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François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

Offres d'emplois / Amélioration du français au bureau / À propos

Le délicat équilibre de la pige
28 mars 2017 écrit par Journal Métro

Pour les pigistes, la tentation est forte de chercher un client unique afin d’éviter de devoir jongler avec les mandats.

Cette solution crée une dépendance du pigiste envers son client. Trouver un équilibre entre petits et gros clients est donc essentiel pour assurer ses arrières.

Alexandre Comtois est consultant web. Pendant un an et demi, il a travaillé principalement pour un client. Un jour, celui-ci lui annonce qu’il a décidé d’embaucher un employé pour effectuer les tâches qu’on lui confiait jusqu’à présent. «Cela a représenté un gros trou dans mon budget», raconte-t-il.

Jouer sur plusieurs tableaux
Recrutement d’un salarié, arrivée d’un nouveau gestionnaire possédant déjà son réseau de pigistes, changement de stratégie, ou encore volonté de la compagnie de collaborer avec un autre pigiste… Les raisons d’une perte de contrat sont nombreuses. L’image est galvaudée, mais demeure toujours aussi vraie : pour éviter d’y laisser toutes ses plumes, le travailleur autonome ne doit pas mettre tous ses œufs dans le même panier. «L’idéal est de se constituer un bassin de 5 à 10 clients stables avec qui entretenir des relations d’affaires de bonne qualité, conseille Alexandre Comtois. Seuls les pigistes à temps partiel, qui ont un emploi à côté, ont peut-être intérêt à n’avoir qu’un client, car cela leur économise du temps de gestion.»

Diversifier ses sources de revenus est également la stratégie que recommande Sylvie Goulet, rédactrice, réviseuse et traductrice-adaptatrice à la pige depuis 10 ans. «J’ai refusé les projets qui m’auraient monopolisée complètement, dit-elle. J’ai toujours eu des petits, des moyens et des gros clients.»

«L’idéal est de seconstituer un bassin de 5 à 10 clients stables avec qui entretenir des relations d’affaires de bonne qualité.» – Alexandre Comtois, consultant web

L’importance d’une bonne organisation
Pour faire face à tous ses engagements, un échéancier précis est bien sûr essentiel. Mais certaines techniques ont aidé Sylvie Goulet à garder le cap. «J’ai pris des contrats souples, comme de la révision de romans, dont les délais étaient longs, afin de pouvoir avancer dessus quand j’avais du temps entre d’autres tâches, explique-t-elle. Et j’ai toujours essayé de garder du temps chaque semaine pour répondre aux urgences.»

Elle a également testé la sous-traitance d’une partie de son travail, avec des résultats mitigés cependant. «Il n’y a pas deux rédacteurs qui écrivent de la même manière, et les clients étaient habitués à mon style, se rappelle-t-elle. La révision se prête mieux à la sous-traitance.»

L’erreur à ne pas commettre reste de négliger un mandat au profit d’un autre. «Sinon, on se tire dans le pied», affirme Alexandre Comtois. Petit ou gros contrat, chaque client doit être satisfait!

Un réseautage constant
En parallèle, il est essentiel de se construire un bon réseau et de se faire connaître des clients potentiels, même si son carnet de commandes est déjà plein. «Il faut se voir comme un entrepreneur et planter des graines, car elles ne porteront leurs fruits que 6 ou 12 mois plus tard, souligne celui qui a lancé le site PIGE Québec pour mettre en relation les travailleurs autonomes avec les entreprises. Si un gros client nous lâche, on pourra vite retrouver un bon niveau d’activité.»

Démarcher des clients est possible, mais ceux qui se sentent intimidés par cette perspective peuvent compter sur l’internet pour gagner en visibilité, notamment en misant sur les réseaux sociaux.

Rester à l’affût
Surveiller les signes avant-coureurs d’une possible perte de mandats est également utile pour se prémunir contre une chute de ses revenus. Alexandre Comtois avait vu venir la fin de sa collaboration avec son gros client. «L’entreprise venait d’avoir du financement et j’avais vu que les offres d’emploi se multipliaient sur son site internet», se remémore-t-il.

Surveiller l’actualité permet aussi d’anticiper des changements, selon Sylvie Goulet. «Quand l’économie va mal, les services de communication en pâtissent souvent les premiers.» Une baisse du volume de commandes ou des échanges de courriels moins fréquents sont aussi des signaux d’alerte à guetter.

Plus de 600 millions supplémentaires en éducation
28 mars 2017 écrit par Cyberpresse

Les budgets combinés de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, d’un peu plus de 17 milliards l’année dernière, passeront à 19 milliards en 2019-2020. Sur trois ans, la croissance des dépenses à ce poste sera de 3,5%, l’engagement pris par les libéraux en campagne électorale. Mais pour 2017-2018, le coup d’accélérateur fera grimper de plus de 4% les budgets de Sébastien Proulx (Éducation) et d’Hélène David (Enseignement supérieur).

Ces budgets n’iront pas aux immobilisations, à la construction ou à la rénovation des écoles. L’essentiel de ces fonds permettra l’embauche de professeurs, de professionnels ou de techniciens. La marge de manoeuvre permettra d’embaucher, dès septembre prochain, plus de 1500 personnes dans le réseau. L’automne dernier, à la mise à jour économique, le gouvernement avait déjà annoncé 110 millions de plus en éducation.

Dans une entrevue à La Presse, en février, le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait fait savoir que son budget serait l’occasion d’un coup de barre en faveur de l’éducation et de la formation de la main-d’oeuvre. C’est aussi le message passé dans les derniers jours, en privé, par le premier ministre Couillard aux organisations patronales et aux chambres de commerce. Comme à Ottawa, une attention spéciale sera aussi prévue pour favoriser l’innovation et conférer à Montréal un rôle de premier plan dans le développement de «l’intelligence artificielle».

En Santé, la hausse du budget sera de 4%, a déjà indiqué le premier ministre Couillard au moment de l’annonce du niveau des transferts par le gouvernement fédéral.

***

Aide aux journaux

Cédant à une demande pressante des médias qui n’ont pas pris encore le virage numérique, le gouvernement accordera une subvention pour favoriser la diffusion numérisée des contenus. Pour les journaux traditionnels, Québec réduira la taxe qu’il prélève pour le recyclage du papier, une façon de réduire leurs dépenses au prorata de leur activité. Ces deux mesures signifient une aide de 40 millions environ sur les cinq prochaines années. La demande avait été transmise au ministère de la Culture, mais c’est celui du Développement économique qui appliquera le volet informatique.

Médecins

Québec l’a maintes fois répété : le rattrapage salarial promis aux médecins en 2006 est désormais atteint. Leur part du budget de la Santé n’augmentera pas. Ces derniers devront renoncer à la « clause remorque » qui leur donnait automatiquement les mêmes augmentations que l’ensemble du secteur public, a confié une source au sein du gouvernement.

Taxe santé

Comme l’a révélé La Presse il y a deux semaines, Québec va tout de suite abolir la taxe santé prévue pour 2016, qui devait être la dernière année de contribution. La réduction de taxe de 450 millions environ aidera à réduire l’embarrassant surplus de 2016 – 2,3 milliards après neuf mois d’exercice -, une situation difficile à concilier avec les deux années de restrictions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard.

Dépenses devancées

Pour réduire le surplus de l’année 2016-2017, le gouvernement a aussi décidé de devancer une longue liste de dépenses, d’achat d’équipements. On a même déjà inscrit le dépassement probable de la facture pour deux traversiers – 100 millions de plus que prévu. Total de ces dépenses anticipées : plus de 400 millions!

Transports collectifs

Québec va établir à 1,3 milliard sa contribution dans le Réseau électrique métropolitain, un projet de 6 milliards, selon les chiffres mis à jour par le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, la semaine dernière. On s’attend à un engagement comparable d’Ottawa – même si le budget Morneau de la semaine dernière n’a pas fourni de chiffres. Deux autres projets de transports collectifs mis en priorité par Québec, le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et le Service rapide par bus pour Québec, grimperont d’un échelon dans le Plan québécois des infrastructures, passant de projets à l’étude à projets «en réalisation». La décision donne le feu vert pour la préparation des plans et devis, sans qu’on ait à inscrire des coûts dans les équilibres du gouvernement.

Que révèle votre photo de profil?
28 mars 2017 écrit par Jobboom Blog

Les réseaux sociaux sont de plus en plus sollicités non seulement pour afficher une offre d’emploi, mais aussi pour consulter le profil des candidats. Que ce soit sur LinkedIn, sur Facebook, ou sur Instagram, les photos laissent une impression, plus ou moins consciente, de la personnalité d’un individu. Elles peuvent faire pencher la balance pour ou contre vous. Mais que révèlent les quelques items que l’on peut y déceler?

Au premier coup d’œil, dans quel état semble l’individu sur la photo? En d’autres mots, est-ce que son corps semble crispé et tendu (hypertonique), relaché (hypotonique) ou neutre? La photo démontre-t-elle une émotion positive ou négative? La personne photographiée fait-elle face à la caméra ou son attention était-elle dirigée ailleurs? Pourquoi ces questions? Pour comparer avec des photos antérieures. Un individu qui présenterait des photos où l’hypotonie serait marquée et dominante laisse une impression de laisser-aller voire d’état dépressif.

Souriez-vous sur votre photo de profil? Et là, il est question d’un vrai sourire, pas d’un étirement forcé de la commissure des lèvres. Le visage comprenant plusieurs muscles involontaires, quand vous vous forcez pour sourire, votre corps trahit cet état de tromperie. Le sourire, lui, attire la sympathie. L’idée est d’être authentique, non de se prendre au sérieux avec une photo trop rigide.

La question qui tue. Non, le croisement de bras n’est pas toujours un signe de fermeture. Vous pouvez l’adopter dans la mesure où vous êtes vraiment détendu au moment de vous positionner. Pour ce qui est des mains sur les hanches, cette posture peut donner une impression de syndrome de supériorité. À éviter, donc si l’idée est d’obtenir un emploi. Si vous êtes assis au moment de la prise de photos, entrecroisez les doigts, mais ne vous agrippez pas après une main.

Vous ne savez plus comment vous placer pour être pris en photo?

Tout d’abord, avant même d’allumer l’appareil photo, faites des exercices de rire. Ainsi, poussez votre corps à produire de la dopamine et de la sérotonine. Votre corps va ainsi se détendre par lui-même. Le rire permet non seulement le relâchement musculaire, mais il active la circulation sanguine. Vous aurez ainsi l’air moins blanchâtre et fatigué.

Faites aussi des exercices de respiration ou de méditation pleine conscience afin de détendre vos muscles faciaux. Il vous sera plus facile d’adopter une position détendue si vous êtes réellement détendu!

Enfin, imaginez que vous êtes avec un ami ou l’être aimé. Créez cette image mentale et concentrez-vous dessus. Visualisez cette personne tout juste à côté de l’appareil photo. Votre regard sera plus doux et plus accueillant.

Quelles sont les mesures en place pour traiter les agressions sexuelles?
28 mars 2017 écrit par Le Devoir

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GE Aviation ratisse tout le Québec pour sa nouvelle campagne de recrutement
27 mars 2017 écrit par Journal Métro

Dans la foulée des investissements totalisant 238 M$ annoncés début février, l’usine bromontoise de GE Aviation lance une vaste campagne de recrutement visant à pourvoir 115 postes.   

«Cette centaine de postes est disponible immédiatement. On cherche des gens flexibles, il y a également une grosse demande pour ceux qui ont complété un DEP en techniques d’usinage», indique Jean-Sébastien Guay, l’un des fondateurs d’Aéro Emploi, une boîte de Saint-Jean-sur-Richelieu fondée il y a trois ans relayant les offres d’emploi du domaine de l’aéronautique et qui est en charge de cette campagne de recrutement.

Ces emplois touchent divers secteurs, que ce soit l’ingénierie, la technique et la production, ainsi que le volet administratif.  

Il semble bien loin le temps où les quelques pages du curriculum vitae atterrissait sur le bureau d’une ou d’un responsable des ressources humaines.

Le 6 avril prochain, dès 16h30, c’est sur le site d’Aéro emploi que les postulants pourront se rendre pour une session de clavardage, et, pour ceux dont le profil correspond aux critères recherchés, pour une entrevue vidéo.

De Gaspé à Val d’Or
Cette façon de faire permet d’aller cueillir des candidatures non seulement à Montréal, mais également en Abitibi ou en Gaspésie, laisse savoir M. Guay.

«C’est une façon pour nous d’aller chercher un maximum de gens, dans un délai assez serré, peu importe l’emplacement.» Les responsables de cette campagne de recrutement espèrent attirer 2000 candidats.   

Les Cantons-de-l’Est à l’avant-plan
Ces efforts de recrutements sont doublés par une volonté, pour GE Aviation, de mousser l’intérêt pour les Cantons-de-l’Est, question d’inciter de futurs employés à s’y installer.

«Le secteur de l’aéronautique y est très développé, notamment à Bromont, Granby et Sherbrooke, au point que c’est en train de devenir un pôle au Québec. GE Aviation veut certainement jouer un rôle prépondérant là-dedans», indique M. Guay. Diverses capsules vidéos seront montées à cet effet. Certains des employés actuels de GE Aviation à Bromont seront mis à contribution pour discuter de leur expérience et de leur milieu de vie.      

Sur la page Facebook du groupe, une courte capsule vidéo traitant de l’événement de recrutement avait d’ailleurs franchi le cap des 130 000 visionnements au moment d’écrire ces lignes.

Les installations du boulevard de l’Aéroport permettent de fabriquer des composantes de moteurs d’avion.

GE Aviation en chiffres
830
Nombre d’employés après quelques phases d’expansion depuis cinq ans

238 M$
Investissement de GE sur cinq ans à son usine bromontoise

12 M$
Contribution de Québec à travers la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026

Plus de 600 millions supplémentaires en éducation
27 mars 2017 écrit par Cyberpresse

Les budgets combinés de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, d’un peu plus de 17 milliards l’année dernière, passeront à 19 milliards en 2019-2020. Sur trois ans, la croissance des dépenses à ce poste sera de 3,5%, l’engagement pris par les libéraux en campagne électorale. Mais pour 2017-2018, le coup d’accélérateur fera grimper de plus de 4% les budgets de Sébastien Proulx (Éducation) et d’Hélène David (Enseignement supérieur).

Ces budgets n’iront pas aux immobilisations, à la construction ou à la rénovation des écoles. L’essentiel de ces fonds permettra l’embauche de professeurs, de professionnels ou de techniciens. La marge de manoeuvre permettra d’embaucher, dès septembre prochain, plus de 1500 personnes dans le réseau. L’automne dernier, à la mise à jour économique, le gouvernement avait déjà annoncé 110 millions de plus en éducation.

Dans une entrevue à La Presse, en février, le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait fait savoir que son budget serait l’occasion d’un coup de barre en faveur de l’éducation et de la formation de la main-d’oeuvre. C’est aussi le message passé dans les derniers jours, en privé, par le premier ministre Couillard aux organisations patronales et aux chambres de commerce. Comme à Ottawa, une attention spéciale sera aussi prévue pour favoriser l’innovation et conférer à Montréal un rôle de premier plan dans le développement de «l’intelligence artificielle».

En Santé, la hausse du budget sera de 4%, a déjà indiqué le premier ministre Couillard au moment de l’annonce du niveau des transferts par le gouvernement fédéral.

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Aide aux journaux

Cédant à une demande pressante des médias qui n’ont pas pris encore le virage numérique, le gouvernement accordera une subvention pour favoriser la diffusion numérisée des contenus. Pour les journaux traditionnels, Québec réduira la taxe qu’il prélève pour le recyclage du papier, une façon de réduire leurs dépenses au prorata de leur activité. Ces deux mesures signifient une aide de 40 millions environ sur les cinq prochaines années. La demande avait été transmise au ministère de la Culture, mais c’est celui du Développement économique qui appliquera le volet informatique.

Médecins

Québec l’a maintes fois répété : le rattrapage salarial promis aux médecins en 2006 est désormais atteint. Leur part du budget de la Santé n’augmentera pas. Ces derniers devront renoncer à la « clause remorque » qui leur donnait automatiquement les mêmes augmentations que l’ensemble du secteur public, a confié une source au sein du gouvernement.

Taxe santé

Comme l’a révélé La Presse il y a deux semaines, Québec va tout de suite abolir la taxe santé prévue pour 2016, qui devait être la dernière année de contribution. La réduction de taxe de 450 millions environ aidera à réduire l’embarrassant surplus de 2016 – 2,3 milliards après neuf mois d’exercice -, une situation difficile à concilier avec les deux années de restrictions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard.

Dépenses devancées

Pour réduire le surplus de l’année 2016-2017, le gouvernement a aussi décidé de devancer une longue liste de dépenses, d’achat d’équipements. On a même déjà inscrit le dépassement probable de la facture pour deux traversiers – 100 millions de plus que prévu. Total de ces dépenses anticipées : plus de 400 millions!

Transports collectifs

Québec va établir à 1,3 milliard sa contribution dans le Réseau électrique métropolitain, un projet de 6 milliards, selon les chiffres mis à jour par le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, la semaine dernière. On s’attend à un engagement comparable d’Ottawa – même si le budget Morneau de la semaine dernière n’a pas fourni de chiffres. Deux autres projets de transports collectifs mis en priorité par Québec, le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et le Service rapide par bus pour Québec, grimperont d’un échelon dans le Plan québécois des infrastructures, passant de projets à l’étude à projets «en réalisation». La décision donne le feu vert pour la préparation des plans et devis, sans qu’on ait à inscrire des coûts dans les équilibres du gouvernement.

Plus de 600 millions supplémentaires en éducation
27 mars 2017 écrit par Cyberpresse

Les budgets combinés de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, d’un peu plus de 17 milliards l’année dernière, passeront à 19 milliards en 2019-2020. Sur trois ans, la croissance des dépenses à ce poste sera de 3,5%, l’engagement pris par les libéraux en campagne électorale. Mais pour 2017-2018, le coup d’accélérateur fera grimper de plus de 4% les budgets de Sébastien Proulx (Éducation) et d’Hélène David (Enseignement supérieur).

Ces budgets n’iront pas aux immobilisations, à la construction ou à la rénovation des écoles. L’essentiel de ces fonds permettra l’embauche de professeurs, de professionnels ou de techniciens. La marge de manoeuvre permettra d’embaucher, dès septembre prochain, plus de 1500 personnes dans le réseau. L’automne dernier, à la mise à jour économique, le gouvernement avait déjà annoncé 110 millions de plus en éducation.

Dans une entrevue à La Presse, en février, le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait fait savoir que son budget serait l’occasion d’un coup de barre en faveur de l’éducation et de la formation de la main-d’oeuvre. C’est aussi le message passé dans les derniers jours, en privé, par le premier ministre Couillard aux organisations patronales et aux chambres de commerce. Comme à Ottawa, une attention spéciale sera aussi prévue pour favoriser l’innovation et conférer à Montréal un rôle de premier plan dans le développement de «l’intelligence artificielle».

En Santé, la hausse du budget sera de 4%, a déjà indiqué le premier ministre Couillard au moment de l’annonce du niveau des transferts par le gouvernement fédéral.

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Aide aux journaux

Cédant à une demande pressante des médias qui n’ont pas pris encore le virage numérique, le gouvernement accordera une subvention pour favoriser la diffusion numérisée des contenus. Pour les journaux traditionnels, Québec réduira la taxe qu’il prélève pour le recyclage du papier, une façon de réduire leurs dépenses au prorata de leur activité. Ces deux mesures signifient une aide de 40 millions environ sur les cinq prochaines années. La demande avait été transmise au ministère de la Culture, mais c’est celui du Développement économique qui appliquera le volet informatique.

Médecins

Québec l’a maintes fois répété : le rattrapage salarial promis aux médecins en 2006 est désormais atteint. Leur part du budget de la Santé n’augmentera pas. Ces derniers devront renoncer à la « clause remorque » qui leur donnait automatiquement les mêmes augmentations que l’ensemble du secteur public, a confié une source au sein du gouvernement.

Taxe santé

Comme l’a révélé La Presse il y a deux semaines, Québec va tout de suite abolir la taxe santé prévue pour 2016, qui devait être la dernière année de contribution. La réduction de taxe de 450 millions environ aidera à réduire l’embarrassant surplus de 2016 – 2,3 milliards après neuf mois d’exercice -, une situation difficile à concilier avec les deux années de restrictions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard.

Dépenses devancées

Pour réduire le surplus de l’année 2016-2017, le gouvernement a aussi décidé de devancer une longue liste de dépenses, d’achat d’équipements. On a même déjà inscrit le dépassement probable de la facture pour deux traversiers – 100 millions de plus que prévu. Total de ces dépenses anticipées : plus de 400 millions!

Transports collectifs

Québec va établir à 1,3 milliard sa contribution dans le Réseau électrique métropolitain, un projet de 6 milliards, selon les chiffres mis à jour par le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, la semaine dernière. On s’attend à un engagement comparable d’Ottawa – même si le budget Morneau de la semaine dernière n’a pas fourni de chiffres. Deux autres projets de transports collectifs mis en priorité par Québec, le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et le Service rapide par bus pour Québec, grimperont d’un échelon dans le Plan québécois des infrastructures, passant de projets à l’étude à projets «en réalisation». La décision donne le feu vert pour la préparation des plans et devis, sans qu’on ait à inscrire des coûts dans les équilibres du gouvernement.

Que révèle votre photo de profil?
27 mars 2017 écrit par Jobboom Blog

Les réseaux sociaux sont de plus en plus sollicités non seulement pour afficher une offre d’emploi, mais aussi pour consulter le profil des candidats. Que ce soit sur LinkedIn, sur Facebook, ou sur Instagram, les photos laissent une impression, plus ou moins consciente, de la personnalité d’un individu. Elles peuvent faire pencher la balance pour ou contre vous. Mais que révèlent les quelques items que l’on peut y déceler?

Au premier coup d’œil, dans quel état semble l’individu sur la photo? En d’autres mots, est-ce que son corps semble crispé et tendu (hypertonique), relaché (hypotonique) ou neutre? La photo démontre-t-elle une émotion positive ou négative? La personne photographiée fait-elle face à la caméra ou son attention était-elle dirigée ailleurs? Pourquoi ces questions? Pour comparer avec des photos antérieures. Un individu qui présenterait des photos où l’hypotonie serait marquée et dominante laisse une impression de laisser-aller voire d’état dépressif.

Souriez-vous sur votre photo de profil? Et là, il est question d’un vrai sourire, pas d’un étirement forcé de la commissure des lèvres. Le visage comprenant plusieurs muscles involontaires, quand vous vous forcez pour sourire, votre corps trahit cet état de tromperie. Le sourire, lui, attire la sympathie. L’idée est d’être authentique, non de se prendre au sérieux avec une photo trop rigide.

La question qui tue. Non, le croisement de bras n’est pas toujours un signe de fermeture. Vous pouvez l’adopter dans la mesure où vous êtes vraiment détendu au moment de vous positionner. Pour ce qui est des mains sur les hanches, cette posture peut donner une impression de syndrome de supériorité. À éviter, donc si l’idée est d’obtenir un emploi. Si vous êtes assis au moment de la prise de photos, entrecroisez les doigts, mais ne vous agrippez pas après une main.

Vous ne savez plus comment vous placer pour être pris en photo?

Tout d’abord, avant même d’allumer l’appareil photo, faites des exercices de rire. Ainsi, poussez votre corps à produire de la dopamine et de la sérotonine. Votre corps va ainsi se détendre par lui-même. Le rire permet non seulement le relâchement musculaire, mais il active la circulation sanguine. Vous aurez ainsi l’air moins blanchâtre et fatigué.

Faites aussi des exercices de respiration ou de méditation pleine conscience afin de détendre vos muscles faciaux. Il vous sera plus facile d’adopter une position détendue si vous êtes réellement détendu!

Enfin, imaginez que vous êtes avec un ami ou l’être aimé. Créez cette image mentale et concentrez-vous dessus. Visualisez cette personne tout juste à côté de l’appareil photo. Votre regard sera plus doux et plus accueillant.

Quelles sont les mesures en place pour traiter les agressions sexuelles?
27 mars 2017 écrit par Le Devoir

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Travailler en cinéma : glam ou poudre aux yeux?
26 mars 2017 écrit par Journal Métro

La 89e cérémonie des Oscars aura fait couler de l’encre ces dernières semaines, et pas seulement pour des raisons d’enveloppe substituée. Les 8 nominations pour le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve mettent aussi la lumière sur la capacité des québécois à produire des films d’une grande qualité. Regard sur les nombreux métiers en cinéma au Québec.

AQTIS : L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son

L’AQTIS est l’association qui a pour but de protéger 6200 artisans québécois oeuvrant dans plus de 134 métiers spécialisés. Elle représente, défend et soutient leurs intérêts auprès des différents interlocuteurs, leur offre un filet social et négocie des ententes collectives précisant les conditions de travail qui doivent s’appliquer à eux.[i]  Bien que considérés comme des pigistes, les techniciens bénéficient ainsi d’une protection et d’un encadrement pour maintenir une continuité dans leurs conditions de travail peu importe le producteur pour lequel ils travaillent.

En vertu de la Loi sur le statut de l’artiste du Québec, L’AQTIS est le représentant exclusif pour les secteurs de création artistique dans le domaine de l’enregistrement d’oeuvres de type cinématographique utilisant l’image et le son.

Les différents métiers

Nous pouvons classer les différents métiers du cinéma en trois grandes catégories : le bureau, le plateau et la post-production. Il y a les postes qui relèvent de la préparation et de la logistique administrative, ceux qui sont directement sur le plateau de tournage et ceux qui travaillent après le tournage.

Les métiers du bureau de production

Le bureau de production est le centre névralgique où l’on se partage l’information et prépare la production à venir. On y retrouve les départements de coordination, de comptabilité, de scénographie/décors, élaboration des costumes ainsi que les bureaux du directeur de production et des producteurs. Souvent engagés avant même que les acteurs ne soient trouvés ou que le scénario soit finalisé, ces techniciens préparent les budgets et les horaires, s’occupent de la distribution des documents de production, des réservations de vols et d’hébergements des travailleurs étrangers ainsi que de l’engagement des techniciens et acteurs.

Les métiers des plateaux

Le plateau désigne le lieu de tournage. Que ce soit en studio ou en location extérieure, les techniciens de plateau doivent se rendre à différents endroits puisque la location change de jour en jour.

Les métiers que l’on retrouve sur les plateaux sont très variés, allant de l’artiste au machiniste.

L’équipe Mise en scène

On parle beaucoup des réalisateurs car ceux-ci signent leur film et voient leur nom en grandes lettres sur les affiches, par contre, on entend peu parler de leurs assistants, alors qu’ils sont indispensables au bon déroulement de tout tournage. Le premier réalisateur est en fait comme le chef d’orchestre du plateau. Non seulement il est grandement impliqué avant le tournage dans l’élaboration de l’horaire, il est également responsable de maintenir la liste des besoins nécessaires à chacune des scènes fournis par les différents départements. Par exemple, il verra à monter un horaire de tournage qui maximisera l’utilisation de chaque élément en bloc, que ce soit pour rassembler les scènes des acteurs de celles des lieux et accessoires. Le deuxième réalisateur, qui travaille également au bon déroulement de l’horaire, sera le principal responsable des acteurs sur le plateau. Il fera le pont entre les artistes et la production afin qu’ils soient prêts à tourner leur scène.  Le, mais bien souvent les, troisièmes assistants à la réalisation sont en charge de diriger les figurants et s’assurent que tout le monde sache quand intervenir.

La script est la personne en charge de la continuité, c’est-à-dire qu’elle s’assure du respect du scénario et du suivi des textes. Autrefois connue comme la femme aux multiples crayons de couleurs, elle s’assure que les instructions du réalisateur soient transmises au monteur et que celui-ci soit capable de retrouver les bonnes coupures au milieu des scènes non-sélectionnées. C’est aussi la script qui veillera à la bonne continuité des scènes entre chaque coupure, que ce soit pour s’assurer que les accessoires sont à la bonne place, que l’heure de l’horloge est identique d’une scène à l’autre ou que la vitesse à laquelle brûle une cigarette est cohérente quelque soit l’angle de vue.

Selon le type de production, une équipe d’effets spéciaux peut être présente sur le plateau en fonction des besoins, que ce soit pour faire des maquillages spéciaux, faire exploser une bombe ou contrôler le déroulement d’une scène d’incendie. Ils s’assurent également que le matériel visuel qui sera envoyé au montage pourra être retouché par l’équipe de post-production.

L’équipe Image

Le département caméra est, sans contredit, celui qui a le plus évolué ces dernières années. Alors qu’on tournait encore des films avec de la pellicule il n’y a que dix ans, les métiers ont complétement été transformés depuis le passage au numérique. Le DOP, ou directeur photo, reste celui qui est en charge de la qualité de l’image. Il a aussi, comme le réalisateur, une équipe d’assistants qui veille au bon fonctionnement de l’équipement caméra. L’équipe du son est souvent rattachée à celle de la caméra.

L’équipe technique

Les techniciens que l’on retrouve dans les départements d’électro/machino sont de grands débrouillards. On les appelle en renfort non seulement pour éclairer le plateau, mais les électriciens sont également responsables du réseau électrique sur le plateau afin de ne pas faire sauter de  » breakers « . Les machinistes mettent en place toute sorte d’équipements qui serviront au déplacement de la caméra et ajustent l’éclairage. On pense ici aux rails pour faire bouger la caméra, aux grues pour filmer de haut, au montage d’échafaudages et aux toiles pour les effets visuels.

L’équipe Décoration et CCM

Le CCM, ce n’est pas une marque d’équipements sportifs ici, ça signifie  » Costumes, Coiffure et Maquillage! « . Ils sont souvent les premiers arrivés sur le plateau et sont en contact direct avec les acteurs. Ces artistes doivent être non seulement très talentueux, mais aussi savoir se comporter avec des acteurs qui peuvent parfois être capricieux. Faire preuve d’une grande discrétion leur permet de découvrir le vrai visage des célébrités.

Le département artistique est également présent sur le plateau. Non seulement tout a été prévu, bâti et décoré avant le tournage, mais les membres de cette équipe sont également en charge des accessoires et de l’ajustement des décors en fonction des besoins.

La régie

La régie est le centre névralgique du plateau. C’est un  » bureau  » qui se déplace avec des roulottes. C’est souvent l’équipe qui travaille les plus longues heures. Ils sont toujours les premiers arrivés et les derniers partis. Leur travail consiste à s’assurer du bon fonctionnement logistique du tournage. Ils veillent à la sécurité des lieux avant, pendant et après, veillent à ce que tous les techniciens connaissent leur horaire de la journée et du lendemain, veillent au transport des acteurs et producteurs, à barrer les rues lorsque c’est nécessaire et s’assurent également de l’assiduité de tous les employés du plateau. Personne n’arrive ou ne quitte sans être allé rapporter sa présence au régisseur en charge des feuilles de temps.

La cantine

On confond souvent l’équipe du  » craft  » avec celle du traiteur. Les gens qui travaillent à la roulotte du craft, la cantine, sont en fait des techniciens qui sont syndiqués comme tous les autres travailleurs du plateau. Arrivés dès l’aube, ils préparent des déjeuners, des collations, des  » en-cas  » pour calmer la faim de tous les employés qui passent le plus clair de leur journée sur le plateau. Ils sont connus pour faire les meilleurs sandwiches au bacon dont l’odeur seule suffit à lancer la pause-café. Quant au personnel du traiteur, ils ne sont pas des employés du plateau. Ils arrivent uniquement pour l’heure du lunch et repartent une fois le repas terminé. Plusieurs compagnies de traiteur se sont spécialisées dans la préparation de repas pour les plateaux et se partagent les différents tournages.

Les métiers de la post-production

La post-production débute généralement durant le tournage afin de valider que le matériel filmé est complet avant la fin de la production. On y engage des monteurs visuels et sonores, des techniciens en effets spéciaux. C’est comme monteur sonore que le Québécois Sylvain Bellemare a reçu son Oscar pour le film Arrival, de Denis Villeneuve.

Les monteurs sont chargés de découper toutes les séquences qui ont été filmées et de les trier selon les instructions du réalisateur et du scénario. L’informatique a aussi révolutionné ce métier qui se faisait avec un rasoir et du papier collant il y a 30 ans. Désormais  il est entièrement numérique.

Les artistes en effets spéciaux se découpent en une cohorte d’artisans du son et de l’image: artistes 3D, illustrateurs conceptuels, infographistes, bruiteurs, etc. Ce travail, généralement sous-traité, donne naissance à une industrie à part entière.

Des métiers de gens passionnés avant tout

Travailler en cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Non seulement il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus, mais il faut également que la passion du métier soit plus forte que la raison. Le statut de pigiste étant instable, bien des gens préfèrent le statut d’employé avec une sécurité financière et évitent de rester longtemps dans le domaine. Certains techniciens sont plus chanceux que d’autres et réussissent à signer de longs contrats qui leur garantissent un revenu annuel suffisant pour pallier aux périodes de chômage, alors que d’autres devront travailler sur plusieurs productions différentes chaque semaine afin d’y arriver.

 » Je me considère chanceuse de pouvoir choisir mes projets. Arrival est un de mes projets préférés;  bons producteurs, excellent  réalisateur et un bon scénario, mais ce n’est pas toujours le cas.  » explique Hélène Ross, directrice de production.

Les horaires peuvent être difficiles à gérer. Les heures de travail peuvent parfois dépasser les 18 heures par jour selon les productions et selon le département choisi. La majorité des techniciens sont des passionnés qui sont tout à fait dévoués corps et âme à leur métier. On ne parle pas de conciliation travail-famille dans cette industrie.

Les scènes exigent parfois de tourner de nuit, dans la pluie et dans la neige. Avis aux gens qui rêvent d’un bureau tranquille et confortable!

Plusieurs finiront, comme moi, par attacher leur pellicule comme d’autres attachent leurs patins.

Vous pensez avoir ce qu’il faut? Contactez directement l’AQTIS pour en savoir plus et obtenir des renseignements sur les formations offertes pour ceux qui veulent travailler en cinéma!

[i] https://www.aqtis.qc.ca/fr/association/

Des robots pour contrer le décrochage scolaire
26 mars 2017 écrit par Cyberpresse

« Nous avons deux objectifs. Contrer le décrochage scolaire, et promouvoir les sciences et la technologie en outillant les jeunes pour qu’ils développent des aspirations et des compétences dans ces domaines », explique Gabriel Bran Lopez, cofondateur de Robotique FIRST Québec, l’organisation derrière le Festival de la robotique. FIRST, pour « Favoriser l’inspiration et la reconnaissance des sciences et de la technologie », est un regroupement de grandes entreprises, d’universités, de commissions scolaires ainsi que du gouvernement du Québec et des villes de Montréal et Québec.

En septembre dernier, les élèves d’écoles secondaires des quatre coins du Québec, en plus d’une poignée venant de la France et des États-Unis, ont commencé à être initiés à la mécanique, à l’électronique et à l’informatique. En janvier, la compétition a été lancée. Le thème du concours de cette sixième présentation de l’événement a été dévoilé et les élèves avaient 45 jours pour construire un robot capable d’y participer.

Le thème de cette année : la vapeur. Au centre d’un gymnase se trouvent deux tours faisant office de ballons dirigeables. Les robots doivent les alimenter en combustible en lançant des balles dans des seaux, mais, surtout, en leur fournissant des engrenages qui leur permettront d’actionner des hélices. Sur place, les robots filent dans toutes les directions dans un ballet d’abord difficile à décoder, mais qui finit par happer les spectateurs.

Les Phéminix, de l’école Marguerite-De Lajemmerais, à Montréal, forment la seule équipe entièrement constituée de filles de toute la compétition. Elles sont une vingtaine, toutes vêtues de rose, et ne passent pas inaperçues. « On brise tous les stéréotypes sur les filles et la techno, dit fièrement à La Presse Nouha Doghri, une élève de quatrième secondaire. Et ça crée beaucoup de solidarité, il y a une bonne ambiance entre nous. »

Anthony Daunais, à gauche, et Philippe-Antoine Gadoury, à droite, font partie de l’équipe Les Patenteux, de l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles. Ils font les derniers ajustements sur leur robot avant de le lancer dans la mêlée.

Pendant les 15 premières secondes de la compétition, les robots évoluent selon une trajectoire préprogrammée par les élèves. Puis ceux-ci en prennent le contrôle avec des manettes afin de les diriger. Les fondateurs de la compétition québécoise sont Fusion Jeunesse, organisme qui lutte contre le décrochage scolaire, Bombardier, BMO et l’Université de Sherbrooke.

La compétition se déroule grâce à des centaines de bénévoles, dont des employés de grandes entreprises comme CAE et Pratt  Whitney Canada. À elle seule, Bombardier a délégué 100 employés sur place pour le week-end, selon l’organisateur Gabriel Bran Lopez. « On veut exposer les jeunes à des mentors en science et en technologie, dit-il. Les jeunes ont beaucoup de modèles parmi les artistes et les sportifs, mais peu parmi les scientifiques. »

Annonceur maison qui décrit l’action en direct, arbitres qui distribuent des cartons jaunes si les règles ne sont pas respectées, écran géant, partisans qui soutiennent leur équipe à grands cris : la compétition a des allures de tournoi sportif et est prise très au sérieux. Six robots, regroupés en deux équipes, s’affrontent en tout temps sur l’aire de jeu.

Les engrenages sont au coeur de la stratégie des équipes. Les robots doivent les cueillir sur les côtés de l’aire de jeu, puis les amener vers les dirigeables, ou des équipiers les hissent à bord. Ces engrenages permettent d’actionner des hélices qui, lorsqu’elles tournent, donnent de précieux points aux équipes.

Brendon Desrosiers, 17 ans, un élève de la polyvalente de Matane. Il a fait le voyage à Montréal avec son équipe, les Supertronix, qui espèrent se distinguer des 47 autres groupes qui prennent part à la compétition.

« On veut rendre les sciences et les technologies réelles, concrètes et humaines, dit Gabriel Bran Lopez, qui est aussi président fondateur de Fusion Jeunesse. On établit des contacts intergénérationnels. Il y a un volet pour les jeunes du primaire, il y a les élèves du secondaire, et on a des mentors parmi des gens du cégep, de l’université et de l’industrie. »

Les gagnants de la compétition de ce week-end iront se mesurer à des élèves d’une quarantaine de pays à St. Louis, aux États-Unis, à la fin avril. Pas moins de 30 000 jeunes et 65 000 spectateurs y sont attendus.

Travailler en cinéma : glam ou poudre aux yeux?
26 mars 2017 écrit par Jobboom Blog

La 89e cérémonie des Oscars aura fait couler de l’encre ces dernières semaines, et pas seulement pour des raisons d’enveloppe substituée. Les 8 nominations pour le dernier film du réalisateur québécois Denis Villeneuve mettent aussi la lumière sur la capacité des québécois à produire des films d’une grande qualité. Regard sur les nombreux métiers en cinéma au Québec.

AQTIS : L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son

L’AQTIS est l’association qui a pour but de protéger 6200 artisans québécois œuvrant dans plus de 134 métiers spécialisés. Elle représente, défend et soutient leurs intérêts auprès des différents interlocuteurs, leur offre un filet social et négocie des ententes collectives précisant les conditions de travail qui doivent s’appliquer à eux.[i]  Bien que considérés comme des pigistes, les techniciens bénéficient ainsi d’une protection et d’un encadrement pour maintenir une continuité dans leurs conditions de travail peu importe le producteur pour lequel ils travaillent.

En vertu de la Loi sur le statut de l’artiste du Québec, L’AQTIS est le représentant exclusif pour les secteurs de création artistique dans le domaine de l’enregistrement d’œuvres de type cinématographique utilisant l’image et le son.

Les différents métiers

Nous pouvons classer les différents métiers du cinéma en trois grandes catégories : le bureau, le plateau et la post-production. Il y a les postes qui relèvent de la préparation et de la logistique administrative, ceux qui sont directement sur le plateau de tournage et ceux qui travaillent après le tournage.

Les métiers du bureau de production

Le bureau de production est le centre névralgique où l’on se partage l’information et prépare la production à venir. On y retrouve les départements de coordination, de comptabilité, de scénographie/décors, élaboration des costumes ainsi que les bureaux du directeur de production et des producteurs. Souvent engagés avant même que les acteurs ne soient trouvés ou que le scénario soit finalisé, ces techniciens préparent les budgets et les horaires, s’occupent de la distribution des documents de production, des réservations de vols et d’hébergements des travailleurs étrangers ainsi que de l’engagement des techniciens et acteurs.

Les métiers des plateaux

Le plateau désigne le lieu de tournage. Que ce soit en studio ou en location extérieure, les techniciens de plateau doivent se rendre à différents endroits puisque la location change de jour en jour.

Les métiers que l’on retrouve sur les plateaux sont très variés, allant de l’artiste au machiniste.

L’équipe Mise en scène

On parle beaucoup des réalisateurs car ceux-ci signent leur film et voient leur nom en grandes lettres sur les affiches, par contre, on entend peu parler de leurs assistants, alors qu’ils sont indispensables au bon déroulement de tout tournage. Le premier réalisateur est en fait comme le chef d’orchestre du plateau. Non seulement il est grandement impliqué avant le tournage dans l’élaboration de l’horaire, il est également responsable de maintenir la liste des besoins nécessaires à chacune des scènes fournis par les différents départements. Par exemple, il verra à monter un horaire de tournage qui maximisera l’utilisation de chaque élément en bloc, que ce soit pour rassembler les scènes des acteurs de celles des lieux et accessoires. Le deuxième réalisateur, qui travaille également au bon déroulement de l’horaire, sera le principal responsable des acteurs sur le plateau. Il fera le pont entre les artistes et la production afin qu’ils soient prêts à tourner leur scène.  Le, mais bien souvent les, troisièmes assistants à la réalisation sont en charge de diriger les figurants et s’assurent que tout le monde sache quand intervenir.

La script est la personne en charge de la continuité, c’est-à-dire qu’elle s’assure du respect du scénario et du suivi des textes. Autrefois connue comme la femme aux multiples crayons de couleurs, elle s’assure que les instructions du réalisateur soient transmises au monteur et que celui-ci soit capable de retrouver les bonnes coupures au milieu des scènes non-sélectionnées. C’est aussi la script qui veillera à la bonne continuité des scènes entre chaque coupure, que ce soit pour s’assurer que les accessoires sont à la bonne place, que l’heure de l’horloge est identique d’une scène à l’autre ou que la vitesse à laquelle brûle une cigarette est cohérente quelque soit l’angle de vue.

Selon le type de production, une équipe d’effets spéciaux peut être présente sur le plateau en fonction des besoins, que ce soit pour faire des maquillages spéciaux, faire exploser une bombe ou contrôler le déroulement d’une scène d’incendie. Ils s’assurent également que le matériel visuel qui sera envoyé au montage pourra être retouché par l’équipe de post-production.

L’équipe Image

Le département caméra est, sans contredit, celui qui a le plus évolué ces dernières années. Alors qu’on tournait encore des films avec de la pellicule il n’y a que dix ans, les métiers ont complétement été transformés depuis le passage au numérique. Le DOP, ou directeur photo, reste celui qui est en charge de la qualité de l’image. Il a aussi, comme le réalisateur, une équipe d’assistants qui veille au bon fonctionnement de l’équipement caméra. L’équipe du son est souvent rattachée à celle de la caméra.

L’équipe technique

Les techniciens que l’on retrouve dans les départements d’électro/machino sont de grands débrouillards. On les appelle en renfort non seulement pour éclairer le plateau, mais les électriciens sont également responsables du réseau électrique sur le plateau afin de ne pas faire sauter de « breakers ». Les machinistes mettent en place toute sorte d’équipements qui serviront au déplacement de la caméra et ajustent l’éclairage. On pense ici aux rails pour faire bouger la caméra, aux grues pour filmer de haut, au montage d’échafaudages et aux toiles pour les effets visuels.

L’équipe Décoration et CCM

Le CCM, ce n’est pas une marque d’équipements sportifs ici, ça signifie « Costumes, Coiffure et Maquillage! ». Ils sont souvent les premiers arrivés sur le plateau et sont en contact direct avec les acteurs. Ces artistes doivent être non seulement très talentueux, mais aussi savoir se comporter avec des acteurs qui peuvent parfois être capricieux. Faire preuve d’une grande discrétion leur permet de découvrir le vrai visage des célébrités.

Le département artistique est également présent sur le plateau. Non seulement tout a été prévu, bâti et décoré avant le tournage, mais les membres de cette équipe sont également en charge des accessoires et de l’ajustement des décors en fonction des besoins.

La régie

La régie est le centre névralgique du plateau. C’est un « bureau » qui se déplace avec des roulottes. C’est souvent l’équipe qui travaille les plus longues heures. Ils sont toujours les premiers arrivés et les derniers partis. Leur travail consiste à s’assurer du bon fonctionnement logistique du tournage. Ils veillent à la sécurité des lieux avant, pendant et après, veillent à ce que tous les techniciens connaissent leur horaire de la journée et du lendemain, veillent au transport des acteurs et producteurs, à barrer les rues lorsque c’est nécessaire et s’assurent également de l’assiduité de tous les employés du plateau. Personne n’arrive ou ne quitte sans être allé rapporter sa présence au régisseur en charge des feuilles de temps.

La cantine

On confond souvent l’équipe du « craft » avec celle du traiteur. Les gens qui travaillent à la roulotte du craft, la cantine, sont en fait des techniciens qui sont syndiqués comme tous les autres travailleurs du plateau. Arrivés dès l’aube, ils préparent des déjeuners, des collations, des « en-cas » pour calmer la faim de tous les employés qui passent le plus clair de leur journée sur le plateau. Ils sont connus pour faire les meilleurs sandwiches au bacon dont l’odeur seule suffit à lancer la pause-café. Quant au personnel du traiteur, ils ne sont pas des employés du plateau. Ils arrivent uniquement pour l’heure du lunch et repartent une fois le repas terminé. Plusieurs compagnies de traiteur se sont spécialisées dans la préparation de repas pour les plateaux et se partagent les différents tournages.

Les métiers de la post-production

La post-production débute généralement durant le tournage afin de valider que le matériel filmé est complet avant la fin de la production. On y engage des monteurs visuels et sonores, des techniciens en effets spéciaux. C’est comme monteur sonore que le Québécois Sylvain Bellemare a reçu son Oscar pour le film Arrival, de Denis Villeneuve.

Les monteurs sont chargés de découper toutes les séquences qui ont été filmées et de les trier selon les instructions du réalisateur et du scénario. L’informatique a aussi révolutionné ce métier qui se faisait avec un rasoir et du papier collant il y a 30 ans. Désormais  il est entièrement numérique.

Les artistes en effets spéciaux se découpent en une cohorte d’artisans du son et de l’image: artistes 3D, illustrateurs conceptuels, infographistes, bruiteurs, etc. Ce travail, généralement sous-traité, donne naissance à une industrie à part entière.

Des métiers de gens passionnés avant tout

Travailler en cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Non seulement il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus, mais il faut également que la passion du métier soit plus forte que la raison. Le statut de pigiste étant instable, bien des gens préfèrent le statut d’employé avec une sécurité financière et évitent de rester longtemps dans le domaine. Certains techniciens sont plus chanceux que d’autres et réussissent à signer de longs contrats qui leur garantissent un revenu annuel suffisant pour pallier aux périodes de chômage, alors que d’autres devront travailler sur plusieurs productions différentes chaque semaine afin d’y arriver.

« Je me considère chanceuse de pouvoir choisir mes projets. Arrival est un de mes projets préférés;  bons producteurs, excellent  réalisateur et un bon scénario, mais ce n’est pas toujours le cas. » explique Hélène Ross, directrice de production.

Les horaires peuvent être difficiles à gérer. Les heures de travail peuvent parfois dépasser les 18 heures par jour selon les productions et selon le département choisi. La majorité des techniciens sont des passionnés qui sont tout à fait dévoués corps et âme à leur métier. On ne parle pas de conciliation travail-famille dans cette industrie.

Les scènes exigent parfois de tourner de nuit, dans la pluie et dans la neige. Avis aux gens qui rêvent d’un bureau tranquille et confortable!

Plusieurs finiront, comme moi, par attacher leur pellicule comme d’autres attachent leurs patins.

Vous pensez avoir ce qu’il faut? Contactez directement l’AQTIS pour en savoir plus et obtenir des renseignements sur les formations offertes pour ceux qui veulent travailler en cinéma!

[i] https://www.aqtis.qc.ca/fr/association/


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