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Pas de vacances pour Alloprof cet été
25 juillet 2017 écrit par Cyberpresse

Il n’y a pas de temps à perdre. Il fait beau dehors et les jeunes qui sont assis sur les bancs d’école n’ont que trois semaines pour tenter de reprendre ce qu’ils ont manqué pendant la dernière année scolaire. Autant d’heures pendant lesquelles ils ne sont pas avec leurs amis…

Qu’importe s’il fait beau et chaud, ils peuvent quand même avoir recours à Alloprof lorsqu’ils rentrent à la maison et qu’ils peinent à comprendre l’une ou l’autre des matières sur lesquelles ils planchent. Pour la première fois cet été, l’organisme maintient intégralement ses services offerts pendant l’année scolaire.

«S’il y a un moment où les élèves ont besoin de nous, c’est pendant cette période», dit Sandrine Faust, directrice générale de l’organisme. «C’est dur pour les jeunes, les cours d’été. Ils rentrent à l’école pendant que leurs amis jouent dehors, ils rentrent avec un échec. Souvent, le climat familial n’est pas bon, ils ont nui aux plans de vacances, ça entraîne des frais. Ils rentrent la tête basse.»

Les 20 000 jeunes Québécois qui suivent des cours d’été peuvent donc compter cette année sur l’aide de l’organisme fondé il y a plus de 20 ans. Au fil des décennies, les façons de joindre les professeurs qui y oeuvrent ont évolué. Mais, signe des temps, c’est le service d’aide par textos qui est en plus forte croissance, en hausse de 44% cette année.

L’anonymat fourni par les messages textes contribue sans doute à dégêner des jeunes en situation d’échec qui n’oseraient pas demander de l’aide autrement. «Ils sont bons, les jeunes, ils savent texter, dit Sandrine Faust. On leur envoie des images, des liens vers des vidéos. Et puis la communication par texto ne se termine jamais : le jeune peut toujours la réactiver si, pendant qu’il fait ses études, il a une petite question.»

Une année en trois semaines

La Commission scolaire de Montréal donne des cours d’été à trois endroits. L’école Georges-Vanier, dans Villeray, est un de ceux-là. Seulement à cette école, ils sont un millier à y étudier jusqu’au 28 juillet. Les élèves de quatrième et cinquième secondaire y sont bien souvent pour reprendre des examens du Ministère, mais ce sont les élèves de troisième secondaire qui occupent plus du tiers des classes.

«C’est une année névralgique, dit Karine Galipeau, qui officie comme directrice adjointe des cours d’été à cette école. Les jeunes ont 15 ans, ils sont au sommet de l’adolescence et sont comme au milieu de nulle part : ils ne voient pas la fin du secondaire.»

Quant aux élèves de première et deuxième secondaire, l’école d’été sert parfois de mise en garde. 

«C’est souvent des parents qui les envoient pour donner une petite leçon à leur jeune. Ils disent : « Là, t’as pas travaillé, tu vas aller travailler l’été »», dit Mme Galipeau.

À l’école Georges-Vanier, on estime que le taux de succès aux cours d’été est d’environ 50%. «Ça peut paraître peu, mais c’est une bonne formule pour récupérer des jeunes», dit la directrice Annik Thibault.

Peu importe la raison pour laquelle les jeunes se retrouvent dans des classes au beau milieu de la belle saison, ceux qui communiquent avec Alloprof trouveront des professeurs auxquels on a donné un mot d’ordre : «les chouchouter». L’été, les interventions des professeurs de l’organisme sont trois fois plus longues qu’à l’habitude.

«La situation n’est pas facile pour les élèves. On les prend un peu plus par la main et on prend le temps d’être avec eux», conclut la directrice générale de l’organisme, Sandrine Faust.

Quatre conseils pour recruter et conserver les employés milléniaux
24 juillet 2017 écrit par Jobboom Blog

Pour beaucoup d’employeurs, les candidats de la génération des milléniaux – nées entre 1985 et le début des années 2000 ayant grandi avec l’Internet – restent souvent un mystère. Ils sont maintenant nombreux sur le marché du travail et leurs usages en matière de technologies et de communication ont changé les règles du jeu du recrutement pour les organisations.

Voici 4 conseils à suivre pour les inciter à rejoindre et rester dans votre équipe.

« Pimpez » vos annonces

Les « Milléniaux » ne sont plus seulement intéressés par les salaires et autres avantages que leur propose votre organisation. Ils ne sont plus, non plus, seulement intéressés par le descriptif du poste disponible. C’est le type d’environnement et de contrat social dans lequel on leur offre de travailler qui retient principalement leur attention. Identifiez et mettez de l’avant ce qui motive votre organisation et vos employés au jour le jour, vos valeurs et vos engagements sociaux, bref, votre marque employeur!

Mais gare à la survente, si vous leur vendez un environnement cool, il doit l’être réellement. Ne leur faites pas croire que vous êtes Google seulement parce que vous avez installé une table de  baby-foot dans vos locaux ou que vous servez des bagels au déjeuner. Il s’agit d’une génération  peu fidèle et mouvante, s’ils sentent qu’ils peuvent trouver mieux ailleurs ou que la réalité de votre organisation ne correspond pas à ce que vous leur avez vendu, ils partiront sans se retourner.

Diversifiez vos leviers de communication

Les sites de recrutement en ligne, comme Jobboom, restent le type de source le plus utilisé dans le cadre d’une recherche d’emploi. Ne vous contentez pas pour autant de publier seulement sur ces sites.

Déployez votre communication RH sur l’ensemble des médias à votre disposition. Vous pouvez combiner des relations de presse attractives ainsi qu’une communication conversationnelle sur les réseaux sociaux.  Considérez votre site internet corporatif comme un élément de votre stratégie de recrutement.  Commanditez des événements en lien avec votre secteur d’industrie, bref soyez présents là où vos futurs talents se trouvent.

De plus ne communiquez pas seulement lorsque vous avez des besoins en recrutement mais prenez la parole toute l’année afin d’apparaître comme un acteur évident en période de besoin.

À la recherche de la transparence

Les milléniaux sont très actifs sur les réseaux sociaux, leurs opinions et celles de ceux qui les entourent influencent beaucoup leurs décisions.  Faites-donc de vos employés actuels des ambassadeurs de votre marque employeur.  Pensez à faire en sorte que l’information véhiculée sur les plateformes numériques soit cohérente avec l’image que vous voulez vous donner.  Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, Rate-my-Employer ou Glassdoor, incitez vos employés à y mettre tout ce qui est positif à propos du travail qu’ils font chez-vous pour inciter les milléniaux à postuler sur vos offres.

Diffusez sur l’ensemble de votre écosystème numérique des expériences de vos salariés en poste, des portraits des différents métiers, des informations concernant vos événements RH comme des portes ouvertes pour leur permettre de rencontrer vos équipes, etc.

La liberté pour fidéliser

Contrairement à la génération de leurs parents, les milléniaux ne croient plus en une carrière linéaire dans la même entreprise.  Comme employeur, si vous voulez conserver les plus jeunes candidats longtemps dans vos rangs, vous devez leur donner l’opportunité de grandir sans les étouffer.

Offrir des horaires variables et flexibles est sans contredit une bonne approche.  Plusieurs employeurs, publiques comme privés, offrent par exemple une plage horaire flexible pour les heures de travail.  Chacun choisit à l’avance son heure d’arrivée, entre 7h30 et 9h30, et quitte 8h ou 8h30 plus tard, soit entre 15h30 et 17h30.  Ainsi, il est plus facile d’acquiescer à des demandes de remaniement d’horaire en fonction de rendez-vous personnels ou la conciliation travail-famille, tout en s’assurant de la disponibilité des membres des équipes sur une plage horaire fixe.

Proposer du mentorat plutôt qu’une gestion axée sur un encadrement rigide jouera également en votre faveur. Si vos gestionnaires ou les employés un peu plus seniors sont capables de le faire, proposer de la formation ou de l’accompagnement interne vous vaudra quelques points positifs.

Ils aiment également se sentir partie prenante des projets de l’entreprise et sentir que leur apport dans l’entreprise est apprécié à sa juste valeur.  Si vous voulez les garder engagés et obtenir un rendement optimal, assurez-vous d’utiliser leur plein potentiel.

N’oubliez pas que malgré tout, aucune génération n’est plus extraordinaire que les autres et que les candidats de la génération des milléniaux restent un groupe hétéroclite qui a encore peu d’expérience sur le marché du travail vu leur jeune âge. Montrez-leur à rester patients malgré leur peur de l’engagement!

Bon recrutement !

Travail: les adjoints et la confidentialité
24 juillet 2017 écrit par Journal Métro

En assistant son responsable, l’avocat, le médecin ou le dentiste, l’adjoint est lui aussi soumis au secret professionnel. Mais qu’est-ce qui reste secret et protégé?

«Pratiquement tout reste secret et protégé, sauf dans des cas de force majeure!» répond Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec (APSAQ).

Cependant, les adjoints administratifs ne sont pas tenus au secret pour les mêmes raisons que ceux qui ont le devoir de ne pas partager les informations confidentielles de leurs clients parce
qu’ils font partie d’un ordre professionnel.

En effet, le respect du secret professionnel est un droit fondamental qui appartient au client de toute personne membre d’un ordre professionnel régi par le Code des professions, comme les notaires, les psychologues, les infirmières, etc. Ce droit découle de l’article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne.

«Dans le cas des adjointes administratives, il n’existe pas d’ordre professionnel», explique Vanessa Mongeau.

La raison en est fort simple. «Aujourd’hui, on trouve principalement deux types d’adjointes [le métier demeure essentiellement féminin] : les adjointes administratives et les adjointes de direction.»

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles.» – Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec

Les premières travailleront avec une équipe, alors que les secondes travailleront directement avec un membre de la direction ou de l’exécutif d’une compagnie. Dans tous les cas, une bonne adjointe peut travailler dans toutes sortes de domaines. «Et chaque domaine a ses particularités», explique Vanessa Mongeau.

Des règles internes
Dans le cas des adjointes administratives, ce sont plutôt les règles de confidentialité établies en interne qui les obligent à garder pour elles les informations sensibles au sein de la compagnie ou celles concernant la vie privée de leurs patrons.

«Normalement, ces règles sont indiquées au moment de signer le contrat de travail», souligne Vanessa Mongeau. En tant que présidente de L’Indispensable, une firme de recrutement d’adjointes de haut niveau, Mme Mongeau teste ses candidates chaque jour.

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles. La confidentialité doit faire partie de leur ADN. Elles doivent avoir autant d’éthique que les professionnels soumis à un code d’éthique», fait valoir la chef d’entreprise.

Et à l’ère des réseaux sociaux où tout un chacun se permet de partager les détails de sa vie sur l’internet, Vanessa Mongeau ne cache pas qu’elle observe une petite différence générationnelle chez les jeunes adjointes.

«Je vois la différence au moment de mes tests, indique-t-elle. Parfois, les jeunes adjointes donneront des éléments de réponse contenant quelques éléments de vie privée de leurs patrons, par exemple, lorsque vient le temps d’annuler un rendez-vous d’affaires pour des raisons personnelles. Une adjointe d’expérience ne donnera jamais ces détails. Bref, absolument tout doit rester secret et protégé!» insiste la recruteuse professionnelle.

Pas de vacances pour Alloprof cet été
24 juillet 2017 écrit par Cyberpresse

Il n’y a pas de temps à perdre. Il fait beau dehors et les jeunes qui sont assis sur les bancs d’école n’ont que trois semaines pour tenter de reprendre ce qu’ils ont manqué pendant la dernière année scolaire. Autant d’heures pendant lesquelles ils ne sont pas avec leurs amis…

Qu’importe s’il fait beau et chaud, ils peuvent quand même avoir recours à Alloprof lorsqu’ils rentrent à la maison et qu’ils peinent à comprendre l’une ou l’autre des matières sur lesquelles ils planchent. Pour la première fois cet été, l’organisme maintient intégralement ses services offerts pendant l’année scolaire.

«S’il y a un moment où les élèves ont besoin de nous, c’est pendant cette période», dit Sandrine Faust, directrice générale de l’organisme. «C’est dur pour les jeunes, les cours d’été. Ils rentrent à l’école pendant que leurs amis jouent dehors, ils rentrent avec un échec. Souvent, le climat familial n’est pas bon, ils ont nui aux plans de vacances, ça entraîne des frais. Ils rentrent la tête basse.»

Les 20 000 jeunes Québécois qui suivent des cours d’été peuvent donc compter cette année sur l’aide de l’organisme fondé il y a plus de 20 ans. Au fil des décennies, les façons de joindre les professeurs qui y oeuvrent ont évolué. Mais, signe des temps, c’est le service d’aide par textos qui est en plus forte croissance, en hausse de 44% cette année.

L’anonymat fourni par les messages textes contribue sans doute à dégêner des jeunes en situation d’échec qui n’oseraient pas demander de l’aide autrement. «Ils sont bons, les jeunes, ils savent texter, dit Sandrine Faust. On leur envoie des images, des liens vers des vidéos. Et puis la communication par texto ne se termine jamais : le jeune peut toujours la réactiver si, pendant qu’il fait ses études, il a une petite question.»

Une année en trois semaines

La Commission scolaire de Montréal donne des cours d’été à trois endroits. L’école Georges-Vanier, dans Villeray, est un de ceux-là. Seulement à cette école, ils sont un millier à y étudier jusqu’au 28 juillet. Les élèves de quatrième et cinquième secondaire y sont bien souvent pour reprendre des examens du Ministère, mais ce sont les élèves de troisième secondaire qui occupent plus du tiers des classes.

«C’est une année névralgique, dit Karine Galipeau, qui officie comme directrice adjointe des cours d’été à cette école. Les jeunes ont 15 ans, ils sont au sommet de l’adolescence et sont comme au milieu de nulle part : ils ne voient pas la fin du secondaire.»

Quant aux élèves de première et deuxième secondaire, l’école d’été sert parfois de mise en garde. 

«C’est souvent des parents qui les envoient pour donner une petite leçon à leur jeune. Ils disent : « Là, t’as pas travaillé, tu vas aller travailler l’été »», dit Mme Galipeau.

À l’école Georges-Vanier, on estime que le taux de succès aux cours d’été est d’environ 50%. «Ça peut paraître peu, mais c’est une bonne formule pour récupérer des jeunes», dit la directrice Annik Thibault.

Peu importe la raison pour laquelle les jeunes se retrouvent dans des classes au beau milieu de la belle saison, ceux qui communiquent avec Alloprof trouveront des professeurs auxquels on a donné un mot d’ordre : «les chouchouter». L’été, les interventions des professeurs de l’organisme sont trois fois plus longues qu’à l’habitude.

«La situation n’est pas facile pour les élèves. On les prend un peu plus par la main et on prend le temps d’être avec eux», conclut la directrice générale de l’organisme, Sandrine Faust.

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur
23 juillet 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre nouveau rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur. Il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Benoît Lemieux, chef et propriétaire du restaurant iX bistrot à Québec.

La restauration est l’industrie qui attire le plus de nouveaux entrepreneurs. Malheureusement, ce n’est pas toujours une mince tâche! Pour plusieurs d’entre eux, l’aventure ne sera pas couronnée de succès comme c’est le cas pour Benoît Lemieux, propriétaire et chef cuisinier du iX pour Bistro à Québec, en première position du palmarès des meilleurs restaurants de la ville de Québec sur TripAdvisor depuis 3 ans

Parcours

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Benoît Lemieux : Autour de l’âge de 35 ans, après quelques années passées à travailler dans divers métiers, dont celui de serveur, j’ai eu envie de retourner travailler en cuisine, mais pas celle d’un autre. J’avais envie d’avoir carte blanche avec mes menus, et devenir propriétaire est pas mal la seule façon d’y arriver. C’est la manière que j’ai trouvée pour garder la pleine créativité de mes plats, et toute l’autonomie dont j’ai besoin. Être le patron me donne aussi l’occasion de choisir les produits avec lesquels je veux travailler.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?

BL : Ce qui distingue le iX pour Bistro, c’est l’expérience que les clients viennent chercher. Ils ne viennent pas simplement pour la nourriture, mais aussi pour me voir cuisiner et pour la proximité et l’interaction qu’on a avec eux. Sinon, nous serions juste un autre resto de Québec. Nous avons réussi à trouver notre niche, notre clientèle. Celle qui vient pour notre offre et qui ne demande pas qu’on fasse des pieds et des mains juste pour leur plaire, celle qui nous permet de rester authentique dans notre approche.

BL resto2 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

Et notre clientèle est principalement touristique. Ça a l’avantage qu’ils ont souvent pris connaissance du resto par des critiques ou des sites web; ils savent donc exactement à quoi s’attendre en venant. Et nous avons fait le choix de ne pas avoir de site web avec un menu détaillé pour deux raisons. D’abord, parce que ça laisse aux gens plus de temps sur place pour qu’on leur explique le menu en détails. Nous ne sommes pas un fast food, on veut que les gens aient les papilles gustatives en éveil à la seule écoute du menu. Et deuxièmement, ça nous permet d’être un peu plus créatifs avec un menu en mouvement selon les arrivages et les saisons. Quand le menu est fixé d’avance et disponible en ligne, on doit s’assurer d’avoir un inventaire de stock pour fournir toutes les options. Ça peut être risqué autant pour la fraîcheur que pour la rentabilité.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

BL : En fait, j’avais mis de l’argent de côté avant de me lancer en affaires, et j’ai eu du soutien de mes deux parents pour l’argent qui me manquait. Mais je ne me suis pas lancé dans les folles dépenses non plus. Je voulais que l’emprunt que je faisais représente moins d’une année de salaire. Comme ça, si jamais mon projet n’aboutissait pas, je n’aurais pas eu à rembourser une dette pendant des années. Et j’ai pris mon temps. J’ai loué mon local à la fin octobre 2011, mais je n’ai ouvert que l’été suivant. Ça m’a permis de travailler à temps plein comme serveur dans un autre restaurant pendant que je travaillais sur mon projet. J’ai ouvert au début sur les heures de dîner uniquement. Dès que j’ai eu mon permis d’alcool en août 2012, j’ai pu ouvrir officiellement et me consacrer à temps plein à mon entreprise.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

BL : J’ai la tête dure parfois et je préfère faire comme ça me plait! Quand j’ai démarré mon restaurant, j’avais suffisamment acquis de connaissances en restauration pour pouvoir me débrouiller seul. Et je pense que même si j’avais eu un mentor qui m’avait donné des conseils, je ne serai pas rendu à la même place aujourd’hui, soit parce que j’aurais fait des choses qui ne me tentaient pas, soit parce que j’aurais reproduit un modèle d’affaires qui ne se démarque pas de la concurrence. Je suis fier de mon modèle d’affaires car il me ressemble.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

BL : J’ai fait un DEP en cuisine à Baie-Comeau et j’ai ensuite travaillé dans un restaurant qui s’appelle « La Cache d’Émilie » où j’ai eu la chance de travailler avec un saucier. Ça m’a permis rapidement d’apprendre beaucoup sur la dynamique de travail et sur la « survie » en cuisine. Puis après, je suis tout de même allé faire un BAC puis une maîtrise en géographie et histoire.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours d’entrepreneur?

BL : C’est certain que le DEP en cuisine ne m’a pas formé à devenir propriétaire de restaurant! Je pense que si j’avais suivi des cours de comptabilité ou de fiscalité d’entreprises à l’université, j’aurais aujourd’hui une meilleure compréhension de la rentabilité du restaurant. On ne peut pas toujours se fier à notre comptable pour être celui qui connaît toutes les détails fiscaux où on pourrait sauver dans les coûts. C’est pour cette raison qu’il est primordial de trouver un comptable en qui nous avons confiance et qui est spécialisé dans notre industrie afin de recevoir les meilleurs conseils de gestion.

BL resto4 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

BL : Au début du démarrage de mon entreprise, j’avais malheureusement tendance à laisser de côté les détails administratifs et comptables. Mais ce laxisme m’a rattrapé un peu plus tard et j’en ai payé le prix! Mon conseil aux gens qui se partent en entreprise : si vous n’êtes pas doués et organisés du côté fiscal, trouvez-vous rapidement un comptable et confiez-lui toute la paperasse. Vous éviterez ainsi de payer des intérêts inutilement aux différents paliers gouvernementaux! Aussi, les comptables sont mieux placés pour savoir quelles sont les dépenses qui sont déductibles. Des fois ça peut paraître comme des économies de bout de chandelles, mais mis bout à bout, on réussit à en détacher une rentabilité.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous avez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

BL : TripAdvisor a changé ma vie! Quand j’ai ouvert le restaurant, j’ai eu la chance d’avoir deux bonnes critiques dans les journaux Le Soleil et Le Voir. Mais ça m’a apporté de la clientèle sporadique seulement deux ou trois semaines après leur parution, sans plus. Mais plus les gens de l’extérieur venaient au resto et plus ils commentaient positivement leur expérience sur TripAdvisor. Quand j’ai atteint le top 5 des restaurants les mieux coté de Québec, j’ai vu toute une différence, le resto était plein tous les vendredis et samedis. Depuis que je suis le numéro 1, c’est plein tout le temps. J’ai même dû changer la formule et n’accepter que les gens sur réservation pour éviter que les clients ne se cognent le nez devant ma porte. En ce moment, mon carnet de réservation est plein pour les trois prochains mois.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

BL : Je travaille entre 60 et 65 heures par semaine, mais le resto est ouvert 5 jours pour nous laisser deux jours de congé. Je n’ai évidemment pas juste la cuisine à ma charge, mais aussi les commandes aux fournisseurs et la préparation. C’est certain que ma vie sociale et familiale en ressentent les effets secondaires. Comme c’est le cas pour tous les employés en restauration, on travaille toujours lorsque les autres sont en congé. C’est donc plus compliqué pour moi de pouvoir passer du temps avec ma fille et mes amis car la plupart de mes fins de semaine sont hyper chargées.

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

BL : Dans les premiers temps, j’étais tout seul. Je faisais la cuisine et le service. Mais des fois, lorsqu’il y avait trop de clients, je devais engager quelqu’un pour m’aider avec le service. C’est ainsi que j’ai engagé Vincent, qui est rapidement devenu partenaire avec moi dans le resto. Je l’avais engagé comme serveur ayant déjà travaillé avec lui dans un autre restaurant, notre complicité s’est rapidement concrétisée en partenariat tout naturellement.

Je trouvais que c’était plus simple et plus motivant pour lui. C’est difficile d’avoir un employé motivé qui va donner son 110% pendant 60h heures semaine s’il est simplement sur le « payroll ». En devenant partenaire avec moi, Vincent s’implique parce que c’est aussi à lui de mettre son énergie pour que notre affaire fonctionne. Ainsi, il s’autogère et s’investit autant que moi.

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JB : Est-ce difficile de prendre des congés ou de de gérer des absences telle qu’une journée de maladie?

BL : C’est certain qu’en étant seulement deux employés pour tout faire fonctionner, ça nous oblige à fermer de temps en temps. On profite des périodes plus creuses comme le mois de janvier pour prendre nos vacances et bloquer des dates au calendrier des réservations lorsque nous voulons prendre congé. Si Vincent doit s’absenter, je peux le remplacer temporairement par un serveur. Mais comme je suis méticuleux sur la qualité de ma cuisine, je n’oserais pas laisser à quelqu’un d’autre le soin de me remplacer si j’étais malade. Pour l’instant, ça n’est jamais arrivé. Lorsqu’un événement soudain survient, on rappelle nos clients et on essaie de leur trouver une autre date pour qu’ils puissent venir manger chez-nous.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

BL : Non, mon modèle d’affaires est basé sur l’expérience intimiste que le client vient chercher. Si on commence à engager d’autres employés, on va non seulement se piler sur les pieds, mais aussi, je crains qu’on perde le charme du restaurant. Les gens viennent d’abord et avant tout pour la proximité avec nous deux. Si on dilue cette expérience, nous ne serons plus qu’un simple restaurant impersonnel comme tant d’autres. Si jamais j’engage quelqu’un, ça serait uniquement pour m’aider pour le ménage et la préparation.

Si l’univers de la restauration vous intéresse, consultez les offres d’emploi disponibles au Québec en cliquant ici.

Travail: les adjoints et la confidentialité
23 juillet 2017 écrit par Journal Métro

En assistant son responsable, l’avocat, le médecin ou le dentiste, l’adjoint est lui aussi soumis au secret professionnel. Mais qu’est-ce qui reste secret et protégé?

«Pratiquement tout reste secret et protégé, sauf dans des cas de force majeure!» répond Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec (APSAQ).

Cependant, les adjoints administratifs ne sont pas tenus au secret pour les mêmes raisons que ceux qui ont le devoir de ne pas partager les informations confidentielles de leurs clients parce
qu’ils font partie d’un ordre professionnel.

En effet, le respect du secret professionnel est un droit fondamental qui appartient au client de toute personne membre d’un ordre professionnel régi par le Code des professions, comme les notaires, les psychologues, les infirmières, etc. Ce droit découle de l’article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne.

«Dans le cas des adjointes administratives, il n’existe pas d’ordre professionnel», explique Vanessa Mongeau.

La raison en est fort simple. «Aujourd’hui, on trouve principalement deux types d’adjointes [le métier demeure essentiellement féminin] : les adjointes administratives et les adjointes de direction.»

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles.» – Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec

Les premières travailleront avec une équipe, alors que les secondes travailleront directement avec un membre de la direction ou de l’exécutif d’une compagnie. Dans tous les cas, une bonne adjointe peut travailler dans toutes sortes de domaines. «Et chaque domaine a ses particularités», explique Vanessa Mongeau.

Des règles internes
Dans le cas des adjointes administratives, ce sont plutôt les règles de confidentialité établies en interne qui les obligent à garder pour elles les informations sensibles au sein de la compagnie ou celles concernant la vie privée de leurs patrons.

«Normalement, ces règles sont indiquées au moment de signer le contrat de travail», souligne Vanessa Mongeau. En tant que présidente de L’Indispensable, une firme de recrutement d’adjointes de haut niveau, Mme Mongeau teste ses candidates chaque jour.

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles. La confidentialité doit faire partie de leur ADN. Elles doivent avoir autant d’éthique que les professionnels soumis à un code d’éthique», fait valoir la chef d’entreprise.

Et à l’ère des réseaux sociaux où tout un chacun se permet de partager les détails de sa vie sur l’internet, Vanessa Mongeau ne cache pas qu’elle observe une petite différence générationnelle chez les jeunes adjointes.

«Je vois la différence au moment de mes tests, indique-t-elle. Parfois, les jeunes adjointes donneront des éléments de réponse contenant quelques éléments de vie privée de leurs patrons, par exemple, lorsque vient le temps d’annuler un rendez-vous d’affaires pour des raisons personnelles. Une adjointe d’expérience ne donnera jamais ces détails. Bref, absolument tout doit rester secret et protégé!» insiste la recruteuse professionnelle.

Pas de vacances pour Alloprof cet été
23 juillet 2017 écrit par Cyberpresse

Il n’y a pas de temps à perdre. Il fait beau dehors et les jeunes qui sont assis sur les bancs d’école n’ont que trois semaines pour tenter de reprendre ce qu’ils ont manqué pendant la dernière année scolaire. Autant d’heures pendant lesquelles ils ne sont pas avec leurs amis…

Qu’importe s’il fait beau et chaud, ils peuvent quand même avoir recours à Alloprof lorsqu’ils rentrent à la maison et qu’ils peinent à comprendre l’une ou l’autre des matières sur lesquelles ils planchent. Pour la première fois cet été, l’organisme maintient intégralement ses services offerts pendant l’année scolaire.

«S’il y a un moment où les élèves ont besoin de nous, c’est pendant cette période», dit Sandrine Faust, directrice générale de l’organisme. «C’est dur pour les jeunes, les cours d’été. Ils rentrent à l’école pendant que leurs amis jouent dehors, ils rentrent avec un échec. Souvent, le climat familial n’est pas bon, ils ont nui aux plans de vacances, ça entraîne des frais. Ils rentrent la tête basse.»

Les 20 000 jeunes Québécois qui suivent des cours d’été peuvent donc compter cette année sur l’aide de l’organisme fondé il y a plus de 20 ans. Au fil des décennies, les façons de joindre les professeurs qui y oeuvrent ont évolué. Mais, signe des temps, c’est le service d’aide par textos qui est en plus forte croissance, en hausse de 44% cette année.

L’anonymat fourni par les messages textes contribue sans doute à dégêner des jeunes en situation d’échec qui n’oseraient pas demander de l’aide autrement. «Ils sont bons, les jeunes, ils savent texter, dit Sandrine Faust. On leur envoie des images, des liens vers des vidéos. Et puis la communication par texto ne se termine jamais : le jeune peut toujours la réactiver si, pendant qu’il fait ses études, il a une petite question.»

Une année en trois semaines

La Commission scolaire de Montréal donne des cours d’été à trois endroits. L’école Georges-Vanier, dans Villeray, est un de ceux-là. Seulement à cette école, ils sont un millier à y étudier jusqu’au 28 juillet. Les élèves de quatrième et cinquième secondaire y sont bien souvent pour reprendre des examens du Ministère, mais ce sont les élèves de troisième secondaire qui occupent plus du tiers des classes.

«C’est une année névralgique, dit Karine Galipeau, qui officie comme directrice adjointe des cours d’été à cette école. Les jeunes ont 15 ans, ils sont au sommet de l’adolescence et sont comme au milieu de nulle part : ils ne voient pas la fin du secondaire.»

Quant aux élèves de première et deuxième secondaire, l’école d’été sert parfois de mise en garde. 

«C’est souvent des parents qui les envoient pour donner une petite leçon à leur jeune. Ils disent : « Là, t’as pas travaillé, tu vas aller travailler l’été »», dit Mme Galipeau.

À l’école Georges-Vanier, on estime que le taux de succès aux cours d’été est d’environ 50%. «Ça peut paraître peu, mais c’est une bonne formule pour récupérer des jeunes», dit la directrice Annik Thibault.

Peu importe la raison pour laquelle les jeunes se retrouvent dans des classes au beau milieu de la belle saison, ceux qui communiquent avec Alloprof trouveront des professeurs auxquels on a donné un mot d’ordre : «les chouchouter». L’été, les interventions des professeurs de l’organisme sont trois fois plus longues qu’à l’habitude.

«La situation n’est pas facile pour les élèves. On les prend un peu plus par la main et on prend le temps d’être avec eux», conclut la directrice générale de l’organisme, Sandrine Faust.

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur
22 juillet 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre nouveau rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur. Il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Benoît Lemieux, chef et propriétaire du restaurant iX bistrot à Québec.

La restauration est l’industrie qui attire le plus de nouveaux entrepreneurs. Malheureusement, ce n’est pas toujours une mince tâche! Pour plusieurs d’entre eux, l’aventure ne sera pas couronnée de succès comme c’est le cas pour Benoît Lemieux, propriétaire et chef cuisinier du iX pour Bistro à Québec, en première position du palmarès des meilleurs restaurants de la ville de Québec sur TripAdvisor depuis 3 ans

Parcours

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Benoît Lemieux : Autour de l’âge de 35 ans, après quelques années passées à travailler dans divers métiers, dont celui de serveur, j’ai eu envie de retourner travailler en cuisine, mais pas celle d’un autre. J’avais envie d’avoir carte blanche avec mes menus, et devenir propriétaire est pas mal la seule façon d’y arriver. C’est la manière que j’ai trouvée pour garder la pleine créativité de mes plats, et toute l’autonomie dont j’ai besoin. Être le patron me donne aussi l’occasion de choisir les produits avec lesquels je veux travailler.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?

BL : Ce qui distingue le iX pour Bistro, c’est l’expérience que les clients viennent chercher. Ils ne viennent pas simplement pour la nourriture, mais aussi pour me voir cuisiner et pour la proximité et l’interaction qu’on a avec eux. Sinon, nous serions juste un autre resto de Québec. Nous avons réussi à trouver notre niche, notre clientèle. Celle qui vient pour notre offre et qui ne demande pas qu’on fasse des pieds et des mains juste pour leur plaire, celle qui nous permet de rester authentique dans notre approche.

BL resto2 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

Et notre clientèle est principalement touristique. Ça a l’avantage qu’ils ont souvent pris connaissance du resto par des critiques ou des sites web; ils savent donc exactement à quoi s’attendre en venant. Et nous avons fait le choix de ne pas avoir de site web avec un menu détaillé pour deux raisons. D’abord, parce que ça laisse aux gens plus de temps sur place pour qu’on leur explique le menu en détails. Nous ne sommes pas un fast food, on veut que les gens aient les papilles gustatives en éveil à la seule écoute du menu. Et deuxièmement, ça nous permet d’être un peu plus créatifs avec un menu en mouvement selon les arrivages et les saisons. Quand le menu est fixé d’avance et disponible en ligne, on doit s’assurer d’avoir un inventaire de stock pour fournir toutes les options. Ça peut être risqué autant pour la fraîcheur que pour la rentabilité.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

BL : En fait, j’avais mis de l’argent de côté avant de me lancer en affaires, et j’ai eu du soutien de mes deux parents pour l’argent qui me manquait. Mais je ne me suis pas lancé dans les folles dépenses non plus. Je voulais que l’emprunt que je faisais représente moins d’une année de salaire. Comme ça, si jamais mon projet n’aboutissait pas, je n’aurais pas eu à rembourser une dette pendant des années. Et j’ai pris mon temps. J’ai loué mon local à la fin octobre 2011, mais je n’ai ouvert que l’été suivant. Ça m’a permis de travailler à temps plein comme serveur dans un autre restaurant pendant que je travaillais sur mon projet. J’ai ouvert au début sur les heures de dîner uniquement. Dès que j’ai eu mon permis d’alcool en août 2012, j’ai pu ouvrir officiellement et me consacrer à temps plein à mon entreprise.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

BL : J’ai la tête dure parfois et je préfère faire comme ça me plait! Quand j’ai démarré mon restaurant, j’avais suffisamment acquis de connaissances en restauration pour pouvoir me débrouiller seul. Et je pense que même si j’avais eu un mentor qui m’avait donné des conseils, je ne serai pas rendu à la même place aujourd’hui, soit parce que j’aurais fait des choses qui ne me tentaient pas, soit parce que j’aurais reproduit un modèle d’affaires qui ne se démarque pas de la concurrence. Je suis fier de mon modèle d’affaires car il me ressemble.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

BL : J’ai fait un DEP en cuisine à Baie-Comeau et j’ai ensuite travaillé dans un restaurant qui s’appelle « La Cache d’Émilie » où j’ai eu la chance de travailler avec un saucier. Ça m’a permis rapidement d’apprendre beaucoup sur la dynamique de travail et sur la « survie » en cuisine. Puis après, je suis tout de même allé faire un BAC puis une maîtrise en géographie et histoire.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours d’entrepreneur?

BL : C’est certain que le DEP en cuisine ne m’a pas formé à devenir propriétaire de restaurant! Je pense que si j’avais suivi des cours de comptabilité ou de fiscalité d’entreprises à l’université, j’aurais aujourd’hui une meilleure compréhension de la rentabilité du restaurant. On ne peut pas toujours se fier à notre comptable pour être celui qui connaît toutes les détails fiscaux où on pourrait sauver dans les coûts. C’est pour cette raison qu’il est primordial de trouver un comptable en qui nous avons confiance et qui est spécialisé dans notre industrie afin de recevoir les meilleurs conseils de gestion.

BL resto4 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

BL : Au début du démarrage de mon entreprise, j’avais malheureusement tendance à laisser de côté les détails administratifs et comptables. Mais ce laxisme m’a rattrapé un peu plus tard et j’en ai payé le prix! Mon conseil aux gens qui se partent en entreprise : si vous n’êtes pas doués et organisés du côté fiscal, trouvez-vous rapidement un comptable et confiez-lui toute la paperasse. Vous éviterez ainsi de payer des intérêts inutilement aux différents paliers gouvernementaux! Aussi, les comptables sont mieux placés pour savoir quelles sont les dépenses qui sont déductibles. Des fois ça peut paraître comme des économies de bout de chandelles, mais mis bout à bout, on réussit à en détacher une rentabilité.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous avez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

BL : TripAdvisor a changé ma vie! Quand j’ai ouvert le restaurant, j’ai eu la chance d’avoir deux bonnes critiques dans les journaux Le Soleil et Le Voir. Mais ça m’a apporté de la clientèle sporadique seulement deux ou trois semaines après leur parution, sans plus. Mais plus les gens de l’extérieur venaient au resto et plus ils commentaient positivement leur expérience sur TripAdvisor. Quand j’ai atteint le top 5 des restaurants les mieux coté de Québec, j’ai vu toute une différence, le resto était plein tous les vendredis et samedis. Depuis que je suis le numéro 1, c’est plein tout le temps. J’ai même dû changer la formule et n’accepter que les gens sur réservation pour éviter que les clients ne se cognent le nez devant ma porte. En ce moment, mon carnet de réservation est plein pour les trois prochains mois.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

BL : Je travaille entre 60 et 65 heures par semaine, mais le resto est ouvert 5 jours pour nous laisser deux jours de congé. Je n’ai évidemment pas juste la cuisine à ma charge, mais aussi les commandes aux fournisseurs et la préparation. C’est certain que ma vie sociale et familiale en ressentent les effets secondaires. Comme c’est le cas pour tous les employés en restauration, on travaille toujours lorsque les autres sont en congé. C’est donc plus compliqué pour moi de pouvoir passer du temps avec ma fille et mes amis car la plupart de mes fins de semaine sont hyper chargées.

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

BL : Dans les premiers temps, j’étais tout seul. Je faisais la cuisine et le service. Mais des fois, lorsqu’il y avait trop de clients, je devais engager quelqu’un pour m’aider avec le service. C’est ainsi que j’ai engagé Vincent, qui est rapidement devenu partenaire avec moi dans le resto. Je l’avais engagé comme serveur ayant déjà travaillé avec lui dans un autre restaurant, notre complicité s’est rapidement concrétisée en partenariat tout naturellement.

Je trouvais que c’était plus simple et plus motivant pour lui. C’est difficile d’avoir un employé motivé qui va donner son 110% pendant 60h heures semaine s’il est simplement sur le « payroll ». En devenant partenaire avec moi, Vincent s’implique parce que c’est aussi à lui de mettre son énergie pour que notre affaire fonctionne. Ainsi, il s’autogère et s’investit autant que moi.

BL resto5 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

JB : Est-ce difficile de prendre des congés ou de de gérer des absences telle qu’une journée de maladie?

BL : C’est certain qu’en étant seulement deux employés pour tout faire fonctionner, ça nous oblige à fermer de temps en temps. On profite des périodes plus creuses comme le mois de janvier pour prendre nos vacances et bloquer des dates au calendrier des réservations lorsque nous voulons prendre congé. Si Vincent doit s’absenter, je peux le remplacer temporairement par un serveur. Mais comme je suis méticuleux sur la qualité de ma cuisine, je n’oserais pas laisser à quelqu’un d’autre le soin de me remplacer si j’étais malade. Pour l’instant, ça n’est jamais arrivé. Lorsqu’un événement soudain survient, on rappelle nos clients et on essaie de leur trouver une autre date pour qu’ils puissent venir manger chez-nous.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

BL : Non, mon modèle d’affaires est basé sur l’expérience intimiste que le client vient chercher. Si on commence à engager d’autres employés, on va non seulement se piler sur les pieds, mais aussi, je crains qu’on perde le charme du restaurant. Les gens viennent d’abord et avant tout pour la proximité avec nous deux. Si on dilue cette expérience, nous ne serons plus qu’un simple restaurant impersonnel comme tant d’autres. Si jamais j’engage quelqu’un, ça serait uniquement pour m’aider pour le ménage et la préparation.

Si l’univers de la restauration vous intéresse, consultez les offres d’emploi disponibles au Québec en cliquant ici.

Travail: les adjoints et la confidentialité
22 juillet 2017 écrit par Journal Métro

En assistant son responsable, l’avocat, le médecin ou le dentiste, l’adjoint est lui aussi soumis au secret professionnel. Mais qu’est-ce qui reste secret et protégé?

«Pratiquement tout reste secret et protégé, sauf dans des cas de force majeure!» répond Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec (APSAQ).

Cependant, les adjoints administratifs ne sont pas tenus au secret pour les mêmes raisons que ceux qui ont le devoir de ne pas partager les informations confidentielles de leurs clients parce
qu’ils font partie d’un ordre professionnel.

En effet, le respect du secret professionnel est un droit fondamental qui appartient au client de toute personne membre d’un ordre professionnel régi par le Code des professions, comme les notaires, les psychologues, les infirmières, etc. Ce droit découle de l’article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne.

«Dans le cas des adjointes administratives, il n’existe pas d’ordre professionnel», explique Vanessa Mongeau.

La raison en est fort simple. «Aujourd’hui, on trouve principalement deux types d’adjointes [le métier demeure essentiellement féminin] : les adjointes administratives et les adjointes de direction.»

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles.» – Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec

Les premières travailleront avec une équipe, alors que les secondes travailleront directement avec un membre de la direction ou de l’exécutif d’une compagnie. Dans tous les cas, une bonne adjointe peut travailler dans toutes sortes de domaines. «Et chaque domaine a ses particularités», explique Vanessa Mongeau.

Des règles internes
Dans le cas des adjointes administratives, ce sont plutôt les règles de confidentialité établies en interne qui les obligent à garder pour elles les informations sensibles au sein de la compagnie ou celles concernant la vie privée de leurs patrons.

«Normalement, ces règles sont indiquées au moment de signer le contrat de travail», souligne Vanessa Mongeau. En tant que présidente de L’Indispensable, une firme de recrutement d’adjointes de haut niveau, Mme Mongeau teste ses candidates chaque jour.

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles. La confidentialité doit faire partie de leur ADN. Elles doivent avoir autant d’éthique que les professionnels soumis à un code d’éthique», fait valoir la chef d’entreprise.

Et à l’ère des réseaux sociaux où tout un chacun se permet de partager les détails de sa vie sur l’internet, Vanessa Mongeau ne cache pas qu’elle observe une petite différence générationnelle chez les jeunes adjointes.

«Je vois la différence au moment de mes tests, indique-t-elle. Parfois, les jeunes adjointes donneront des éléments de réponse contenant quelques éléments de vie privée de leurs patrons, par exemple, lorsque vient le temps d’annuler un rendez-vous d’affaires pour des raisons personnelles. Une adjointe d’expérience ne donnera jamais ces détails. Bref, absolument tout doit rester secret et protégé!» insiste la recruteuse professionnelle.

Pas de vacances pour Alloprof cet été
22 juillet 2017 écrit par Cyberpresse

Il n’y a pas de temps à perdre. Il fait beau dehors et les jeunes qui sont assis sur les bancs d’école n’ont que trois semaines pour tenter de reprendre ce qu’ils ont manqué pendant la dernière année scolaire. Autant d’heures pendant lesquelles ils ne sont pas avec leurs amis…

Qu’importe s’il fait beau et chaud, ils peuvent quand même avoir recours à Alloprof lorsqu’ils rentrent à la maison et qu’ils peinent à comprendre l’une ou l’autre des matières sur lesquelles ils planchent. Pour la première fois cet été, l’organisme maintient intégralement ses services offerts pendant l’année scolaire.

«S’il y a un moment où les élèves ont besoin de nous, c’est pendant cette période», dit Sandrine Faust, directrice générale de l’organisme. «C’est dur pour les jeunes, les cours d’été. Ils rentrent à l’école pendant que leurs amis jouent dehors, ils rentrent avec un échec. Souvent, le climat familial n’est pas bon, ils ont nui aux plans de vacances, ça entraîne des frais. Ils rentrent la tête basse.»

Les 20 000 jeunes Québécois qui suivent des cours d’été peuvent donc compter cette année sur l’aide de l’organisme fondé il y a plus de 20 ans. Au fil des décennies, les façons de joindre les professeurs qui y oeuvrent ont évolué. Mais, signe des temps, c’est le service d’aide par textos qui est en plus forte croissance, en hausse de 44% cette année.

L’anonymat fourni par les messages textes contribue sans doute à dégêner des jeunes en situation d’échec qui n’oseraient pas demander de l’aide autrement. «Ils sont bons, les jeunes, ils savent texter, dit Sandrine Faust. On leur envoie des images, des liens vers des vidéos. Et puis la communication par texto ne se termine jamais : le jeune peut toujours la réactiver si, pendant qu’il fait ses études, il a une petite question.»

Une année en trois semaines

La Commission scolaire de Montréal donne des cours d’été à trois endroits. L’école Georges-Vanier, dans Villeray, est un de ceux-là. Seulement à cette école, ils sont un millier à y étudier jusqu’au 28 juillet. Les élèves de quatrième et cinquième secondaire y sont bien souvent pour reprendre des examens du Ministère, mais ce sont les élèves de troisième secondaire qui occupent plus du tiers des classes.

«C’est une année névralgique, dit Karine Galipeau, qui officie comme directrice adjointe des cours d’été à cette école. Les jeunes ont 15 ans, ils sont au sommet de l’adolescence et sont comme au milieu de nulle part : ils ne voient pas la fin du secondaire.»

Quant aux élèves de première et deuxième secondaire, l’école d’été sert parfois de mise en garde. 

«C’est souvent des parents qui les envoient pour donner une petite leçon à leur jeune. Ils disent : « Là, t’as pas travaillé, tu vas aller travailler l’été »», dit Mme Galipeau.

À l’école Georges-Vanier, on estime que le taux de succès aux cours d’été est d’environ 50%. «Ça peut paraître peu, mais c’est une bonne formule pour récupérer des jeunes», dit la directrice Annik Thibault.

Peu importe la raison pour laquelle les jeunes se retrouvent dans des classes au beau milieu de la belle saison, ceux qui communiquent avec Alloprof trouveront des professeurs auxquels on a donné un mot d’ordre : «les chouchouter». L’été, les interventions des professeurs de l’organisme sont trois fois plus longues qu’à l’habitude.

«La situation n’est pas facile pour les élèves. On les prend un peu plus par la main et on prend le temps d’être avec eux», conclut la directrice générale de l’organisme, Sandrine Faust.

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur
21 juillet 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre nouveau rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur. Il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Benoît Lemieux, chef et propriétaire du restaurant iX bistrot à Québec.

La restauration est l’industrie qui attire le plus de nouveaux entrepreneurs. Malheureusement, ce n’est pas toujours une mince tâche! Pour plusieurs d’entre eux, l’aventure ne sera pas couronnée de succès comme c’est le cas pour Benoît Lemieux, propriétaire et chef cuisinier du iX pour Bistro à Québec, en première position du palmarès des meilleurs restaurants de la ville de Québec sur TripAdvisor depuis 3 ans

Parcours

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Benoît Lemieux : Autour de l’âge de 35 ans, après quelques années passées à travailler dans divers métiers, dont celui de serveur, j’ai eu envie de retourner travailler en cuisine, mais pas celle d’un autre. J’avais envie d’avoir carte blanche avec mes menus, et devenir propriétaire est pas mal la seule façon d’y arriver. C’est la manière que j’ai trouvée pour garder la pleine créativité de mes plats, et toute l’autonomie dont j’ai besoin. Être le patron me donne aussi l’occasion de choisir les produits avec lesquels je veux travailler.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?

BL : Ce qui distingue le iX pour Bistro, c’est l’expérience que les clients viennent chercher. Ils ne viennent pas simplement pour la nourriture, mais aussi pour me voir cuisiner et pour la proximité et l’interaction qu’on a avec eux. Sinon, nous serions juste un autre resto de Québec. Nous avons réussi à trouver notre niche, notre clientèle. Celle qui vient pour notre offre et qui ne demande pas qu’on fasse des pieds et des mains juste pour leur plaire, celle qui nous permet de rester authentique dans notre approche.

BL resto2 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

Et notre clientèle est principalement touristique. Ça a l’avantage qu’ils ont souvent pris connaissance du resto par des critiques ou des sites web; ils savent donc exactement à quoi s’attendre en venant. Et nous avons fait le choix de ne pas avoir de site web avec un menu détaillé pour deux raisons. D’abord, parce que ça laisse aux gens plus de temps sur place pour qu’on leur explique le menu en détails. Nous ne sommes pas un fast food, on veut que les gens aient les papilles gustatives en éveil à la seule écoute du menu. Et deuxièmement, ça nous permet d’être un peu plus créatifs avec un menu en mouvement selon les arrivages et les saisons. Quand le menu est fixé d’avance et disponible en ligne, on doit s’assurer d’avoir un inventaire de stock pour fournir toutes les options. Ça peut être risqué autant pour la fraîcheur que pour la rentabilité.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

BL : En fait, j’avais mis de l’argent de côté avant de me lancer en affaires, et j’ai eu du soutien de mes deux parents pour l’argent qui me manquait. Mais je ne me suis pas lancé dans les folles dépenses non plus. Je voulais que l’emprunt que je faisais représente moins d’une année de salaire. Comme ça, si jamais mon projet n’aboutissait pas, je n’aurais pas eu à rembourser une dette pendant des années. Et j’ai pris mon temps. J’ai loué mon local à la fin octobre 2011, mais je n’ai ouvert que l’été suivant. Ça m’a permis de travailler à temps plein comme serveur dans un autre restaurant pendant que je travaillais sur mon projet. J’ai ouvert au début sur les heures de dîner uniquement. Dès que j’ai eu mon permis d’alcool en août 2012, j’ai pu ouvrir officiellement et me consacrer à temps plein à mon entreprise.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

BL : J’ai la tête dure parfois et je préfère faire comme ça me plait! Quand j’ai démarré mon restaurant, j’avais suffisamment acquis de connaissances en restauration pour pouvoir me débrouiller seul. Et je pense que même si j’avais eu un mentor qui m’avait donné des conseils, je ne serai pas rendu à la même place aujourd’hui, soit parce que j’aurais fait des choses qui ne me tentaient pas, soit parce que j’aurais reproduit un modèle d’affaires qui ne se démarque pas de la concurrence. Je suis fier de mon modèle d’affaires car il me ressemble.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

BL : J’ai fait un DEP en cuisine à Baie-Comeau et j’ai ensuite travaillé dans un restaurant qui s’appelle « La Cache d’Émilie » où j’ai eu la chance de travailler avec un saucier. Ça m’a permis rapidement d’apprendre beaucoup sur la dynamique de travail et sur la « survie » en cuisine. Puis après, je suis tout de même allé faire un BAC puis une maîtrise en géographie et histoire.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours d’entrepreneur?

BL : C’est certain que le DEP en cuisine ne m’a pas formé à devenir propriétaire de restaurant! Je pense que si j’avais suivi des cours de comptabilité ou de fiscalité d’entreprises à l’université, j’aurais aujourd’hui une meilleure compréhension de la rentabilité du restaurant. On ne peut pas toujours se fier à notre comptable pour être celui qui connaît toutes les détails fiscaux où on pourrait sauver dans les coûts. C’est pour cette raison qu’il est primordial de trouver un comptable en qui nous avons confiance et qui est spécialisé dans notre industrie afin de recevoir les meilleurs conseils de gestion.

BL resto4 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

BL : Au début du démarrage de mon entreprise, j’avais malheureusement tendance à laisser de côté les détails administratifs et comptables. Mais ce laxisme m’a rattrapé un peu plus tard et j’en ai payé le prix! Mon conseil aux gens qui se partent en entreprise : si vous n’êtes pas doués et organisés du côté fiscal, trouvez-vous rapidement un comptable et confiez-lui toute la paperasse. Vous éviterez ainsi de payer des intérêts inutilement aux différents paliers gouvernementaux! Aussi, les comptables sont mieux placés pour savoir quelles sont les dépenses qui sont déductibles. Des fois ça peut paraître comme des économies de bout de chandelles, mais mis bout à bout, on réussit à en détacher une rentabilité.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous avez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

BL : TripAdvisor a changé ma vie! Quand j’ai ouvert le restaurant, j’ai eu la chance d’avoir deux bonnes critiques dans les journaux Le Soleil et Le Voir. Mais ça m’a apporté de la clientèle sporadique seulement deux ou trois semaines après leur parution, sans plus. Mais plus les gens de l’extérieur venaient au resto et plus ils commentaient positivement leur expérience sur TripAdvisor. Quand j’ai atteint le top 5 des restaurants les mieux coté de Québec, j’ai vu toute une différence, le resto était plein tous les vendredis et samedis. Depuis que je suis le numéro 1, c’est plein tout le temps. J’ai même dû changer la formule et n’accepter que les gens sur réservation pour éviter que les clients ne se cognent le nez devant ma porte. En ce moment, mon carnet de réservation est plein pour les trois prochains mois.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

BL : Je travaille entre 60 et 65 heures par semaine, mais le resto est ouvert 5 jours pour nous laisser deux jours de congé. Je n’ai évidemment pas juste la cuisine à ma charge, mais aussi les commandes aux fournisseurs et la préparation. C’est certain que ma vie sociale et familiale en ressentent les effets secondaires. Comme c’est le cas pour tous les employés en restauration, on travaille toujours lorsque les autres sont en congé. C’est donc plus compliqué pour moi de pouvoir passer du temps avec ma fille et mes amis car la plupart de mes fins de semaine sont hyper chargées.

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

BL : Dans les premiers temps, j’étais tout seul. Je faisais la cuisine et le service. Mais des fois, lorsqu’il y avait trop de clients, je devais engager quelqu’un pour m’aider avec le service. C’est ainsi que j’ai engagé Vincent, qui est rapidement devenu partenaire avec moi dans le resto. Je l’avais engagé comme serveur ayant déjà travaillé avec lui dans un autre restaurant, notre complicité s’est rapidement concrétisée en partenariat tout naturellement.

Je trouvais que c’était plus simple et plus motivant pour lui. C’est difficile d’avoir un employé motivé qui va donner son 110% pendant 60h heures semaine s’il est simplement sur le « payroll ». En devenant partenaire avec moi, Vincent s’implique parce que c’est aussi à lui de mettre son énergie pour que notre affaire fonctionne. Ainsi, il s’autogère et s’investit autant que moi.

BL resto5 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : Restaurateur

JB : Est-ce difficile de prendre des congés ou de de gérer des absences telle qu’une journée de maladie?

BL : C’est certain qu’en étant seulement deux employés pour tout faire fonctionner, ça nous oblige à fermer de temps en temps. On profite des périodes plus creuses comme le mois de janvier pour prendre nos vacances et bloquer des dates au calendrier des réservations lorsque nous voulons prendre congé. Si Vincent doit s’absenter, je peux le remplacer temporairement par un serveur. Mais comme je suis méticuleux sur la qualité de ma cuisine, je n’oserais pas laisser à quelqu’un d’autre le soin de me remplacer si j’étais malade. Pour l’instant, ça n’est jamais arrivé. Lorsqu’un événement soudain survient, on rappelle nos clients et on essaie de leur trouver une autre date pour qu’ils puissent venir manger chez-nous.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

BL : Non, mon modèle d’affaires est basé sur l’expérience intimiste que le client vient chercher. Si on commence à engager d’autres employés, on va non seulement se piler sur les pieds, mais aussi, je crains qu’on perde le charme du restaurant. Les gens viennent d’abord et avant tout pour la proximité avec nous deux. Si on dilue cette expérience, nous ne serons plus qu’un simple restaurant impersonnel comme tant d’autres. Si jamais j’engage quelqu’un, ça serait uniquement pour m’aider pour le ménage et la préparation.

Si l’univers de la restauration vous intéresse, consultez les offres d’emploi disponibles au Québec en cliquant ici.

Travail: les adjoints et la confidentialité
21 juillet 2017 écrit par Journal Métro

En assistant son responsable, l’avocat, le médecin ou le dentiste, l’adjoint est lui aussi soumis au secret professionnel. Mais qu’est-ce qui reste secret et protégé?

«Pratiquement tout reste secret et protégé, sauf dans des cas de force majeure!» répond Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec (APSAQ).

Cependant, les adjoints administratifs ne sont pas tenus au secret pour les mêmes raisons que ceux qui ont le devoir de ne pas partager les informations confidentielles de leurs clients parce
qu’ils font partie d’un ordre professionnel.

En effet, le respect du secret professionnel est un droit fondamental qui appartient au client de toute personne membre d’un ordre professionnel régi par le Code des professions, comme les notaires, les psychologues, les infirmières, etc. Ce droit découle de l’article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne.

«Dans le cas des adjointes administratives, il n’existe pas d’ordre professionnel», explique Vanessa Mongeau.

La raison en est fort simple. «Aujourd’hui, on trouve principalement deux types d’adjointes [le métier demeure essentiellement féminin] : les adjointes administratives et les adjointes de direction.»

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles.» – Vanessa Mongeau, présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec

Les premières travailleront avec une équipe, alors que les secondes travailleront directement avec un membre de la direction ou de l’exécutif d’une compagnie. Dans tous les cas, une bonne adjointe peut travailler dans toutes sortes de domaines. «Et chaque domaine a ses particularités», explique Vanessa Mongeau.

Des règles internes
Dans le cas des adjointes administratives, ce sont plutôt les règles de confidentialité établies en interne qui les obligent à garder pour elles les informations sensibles au sein de la compagnie ou celles concernant la vie privée de leurs patrons.

«Normalement, ces règles sont indiquées au moment de signer le contrat de travail», souligne Vanessa Mongeau. En tant que présidente de L’Indispensable, une firme de recrutement d’adjointes de haut niveau, Mme Mongeau teste ses candidates chaque jour.

«Il n’y a pas de cours sur la confidentialité dans les formations des adjointes. Même si une partie s’apprend sur le terrain, elles doivent avoir cette notion en elles. La confidentialité doit faire partie de leur ADN. Elles doivent avoir autant d’éthique que les professionnels soumis à un code d’éthique», fait valoir la chef d’entreprise.

Et à l’ère des réseaux sociaux où tout un chacun se permet de partager les détails de sa vie sur l’internet, Vanessa Mongeau ne cache pas qu’elle observe une petite différence générationnelle chez les jeunes adjointes.

«Je vois la différence au moment de mes tests, indique-t-elle. Parfois, les jeunes adjointes donneront des éléments de réponse contenant quelques éléments de vie privée de leurs patrons, par exemple, lorsque vient le temps d’annuler un rendez-vous d’affaires pour des raisons personnelles. Une adjointe d’expérience ne donnera jamais ces détails. Bref, absolument tout doit rester secret et protégé!» insiste la recruteuse professionnelle.


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