---------------------------

François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

Offres d'emplois / Amélioration du français au bureau / À propos

6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée
28 août 2016 écrit par Jobboom Blog

plan developpement rentree 6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée

Photo : Eugenio Marongiu / Shutterstock

La rentrée marque le début d’un nouveau cycle pour les étudiants, mais aussi pour bon nombre de travailleurs! C’est donc un moment propice pour entamer un plan de développement personnel, question de repartir du bon pied.

Un plan de développement contient une série d’objectifs que vous souhaitez atteindre sur le plan professionnel ou personnel, et des actions que vous mettrez en place pour y arriver. Il peut s’agir d’acquérir une nouvelle compétence, d’améliorer votre performance ou de développer un trait de personnalité ou une habileté.

Les raisons à l’origine d’un programme de développement personnel peuvent varier d’un individu à un autre, et dépendent des circonstances.

Voici toutefois 6 bonnes raisons qui pourraient justifier que vous entamiez dès maintenant une telle démarche. Vous reconnaissez-vous dans l’une d’entre elles ?

1. Votre environnement est compétitif

Le seul moyen de faire la différence dans un marché où vous n’êtes pas seul et où la concurrence est rude est de se démarquer. En développant de nouvelles habiletés, et en approfondissant vos connaissances, vous augmenterez vos chances de vous distinguer et de sortir du lot.

2. Vous avez l’impression de tourner en rond

Au fil du temps, la routine nous fait quelques fois perdre l’intérêt pour ce que nous faisons. Pour se secouer de cette torpeur, rien de tel que se lancer dans un programme de développement personnel. Cette démarche vous aidera à remettre en question vos modes de fonctionnement et à trouver des pistes d’amélioration.

3. Vous souhaitez atteindre des objectifs précis

Vous ressassez régulièrement des rêves et des projets que vous aimeriez réaliser? En profitant de la rentrée pour entamer un programme de développement personnel, vous ne vous sentirez pas seul, car cette période est pour une majorité de personnes le début d’un nouveau cycle.

4. Vous avez perdu de vue vos résolutions

Durant les vacances, vous vous êtes rendu compte que vos bonnes résolutions du début d’année ont été oubliées en cours de route, ou n’ont pas apporté les résultats escomptés? La rentrée est une opportunité de reprendre votre plan, et de l’ajuster au besoin.

5. Vous redoutez de reprendre vos activités

Vous n’avez aucune envie de retourner au travail après avoir décroché pendant les vacances? Le développement personnel est justement une manière de se motiver. Rappelez-vous que la motivation vient dans l’action, et non le contraire! En vous fixant en parallèle de vos activités des objectifs personnels, vous boosterez votre moral et sortirez de vos habitudes.

6. Vous attendez que les conditions soient idéales

Si vous attendez que toutes les conditions soient réunies, que vous soyez disponible, au top de votre forme, motivé à 100%, et préparé techniquement ou psychologiquement, bien sachez que le bon moment pour entamer un travail sur vous-même ne se produira jamais!

La première étape pour atteindre vos objectifs consiste à dresser votre plan d’attaque. Toutefois, si vous avez besoin d’appui ou de recul pour mener cette démarche, n’hésitez pas à faire appel aux services d’un coach, qui pourra vous aider à dresser votre plan et à le mettre en application.

Comme le disait Lao Tseu : Même un voyage de 1000 km commence par un premier pas. Alors, à vos marques, prêts, partez!

Les chaînes humaines reprendront pour exiger du financement
28 août 2016 écrit par Le Devoir

Le mouvement « Je protège mon école publique » n’entend pas relâcher sa pression, et reprendra ses chaînes humaines devant les écoles dès le 1er septembre, en cette semaine de rentrée scolaire au Québec.

 

La porte-parole du mouvement, Pascale Grignon, explique que ce n’est pas « de gaieté de coeur » que la mobilisation sera maintenue, mais bien parce que le système d’éducation publique demeure en péril.

 

Mme Grignon note que le gouvernement souhaite rassurer tout le monde en parlant de « réinvestissement », surtout dans les infrastructures, mais selon elle, tout n’est pas réglé, bien au contraire.

 

Par les chaînes humaines, elle souligne que les parents souhaitent démontrer qu’ils demeurent vigilants et comptent bien s’assurer que le gouvernement passe à l’action.

 

Mme Grignon admet que les montants débloqués pour agrandir les écoles et les rénover sont bienvenus, ajoutant du même souffle que le système d’éducation, « c’est bien plus que du béton ».

 

Pascale Grignon affirme que le manque de financement fragilise grandement le système d’éducation. Elle signale que la « surpopulation scolaire » s’est encore accrue, que le manque d’accès aux services de professionnels pour les élèves est flagrant, et que l’état de vétusté d’un grand nombre de bâtiments reste alarmant.

L’aide aux devoirs à l’ère des compressions
28 août 2016 écrit par Journal Métro

Lorsque le programme d’aide aux devoirs a été instauré en 2004, certains acteurs de terrain – enseignants, directeurs… – ont déploré l’application d’une mesure d’envergure qui ne permet pas aux écoles de fonctionner selon leurs besoins respectifs.

Dix ans plus tard, une autre levée de boucliers accueillait les compressions du gouvernement québécois dans l’enveloppe réservée à l’Appui à la réussite scolaire. Forcées de revoir les services offerts aux élèves, nombre d’écoles ont sabré l’aide aux devoirs. Résultat? Des enseignants amenés à revoir leur pratique et des effets très variables d’une école à l’autre. À l’école Guy-Drummond (Outremont), on n’offre plus d’aide aux devoirs depuis 2014.

Les budgets ont été attribués à des services davantage appropriés aux besoins des élèves. «Nous sommes dans un milieu plutôt favorisé, explique Laurence Pilon, enseignante de 5e année, et je ne peux pas dire que j’ai observé un effet sur la réussite scolaire à la suite des compressions. La plupart des enfants sont bien soutenus à la maison, et pour les parents qui peinent à les aider, l’embauche d’un tuteur est généralement envisageable.»

«Ce sont surtout les familles défavorisées qui se voient pénalisées par les compressions dans les programmes d’aide aux devoirs au primaire, observe Mélanie Paré, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Pour les autres, ces mesures n’avaient de toute façon pas d’effet sur la réussite scolaire. Les répercussions de l’aide aux devoirs se mesurent surtout sur des élèves en difficulté ou qui n’ont pas de soutien à la maison.»

Sur la pertinence des devoirs

Au-delà du débat entourant les compressions imposées au milieu de l’éducation, c’est la pertinence même de l’aide aux devoirs (et des devoirs) qui se voit remise en question. Est-il normal que les élèves aient besoin d’aide pour faire un devoir? Mélanie Paré, spécialisée en formation des enseignants du primaire, estime que «si on a passé de la matière et que les élèves ne l’ont pas comprise, ça ne sert à rien de donner un devoir dans ce cas. Même quand un tuteur ou un service d’aide aux devoirs est là. Parce que l’enseignant va expliquer les choses d’une certaine façon, le tuteur d’une autre, et qu’il peut y avoir confusion s’il n’y a pas une coordination de l’enseignement.»

C’est plutôt en classe que les élèves «qui ne reçoivent pas d’aide à la maison devraient recevoir le soutien nécessaire. Et c’est aux enseignants de s’en assurer.» Et les parents, dans tout ça? Pour Jean Archambault, professeur au Département d’administration et fondements de l’éducation de la même faculté, «c’est vraiment à l’école que revient la responsabilité des devoirs. Parce que même dans un milieu favorisé, le soutien des parents ne va pas de soi.» Il en veut pour preuve s’être déjà trouvé incapable d’aider sa fille de 14 ans à faire ses devoirs parce qu’il n’y comprenait rien. «Ce n’est pas ce qu’on doit demander aux parents. Leur rôle est de valoriser leur enfant, de lui donner envie d’apprendre. Pas d’enseigner.»

Des trucs pour s’adapter en classe et à la maison

Forger le plaisir de la lecture: «À l’école, on apprend à lire, mais on lit aussi pour apprendre! Il faut montrer aux enfants l’importance de savoir lire pour chercher des informations et des réponses à leurs questions.» Mélanie Paré insiste sur le plaisir. «On suggère aux enseignants de donner des lectures plutôt que des devoirs. Et aux parents de lire avec leurs enfants. Il faut partir de l’intérêt de l’enfant. Aller à la bibliothèque, choisir des livres sur des sujets qu’il aime et s’assurer qu’il les ouvre fréquemment. Ça aide à découvrir que la lecture donne accès à tout un monde.» L’écran (tablette, ordinateur) peut aussi être un soutien, mais la professeure le recommande avec prudence. «On sait que la rétention de l’information lue sur écran est moindre que celle qui résulte d’une lecture sur support traditionnel. Cela dit, il existe des applications qui sont de bons incitatifs pour les élèves.» Slice Fractions, par exemple, mise au point par l’Université du Québec à Montréal, propose une façon ludique et efficace de comprendre la notion de fraction.

Faire les devoirs en classe: L’enseignante Laurence Pilon privilégie l’étude à la maison et les devoirs en classe. Distribuer une feuille de devoirs identique à tous les élèves lui paraît peu pertinent. «Pour ceux qui ont bien compris en classe, ça n’aidera pas à aller plus loin dans l’apprentissage. Tout comme demander à un élève d’appliquer quelque chose qu’il n’a pas compris ne sert à rien.» Faire les devoirs pendant la journée permet de les individualiser. Le soir, c’est plutôt avec des lectures que les élèves repartent. «S’il n’y a pas de soutien pédagogique à la maison, alors c’est dans la classe qu’il faut l’instaurer», renchérit Mélanie Paré.

«Une rentrée nettement plus positive», selon la Fédération des commissions scolaires
28 août 2016 écrit par Cyberpresse

La fin de la période des compressions a sonné et de nouveaux contrats de travail ont été signés, se réjouit sa présidente Josée Bouchard en entrevue à La Presse canadienne.

Cette «ère très morose» qui a amputé le réseau de l’éducation d’un milliard de dollars au cours des dernières années est enfin derrière nous, souffle-t-elle.

De plus, aucune menace de grève ne plane sur le réseau et le projet de loi 86 sur la réforme de la gouvernance scolaire – qui divisait les acteurs du milieu – a été abandonné par le gouvernement.

«Ça nous fait du bien d’avoir un message positif», lance-t-elle en référence aux récents investissements en infrastructures annoncés par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx.

«C’est un excellent début» qui répond à des besoins réels, souligne-t-elle. Mais il ne faut pas oublier l’important rattrapage qui doit être effectué dans les services aux élèves en difficulté, rappelle Mme Bouchard.

«On est fin prêt à collaborer avec le ministre et son gouvernement pour faire en sorte qu’on puisse tous ensemble se relever les manches pour la réussite des élèves», dit-elle parlant d’un «tournant nécessaire» en éducation.

Mme Bouchard espère que le rendez-vous annoncé par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx pour doter le Québec d’une «politique sur la réussite éducative» sera le véritable déclencheur d’une vision à long terme.

La FCSQ souhaite que le Québec se dote d’une politique nationale de l’éducation pour assurer une stabilité du financement et garantir une place de choix à l’éducation dans les politiques gouvernementales.

«(On doit) pouvoir être capables de se donner une véritable vision commune de l’éducation qui pourrait outrepasser les intérêts politiques et (il faut) que cette politique puisse transcender les partis et les gouvernements», explique Mme Bouchard.

6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée
27 août 2016 écrit par Jobboom Blog

plan developpement rentree 6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée

Photo : Eugenio Marongiu / Shutterstock

La rentrée marque le début d’un nouveau cycle pour les étudiants, mais aussi pour bon nombre de travailleurs! C’est donc un moment propice pour entamer un plan de développement personnel, question de repartir du bon pied.

Un plan de développement contient une série d’objectifs que vous souhaitez atteindre sur le plan professionnel ou personnel, et des actions que vous mettrez en place pour y arriver. Il peut s’agir d’acquérir une nouvelle compétence, d’améliorer votre performance ou de développer un trait de personnalité ou une habileté.

Les raisons à l’origine d’un programme de développement personnel peuvent varier d’un individu à un autre, et dépendent des circonstances.

Voici toutefois 6 bonnes raisons qui pourraient justifier que vous entamiez dès maintenant une telle démarche. Vous reconnaissez-vous dans l’une d’entre elles ?

1. Votre environnement est compétitif

Le seul moyen de faire la différence dans un marché où vous n’êtes pas seul et où la concurrence est rude est de se démarquer. En développant de nouvelles habiletés, et en approfondissant vos connaissances, vous augmenterez vos chances de vous distinguer et de sortir du lot.

2. Vous avez l’impression de tourner en rond

Au fil du temps, la routine nous fait quelques fois perdre l’intérêt pour ce que nous faisons. Pour se secouer de cette torpeur, rien de tel que se lancer dans un programme de développement personnel. Cette démarche vous aidera à remettre en question vos modes de fonctionnement et à trouver des pistes d’amélioration.

3. Vous souhaitez atteindre des objectifs précis

Vous ressassez régulièrement des rêves et des projets que vous aimeriez réaliser? En profitant de la rentrée pour entamer un programme de développement personnel, vous ne vous sentirez pas seul, car cette période est pour une majorité de personnes le début d’un nouveau cycle.

4. Vous avez perdu de vue vos résolutions

Durant les vacances, vous vous êtes rendu compte que vos bonnes résolutions du début d’année ont été oubliées en cours de route, ou n’ont pas apporté les résultats escomptés? La rentrée est une opportunité de reprendre votre plan, et de l’ajuster au besoin.

5. Vous redoutez de reprendre vos activités

Vous n’avez aucune envie de retourner au travail après avoir décroché pendant les vacances? Le développement personnel est justement une manière de se motiver. Rappelez-vous que la motivation vient dans l’action, et non le contraire! En vous fixant en parallèle de vos activités des objectifs personnels, vous boosterez votre moral et sortirez de vos habitudes.

6. Vous attendez que les conditions soient idéales

Si vous attendez que toutes les conditions soient réunies, que vous soyez disponible, au top de votre forme, motivé à 100%, et préparé techniquement ou psychologiquement, bien sachez que le bon moment pour entamer un travail sur vous-même ne se produira jamais!

La première étape pour atteindre vos objectifs consiste à dresser votre plan d’attaque. Toutefois, si vous avez besoin d’appui ou de recul pour mener cette démarche, n’hésitez pas à faire appel aux services d’un coach, qui pourra vous aider à dresser votre plan et à le mettre en application.

Comme le disait Lao Tseu : Même un voyage de 1000 km commence par un premier pas. Alors, à vos marques, prêts, partez!

Idello, la nouvelle plateforme numérique éducative de TFO
27 août 2016 écrit par Le Devoir

Difficile de résister à l’idée d’une caverne d’Ali Baba contenant 8000 ressources éducatives et pédagogiques. Pourtant, au Québec, encore peu de gens connaissent Idello, une plateforme numérique lancée en février dernier, accessible sur abonnement, qui s’adresse tant aux enseignants qu’aux élèves et à leurs parents.

 

Français, mathématiques, histoire, musique, santé, vie animale : il y a de tout sur Idello, qui est conçue par le Groupe Média TFO, le média public francophone de l’Ontario. On y trouve des productions maison puisées à même la chaîne télévisée de TFO, tandis que d’autres sont des coproductions ou des acquisitions. Une vaste majorité des ressources, soit de 6000 à 7000, est constituée de vidéos dont la durée peut aller de trente secondes à plus d’une heure. On y trouve aussi des applications numériques, des jeux et du matériel pédagogique qui peut être utilisé en classe.

 

« Il y a aussi du contenu exclusif à Idello, indique Julie Caron, directrice principale de l’apprentissage numérique chez Groupe Média TFO. Les contenus sont sélectionnés pour leur valeur éducative par une équipe qui comprend des pédagogues. »

 

Idello a eu un ancêtre : la plateforme éducative TFO, qui existait depuis plusieurs années et qui était destinée avant tout aux enseignants.

 

« La principale nouveauté, avec Idello, c’est l’idée d’ouvrir la plateforme à l’ensemble des intervenants du monde scolaire, donc aussi aux élèves et à leurs parents. Il y a des enseignants qui utilisent notre matériel en classe, de toutes sortes de façon. On leur fournit des outils de travail pour préparer des cours et des activités pédagogiques, avec des dossiers thématiques. Ils utilisent le matériel pour faire leur préparation, mais aussi en classe, avec les élèves. »

 

Avant d’arriver en classe

 

Ces outils pédagogiques sont particulièrement utiles aux enseignants qui ont recours à la stratégie de la « classe inversée ».

 

« La classe inversée est une nouvelle stratégie pédagogique qui propose une prise de contact des contenus éducatifs à la maison avant qu’ils soient abordés en classe, explique Julie Caron. Les vidéos seront donc vues par les élèves à la maison, avant le cours, en étant encadrées par des consignes ou des activités à réaliser. Le lendemain, quand l’élève revient en classe, l’enseignant fait les exercices reliés à ce contenu avec les élèves et cela permet à l’acte pédagogique de prendre plus de sens, parce que le contenu a été préalablement abordé par l’élève. »

 

Par exemple, pour apprendre la règle des participes passés, l’élève va regarder une courte vidéo à la maison en répondant à un questionnaire ou en prenant des notes. Une fois de retour en classe, l’enseignant montrera parfois de nouveau la vidéo aux élèves, ou passera directement aux exercices individuels ou en équipe sur la matière.

 

« Cela permet de maximiser le temps en classe pour mieux absorber la matière. C’est aussi très intéressant pour les parents, surtout quand les élèves arrivent en cinquième ou en sixième année. Souvent, les concepts étudiés en classe à ces niveaux sont lointains dans la mémoire des parents. Ces vidéos donnent une idée de ce que l’enfant apprend à l’école et permettent au parent de reprendre contact avec les matières enseignées. »

 

Partager le savoir

 

Idello permet également à ses utilisateurs de partager du contenu. Un enseignant, par exemple, peut partager des activités qu’il a faites en classe en lien avec un contenu de la plateforme.

 

« La philosophie éducative qui inspire la sélection des contenus de la plateforme correspond à un ensemble de valeurs. Ce qui nous inspire particulièrement est de nous positionner comme un joueur à l’avant-garde de l’apprentissage numérique. On veut mettre de l’avant les compétences du XXIe siècle, comme la créativité, la collaboration, la communication, le développement du sens critique et le leadership. Ce sont des valeurs qui inspirent non seulement le choix du contenu, mais la façon dont la plateforme elle-même se déploie dans ses activités et ses fonctionnalités. On veut promouvoir le volet collaboratif et favoriser les échanges entre les enseignants, qu’ils soient dans une même école ou qu’ils fassent partie d’une même communauté d’intérêts pour retrouver d’autres enseignants au Canada qui partagent ces intérêts. »

 

Les enseignants peuvent donc créer un profil précis et recevoir des suggestions de contenu en fonction de ce profil. Prochainement, une nouvelle fonctionnalité d’Idello permettra aux membres de créer des groupes en fonction de leurs champs d’intérêts pour échanger sur leur pratique pédagogique et sur leur utilisation ou leur appréciation des ressources de la plateforme.

 

« À partir de septembre, les enseignants vont pouvoir proposer eux-mêmes des activités ou des fiches pédagogiques qui deviendront accessibles aux autres membres. Tout le monde pourra enrichir le contenu et l’expérience des éducateurs et des autres utilisateurs. Les enseignants sont généralement plutôt généreux et fiers de partager ce qu’ils font. »

L’aide aux devoirs à l’ère des compressions
27 août 2016 écrit par Journal Métro

Lorsque le programme d’aide aux devoirs a été instauré en 2004, certains acteurs de terrain – enseignants, directeurs… – ont déploré l’application d’une mesure d’envergure qui ne permet pas aux écoles de fonctionner selon leurs besoins respectifs.

Dix ans plus tard, une autre levée de boucliers accueillait les compressions du gouvernement québécois dans l’enveloppe réservée à l’Appui à la réussite scolaire. Forcées de revoir les services offerts aux élèves, nombre d’écoles ont sabré l’aide aux devoirs. Résultat? Des enseignants amenés à revoir leur pratique et des effets très variables d’une école à l’autre. À l’école Guy-Drummond (Outremont), on n’offre plus d’aide aux devoirs depuis 2014.

Les budgets ont été attribués à des services davantage appropriés aux besoins des élèves. «Nous sommes dans un milieu plutôt favorisé, explique Laurence Pilon, enseignante de 5e année, et je ne peux pas dire que j’ai observé un effet sur la réussite scolaire à la suite des compressions. La plupart des enfants sont bien soutenus à la maison, et pour les parents qui peinent à les aider, l’embauche d’un tuteur est généralement envisageable.»

«Ce sont surtout les familles défavorisées qui se voient pénalisées par les compressions dans les programmes d’aide aux devoirs au primaire, observe Mélanie Paré, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Pour les autres, ces mesures n’avaient de toute façon pas d’effet sur la réussite scolaire. Les répercussions de l’aide aux devoirs se mesurent surtout sur des élèves en difficulté ou qui n’ont pas de soutien à la maison.»

Sur la pertinence des devoirs

Au-delà du débat entourant les compressions imposées au milieu de l’éducation, c’est la pertinence même de l’aide aux devoirs (et des devoirs) qui se voit remise en question. Est-il normal que les élèves aient besoin d’aide pour faire un devoir? Mélanie Paré, spécialisée en formation des enseignants du primaire, estime que «si on a passé de la matière et que les élèves ne l’ont pas comprise, ça ne sert à rien de donner un devoir dans ce cas. Même quand un tuteur ou un service d’aide aux devoirs est là. Parce que l’enseignant va expliquer les choses d’une certaine façon, le tuteur d’une autre, et qu’il peut y avoir confusion s’il n’y a pas une coordination de l’enseignement.»

C’est plutôt en classe que les élèves «qui ne reçoivent pas d’aide à la maison devraient recevoir le soutien nécessaire. Et c’est aux enseignants de s’en assurer.» Et les parents, dans tout ça? Pour Jean Archambault, professeur au Département d’administration et fondements de l’éducation de la même faculté, «c’est vraiment à l’école que revient la responsabilité des devoirs. Parce que même dans un milieu favorisé, le soutien des parents ne va pas de soi.» Il en veut pour preuve s’être déjà trouvé incapable d’aider sa fille de 14 ans à faire ses devoirs parce qu’il n’y comprenait rien. «Ce n’est pas ce qu’on doit demander aux parents. Leur rôle est de valoriser leur enfant, de lui donner envie d’apprendre. Pas d’enseigner.»

Des trucs pour s’adapter en classe et à la maison

Forger le plaisir de la lecture: «À l’école, on apprend à lire, mais on lit aussi pour apprendre! Il faut montrer aux enfants l’importance de savoir lire pour chercher des informations et des réponses à leurs questions.» Mélanie Paré insiste sur le plaisir. «On suggère aux enseignants de donner des lectures plutôt que des devoirs. Et aux parents de lire avec leurs enfants. Il faut partir de l’intérêt de l’enfant. Aller à la bibliothèque, choisir des livres sur des sujets qu’il aime et s’assurer qu’il les ouvre fréquemment. Ça aide à découvrir que la lecture donne accès à tout un monde.» L’écran (tablette, ordinateur) peut aussi être un soutien, mais la professeure le recommande avec prudence. «On sait que la rétention de l’information lue sur écran est moindre que celle qui résulte d’une lecture sur support traditionnel. Cela dit, il existe des applications qui sont de bons incitatifs pour les élèves.» Slice Fractions, par exemple, mise au point par l’Université du Québec à Montréal, propose une façon ludique et efficace de comprendre la notion de fraction.

Faire les devoirs en classe: L’enseignante Laurence Pilon privilégie l’étude à la maison et les devoirs en classe. Distribuer une feuille de devoirs identique à tous les élèves lui paraît peu pertinent. «Pour ceux qui ont bien compris en classe, ça n’aidera pas à aller plus loin dans l’apprentissage. Tout comme demander à un élève d’appliquer quelque chose qu’il n’a pas compris ne sert à rien.» Faire les devoirs pendant la journée permet de les individualiser. Le soir, c’est plutôt avec des lectures que les élèves repartent. «S’il n’y a pas de soutien pédagogique à la maison, alors c’est dans la classe qu’il faut l’instaurer», renchérit Mélanie Paré.

Cégeps: pas la «crise appréhendée», selon le PDG de la Fédération des cégeps
27 août 2016 écrit par Cyberpresse

Laval en hausse

Tous les cégeps, même les 12 établissements de Montréal (- 1 %), sont touchés par une légère baisse de la clientèle. Les deux seules régions qui tirent leur épingle du jeu sont les deux cégeps des Laurentides et celui de Laval, le collège Montmorency. Au cégep de Saint-Jérôme et au collège Lionel-Groulx, les inscriptions sont stables (+ 8 cégépiens), tandis qu’à Laval, la Fédération enregistre une hausse de 2,9 %, avec 224 élèves de plus. La baisse la plus marquée est en Abitibi-Témiscamingue (- 6,2 %), qui a 148 inscriptions de moins. Un cégep pourtant doté de quatre campus « passerelles » avec l’université (UQAT).

Baisse démographique

Selon le président de la Fédération, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures la cause de la chute du nombre d’inscriptions. L’un des principaux facteurs est la baisse démographique, estime M. Tremblay. « Les étudiants qui ne sont pas nés ne sont évidemment pas dans les cégeps. C’est la baisse démographique. Ça, c’est une certitude. Sauf que nous réussissons à recruter des jeunes à l’international. Aussi, le taux de rétention des jeunes du secondaire a augmenté, et on a un bon taux de jeunes qui reviennent aux études. »

Secteurs qui demeurent les plus fréquentés au cégep (en 2015)

  • Sciences humaines : 42 785 élèves
  • Sciences de la nature : 21 735 élèves

Compressions de 157 millions

La Fédération rappelle qu’à l’instar des commissions scolaires, les cégeps ont été contraints à des compressions budgétaires, de l’ordre de 157 millions. Dans ce contexte, M. Tremblay insiste pour dire que le recrutement ne se produit pas par miracle. « Quand, par exemple, le cégep de Baie-Comeau annonce qu’il compte plus de 700 étudiants alors que le Ministère en prévoyait 500, on devrait préciser que c’est 400 000 $ d’efforts budgétaires et humains pour recruter à l’étranger », explique le président-directeur général. On ne peut pas sabrer des postes d’enseignant, ajoute-t-il. L’impact des compressions se voit chez les professionnels. Les heures d’ouverture des bibliothèques et des laboratoires sont écourtées. Les techniciens, les psychologues et les professionnels, comme les orienteurs, sont touchés.

Évolution des formations

Les cégeps offrent 132 programmes techniques à l’heure actuelle. Sachant que plusieurs emplois de demain n’existent pas encore, la Fédération a l’intention de miser sur des formations, comme l’agriculture biologique, offerte au cégep de Victoriaville. « On a aussi les programmes de recherche appliquée qui répondent aux besoins des entreprises, explique Bernard Tremblay. Les temps sont encore difficiles, on a plein de formations qui vivotent à cause du manque d’étudiants. Parfois, c’est juste deux ou trois étudiants qui manquent pour mettre le programme en place. Mais je pense qu’on a une valeur ajoutée à présenter au gouvernement, mais surtout à la population. Et les entreprises ont leur rôle à jouer. »

6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée
26 août 2016 écrit par Jobboom Blog

plan developpement rentree 6 bonnes raisons de prendre en main votre développement pour la rentrée

Photo : Eugenio Marongiu / Shutterstock

La rentrée marque le début d’un nouveau cycle pour les étudiants, mais aussi pour bon nombre de travailleurs! C’est donc un moment propice pour entamer un plan de développement personnel, question de repartir du bon pied.

Un plan de développement contient une série d’objectifs que vous souhaitez atteindre sur le plan professionnel ou personnel, et des actions que vous mettrez en place pour y arriver. Il peut s’agir d’acquérir une nouvelle compétence, d’améliorer votre performance ou de développer un trait de personnalité ou une habileté.

Les raisons à l’origine d’un programme de développement personnel peuvent varier d’un individu à un autre, et dépendent des circonstances.

Voici toutefois 6 bonnes raisons qui pourraient justifier que vous entamiez dès maintenant une telle démarche. Vous reconnaissez-vous dans l’une d’entre elles ?

1. Votre environnement est compétitif

Le seul moyen de faire la différence dans un marché où vous n’êtes pas seul et où la concurrence est rude est de se démarquer. En développant de nouvelles habiletés, et en approfondissant vos connaissances, vous augmenterez vos chances de vous distinguer et de sortir du lot.

2. Vous avez l’impression de tourner en rond

Au fil du temps, la routine nous fait quelques fois perdre l’intérêt pour ce que nous faisons. Pour se secouer de cette torpeur, rien de tel que se lancer dans un programme de développement personnel. Cette démarche vous aidera à remettre en question vos modes de fonctionnement et à trouver des pistes d’amélioration.

3. Vous souhaitez atteindre des objectifs précis

Vous ressassez régulièrement des rêves et des projets que vous aimeriez réaliser? En profitant de la rentrée pour entamer un programme de développement personnel, vous ne vous sentirez pas seul, car cette période est pour une majorité de personnes le début d’un nouveau cycle.

4. Vous avez perdu de vue vos résolutions

Durant les vacances, vous vous êtes rendu compte que vos bonnes résolutions du début d’année ont été oubliées en cours de route, ou n’ont pas apporté les résultats escomptés? La rentrée est une opportunité de reprendre votre plan, et de l’ajuster au besoin.

5. Vous redoutez de reprendre vos activités

Vous n’avez aucune envie de retourner au travail après avoir décroché pendant les vacances? Le développement personnel est justement une manière de se motiver. Rappelez-vous que la motivation vient dans l’action, et non le contraire! En vous fixant en parallèle de vos activités des objectifs personnels, vous boosterez votre moral et sortirez de vos habitudes.

6. Vous attendez que les conditions soient idéales

Si vous attendez que toutes les conditions soient réunies, que vous soyez disponible, au top de votre forme, motivé à 100%, et préparé techniquement ou psychologiquement, bien sachez que le bon moment pour entamer un travail sur vous-même ne se produira jamais!

La première étape pour atteindre vos objectifs consiste à dresser votre plan d’attaque. Toutefois, si vous avez besoin d’appui ou de recul pour mener cette démarche, n’hésitez pas à faire appel aux services d’un coach, qui pourra vous aider à dresser votre plan et à le mettre en application.

Comme le disait Lao Tseu : Même un voyage de 1000 km commence par un premier pas. Alors, à vos marques, prêts, partez!

Enseigner dans la classe dont personne ne veut
26 août 2016 écrit par Le Devoir

Tandis que les sacs à dos se garnissent peu à peu en vue de la rentrée scolaire, Le Devoir vous transporte dans la réalité d’élèves, de parents et d’enseignants, et de ceux qui les entourent. Quatrième histoire de cette série qui raconte le début de l’année à la fin de l’été.

Il y a quatre mois encore, Marianne De Garie-Charette était sur les bancs d’école. Lundi, c’est elle qui se retrouvera à l’avant de la classe, devant une vingtaine d’élèves et des défis bien plus nombreux encore.

 

Ce qui frappe en entrant dans son local, c’est la chaleur suffocante. Sur les murs vert « hôpital » : les affiches et la décoration de son prédécesseur, parti enseigner en Ontario, et dont le nom est encore affiché à la porte.

 

À quelques jours de la rentrée, « Mme Marianne » ignore encore qui sont ses élèves et surtout combien ils seront. Dans une classe multiniveaux 3e-4e, à l’école Garneau, l’une des écoles les plus défavorisées de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), cela peut faire toute la différence.

 

Comment la dynamique enseignante de 23 ans a-t-elle pu se faufiler alors que certains de ses collègues attendent des années avant d’obtenir un contrat à temps plein menant à la permanence comme le sien ? « C’est parce que personne ne veut de ma classe, explique sans ambages la jeune femme, en plaçant un à un les pupitres de ses futurs élèves. Personne ne veut d’une 3e-4e en milieu défavorisé. Dans la liste de priorité, je suis en bas, parce que je suis fraîchement sortie du bac. Si moi, j’ai eu le poste, cela veut dire qu’il n’y a personne d’autre dans la commission scolaire qui le voulait. »

 

Mais tout cela importe peu pour elle. Elle-même issue d’un milieu moins nanti, elle sautait de joie lorsqu’on lui a appris en juillet qu’elle enseignerait dans cette école située à l’entrée du pont Jacques-Cartier, dans le quartier Centre-Sud de Montréal, qu’elle connaissait déjà pour y avoir effectué un stage. « Je connais les collègues, je connais un peu le profil des élèves qui s’en viennent, je connais l’école. Ça ne me fait pas peur. »

 

Mi-prof, mi-psy

 

À Garneau, une classe typique compte quatre ou cinq élèves pour qui le français n’est pas la langue maternelle et un ou deux souffrant d’un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Bien des enfants ont également besoin de soutien moral. « Tu le vois, il y a quelque chose qui manque dans l’affectif. Être prof dans une école comme celle-ci, c’est être un peu prof, un peu maman, un peu psy. En plus de l’enseignement au sens habituel du terme, tu donnes plus côté stabilité, côté émotif, parce qu’à la maison, tes élèves n’ont peut-être pas tout ce dont ils ont besoin. »

 

C’est sans compter le fait qu’avec les multiples vagues de compressions budgétaires à la CSDM, qui a mené notamment à une diminution du nombre d’employés spécialisés (conseillers pédagogiques, orthopédagogues, etc.), les profs doivent en faire encore plus qu’auparavant. « Les gens qui sont dans des écoles dans des milieux très défavorisés comme Garneau, ils sont là parce qu’ils ont la passion de la réussite des élèves, reconnaît la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon. C’est une vocation, véritablement. La plupart de nos écoles se situent entre 8 et 10 sur l’échelle de défavorisation du ministère. Autrefois concentrées dans certains secteurs, elles se retrouvent maintenant un peu partout sur notre territoire. C’est un super beau défi pour cette jeune enseignante. »

 

La plupart des anciens camarades de classe de Marianne De Garie-Charette ont hérité soit de charges d’enseignement à temps partiel, soit de contrats de remplacement de moyenne durée, ou devront se résoudre à faire de la suppléance. D’autres se sont exilés dans les provinces de l’ouest, où l’enseignement du français poursuit son essor.

 

« Ce n’est pas nécessairement facile de se trouver un poste en enseignement, note Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal. Il arrive que des gens restent sur des listes de priorité pendant des années sans accéder à la permanence. À l’éducation des adultes, on peut être enseignant pendant 15 ans sans être permanent. »

 

Si tout se passe bien, Marianne De Garie-Charette obtiendra sa permanence d’ici trois ans. Dans l’immédiat, elle songe toutefois à la façon dont elle aménagera sa classe à temps pour la rentrée de lundi. Un tipi pour le coin lecture, peut-être même quelques éléments de décoration pour enjoliver la salle centenaire à la peinture verdâtre. « Je n’ai pas de budget pour ça, mais ce n’est pas grave, je vais décorer. Ce sera une belle classe, ce sera ma classe. J’ai une liste longue comme ça de choses à faire avant l’arrivée de mes élèves ! » dit-elle, le regard espiègle.
 

16 08 bandeaurentreescolaire Enseigner dans la classe dont personne ne veut

L’aide aux devoirs à l’ère des compressions
26 août 2016 écrit par Journal Métro

Lorsque le programme d’aide aux devoirs a été instauré en 2004, certains acteurs de terrain – enseignants, directeurs… – ont déploré l’application d’une mesure d’envergure qui ne permet pas aux écoles de fonctionner selon leurs besoins respectifs.

Dix ans plus tard, une autre levée de boucliers accueillait les compressions du gouvernement québécois dans l’enveloppe réservée à l’Appui à la réussite scolaire. Forcées de revoir les services offerts aux élèves, nombre d’écoles ont sabré l’aide aux devoirs. Résultat? Des enseignants amenés à revoir leur pratique et des effets très variables d’une école à l’autre. À l’école Guy-Drummond (Outremont), on n’offre plus d’aide aux devoirs depuis 2014.

Les budgets ont été attribués à des services davantage appropriés aux besoins des élèves. «Nous sommes dans un milieu plutôt favorisé, explique Laurence Pilon, enseignante de 5e année, et je ne peux pas dire que j’ai observé un effet sur la réussite scolaire à la suite des compressions. La plupart des enfants sont bien soutenus à la maison, et pour les parents qui peinent à les aider, l’embauche d’un tuteur est généralement envisageable.»

«Ce sont surtout les familles défavorisées qui se voient pénalisées par les compressions dans les programmes d’aide aux devoirs au primaire, observe Mélanie Paré, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Pour les autres, ces mesures n’avaient de toute façon pas d’effet sur la réussite scolaire. Les répercussions de l’aide aux devoirs se mesurent surtout sur des élèves en difficulté ou qui n’ont pas de soutien à la maison.»

Sur la pertinence des devoirs

Au-delà du débat entourant les compressions imposées au milieu de l’éducation, c’est la pertinence même de l’aide aux devoirs (et des devoirs) qui se voit remise en question. Est-il normal que les élèves aient besoin d’aide pour faire un devoir? Mélanie Paré, spécialisée en formation des enseignants du primaire, estime que «si on a passé de la matière et que les élèves ne l’ont pas comprise, ça ne sert à rien de donner un devoir dans ce cas. Même quand un tuteur ou un service d’aide aux devoirs est là. Parce que l’enseignant va expliquer les choses d’une certaine façon, le tuteur d’une autre, et qu’il peut y avoir confusion s’il n’y a pas une coordination de l’enseignement.»

C’est plutôt en classe que les élèves «qui ne reçoivent pas d’aide à la maison devraient recevoir le soutien nécessaire. Et c’est aux enseignants de s’en assurer.» Et les parents, dans tout ça? Pour Jean Archambault, professeur au Département d’administration et fondements de l’éducation de la même faculté, «c’est vraiment à l’école que revient la responsabilité des devoirs. Parce que même dans un milieu favorisé, le soutien des parents ne va pas de soi.» Il en veut pour preuve s’être déjà trouvé incapable d’aider sa fille de 14 ans à faire ses devoirs parce qu’il n’y comprenait rien. «Ce n’est pas ce qu’on doit demander aux parents. Leur rôle est de valoriser leur enfant, de lui donner envie d’apprendre. Pas d’enseigner.»

Des trucs pour s’adapter en classe et à la maison

Forger le plaisir de la lecture: «À l’école, on apprend à lire, mais on lit aussi pour apprendre! Il faut montrer aux enfants l’importance de savoir lire pour chercher des informations et des réponses à leurs questions.» Mélanie Paré insiste sur le plaisir. «On suggère aux enseignants de donner des lectures plutôt que des devoirs. Et aux parents de lire avec leurs enfants. Il faut partir de l’intérêt de l’enfant. Aller à la bibliothèque, choisir des livres sur des sujets qu’il aime et s’assurer qu’il les ouvre fréquemment. Ça aide à découvrir que la lecture donne accès à tout un monde.» L’écran (tablette, ordinateur) peut aussi être un soutien, mais la professeure le recommande avec prudence. «On sait que la rétention de l’information lue sur écran est moindre que celle qui résulte d’une lecture sur support traditionnel. Cela dit, il existe des applications qui sont de bons incitatifs pour les élèves.» Slice Fractions, par exemple, mise au point par l’Université du Québec à Montréal, propose une façon ludique et efficace de comprendre la notion de fraction.

Faire les devoirs en classe: L’enseignante Laurence Pilon privilégie l’étude à la maison et les devoirs en classe. Distribuer une feuille de devoirs identique à tous les élèves lui paraît peu pertinent. «Pour ceux qui ont bien compris en classe, ça n’aidera pas à aller plus loin dans l’apprentissage. Tout comme demander à un élève d’appliquer quelque chose qu’il n’a pas compris ne sert à rien.» Faire les devoirs pendant la journée permet de les individualiser. Le soir, c’est plutôt avec des lectures que les élèves repartent. «S’il n’y a pas de soutien pédagogique à la maison, alors c’est dans la classe qu’il faut l’instaurer», renchérit Mélanie Paré.

Négos dans les CPE: la CSQ dépose ses demandes à Québec
26 août 2016 écrit par Cyberpresse

La Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, représente 2300 travailleuses dans des CPE un peu partout au Québec.

Les négociations devraient commencer sous peu; elles accusent d’ailleurs un important retard, puisque les conventions collectives sont échues depuis près d’un an et demi, soit depuis le 31 mars 2015, comme c’était le cas pour l’ensemble des employés de l’État.

Pour la Fédération des intervenantes de la CSQ, la demande prioritaire sera celle de doubler les sommes consacrées aux enfants ayant des besoins particuliers, qu’il s’agisse d’enfants ayant des troubles de langage, des problèmes physiques ou autres.

«Les enfants en besoins particuliers ont besoin d’une observation précoce, parce que plus une difficulté est repérée tôt chez un enfant, plus vite les services entrent en jeu. Et on lui donne une meilleure chance rendu au niveau scolaire. Nous, ce qu’on veut, c’est pouvoir aider ces enfants-là au maximum, avoir des ressources toujours en place dans chacun des CPE pour aider ces enfants-là», a expliqué Valérie Grenon, première vice-présidente de la FIPEQ-CSQ, au cours d’une entrevue jeudi.

La fédération revendique également une hausse de 2,3 % par année pour un contrat de trois ans. Le salaire est en moyenne de 20 $ l’heure; il varie de 17 $ à 23 $ l’heure, a précisé Mme Grenon.

D’autres revendications ont trait aux assurances collectives et au retour au travail après une invalidité.

Cette négociation survient dans un contexte budgétaire difficile, alors que les CPE ont fait face à d’importantes compressions au cours de la dernière année.

Cette question du financement des CPE «n’est pas réglée», soutient Mme Grenon, mais il n’en sera pas question dans la négociation. «C’est une épée de Damoclès qu’on a sur la tête. C’est une bataille continuelle pour qu’il y ait refinancement dans les CPE. Alors non, ce n’est pas derrière nous», a-t-elle assuré.

Malgré tout, Mme Grenon se montre déterminée pour le déroulement de la négociation de la convention collective.

«On est très heureux que ça débute aujourd’hui. On est enthousiastes à commencer. Pour l’instant, on n’a pas de calendrier (de dates de négociation). Mais nous, ce qu’on veut, c’est qu’il (le gouvernement) prenne le temps de regarder nos demandes et qu’on commence maintenant à négocier pour une signature le plus rapidement possible. On ne veut pas éterniser ça non plus», a conclu Mme Grenon.

À la CSN, les demandes syndicales avaient été déposées le 20 juin dernier. Elle représente 11 000 travailleuses dans quelque 400 CPE. Dans leur cas aussi, les négociations doivent débuter sous peu.


First Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Second Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Third Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com