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3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage
31 mai 2016 écrit par Jobboom Blog

suivi reseautage 3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage

Photo : Gajus / Shutterstock

Au lendemain d’un événement de réseautage, il est essentiel de faire un suivi avec les personnes rencontrées afin de vous assurer que les relations ainsi créées perdureront dans le temps.

Dans une vision à long terme, la question n’est pas tant de savoir comment faire votre suivi, mais plutôt «Comment suivre votre suivi».

Vous devez réaliser que cette manœuvre est plus qu’une série de petits courriels, de petites valses à un temps. Vous devez contextualiser les informations collectées et constituer des outils pour les rendre exploitables.

1. Groupez vos relations

À première vue, il y a quelque chose d’un peu «barbare» à catégoriser ainsi vos relations. En réalité, c’est le meilleur service que vous pouvez vous rendre – et que leur rendre.

Vous pouvez le faire via LinkedIn, à condition que le nombre de vos nouveaux contacts ne soit pas équivalent à la population d’une petite ville.

Vous pouvez aussi réaliser ce travail dans un tableur comme Excel, en créant vos règles et vos champs d’information personnalisés. À titre d’exemple :

  • Nom
  • Lieu et date de rencontre
  • Société et coordonnées (ou photographie de la carte professionnelle)
  • Lien vers la page LinkedIn
  • Sujets de discussion
  • Intérêts
  • Besoins exprimés (professionnels et paraprofessionnels)
  • Connexions possibles
  • Remarques personnelles
  • Date du dernier contact

Vous pouvez également utiliser des codes de couleur pour optimiser la lecture de vos transcriptions.

2. Connectez vos relations

Pour aller plus loin, regroupez vos contacts par secteurs d’activités ou centres d’intérêt, en vous appuyant par exemple sur les onglets de votre tableur. C’est la première étape menant à la connexion de vos relations entre elles.

Imaginez que vous entendez parler d’un événement sectoriel qui pourrait intéresser certains de vos contacts : porter l’événement à leur connaissance sera d’autant plus facile.

On se projette trop souvent au centre de son réseau. Mais à l’ère du numérique, il faut comprendre que votre réseau n’est pas qu’un tableau de chasse.

Vous êtes plutôt un petit maillon à l’intersection duquel se croise une multitude de réseaux. C’est votre tâche, lorsque cela est possible, de connecter les maillons et de leur donner un sens. C’est votre tâche d’être autre chose qu’un croisement que l’on emprunte sans même y prêter attention, et de devenir, à votre échelle, un carrefour d’interactions.

3. Prolongez l’expérience

Un simple courriel du lendemain n’est pas une façon polie de clore l’échange que vous avez eu. Ce message doit vous permettre de sceller votre relation avec la personne concernée.

Donnez-lui envie de vous lire, montrez-lui qu’elle avait bien votre attention durant votre échange initial – et surtout, qu’elle l’a toujours. Commencez dès à présent à répondre à ses besoins et à lui rendre service.

Ne bombardez pas votre nouveau contact de courriels intempestifs, mais revenez prendre des nouvelles de temps en temps de manière directe et personnelle (avancement de ses projets, etc.).

Proposez-lui de vous revoir pour approfondir tel sujet ou discuter de tel élément plus en détail autour d’un bon verre. Après tout, vous connaissez déjà ses goûts…

Démissionner, avec ou sans plan B
30 mai 2016 écrit par Journal Métro

On désire quitter son emploi parce qu’on y est malheureux. Est-il mieux d’attendre de savoir quel sera notre tremplin ou de faire le saut de l’ange? Un expert nous répond.

Les raisons de quitter un emploi sont nombreuses : viser une augmentation salariale, chercher de nouveaux défis, sentir qu’on n’est pas apprécié à sa juste valeur, etc.

Michel Boutin, coach professionnel et président de Leitmotiv Coaching, croit qu’on a la responsabilité envers soi-même de réaliser son plein potentiel professionnel. «René Angélil n’aurait pas accepté que Céline Dion chante dans des bars miteux! illustre-t-il. Il faut, en quelque sorte, être son propre PDG. On a un seul employé, et il faut bien le traiter!»

Toutefois, avant de reluquer le jardin du voisin, Michel Boutin suggère de considérer les occasions au sein de l’organisation où on travaille. «Parfois, c’est possible de postuler pour un nouveau poste ou de changer de département.»

Et si on est dans une impasse? Aux grands maux, les grands remèdes : c’est le temps de chercher un nouvel emploi!

La voie de la prudence
Michel Boutin le dit d’emblée: il voit relativement peu de travailleurs qui décident de sauter sans filet, qui démissionnent, donc, sans déjà avoir un emploi en vue.

«La plupart font le choix de la prudence et gardent leur emploi jusqu’à ce qu’ils aient trouvé autre chose, dit-il. Par sens des responsabilités, bien souvent : ils ont une hypothèque, une famille…»

La recherche d’emploi doit alors être discrète. «On prendra soin d’informer les gens qu’on rencontre que cette démarche est confidentielle. En général, les gens sont professionnels et respectent cela.»

Par ailleurs, Michel Boutin croit qu’on n’a pas à rougir d’entreprendre de telles démarches à l’insu de son patron. «À condition qu’on demeure loyal, engagé et intègre dans son travail», précise-t-il.

Après tout, le monde du travail a bien changé : il n’y a plus de garantie d’emploi comme il y en avait à une autre époque. «Les gens ont compris qu’ils devaient prendre soin d’eux-mêmes et gérer leur propre carrière», dit le coach de carrière.

Le goût du risque
Même si ce n’est pas la première option qu’il envisage avec un client en transition de carrière, Michel Boutin reconnaît qu’il y a certains avantages à quitter un emploi sans filet. Lui-même a fait le saut de l’ange quand il s’est lancé à son compte comme coach professionnel. «Ça prend un profil particulier, une personne qui a une grande tolérance au risque», prévient-il.

Les avantages sont nombreux : «On a une plus grande liberté d’action. C’est l’occasion de faire son bilan de carrière et d’élargir son réseau. Des choses parfois difficiles à faire quand on est plongé dans le quotidien d’un emploi à temps plein.»

L’essentiel: être proactif
Qu’on choisisse la prudence ou l’audace, Michel Boutin revient à l’importance d’être proactif dans la gestion de sa carrière. «On a cette responsabilité envers soi-même», rappelle-t-il.

Qu’entend-il par proactif? Se former, développer de nouvelles compétences, réévaluer son degré de bonheur au travail, réfléchir à son image professionnelle aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise, entretenir son réseau de contacts… Du boulot en perspective!

Entente chez Autobus Yamaska avec les chauffeurs
30 mai 2016 écrit par Cyberpresse

Le syndicat des Teamsters a annoncé dimanche soir, par voie de communiqué, que grâce à l’intervention d’un conciliateur, une entente de trois ans était intervenue entre la direction d’Autobus Yamaska et ses quelque 19 chauffeurs qui avaient été mis en lockout mercredi dernier.

Les élèves des commissions scolaires Eastern Township et Val des Serres se rendront donc à l’école en autobus scolaire, lundi matin.

La vérification avant départ, qui contribue à assurer le transport sécuritaire des écoliers, était au centre du litige entre les parties, tout comme les salaires. Or, le syndicat annonce que deux postes de vérificateurs syndiqués ont été créés et que de nouvelles normes de sécurité seront mises en place dans les prochains mois.

Les travailleurs obtiennent également la parité avec leurs confrères de P. Dorais Transport qui est, tout comme Autobus Yamaska, une filiale du transporteur Sogesco.

La semaine dernière, en quittant le Salon bleu de l’Assemblée nationale, M. Legault avait sommé la ministre du Travail, Dominique Vien, de se réveiller pour que les quelque 700 élèves des deux commissions scolaires touchés par le conflit chez Autobus Yamaska aient du transport scolaire.

La ministre n’avait pas apprécié le ton, mais M. Legault était revenu à la charge, soutenant que c’était plutôt au gouvernement de s’excuser.

Mobilisation colorée contre le soutien-gorge obligatoire
30 mai 2016 écrit par Le Devoir

La direction de l’école Robert-Gravel s’est attiré les foudres des élèves, alors qu’elle tentait d’imposer le port obligatoire du soutien-gorge dans son code vestimentaire. Dans un mouvement de contestation, inspirés du mouvement social Free the Nipple (« libérez le mamelon »), les jeunes ont accroché des soutiens-gorge aux casiers, obligeant la direction à faire marche arrière.

 

« En tant que féministe, je trouvais ça très injuste comme règlement. On ne peut pas obliger une fille à mettre une brassière, c’est son choix », affirme Nina Cooren, élève de 1re secondaire à l’école Robert-Gravel.

 

C’est une modification au Code de vie des étudiants, section « tenue vestimentaire », qui a mis le feu aux poudres plus tôt cette semaine.

 

« On avait fait cette modification parce que certains enseignants étaient placés dans une situation inconfortable liée au port ou non de sous-vêtements », explique le président du conseil d’établissement, Louis Moubarak, qui parle notamment de « tissus transparents qui peuvent révéler certaines choses ».

 

Pour éviter certaines situations suscitant un malaise, le conseil d’établissement a donc adopté, le 11 mai dernier, un nouveau code vestimentaire pour la prochaine année scolaire qui stipule que « le port des sous-vêtements est obligatoire, et ils ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que les gars ».

 

Manifestation

 

Mis au courant de cet ajout au code vestimentaire, qui interdit déjà le port du short, du bustier et de la camisole à bretelles fines, les étudiants se sont mobilisés jeudi. « On a fait une grève, on a accroché nos brassières sur nos casiers avec des messages pour dire que c’est notre choix », explique Nina Cooren.

 

Plusieurs dizaines d’élèves — garçons et filles — portaient un soutien-gorge par-dessus leurs vêtements. « C’était drôle, relate Nathalia Uribe. Les gars participaient aussi, j’ai trouvé ça très cool qu’ils soient solidaires. »

 

L’école n’a pas mis de temps à réagir. « Ce matin, la direction de l’école a réuni les membres du comité exécutif du conseil d’élève pour entendre leur point de vue et discuter d’une solution au malaise exprimé en masse par les jeunes », écrit le directeur dans une lettre envoyée aux parents jeudi soir. « Au cours de la discussion franche, mature et efficace, le point de vue des élèves qui exprimaient le désir d’une certaine liberté sur le plan vestimentaire a été entendu, de même que le malaise ressenti par les enseignants. Nous avons conclu qu’il était opportun de reformuler le règlement pour éviter toute interprétation litigieuse. »

 

Ainsi, le règlement a été modifié pour se lire ainsi : « Les sous-vêtements ou les parties du corps qui se trouvent normalement sous les sous-vêtements ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que chez les garçons. » Selon la direction, ce compromis a été accueilli favorablement par les étudiants. Ce que confirme Adèle, une autre étudiante de Robert-Gravel : « La direction a changé le règlement, elle nous a écoutés. »

 

Démarche démocratique

 

Dans sa lettre aux parents, la direction parle d’une « contestation s’inspirant du mouvement social Free the Nipple » [voir encadré] et envoie ses « félicitations » aux élèves « pour leur manifestation directe pacifique et colorée ».

 

« Nous avons été témoins collectivement d’une expression juste d’une démarche démocratique », conclut la direction de l’école.

 

Joints par Le Devoir, plusieurs parents ont d’ailleurs félicité la direction pour cette réaction rapide et positive. « Ils ont pris le temps d’écouter ce que les jeunes avaient à dire, ils ont modifié le règlement en conséquence et ils les ont félicités pour leur prise de parole. C’était la meilleure manière de régler ça », estime Catherine Lavarenne, maman d’une élève de l’école Robert-Gravel.

 

« Vraiment, ils ont été extraordinaires, ajoute-t-elle. Ils ne sont pas uniquement dans une dynamique d’imposer leur pouvoir, ils prennent à coeur de former des citoyens en devenir. »

 

Même son de cloche du côté de Nancy Guérin, maman de la jeune Nina Cooren. « Je suis très fière de ma fille et des élèves de Robert-Gravel. Et la direction a très bien géré tout cela. Les enfants ont appris qu’ils peuvent faire changer les choses en manifestant, c’est une grande leçon de vie pour ces jeunes. »

 

Au conseil d’établissement, le président Louis Moubarak se réjouit également de la tournure des événements. Il y voit une leçon de démocratie, qui va au-delà de la manifestation. Car les étudiants ont des représentants au conseil d’établissement, au même titre que les parents, professeurs, membres de la direction, du personnel et de la communauté. Et ces derniers ont voté pour la modification du Code de vie. « Ce que je trouve difficile, c’est que la réaction arrive un peu tard, affirme le président. Ils étaient là [lors du vote]. Et sur place, il n’y a pas eu de réaction. Je pense que le conseil étudiant doit prendre les choses plus au sérieux par rapport aux décisions prises au conseil d’établissement et consulter ses membres avant et non après coup. C’est une bonne leçon pour le conseil étudiant. »

3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage
30 mai 2016 écrit par Jobboom Blog

suivi reseautage 3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage

Photo : Gajus / Shutterstock

Au lendemain d’un événement de réseautage, il est essentiel de faire un suivi avec les personnes rencontrées afin de vous assurer que les relations ainsi créées perdureront dans le temps.

Dans une vision à long terme, la question n’est pas tant de savoir comment faire votre suivi, mais plutôt «Comment suivre votre suivi».

Vous devez réaliser que cette manœuvre est plus qu’une série de petits courriels, de petites valses à un temps. Vous devez contextualiser les informations collectées et constituer des outils pour les rendre exploitables.

1. Groupez vos relations

À première vue, il y a quelque chose d’un peu «barbare» à catégoriser ainsi vos relations. En réalité, c’est le meilleur service que vous pouvez vous rendre – et que leur rendre.

Vous pouvez le faire via LinkedIn, à condition que le nombre de vos nouveaux contacts ne soit pas équivalent à la population d’une petite ville.

Vous pouvez aussi réaliser ce travail dans un tableur comme Excel, en créant vos règles et vos champs d’information personnalisés. À titre d’exemple :

  • Nom
  • Lieu et date de rencontre
  • Société et coordonnées (ou photographie de la carte professionnelle)
  • Lien vers la page LinkedIn
  • Sujets de discussion
  • Intérêts
  • Besoins exprimés (professionnels et paraprofessionnels)
  • Connexions possibles
  • Remarques personnelles
  • Date du dernier contact

Vous pouvez également utiliser des codes de couleur pour optimiser la lecture de vos transcriptions.

2. Connectez vos relations

Pour aller plus loin, regroupez vos contacts par secteurs d’activités ou centres d’intérêt, en vous appuyant par exemple sur les onglets de votre tableur. C’est la première étape menant à la connexion de vos relations entre elles.

Imaginez que vous entendez parler d’un événement sectoriel qui pourrait intéresser certains de vos contacts : porter l’événement à leur connaissance sera d’autant plus facile.

On se projette trop souvent au centre de son réseau. Mais à l’ère du numérique, il faut comprendre que votre réseau n’est pas qu’un tableau de chasse.

Vous êtes plutôt un petit maillon à l’intersection duquel se croise une multitude de réseaux. C’est votre tâche, lorsque cela est possible, de connecter les maillons et de leur donner un sens. C’est votre tâche d’être autre chose qu’un croisement que l’on emprunte sans même y prêter attention, et de devenir, à votre échelle, un carrefour d’interactions.

3. Prolongez l’expérience

Un simple courriel du lendemain n’est pas une façon polie de clore l’échange que vous avez eu. Ce message doit vous permettre de sceller votre relation avec la personne concernée.

Donnez-lui envie de vous lire, montrez-lui qu’elle avait bien votre attention durant votre échange initial – et surtout, qu’elle l’a toujours. Commencez dès à présent à répondre à ses besoins et à lui rendre service.

Ne bombardez pas votre nouveau contact de courriels intempestifs, mais revenez prendre des nouvelles de temps en temps de manière directe et personnelle (avancement de ses projets, etc.).

Proposez-lui de vous revoir pour approfondir tel sujet ou discuter de tel élément plus en détail autour d’un bon verre. Après tout, vous connaissez déjà ses goûts…

Démissionner, avec ou sans plan B
29 mai 2016 écrit par Journal Métro

On désire quitter son emploi parce qu’on y est malheureux. Est-il mieux d’attendre de savoir quel sera notre tremplin ou de faire le saut de l’ange? Un expert nous répond.

Les raisons de quitter un emploi sont nombreuses : viser une augmentation salariale, chercher de nouveaux défis, sentir qu’on n’est pas apprécié à sa juste valeur, etc.

Michel Boutin, coach professionnel et président de Leitmotiv Coaching, croit qu’on a la responsabilité envers soi-même de réaliser son plein potentiel professionnel. «René Angélil n’aurait pas accepté que Céline Dion chante dans des bars miteux! illustre-t-il. Il faut, en quelque sorte, être son propre PDG. On a un seul employé, et il faut bien le traiter!»

Toutefois, avant de reluquer le jardin du voisin, Michel Boutin suggère de considérer les occasions au sein de l’organisation où on travaille. «Parfois, c’est possible de postuler pour un nouveau poste ou de changer de département.»

Et si on est dans une impasse? Aux grands maux, les grands remèdes : c’est le temps de chercher un nouvel emploi!

La voie de la prudence
Michel Boutin le dit d’emblée: il voit relativement peu de travailleurs qui décident de sauter sans filet, qui démissionnent, donc, sans déjà avoir un emploi en vue.

«La plupart font le choix de la prudence et gardent leur emploi jusqu’à ce qu’ils aient trouvé autre chose, dit-il. Par sens des responsabilités, bien souvent : ils ont une hypothèque, une famille…»

La recherche d’emploi doit alors être discrète. «On prendra soin d’informer les gens qu’on rencontre que cette démarche est confidentielle. En général, les gens sont professionnels et respectent cela.»

Par ailleurs, Michel Boutin croit qu’on n’a pas à rougir d’entreprendre de telles démarches à l’insu de son patron. «À condition qu’on demeure loyal, engagé et intègre dans son travail», précise-t-il.

Après tout, le monde du travail a bien changé : il n’y a plus de garantie d’emploi comme il y en avait à une autre époque. «Les gens ont compris qu’ils devaient prendre soin d’eux-mêmes et gérer leur propre carrière», dit le coach de carrière.

Le goût du risque
Même si ce n’est pas la première option qu’il envisage avec un client en transition de carrière, Michel Boutin reconnaît qu’il y a certains avantages à quitter un emploi sans filet. Lui-même a fait le saut de l’ange quand il s’est lancé à son compte comme coach professionnel. «Ça prend un profil particulier, une personne qui a une grande tolérance au risque», prévient-il.

Les avantages sont nombreux : «On a une plus grande liberté d’action. C’est l’occasion de faire son bilan de carrière et d’élargir son réseau. Des choses parfois difficiles à faire quand on est plongé dans le quotidien d’un emploi à temps plein.»

L’essentiel: être proactif
Qu’on choisisse la prudence ou l’audace, Michel Boutin revient à l’importance d’être proactif dans la gestion de sa carrière. «On a cette responsabilité envers soi-même», rappelle-t-il.

Qu’entend-il par proactif? Se former, développer de nouvelles compétences, réévaluer son degré de bonheur au travail, réfléchir à son image professionnelle aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise, entretenir son réseau de contacts… Du boulot en perspective!

Des élèves se rebellent contre le port obligatoire du soutien-gorge
29 mai 2016 écrit par Cyberpresse

« Free the nipple »

Dans un courriel envoyé aux parents jeudi soir, la direction de l’école écrit : « Une forte activité sur les réseaux sociaux est née [mercredi] soir conduisant à une contestation s’inspirant du mouvement social « free the nipple » », une référence à la mouvance internationale cherchant à désexualiser les seins féminins. Alain Perron, porte-parole de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), signale que le conflit entre des élèves et la direction s’est résolu rapidement et de manière raisonnable. « Il y a un mouvement spontané qui est né cette semaine, mais finalement tout est rentré dans l’ordre, à la satisfaction du conseil d’élèves et des parents aussi. »

Situation inconfortable

Dans sa lettre aux parents, la direction de l’école secondaire Robert-Gravel – qui met l’accent sur le théâtre et où les filles sont largement majoritaires – a dit que le règlement initial avait été demandé par des enseignants. « Certains [enseignants] ont dû intervenir cette année auprès de certains élèves, les plaçant devant une situation inconfortable en lien avec le port ou non de sous-vêtements », y lit-on. Selon nos informations, c’est la décision de certaines élèves de ne pas utiliser de soutien-gorge et de porter des vêtements qui ne cachaient pas toujours leurs seins qui serait à l’origine de ce malaise.

Visite des classes

Jeudi, la direction a décidé de « reformuler » le règlement. La formulation initiale, « le port des sous-vêtements est obligatoire, et ils ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que les gars », a été changée pour « les sous-vêtements et les parties du corps qui se trouvent normalement sous les vêtements ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que chez les garçons ». Le directeur de l’école a visité les classes de l’école pour aborder la controverse avec les élèves et faire le point sur le nouveau règlement, jeudi, une initiative qui a été bien reçue, nous dit-on.

Pas d’uniforme

Sur la trentaine d’écoles secondaires présentes sur le territoire de la CSDM, seules deux écoles n’ont pas de code vestimentaire qui requiert le port d’un uniforme : l’école Robert-Gravel et l’école Joseph-François-Perrault, où la musique est mise à l’avant-plan. « Dans la majorité des écoles secondaires de la CSDM, étant donné que les élèves doivent avoir un polo, souvent identifié aux couleurs de l’école, et un pantalon foncé, c’est sûr qu’il y a une espèce de décorum qui s’installe », dit Alain Perron.

QU’EST-CE QUE LE MOUVEMENT « FREE THE NIPPLE » ?

La campagne internationale « free the nipple » est née en réaction à la censure des mamelons féminins sur les photos, notamment celles qui sont partagées sur les réseaux sociaux. Instagram et Facebook demandent en effet que leurs usagers « gardent leurs vêtements » dans les photos qu’ils diffusent. Or, les images d’hommes ayant le torse nu sont acceptées, mais les femmes qui voudraient faire la même chose voient leurs images censurées par les gestionnaires du site. Cela a mis à l’avant-plan le fait que l’anatomie féminine, notamment les mamelons, est automatiquement considérée comme sexuellement chargée, ce que dénoncent les gens qui appuient le mouvement.

Mobilisation colorée contre le soutien-gorge obligatoire
29 mai 2016 écrit par Le Devoir

La direction de l’école Robert-Gravel s’est attiré les foudres des élèves, alors qu’elle tentait d’imposer le port obligatoire du soutien-gorge dans son code vestimentaire. Dans un mouvement de contestation, inspirés du mouvement social Free the Nipple (« libérez le mamelon »), les jeunes ont accroché des soutiens-gorge aux casiers, obligeant la direction à faire marche arrière.

 

« En tant que féministe, je trouvais ça très injuste comme règlement. On ne peut pas obliger une fille à mettre une brassière, c’est son choix », affirme Nina Cooren, élève de 1re secondaire à l’école Robert-Gravel.

 

C’est une modification au Code de vie des étudiants, section « tenue vestimentaire », qui a mis le feu aux poudres plus tôt cette semaine.

 

« On avait fait cette modification parce que certains enseignants étaient placés dans une situation inconfortable liée au port ou non de sous-vêtements », explique le président du conseil d’établissement, Louis Moubarak, qui parle notamment de « tissus transparents qui peuvent révéler certaines choses ».

 

Pour éviter certaines situations suscitant un malaise, le conseil d’établissement a donc adopté, le 11 mai dernier, un nouveau code vestimentaire pour la prochaine année scolaire qui stipule que « le port des sous-vêtements est obligatoire, et ils ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que les gars ».

 

Manifestation

 

Mis au courant de cet ajout au code vestimentaire, qui interdit déjà le port du short, du bustier et de la camisole à bretelles fines, les étudiants se sont mobilisés jeudi. « On a fait une grève, on a accroché nos brassières sur nos casiers avec des messages pour dire que c’est notre choix », explique Nina Cooren.

 

Plusieurs dizaines d’élèves — garçons et filles — portaient un soutien-gorge par-dessus leurs vêtements. « C’était drôle, relate Nathalia Uribe. Les gars participaient aussi, j’ai trouvé ça très cool qu’ils soient solidaires. »

 

L’école n’a pas mis de temps à réagir. « Ce matin, la direction de l’école a réuni les membres du comité exécutif du conseil d’élève pour entendre leur point de vue et discuter d’une solution au malaise exprimé en masse par les jeunes », écrit le directeur dans une lettre envoyée aux parents jeudi soir. « Au cours de la discussion franche, mature et efficace, le point de vue des élèves qui exprimaient le désir d’une certaine liberté sur le plan vestimentaire a été entendu, de même que le malaise ressenti par les enseignants. Nous avons conclu qu’il était opportun de reformuler le règlement pour éviter toute interprétation litigieuse. »

 

Ainsi, le règlement a été modifié pour se lire ainsi : « Les sous-vêtements ou les parties du corps qui se trouvent normalement sous les sous-vêtements ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que chez les garçons. » Selon la direction, ce compromis a été accueilli favorablement par les étudiants. Ce que confirme Adèle, une autre étudiante de Robert-Gravel : « La direction a changé le règlement, elle nous a écoutés. »

 

Démarche démocratique

 

Dans sa lettre aux parents, la direction parle d’une « contestation s’inspirant du mouvement social Free the Nipple » [voir encadré] et envoie ses « félicitations » aux élèves « pour leur manifestation directe pacifique et colorée ».

 

« Nous avons été témoins collectivement d’une expression juste d’une démarche démocratique », conclut la direction de l’école.

 

Joints par Le Devoir, plusieurs parents ont d’ailleurs félicité la direction pour cette réaction rapide et positive. « Ils ont pris le temps d’écouter ce que les jeunes avaient à dire, ils ont modifié le règlement en conséquence et ils les ont félicités pour leur prise de parole. C’était la meilleure manière de régler ça », estime Catherine Lavarenne, maman d’une élève de l’école Robert-Gravel.

 

« Vraiment, ils ont été extraordinaires, ajoute-t-elle. Ils ne sont pas uniquement dans une dynamique d’imposer leur pouvoir, ils prennent à coeur de former des citoyens en devenir. »

 

Même son de cloche du côté de Nancy Guérin, maman de la jeune Nina Cooren. « Je suis très fière de ma fille et des élèves de Robert-Gravel. Et la direction a très bien géré tout cela. Les enfants ont appris qu’ils peuvent faire changer les choses en manifestant, c’est une grande leçon de vie pour ces jeunes. »

 

Au conseil d’établissement, le président Louis Moubarak se réjouit également de la tournure des événements. Il y voit une leçon de démocratie, qui va au-delà de la manifestation. Car les étudiants ont des représentants au conseil d’établissement, au même titre que les parents, professeurs, membres de la direction, du personnel et de la communauté. Et ces derniers ont voté pour la modification du Code de vie. « Ce que je trouve difficile, c’est que la réaction arrive un peu tard, affirme le président. Ils étaient là [lors du vote]. Et sur place, il n’y a pas eu de réaction. Je pense que le conseil étudiant doit prendre les choses plus au sérieux par rapport aux décisions prises au conseil d’établissement et consulter ses membres avant et non après coup. C’est une bonne leçon pour le conseil étudiant. »

3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage
29 mai 2016 écrit par Jobboom Blog

suivi reseautage 3 actions pour entretenir vos nouveaux contacts après le réseautage

Photo : Gajus / Shutterstock

Au lendemain d’un événement de réseautage, il est essentiel de faire un suivi avec les personnes rencontrées afin de vous assurer que les relations ainsi créées perdureront dans le temps.

Dans une vision à long terme, la question n’est pas tant de savoir comment faire votre suivi, mais plutôt «Comment suivre votre suivi».

Vous devez réaliser que cette manœuvre est plus qu’une série de petits courriels, de petites valses à un temps. Vous devez contextualiser les informations collectées et constituer des outils pour les rendre exploitables.

1. Groupez vos relations

À première vue, il y a quelque chose d’un peu «barbare» à catégoriser ainsi vos relations. En réalité, c’est le meilleur service que vous pouvez vous rendre – et que leur rendre.

Vous pouvez le faire via LinkedIn, à condition que le nombre de vos nouveaux contacts ne soit pas équivalent à la population d’une petite ville.

Vous pouvez aussi réaliser ce travail dans un tableur comme Excel, en créant vos règles et vos champs d’information personnalisés. À titre d’exemple :

  • Nom
  • Lieu et date de rencontre
  • Société et coordonnées (ou photographie de la carte professionnelle)
  • Lien vers la page LinkedIn
  • Sujets de discussion
  • Intérêts
  • Besoins exprimés (professionnels et paraprofessionnels)
  • Connexions possibles
  • Remarques personnelles
  • Date du dernier contact

Vous pouvez également utiliser des codes de couleur pour optimiser la lecture de vos transcriptions.

2. Connectez vos relations

Pour aller plus loin, regroupez vos contacts par secteurs d’activités ou centres d’intérêt, en vous appuyant par exemple sur les onglets de votre tableur. C’est la première étape menant à la connexion de vos relations entre elles.

Imaginez que vous entendez parler d’un événement sectoriel qui pourrait intéresser certains de vos contacts : porter l’événement à leur connaissance sera d’autant plus facile.

On se projette trop souvent au centre de son réseau. Mais à l’ère du numérique, il faut comprendre que votre réseau n’est pas qu’un tableau de chasse.

Vous êtes plutôt un petit maillon à l’intersection duquel se croise une multitude de réseaux. C’est votre tâche, lorsque cela est possible, de connecter les maillons et de leur donner un sens. C’est votre tâche d’être autre chose qu’un croisement que l’on emprunte sans même y prêter attention, et de devenir, à votre échelle, un carrefour d’interactions.

3. Prolongez l’expérience

Un simple courriel du lendemain n’est pas une façon polie de clore l’échange que vous avez eu. Ce message doit vous permettre de sceller votre relation avec la personne concernée.

Donnez-lui envie de vous lire, montrez-lui qu’elle avait bien votre attention durant votre échange initial – et surtout, qu’elle l’a toujours. Commencez dès à présent à répondre à ses besoins et à lui rendre service.

Ne bombardez pas votre nouveau contact de courriels intempestifs, mais revenez prendre des nouvelles de temps en temps de manière directe et personnelle (avancement de ses projets, etc.).

Proposez-lui de vous revoir pour approfondir tel sujet ou discuter de tel élément plus en détail autour d’un bon verre. Après tout, vous connaissez déjà ses goûts…

Métiers du rail: le projet de centre de formation toujours sur la table
28 mai 2016 écrit par Journal Métro

Bien que le projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec vienne brouiller les cartes, le RESO poursuit le développement du projet de centre de formation de la main-d’œuvre de l’industrie ferroviaire associé au centre d’entretien que l’Agence métropolitaine de transport (AMT) construit dans Pointe-Saint-Charles.

L’AMT construit présentement au coût de 320 M$ un centre d’entretien pour ses trains de banlieue. Il doit être opérationnel en 2018. Selon le scénario original, 170 personnes doivent y travailler. L’Agence l’a conçu au départ pour recevoir les voitures de ses lignes de Deux-Montagnes, Mascouche, et Mont-Saint-Hilaire.

Mais le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) présenté en avril par la Caisse entraînerait le remplacement du train de Deux-Montagnes. Quant à celui de Mascouche, il ne pourrait plus se rendre au futur centre d’entretien. Il devrait s’arrêter à l’extrémité nord du tunnel du mont Royal, qui serait emprunté par le REM. Finalement, les seules voitures de l’AMT entretenues au centre seraient celles de la ligne de Mont-Saint-Hilaire.

«Mais ça ne change rien au projet de centre de formation. Il est toujours sur la planche à dessin», assure Guy Biron, directeur général du RESO. «La pertinence de ce centre de formation demeure», affirme Fanie Clément St-Pierre, porte-parole de l’AMT.

Ouverture prévue en 2019
En 2013, l’AMT a signé avec le RESO un protocole d’entente pour la création du centre de formation, dont l’ouverture est prévue en 2019.

Selon cette entente, l’Agence doit fournir les locaux et un accès aux équipements du futur centre d’entretien tandis que le RESO s’occupera du recrutement et de l’accompagnement de la main-d’œuvre en apprentissage.

«Nous sommes présentement en phase exploratoire. Nous voulons identifier les métiers dans les domaines qui sont les plus porteurs et accessibles à la population locale, voir quels métiers nous allons privilégier», explique Guy Biron.

Les travaux de construction du centre d’entretien ont commencé l’été dernier. «Ils se poursuivent. Le projet avance bien. Il est réalisé à 50%», note Fanie Clément St-Pierre. Selon les plans initiaux, il doit comprendre des ateliers pour les inspections et les réparations, un lave-train automatisé et un atelier de profilage de roues.

Des élèves se rebellent contre le port obligatoire du soutien-gorge
28 mai 2016 écrit par Cyberpresse

« Free the nipple »

Dans un courriel envoyé aux parents jeudi soir, la direction de l’école écrit : « Une forte activité sur les réseaux sociaux est née [mercredi] soir conduisant à une contestation s’inspirant du mouvement social « free the nipple » », une référence à la mouvance internationale cherchant à désexualiser les seins féminins. Alain Perron, porte-parole de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), signale que le conflit entre des élèves et la direction s’est résolu rapidement et de manière raisonnable. « Il y a un mouvement spontané qui est né cette semaine, mais finalement tout est rentré dans l’ordre, à la satisfaction du conseil d’élèves et des parents aussi. »

Situation inconfortable

Dans sa lettre aux parents, la direction de l’école secondaire Robert-Gravel – qui met l’accent sur le théâtre et où les filles sont largement majoritaires – a dit que le règlement initial avait été demandé par des enseignants. « Certains [enseignants] ont dû intervenir cette année auprès de certains élèves, les plaçant devant une situation inconfortable en lien avec le port ou non de sous-vêtements », y lit-on. Selon nos informations, c’est la décision de certaines élèves de ne pas utiliser de soutien-gorge et de porter des vêtements qui ne cachaient pas toujours leurs seins qui serait à l’origine de ce malaise.

Visite des classes

Jeudi, la direction a décidé de « reformuler » le règlement. La formulation initiale, « le port des sous-vêtements est obligatoire, et ils ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que les gars », a été changée pour « les sous-vêtements et les parties du corps qui se trouvent normalement sous les vêtements ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que chez les garçons ». Le directeur de l’école a visité les classes de l’école pour aborder la controverse avec les élèves et faire le point sur le nouveau règlement, jeudi, une initiative qui a été bien reçue, nous dit-on.

Pas d’uniforme

Sur la trentaine d’écoles secondaires présentes sur le territoire de la CSDM, seules deux écoles n’ont pas de code vestimentaire qui requiert le port d’un uniforme : l’école Robert-Gravel et l’école Joseph-François-Perrault, où la musique est mise à l’avant-plan. « Dans la majorité des écoles secondaires de la CSDM, étant donné que les élèves doivent avoir un polo, souvent identifié aux couleurs de l’école, et un pantalon foncé, c’est sûr qu’il y a une espèce de décorum qui s’installe », dit Alain Perron.

QU’EST-CE QUE LE MOUVEMENT « FREE THE NIPPLE » ?

La campagne internationale « free the nipple » est née en réaction à la censure des mamelons féminins sur les photos, notamment celles qui sont partagées sur les réseaux sociaux. Instagram et Facebook demandent en effet que leurs usagers « gardent leurs vêtements » dans les photos qu’ils diffusent. Or, les images d’hommes ayant le torse nu sont acceptées, mais les femmes qui voudraient faire la même chose voient leurs images censurées par les gestionnaires du site. Cela a mis à l’avant-plan le fait que l’anatomie féminine, notamment les mamelons, est automatiquement considérée comme sexuellement chargée, ce que dénoncent les gens qui appuient le mouvement.

Mobilisation colorée contre le soutien-gorge obligatoire
28 mai 2016 écrit par Le Devoir

La direction de l’école Robert-Gravel s’est attiré les foudres des élèves, alors qu’elle tentait d’imposer le port obligatoire du soutien-gorge dans son code vestimentaire. Dans un mouvement de contestation, inspirés du mouvement social Free the Nipple (« libérez le mamelon »), les jeunes ont accroché des soutiens-gorge aux casiers, obligeant la direction à faire marche arrière.

 

« En tant que féministe, je trouvais ça très injuste comme règlement. On ne peut pas obliger une fille à mettre une brassière, c’est son choix », affirme Nina Cooren, élève de 1re secondaire à l’école Robert-Gravel.

 

C’est une modification au Code de vie des étudiants, section « tenue vestimentaire », qui a mis le feu aux poudres plus tôt cette semaine.

 

« On avait fait cette modification parce que certains enseignants étaient placés dans une situation inconfortable liée au port ou non de sous-vêtements », explique le président du conseil d’établissement, Louis Moubarak, qui parle notamment de « tissus transparents qui peuvent révéler certaines choses ».

 

Pour éviter certaines situations suscitant un malaise, le conseil d’établissement a donc adopté, le 11 mai dernier, un nouveau code vestimentaire pour la prochaine année scolaire qui stipule que « le port des sous-vêtements est obligatoire, et ils ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que les gars ».

 

Manifestation

 

Mis au courant de cet ajout au code vestimentaire, qui interdit déjà le port du short, du bustier et de la camisole à bretelles fines, les étudiants se sont mobilisés jeudi. « On a fait une grève, on a accroché nos brassières sur nos casiers avec des messages pour dire que c’est notre choix », explique Nina Cooren.

 

Plusieurs dizaines d’élèves — garçons et filles — portaient un soutien-gorge par-dessus leurs vêtements. « C’était drôle, relate Nathalia Uribe. Les gars participaient aussi, j’ai trouvé ça très cool qu’ils soient solidaires. »

 

L’école n’a pas mis de temps à réagir. « Ce matin, la direction de l’école a réuni les membres du comité exécutif du conseil d’élève pour entendre leur point de vue et discuter d’une solution au malaise exprimé en masse par les jeunes », écrit le directeur dans une lettre envoyée aux parents jeudi soir. « Au cours de la discussion franche, mature et efficace, le point de vue des élèves qui exprimaient le désir d’une certaine liberté sur le plan vestimentaire a été entendu, de même que le malaise ressenti par les enseignants. Nous avons conclu qu’il était opportun de reformuler le règlement pour éviter toute interprétation litigieuse. »

 

Ainsi, le règlement a été modifié pour se lire ainsi : « Les sous-vêtements ou les parties du corps qui se trouvent normalement sous les sous-vêtements ne doivent pas être visibles, et ce, autant chez les filles que chez les garçons. » Selon la direction, ce compromis a été accueilli favorablement par les étudiants. Ce que confirme Adèle, une autre étudiante de Robert-Gravel : « La direction a changé le règlement, elle nous a écoutés. »

 

Démarche démocratique

 

Dans sa lettre aux parents, la direction parle d’une « contestation s’inspirant du mouvement social Free the Nipple » [voir encadré] et envoie ses « félicitations » aux élèves « pour leur manifestation directe pacifique et colorée ».

 

« Nous avons été témoins collectivement d’une expression juste d’une démarche démocratique », conclut la direction de l’école.

 

Joints par Le Devoir, plusieurs parents ont d’ailleurs félicité la direction pour cette réaction rapide et positive. « Ils ont pris le temps d’écouter ce que les jeunes avaient à dire, ils ont modifié le règlement en conséquence et ils les ont félicités pour leur prise de parole. C’était la meilleure manière de régler ça », estime Catherine Lavarenne, maman d’une élève de l’école Robert-Gravel.

 

« Vraiment, ils ont été extraordinaires, ajoute-t-elle. Ils ne sont pas uniquement dans une dynamique d’imposer leur pouvoir, ils prennent à coeur de former des citoyens en devenir. »

 

Même son de cloche du côté de Nancy Guérin, maman de la jeune Nina Cooren. « Je suis très fière de ma fille et des élèves de Robert-Gravel. Et la direction a très bien géré tout cela. Les enfants ont appris qu’ils peuvent faire changer les choses en manifestant, c’est une grande leçon de vie pour ces jeunes. »

 

Au conseil d’établissement, le président Louis Moubarak se réjouit également de la tournure des événements. Il y voit une leçon de démocratie, qui va au-delà de la manifestation. Car les étudiants ont des représentants au conseil d’établissement, au même titre que les parents, professeurs, membres de la direction, du personnel et de la communauté. Et ces derniers ont voté pour la modification du Code de vie. « Ce que je trouve difficile, c’est que la réaction arrive un peu tard, affirme le président. Ils étaient là [lors du vote]. Et sur place, il n’y a pas eu de réaction. Je pense que le conseil étudiant doit prendre les choses plus au sérieux par rapport aux décisions prises au conseil d’établissement et consulter ses membres avant et non après coup. C’est une bonne leçon pour le conseil étudiant. »


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