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Accessibilité pour tous
5 décembre 2017 écrit par Le Devoir

En cinq ans, soit de 2010 à 2015, le nombre d’étudiants en situation de handicap (ESH) a triplé à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Aujourd’hui, ce sont 1514 ESH qui sont inscrits au Service d’accueil et de soutien des étudiants en situation de handicap (SASESH), et ce nombre représente 3,6 % de la population étudiante.

 

Cette réalité a amené l’établissement à mandater Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation, pour présider un groupe de travail sur l’éducation inclusive. « Ce phénomène n’est pas unique à l’UQAM, tient à préciser Mme Brodeur, c’est un phénomène mondial que l’on retrouve maintenant dans toutes les universités. »

 

Mais qui sont ces ESH ? Selon Dolorès Otero, directrice du Centre des services d’accueil et de soutien socio-économique aux Services à la vie étudiante, on peut les diviser en deux groupes. « Il y a les personnes qui ont un handicap visible, par exemple une personne avec une déficience visuelle ou auditive, ou avec un handicap physique. Mais il y a aussi les personnes avec un handicap non visible. Ce sont les étudiants qui ont des troubles d’apprentissage, des troubles du spectre de l’autisme, et même des troubles de santé mentale. C’est ce deuxième groupe qui explique l’augmentation des ESH. »

 

Une sorte d’heureux problème

 

La présence accrue des ESH est une sorte d’heureux problème, concède Mme Brodeur. « Leur présence à l’université témoigne du chemin que nous avons accompli comme société pour diagnostiquer, comprendre et accompagner les personnes avec des handicaps non visibles. Il n’y a pas si longtemps, ces personnes n’auraient jamais eu la possibilité de fréquenter l’université. Leur présence est le résultat d’un succès collectif. »

 

Mais un problème tout de même, parce que ces ESH exigent de l’aide, du soutien et des accommodements si l’on veut s’assurer de la réussite de leurs études universitaires. Présentement, cet accompagnement est la responsabilité du SASESH. Mais un ESH doit d’abord s’inscrire au SASESH, puis être évalué afin qu’on lui propose une aide adéquate. Il s’agit donc d’une approche entièrement individualisée qui, évidemment, requiert les ressources appropriées.

 

Au phénomène des ESH s’ajoute aussi un nouveau groupe d’étudiants atypiques, les étudiants avec des besoins particuliers (EBP). « Parmi les EBP, on compte les étudiants immigrants, les étudiants ayant la charge d’une famille, les étudiants autochtones, illustre Mme Otero. On peut aussi inclure les étudiants en situation financière précaire et même les étudiants athlètes de haut niveau. »

 

Éducation inclusive

 

La croissance des ESH et des EBP sur les bancs de l’université a amené l’UQAM à se tourner vers le concept d’éducation inclusive, d’où la création du groupe de travail présidé par Mme Brodeur. L’éducation inclusive est une approche éducative dans laquelle l’établissement d’enseignement, de façon proactive et collective, met en place des mesures et des pratiques qui favorisent l’inclusion des étudiants atypiques tout en ne causant pas de préjudices aux étudiants typiques. Au contraire, ces derniers peuvent même profiter de ces nouvelles façons de faire. « L’éducation inclusive ne vient pas remplacer l’accompagnement individualisé, car il y a aura toujours un besoin pour ce dernier, précise Mme Brodeur. Elle agit plutôt en complément. »

 

Le groupe de travail présidé par Mme Brodeur vient tout juste de déposer son rapport. « Le rapport final a été adopté par la Commission des études de l’UQAM, souligne Mme Brodeur, et il a même reçu un accueil favorable de la haute direction. » Le document contient aussi quelques exemples de mesures en éducation inclusive qui pourraient être mises en place.

 

En ce qui concerne le contexte d’enseignement, on pourrait demander aux professeurs de produire un plan de cours, accessible en ligne, qui présenterait des objectifs d’apprentissage explicites. Ce plan de cours pourrait alors servir pour baliser le recours aux accommodements individuels des ESH. Mais il pourrait aussi servir aux autres étudiants, par exemple, pour planifier leurs lectures et leurs travaux.

 

L’éducation inclusive n’est pas que l’affaire du corps professoral ; toute la communauté universitaire doit s’impliquer, et cela comprend aussi l’ensemble des étudiants. « Prenons le cas d’un cours où l’on trouve un ESH qui a besoin d’aide pour la prise de notes. Aujourd’hui, c’est le SASESH qui va fournir un preneur de notes, explique Mme Brodeur. Mais avec l’éducation inclusive, le professeur pourrait demander si l’un des étudiants de ce cours accepterait de prendre les notes. Ces notes seraient ensuite vérifiées et approuvées par le professeur et ensuite rendues accessibles en ligne. De cette façon, non seulement un ESH en profiterait, mais tout le groupe aussi. »

 

Pour Mme Brodeur, l’éducation inclusive présente pour l’UQAM une occasion de renouvellement. « Et cela est tout à fait conforme avec la mission et la culture de l’UQAM, qui, depuis sa fondation, ont toujours été de favoriser l’accessibilité à l’enseignement supérieur », soutient-elle.

Nouveaux programmes

Parmi les nouveaux programmes qui débuteront à l’hiver 2018, l’un est particulièrement de son temps, en cette ère post-commission Charbonneau. L’École des sciences de la gestion offrira un programme de deuxième cycle sur la prévention et la détection de fraudes comptables.

Notons au passage que la maîtrise en gestion de projet offerte à l’ESG de l’UQAM célèbre ses 40 ans d’existence. Aussi, toujours à l’ESG, la formation hybride, qui comprend des cours habituels avec des cours en ligne, est maintenant offerte pour une cinquantaine de cours différents. Preuve que la formule convient aux étudiants.

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