arbitre a souligné que la réglementation du réseau de l’UQ est établie sur la gestion participative. Les cadres du réseau ont tendance à l’oublier », dit-elle au Devoir.

 

Elle souhaite que le 50e anniversaire du réseau des universités du Québec, en 2018, permette de réaffirmer avec plus de vigueur le principe de cogestion. « Le détournement marchand est doublé d’une dérive autoritaire, dans le réseau de l’UQ comme ailleurs », ajoute Louise Briand, qui est aussi vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN).

 

La multiplication des cadres et des administrateurs externes à des postes-clés des universités entraîne une logique marchande, selon elle. Ces gestionnaires risquent de donner la priorité aux programmes « payants », calqués sur les besoins des entreprises, par exemple. Louise Briand cite le projet de décentralisation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) : les budgets seraient décentralisés vers les facultés et écoles les plus lucratives, notamment l’École des sciences de la gestion.

L’immigration, terreau fertile pour les petites entreprises
19 novembre 2017 écrit par Journal Métro

Ses perles rares, c’est à l’étranger qu’Espace Stratégies les déniche. Des talents négligés, selon son président et fondateur, Jocelyn Gagnon.

En 10 ans d’existence, la petite entreprise Espace Stratégies de Jocelyn Gagnon a recruté près d’une vingtaine d’employés. Parmi eux, la moitié a été trouvée hors de nos frontières. C’est principalement au Maghreb, en Europe et en Afrique francophone que la firme de service-conseil en stratégie d’affaires déniche des employés de choix.

Avec son statut de petite entreprise, Jocelyn Gagnon est lucide: il ne joue pas dans la cour des grands. «On n’a pas les moyens de rivaliser avec les gros joueurs, qui offrent des avantages sociaux qu’on ne peut pas accoter, ou qui se positionnent sur des marchés inaccessibles pour nous parce qu’on est trop petits.» Dans un tel contexte, pour attirer des consultants hautement qualifiés, la tactique a consisté à offrir des possibilités d’avancement plus alléchantes que les grandes entreprises de conseil et stratégie.

«La contribution des gens est essentielle au succès de l’entreprise; on mise beaucoup sur les talents», explique Jocelyn Gagnon. L’entreprise a donc développé une stratégie de recrutement correspondant à ses besoins, en se tournant vers un bassin de main-d’œuvre moins souvent considéré. Ses critères de recrutement sont orientés vers les talents. «Il faut les chercher là où ils sont négligés, et dans les communautés culturelles, ils le sont particulièrement. Dès nos débuts, nous tourner vers l’étranger a été une stratégie délibérée, pas un choix par défaut.»

Traduire les compétences
Le dernier employé recruté par la firme a un solide CV. Il cherchait du travail depuis plus de 10 mois. Pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, la main-d’œuvre étrangère n’est pas toujours considérée à la hauteur de ses compétences, croit le président. «On va chercher des gens qui ont une expérience à l’étranger et on transpose leurs compétences. Pour nous, l’immigration est un terreau fertile.»

Selon Jocelyn Gagnon, l’expérience acquise à l’étranger est trop souvent mal comprise et nécessite un travail d’interprétation. «On gagne à faire cet effort de transposition, à évaluer comment le bagage de formation et d’expérience provenant d’ailleurs peut être appliqué à nos besoins.» Quand il recrute, le président commence par interpréter le potentiel d’un candidat, puis le confirme grâce à des mises en situation, des études de cas.

«Le congédiement, parce qu’on s’est trompé, est le même avec des personnes venant de l’étranger qu’avec des Québécois d’origine. Le critère numéro un, pour entrer chez nous, est qu’il faut que ça clique en termes de valeurs. Ce qui peut changer, c’est l’intégration culturelle, qui peut effectivement prendre un peu plus de temps. Il y a un processus d’adaptation, de formation, de compréhension de sensibilités différentes.» Et peu importe l’origine de ses recrues, Jocelyn Gagnon doit les former. Qu’elles aient étudié ici ou au bout du monde, que leurs codes culturels diffèrent ou pas de ceux en vigueur ici, une phase d’appropriation des valeurs de l’entreprise est inévitable. Dans ce contexte, recourir à la main-d’œuvre étrangère permet à l’entreprise d’accéder à ces talents négligés.

Une fois par mois, Métro propose des portraits inspirants de 
Montréalais issus de l’immigration qui témoignent de leurs parcours et de leurs succès.


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