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Des profs du collège de Maisonneuve se censurent
20 février 2018 écrit par Le Devoir

Un malaise « très profond » s’empare de la profession d’enseignant : des professeurs pratiquent l’autocensure pour éviter de heurter les croyances religieuses ou culturelles de leurs étudiants. Ils passent sous silence des oeuvres traitant de sexualité, de nudité ou de maladie mentale par crainte de déclencher une controverse explosive.

 

Ce constat troublant fait partie d’un rapport sur le « vivre-ensemble » au collège de Maisonneuve, rendu public vendredi. Ce cégep de l’est de Montréal a été un lieu de radicalisation d’étudiants qui se sont rendus faire le djihad en Syrie depuis trois ans.

 

Les tensions religieuses se sont calmées dans l’établissement de 7000 étudiants, qui a pris une série de mesures pour faire revenir la paix entre ses murs. Un projet-pilote sur le vivre-ensemble, qui vient de s’achever, a cependant mis en lumière un réel malaise chez les enseignants du collège.

 

« Le principal problème réside dans le fait que plusieurs enseignants déclarent avoir adopté au fil du temps (surtout depuis une dizaine d’années) une forme d’autocensure et avoir évité de la sorte d’être indisposés par des affrontements d’ordre culturel ou religieux. Par exemple, des contenus particuliers peuvent être survolés, des oeuvres significatives non abordées, des remarques humoristiques mises au rancart, etc. », indique le bilan du projet-pilote sur le vivre-ensemble.

 

« On ne peut s’empêcher de remarquer ici que, dans la plupart des cas, ces modifications sont effectuées par anticipation, et pas nécessairement à la suite d’un incident de nature interculturelle. L’expression “j’achète la paix” est, à cet égard, symptomatique. Si la menace n’est pas toujours réelle, le malaise, quant à lui, est très profond et rappelle à certains enseignants des périodes où la censure et la mise à l’index avaient pignon sur rue. L’enjeu est loin d’être dérisoire », poursuit le document.

 

La diversité culturelle et religieuse est en partie à l’origine du malaise. Environ la moitié des étudiants du collège de Maisonneuve sont des immigrants de première ou deuxième génération. Les étudiants ou leurs parents sont nés à l’étranger.

 

Le rapport note que les jeunes sont à l’aise avec la diversité. C’est la réalité de Montréal : ils ont grandi en côtoyant des amis de toutes les origines. Ce sont les relations avec des adultes (notamment les professeurs) qui donnent lieu à des tensions, explique le document de 98 pages.

 

Une forme de bien-pensance qui gagne les campus du Canada suscite aussi la méfiance des professeurs. Le Devoir rappelait cette semaine le chemin de croix d’une chargée de cours de l’université ontarienne Wilfrid-Laurier qui a eu le malheur de projeter en classe une émission d’affaires publiques mettant en vedette Jordan Peterson, professeur et auteur très controversé. Elle a été sermonnée par trois supérieurs qui l’avaient convoquée. Elle a finalement eu droit à des excuses, après avoir été crucifiée sur la place publique.

 

Rectitude politique

 

Guy Gibeau, directeur des études au collège (et l’un des trois auteurs du rapport), avoue avoir été surpris par l’autocensure des enseignants. « C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu. Il va falloir qu’on y réfléchisse. Les professeurs disent : “Ça ne me tente pas de lancer des débats interminables. J’achète la paix à l’avance” », explique-t-il.

 

« On encourage les professeurs à ne pas se censurer, ajoute-t-il. On vient de se rendre compte du problème. On va certainement en parler et essayer de trouver des solutions. »

 

Le danger est d’aseptiser l’enseignement, d’omettre des oeuvres qui dérangent, de sombrer dans la rectitude politique. « Si le patrimoine intellectuel occidental existe pour soutenir l’école québécoise dans la formation des prochaines générations, générations dont on souhaite l’épanouissement de la pensée critique, il serait inopportun de sélectionner les références-clés de façon à acheter la paix », indique le rapport.

 

Le collège de Maisonneuve a mis au jour le phénomène de l’autocensure tout simplement parce qu’il a pris la peine de consulter toute la communauté de l’établissement, soutient Guy Gibeau. Il est convaincu que les leçons du projet-pilote sur le vivre-ensemble peuvent s’appliquer à tous les cégeps et universités. « Les gens ont parlé parce qu’on leur a posé des questions en toute candeur. »

 

La place de l’islam

 

Contrairement à la croyance populaire, le hidjab donne lieu à peu de tensions au collège de Maisonneuve. Des professeurs d’éducation physique disent craindre que le port du hidjab entraîne des blessures, pour la jeune femme ou pour la classe. Des professeurs ont craint que le hidjab puisse cacher des écouteurs durant un examen. Les profs peuvent faire toutes les vérifications nécessaires, indique le rapport.

 

Des restrictions alimentaires — pas de porc ou d’alcool — ont causé des tensions au département de diététique. « Cela dit, il convient de le préciser, ces défis d’accommodement ne sont pas nécessairement plus nombreux ou plus aigus que ceux générés par des allergies alimentaires ou des convictions végétariennes », indique le rapport.

 

Malgré le peu d’incidents récents, « de nombreux enseignants issus de divers départements considèrent que l’islam est beaucoup trop visible au collège », précise le rapport. Il est vrai que des tensions sont survenues au cours des dernières années : le collège a rompu ses liens avec le prédicateur Adil Charkaoui. La transformation d’une cage d’escalier en un lieu de prière a soulevé la controverse. Des tensions sont survenues à la bibliothèque.

 

Le projet-pilote de 400 000 $ sur le vivre-ensemble, financé par Québec, a permis d’embaucher trois travailleurs de corridor (le contrat d’un de ces travailleurs a été prolongé) et un psychothérapeute en relation interculturelle, dans le but de soutenir les étudiants qui éprouvent des difficultés de nature identitaire. Le collège a organisé une série d’événements pour aider les gens de différentes cultures à se rapprocher et pour inciter les professeurs et étudiants à prendre la parole. La ministre Hélène David a annoncé vendredi un financement supplémentaire de 300 000 $ pour aider les autres cégeps et universités à s’inspirer des recommandations du collège de Maisonneuve sur le vivre-ensemble.

Aux cégeps de l’échec
19 février 2018 écrit par La Presse

Bien que certains cégeps comptent jusqu’à un élève sur cinq qui échouent à la moitié de leurs cours et bien que des millions en aide particulière soient dépensés, le ministère de l’Éducation ne fait pas de suivi de la situation.

Aux 48 cégeps publics de la province, on a posé la question suivante (sur une période de 10 ans) : combien de vos élèves ont de ces « contrats de réussite » que doivent signer tous ceux qui, à la session précédente, ont échoué à au moins la moitié de leurs cours ?

Au total, 34 cégeps représentant 115 227 élèves nous ont transmis leurs données.

En moyenne, dans cet échantillon, 10 % des effectifs se trouvaient dans cette situation à l’hiver 2016 (la session utilisée comme référence) avec des pointes de près de 20 % à certains endroits, comme aux cégeps de Valleyfield et d’Ahuntsic.

Fait à noter, certains cégeps (Lionel-Groulx, le cégep de l’Outaouais) n’ont jamais répondu à la demande d’accès à l’information.

Quelques cégeps (Bois-de-Boulogne, Granby, Gaspésie-les-Îles) nous ont dit ne pas colliger de données sur ces « contrats de réussite » signés par les élèves en situation d’échec.

Au ministère de l’Éducation, la réponse a été la même. « Après plusieurs vérifications, indique la porte-parole Esther Chouinard, nous ne possédons aucune information sur les contrats de réussite du cégep. Ces contrats sont entre l’établissement et l’étudiant. »

LA SUITE DE LA « TAXE À L’ÉCHEC »

Les « contrats de réussite » ont été mis en place dans la foulée de l’abandon de la « taxe à l’échec » qui, entre 1997 et 2003, prévoyait l’imposition de frais de 2 $ par heure de cours échoué. Par exemple, un cours de 45 heures coûtait 90 $ à l’élève qui n’avait pas eu la note de passage.

Si le cégépien n’a plus à vider son petit cochon en cas d’échec, celui qui n’a pas la moyenne dans la moitié de ses cours doit néanmoins promettre de faire mieux.

La clémence varie d’un cégep à l’autre : certains suspendent pour une session celui qui échoue à la moitié de ses cours une deuxième fois ; d’autres attendent que cela se soit produit quatre fois avant de sévir.

La réponse transmise par le cégep de l’Abitibi-Témiscamingue témoigne aussi de balises fluctuantes au fil des ans.

À ce cégep, on nous a répondu qu’entre 2010-2011 et 2016-2017, on est passé de 245 « contrats de réussite » en 2010-2011 – des élèves en situation d’échec, quoi – à 110 en 2016-2017.

En toute transparence, au bas du tableau, on nous a fait remarquer qu’il n’y avait pas eu de miracle. Avant 2012-2013, les élèves étaient sous contrat de réussite lorsqu’ils avaient 40 % d’échecs ou plus, nous précise-t-on. Depuis, un cégépien doit avoir échoué à 50 % ou plus de cours pour recevoir un avertissement sous forme de contrat de réussite.

DES EFFECTIFS À MAINTENIR À FLOT

Au cégep de Valleyfield, Anne-Marie Lefebvre, directrice des affaires corporatives, résume la situation qui vaut pour son établissement comme pour tant d’autres.

« Les cégeps sont financés par tête d’étudiant. Si on a 2100 étudiants et que la session suivante, on n’en a plus que 1700, on ne survivrait pas », dit Mme Lefebvre.

Mme Lefebvre relève que le nombre d’emplois, entre autres choses, est corrélé au nombre d’élèves.

Il y a donc nécessairement « ce souci d’avoir un effectif étudiant suffisant » alors que la démographie joue contre les cégeps.

Au cours des dernières années, il y a eu une certaine baisse des critères d’admission. « Mais en même temps, on ne peut pas trop les abaisser, fait remarquer Mme Lefebvre. Parce que s’ils entrent, les étudiants doivent aussi ressortir, et être diplômés. »

Il faut donc, dit-elle, « trouver un point d’équilibre ».

Si notre demande d’accès à l’information ne portait que sur les cégeps publics, le son de cloche d’un directeur adjoint d’un cégep privé qui a demandé à rester anonyme pour ne pas nuire à la réputation de son cégep porte à croire que le tableau n’est pas si différent de ce côté.

« Chez nous aussi, on a légèrement baissé les critères d’admission », dit-il, relevant le fait qu’il n’y a pas « de financement garanti » et qu’il est nécessaire de faire le plein d’élèves.

Dans ce cégep, indique-t-il, on offre désormais des cours de mise à niveau en mathématiques pour ceux qui sont admis en administration sans avoir les préalables, ce qui aurait été impensable il y a quelques années.

Les cégeps n’ont pas oublié qu’il y a un peu plus d’un an, « le Conservatoire Lassalle a dû mettre la clé dans la porte », relève ce directeur.

Le Conservatoire Lassalle a en effet déclaré faillite, expliquant que les baisses démographiques importantes au collégial avaient eu raison de lui.

Charles Duffy, directeur des études par intérim au collège Ahuntsic, explique que le ministère de l’Éducation « a assoupli il y a quelques années les conditions d’accès au collégial ».

Dans la mesure où les élèves répondent à ces nouveaux paramètres, « nos valeurs nous amènent à favoriser l’accessibilité aux études supérieures. Dès qu’il y a de la place dans les programmes d’études, on ne discrimine pas ».

UNE ADAPTATION POUR LES ENSEIGNANTS

S’adapter à la force de chacun, « ça fait partie de la job de prof », dit Lucie Piché, présidente de la Fédération des enseignants de cégep.

Cela étant dit, « la faiblesse de certains dossiers, ajoutée aux particularités des étudiants en situation de handicap, vient certes alourdir la tâche. Des copies sont plus longues à corriger, il faut de l’encadrement supplémentaire, voire, parfois, un investissement émotif particulier ».

Dans les cégeps, les centres d’aide pour élèves en difficulté se multiplient, tout comme les libérations de professeurs appelés de plus en plus à se consacrer aux besoins particuliers de ces jeunes.

Cela ne signifie pas que ceux qui échouent ne devraient pas se trouver là, fait observer Carole Lavallée, directrice des études au cégep de Saint-Laurent.

Dans plusieurs cas, fait-elle observer, l’échec est avant tout la résultante d’un manque de maturité ou de motivation. « Ils arrivent du secondaire, ils ont des trous à l’horaire et ils ne comprennent pas qu’ils doivent y mettre l’effort », signale Mme Lavallée.

Il y a aussi le cas de ces nombreux cégépiens « qui ne réussissent pas parce qu’ils décident de ne plus suivre leurs cours ou parce qu’ils n’aiment pas leur prof. Plusieurs étudiants ne sont pas tout à fait sortis de l’adolescence et ils ont beaucoup la pensée magique ».

Mais ne sont-ils pas préoccupés par leur cote R ? Ceux qui veulent aller à l’université, oui, mais pour plusieurs autres, ce n’est pas une si grosse préoccupation, relève Mme Lavallée.

« Pour nous, le contrat de réussite, c’est le coup de semonce qui vise à les remettre sur les rails », dit Mme Lavallée.

Dans plusieurs cas, les jeunes retrouveront leur cap. Dans d’autres, non.

« Mais quand même, de recevoir une formation, ce n’est jamais vain, relève Mme Lefebvre, du cégep de Valleyfield. Bien sûr, il faut avoir des bases minimales, mais il faut accommoder le plus grand nombre d’étudiants possible. »

Après tout, à l’école secondaire, un jeune peut très bien avoir vécu une adolescence difficile qui aura nui à ses notes, malgré un très bon potentiel.

– Avec William Leclerc, La Presse

Planifier la défaite
19 février 2018 écrit par Journal Métro

Votre équipe a reçu un nouveau mandat. Pourquoi ne pas l’aborder en vous demandant pourquoi il pourrait s’avérer un échec?

Voilà une idée tirée de When, un livre récent de l’auteur et journaliste américain Daniel H. Pink. Comme celui-ci le mentionne, il est courant de faire des diagnostics «post-mortem» après un mandat qui a échoué. On tente alors de découvrir nos failles afin d’éviter le même résultat la prochaine fois. De cette manière, en théorie, on pourra éviter l’échec et construire une culture du succès. C’est ce qu’on appelle tirer profit des leçons de l’adversité.

Cependant, même si les leçons n’ont pas de prix, les pertes peuvent être énormes. Pourquoi, dans ce cas, ne pas entamer les projets en faisant un «pré-mortem»? De cette manière, on pourra peut-être éviter l’hécatombe et faire en sorte de réussir.

Imaginez que vous venez, en tant qu’individu ou comme membre d’une équipe, d’accepter un mandat qui devra être terminé dans trois semaines. Prenez le temps de vous projeter dans le temps. Imaginez que les trois semaines se sont écoulées et que le mandat s’est conclu par un échec. Imaginez que, durant une réunion, vous tentiez d’en déterminer les causes. Qu’est-ce qui a mal tourné?

Serait-ce un manque de ressources? Le budget alloué était-il suffisant? Les délais étaient-ils trop courts? La direction avait-elle mal communiqué ses attentes? Se pourrait-il qu’un employé de la firme n’ait pas pris vos demandes de renseignements au sérieux et que vous ayez dû manœuvrer à l’aveuglette?

Imaginez ce qui aurait pu mal se passer et dressez-en la liste. Ensuite, revenez à l’instant présent et demandez-vous ce que vous pouvez faire dès maintenant pour que ces événements ne se produisent pas.

Vous pouvez d’ores et déjà demander plus de ressources. Vous pouvez vous assurer que ce collègue soit prêt à recevoir vos requêtes et à répondre à vos demandes. Mais mieux vaut le demander maintenant, avant que le compte à rebours ne se soit déclenché.

Le «pré-mortem», ou bilan anticipé, vous permet en quelque sorte de contrôler les événements à venir. Au lieu de vous contenter, dans trois semaines, de faire tristement le constat de ce qui ne s’est pas bien passé, il vous permet de prévoir ces choses et de les prendre d’assaut. Il vous évite d’avoir à endosser le rôle de victime et de plutôt vous poser comme des héros.

Vive la proactivité! Elle vous évitera des échecs et vous permettra de mieux vous préparer à relever les défis qu’on vous proposera. Que ce soit un projet personnel ou un mandat d’équipe, le «pré-mortem» a sa place!

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
19 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

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Des profs du collège de Maisonneuve se censurent
19 février 2018 écrit par Le Devoir

Un malaise « très profond » s’empare de la profession d’enseignant : des professeurs pratiquent l’autocensure pour éviter de heurter les croyances religieuses ou culturelles de leurs étudiants. Ils passent sous silence des oeuvres traitant de sexualité, de nudité ou de maladie mentale par crainte de déclencher une controverse explosive.

 

Ce constat troublant fait partie d’un rapport sur le « vivre-ensemble » au collège de Maisonneuve, rendu public vendredi. Ce cégep de l’est de Montréal a été un lieu de radicalisation d’étudiants qui se sont rendus faire le djihad en Syrie depuis trois ans.

 

Les tensions religieuses se sont calmées dans l’établissement de 7000 étudiants, qui a pris une série de mesures pour faire revenir la paix entre ses murs. Un projet-pilote sur le vivre-ensemble, qui vient de s’achever, a cependant mis en lumière un réel malaise chez les enseignants du collège.

 

« Le principal problème réside dans le fait que plusieurs enseignants déclarent avoir adopté au fil du temps (surtout depuis une dizaine d’années) une forme d’autocensure et avoir évité de la sorte d’être indisposés par des affrontements d’ordre culturel ou religieux. Par exemple, des contenus particuliers peuvent être survolés, des oeuvres significatives non abordées, des remarques humoristiques mises au rancart, etc. », indique le bilan du projet-pilote sur le vivre-ensemble.

 

« On ne peut s’empêcher de remarquer ici que, dans la plupart des cas, ces modifications sont effectuées par anticipation, et pas nécessairement à la suite d’un incident de nature interculturelle. L’expression “j’achète la paix” est, à cet égard, symptomatique. Si la menace n’est pas toujours réelle, le malaise, quant à lui, est très profond et rappelle à certains enseignants des périodes où la censure et la mise à l’index avaient pignon sur rue. L’enjeu est loin d’être dérisoire », poursuit le document.

 

La diversité culturelle et religieuse est en partie à l’origine du malaise. Environ la moitié des étudiants du collège de Maisonneuve sont des immigrants de première ou deuxième génération. Les étudiants ou leurs parents sont nés à l’étranger.

 

Le rapport note que les jeunes sont à l’aise avec la diversité. C’est la réalité de Montréal : ils ont grandi en côtoyant des amis de toutes les origines. Ce sont les relations avec des adultes (notamment les professeurs) qui donnent lieu à des tensions, explique le document de 98 pages.

 

Une forme de bien-pensance qui gagne les campus du Canada suscite aussi la méfiance des professeurs. Le Devoir rappelait cette semaine le chemin de croix d’une chargée de cours de l’université ontarienne Wilfrid-Laurier qui a eu le malheur de projeter en classe une émission d’affaires publiques mettant en vedette Jordan Peterson, professeur et auteur très controversé. Elle a été sermonnée par trois supérieurs qui l’avaient convoquée. Elle a finalement eu droit à des excuses, après avoir été crucifiée sur la place publique.

 

Rectitude politique

 

Guy Gibeau, directeur des études au collège (et l’un des trois auteurs du rapport), avoue avoir été surpris par l’autocensure des enseignants. « C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu. Il va falloir qu’on y réfléchisse. Les professeurs disent : “Ça ne me tente pas de lancer des débats interminables. J’achète la paix à l’avance” », explique-t-il.

 

« On encourage les professeurs à ne pas se censurer, ajoute-t-il. On vient de se rendre compte du problème. On va certainement en parler et essayer de trouver des solutions. »

 

Le danger est d’aseptiser l’enseignement, d’omettre des oeuvres qui dérangent, de sombrer dans la rectitude politique. « Si le patrimoine intellectuel occidental existe pour soutenir l’école québécoise dans la formation des prochaines générations, générations dont on souhaite l’épanouissement de la pensée critique, il serait inopportun de sélectionner les références-clés de façon à acheter la paix », indique le rapport.

 

Le collège de Maisonneuve a mis au jour le phénomène de l’autocensure tout simplement parce qu’il a pris la peine de consulter toute la communauté de l’établissement, soutient Guy Gibeau. Il est convaincu que les leçons du projet-pilote sur le vivre-ensemble peuvent s’appliquer à tous les cégeps et universités. « Les gens ont parlé parce qu’on leur a posé des questions en toute candeur. »

 

La place de l’islam

 

Contrairement à la croyance populaire, le hidjab donne lieu à peu de tensions au collège de Maisonneuve. Des professeurs d’éducation physique disent craindre que le port du hidjab entraîne des blessures, pour la jeune femme ou pour la classe. Des professeurs ont craint que le hidjab puisse cacher des écouteurs durant un examen. Les profs peuvent faire toutes les vérifications nécessaires, indique le rapport.

 

Des restrictions alimentaires — pas de porc ou d’alcool — ont causé des tensions au département de diététique. « Cela dit, il convient de le préciser, ces défis d’accommodement ne sont pas nécessairement plus nombreux ou plus aigus que ceux générés par des allergies alimentaires ou des convictions végétariennes », indique le rapport.

 

Malgré le peu d’incidents récents, « de nombreux enseignants issus de divers départements considèrent que l’islam est beaucoup trop visible au collège », précise le rapport. Il est vrai que des tensions sont survenues au cours des dernières années : le collège a rompu ses liens avec le prédicateur Adil Charkaoui. La transformation d’une cage d’escalier en un lieu de prière a soulevé la controverse. Des tensions sont survenues à la bibliothèque.

 

Le projet-pilote de 400 000 $ sur le vivre-ensemble, financé par Québec, a permis d’embaucher trois travailleurs de corridor (le contrat d’un de ces travailleurs a été prolongé) et un psychothérapeute en relation interculturelle, dans le but de soutenir les étudiants qui éprouvent des difficultés de nature identitaire. Le collège a organisé une série d’événements pour aider les gens de différentes cultures à se rapprocher et pour inciter les professeurs et étudiants à prendre la parole. La ministre Hélène David a annoncé vendredi un financement supplémentaire de 300 000 $ pour aider les autres cégeps et universités à s’inspirer des recommandations du collège de Maisonneuve sur le vivre-ensemble.

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
18 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

La soif d’entreprendre
18 février 2018 écrit par Journal Métro

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
18 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

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Des profs du collège de Maisonneuve se censurent
18 février 2018 écrit par Le Devoir

Un malaise « très profond » s’empare de la profession d’enseignant : des professeurs pratiquent l’autocensure pour éviter de heurter les croyances religieuses ou culturelles de leurs étudiants. Ils passent sous silence des oeuvres traitant de sexualité, de nudité ou de maladie mentale par crainte de déclencher une controverse explosive.

 

Ce constat troublant fait partie d’un rapport sur le « vivre-ensemble » au collège de Maisonneuve, rendu public vendredi. Ce cégep de l’est de Montréal a été un lieu de radicalisation d’étudiants qui se sont rendus faire le djihad en Syrie depuis trois ans.

 

Les tensions religieuses se sont calmées dans l’établissement de 7000 étudiants, qui a pris une série de mesures pour faire revenir la paix entre ses murs. Un projet-pilote sur le vivre-ensemble, qui vient de s’achever, a cependant mis en lumière un réel malaise chez les enseignants du collège.

 

« Le principal problème réside dans le fait que plusieurs enseignants déclarent avoir adopté au fil du temps (surtout depuis une dizaine d’années) une forme d’autocensure et avoir évité de la sorte d’être indisposés par des affrontements d’ordre culturel ou religieux. Par exemple, des contenus particuliers peuvent être survolés, des oeuvres significatives non abordées, des remarques humoristiques mises au rancart, etc. », indique le bilan du projet-pilote sur le vivre-ensemble.

 

« On ne peut s’empêcher de remarquer ici que, dans la plupart des cas, ces modifications sont effectuées par anticipation, et pas nécessairement à la suite d’un incident de nature interculturelle. L’expression “j’achète la paix” est, à cet égard, symptomatique. Si la menace n’est pas toujours réelle, le malaise, quant à lui, est très profond et rappelle à certains enseignants des périodes où la censure et la mise à l’index avaient pignon sur rue. L’enjeu est loin d’être dérisoire », poursuit le document.

 

La diversité culturelle et religieuse est en partie à l’origine du malaise. Environ la moitié des étudiants du collège de Maisonneuve sont des immigrants de première ou deuxième génération. Les étudiants ou leurs parents sont nés à l’étranger.

 

Le rapport note que les jeunes sont à l’aise avec la diversité. C’est la réalité de Montréal : ils ont grandi en côtoyant des amis de toutes les origines. Ce sont les relations avec des adultes (notamment les professeurs) qui donnent lieu à des tensions, explique le document de 98 pages.

 

Une forme de bien-pensance qui gagne les campus du Canada suscite aussi la méfiance des professeurs. Le Devoir rappelait cette semaine le chemin de croix d’une chargée de cours de l’université ontarienne Wilfrid-Laurier qui a eu le malheur de projeter en classe une émission d’affaires publiques mettant en vedette Jordan Peterson, professeur et auteur très controversé. Elle a été sermonnée par trois supérieurs qui l’avaient convoquée. Elle a finalement eu droit à des excuses, après avoir été crucifiée sur la place publique.

 

Rectitude politique

 

Guy Gibeau, directeur des études au collège (et l’un des trois auteurs du rapport), avoue avoir été surpris par l’autocensure des enseignants. « C’est quelque chose qu’on n’avait pas vu. Il va falloir qu’on y réfléchisse. Les professeurs disent : “Ça ne me tente pas de lancer des débats interminables. J’achète la paix à l’avance” », explique-t-il.

 

« On encourage les professeurs à ne pas se censurer, ajoute-t-il. On vient de se rendre compte du problème. On va certainement en parler et essayer de trouver des solutions. »

 

Le danger est d’aseptiser l’enseignement, d’omettre des oeuvres qui dérangent, de sombrer dans la rectitude politique. « Si le patrimoine intellectuel occidental existe pour soutenir l’école québécoise dans la formation des prochaines générations, générations dont on souhaite l’épanouissement de la pensée critique, il serait inopportun de sélectionner les références-clés de façon à acheter la paix », indique le rapport.

 

Le collège de Maisonneuve a mis au jour le phénomène de l’autocensure tout simplement parce qu’il a pris la peine de consulter toute la communauté de l’établissement, soutient Guy Gibeau. Il est convaincu que les leçons du projet-pilote sur le vivre-ensemble peuvent s’appliquer à tous les cégeps et universités. « Les gens ont parlé parce qu’on leur a posé des questions en toute candeur. »

 

La place de l’islam

 

Contrairement à la croyance populaire, le hidjab donne lieu à peu de tensions au collège de Maisonneuve. Des professeurs d’éducation physique disent craindre que le port du hidjab entraîne des blessures, pour la jeune femme ou pour la classe. Des professeurs ont craint que le hidjab puisse cacher des écouteurs durant un examen. Les profs peuvent faire toutes les vérifications nécessaires, indique le rapport.

 

Des restrictions alimentaires — pas de porc ou d’alcool — ont causé des tensions au département de diététique. « Cela dit, il convient de le préciser, ces défis d’accommodement ne sont pas nécessairement plus nombreux ou plus aigus que ceux générés par des allergies alimentaires ou des convictions végétariennes », indique le rapport.

 

Malgré le peu d’incidents récents, « de nombreux enseignants issus de divers départements considèrent que l’islam est beaucoup trop visible au collège », précise le rapport. Il est vrai que des tensions sont survenues au cours des dernières années : le collège a rompu ses liens avec le prédicateur Adil Charkaoui. La transformation d’une cage d’escalier en un lieu de prière a soulevé la controverse. Des tensions sont survenues à la bibliothèque.

 

Le projet-pilote de 400 000 $ sur le vivre-ensemble, financé par Québec, a permis d’embaucher trois travailleurs de corridor (le contrat d’un de ces travailleurs a été prolongé) et un psychothérapeute en relation interculturelle, dans le but de soutenir les étudiants qui éprouvent des difficultés de nature identitaire. Le collège a organisé une série d’événements pour aider les gens de différentes cultures à se rapprocher et pour inciter les professeurs et étudiants à prendre la parole. La ministre Hélène David a annoncé vendredi un financement supplémentaire de 300 000 $ pour aider les autres cégeps et universités à s’inspirer des recommandations du collège de Maisonneuve sur le vivre-ensemble.

Notes gonflées: le ministre Proulx pourrait sévir
17 février 2018 écrit par La Presse

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu’il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l’année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1%, après sept ans. Et l’écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d’élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J’ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d’évaluation, il y a une Loi sur l’instruction publique, il y a une note de passage au Québec – qui, en pensant, est plus exigeante qu’en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c’est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d’écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S’il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d’écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d’élèves.

«Je ne crois pas qu’il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1%, il s’en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l’échéancier que nous nous étions donné».

La soif d’entreprendre
17 février 2018 écrit par Journal Métro

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

3 questions pour identifier vos intérêts au travail
17 février 2018 écrit par Jobboom Blog

Si on vous demandait ce que vous considérez important pour qu’un emploi soit satisfaisant, il y a fort à parier que vous mentionneriez la nature des tâches, une ambiance de travail positive, des conditions de travail avantageuses, etc. Mais cela est-il suffisant ? Ces critères rencontrent-ils vos intérêts ?

De même, certaines personnes n’aiment plus leur emploi depuis un certain temps, mais éprouvent de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Certains auront tendance à faire du « surplace », d’autres à vouloir changer de carrière. Pourtant, de nos jours, les choix et les possibilités de carrières sont vastes.

Pourquoi est-ce si difficile d’identifier les raisons de nos inconforts ?

S’orienter professionnellement est un processus complexe qui demande de prendre en compte beaucoup d’éléments. Parmi ceux-ci, l’identification de vos intérêts peut s’avérer fort utile afin de mieux comprendre votre fonctionnement au travail et par le fait même, vos besoins. Nous vous suggérons donc de vous pencher sur trois dimensions liées à vos intérêts afin d’enrichir votre réflexion professionnelle.

Quelles sont les tâches que vous appréciez ? Ce que l’on entend par tâches, ce sont les activités que nous apprécions faire au quotidien. Par exemple, une personne pourrait aimer analyser des chiffres, dessiner sur une toile, soigner des gens, classer des documents, etc. L’expression de ces tâches passe avant tout par des verbes d’action. De façon générale, il nous est assez facile de définir les tâches que nous aimons faire dans un travail.

Truc : Faites une liste des actions que vous avez entreprises durant la semaine. Par exemple : Cette semaine, je suis allé rencontrer un client et j’ai aimé le convaincre d’acheter un produit.

Quel milieu vous convient le mieux ? Habituellement, c’est là que le bât blesse ! Nous éprouvons plus de difficulté à déterminer le type d’environnement dans lequel il nous convient d’évoluer. Les sources d’inconforts au sein d’un emploi proviennent souvent d’un milieu qui ne nous convient pas. Une graphiste pourrait éprouver beaucoup d’intérêt envers son milieu de travail puisqu’on lui donne carte blanche ou au contraire, elle pourrait perdre tout intérêt si son milieu lui impose trop de contraintes. En identifiant votre milieu de travail idéal, vous vous donnerez les moyens de choisir un environnement dans lequel votre intérêt sera maintenu.

Truc : Faites un bilan de vos expériences passées et identifiez les éléments du ou des milieux qui vous ont été favorables.

Comment aimez-vous faire votre travail ? On peut voir cette dimension comme étant la couleur de votre personnalité, votre signature ! Admettons que vous et moi travaillons sur une chaîne de montage. Est-il possible que vous exécutiez votre travail d’une façon différente de la mienne ? Ais-je besoin de temps pour réfléchir avant d’agir ? Ou ai-je plutôt tendance à avoir besoin d’être dans l’action rapidement ? Est-ce que je fais mon travail de façon minutieuse et rigoureuse ? Ou ais-je plutôt tendance à fonctionner par « essai/erreur » ? Identifier la façon dont vous aimez faire votre travail vous permettra de définir votre singularité.

Truc : À l’aide des tâches que vous avez identifiées ci-haut, décrivez comment et de quelle façon vous avez réalisé ces tâches.

En somme, répondre à ces trois questions pourrait vous aider à structurer votre réflexion. Identifier les tâches que vous appréciez remplir, le type d’environnement dans lequel vous vous sentez le mieux et la façon dont vous aimez travailler vous permettra de vous orienter vers un projet professionnel satisfaisant. Vous pourrez ainsi mieux répondre aux fluctuations de votre vie professionnelle. Dans l’incertitude, certaines ressources, telles qu’un conseiller en orientation, pourraient vous aider à faire des choix plus éclairés.

Par Vincent Bernard, conseiller en emploi et stagiaire en orientation professionnelle chez BrissonLegris, avec la collaboration d’Éric Damato, conseiller d’orientation organisationnel chez BrissonLegris

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