---------------------------

François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

Offres d'emplois / Amélioration du français au bureau / À propos

Progression professionnelle: cinq avantages du mentorat
8 février 2016 écrit par Journal Métro

Le mentorat est une pratique encore marginale : seuls 13 % des travailleurs ont un mentor, selon une récente étude menée par Accountemps. Il s’agit pourtant d’une aide précieuse pour assurer sa progression sur le plan professionnel. Coup d’œil sur les principaux avantages de la relation mentorale.

1. Apprendre les secrets du métier
«On apprend beaucoup de choses à l’école, mais sur la véritable gestion d’entreprise, sur la façon d’obtenir du succès en affaires, à peu près rien de ce que j’aurais dû savoir ne m’a été transmis à l’école», explique Yannick Lacoste, cofondateur et président-directeur général de beConect. Selon cet entrepreneur, qui agit comme mentor depuis plus de 15 ans, le mentorat constitue un moyen très efficace d’acquérir un savoir-être professionnel qui ne s’apprend ni dans les livres, ni sur les bancs de l’université.

2. Recevoir les conseils de son modèle professionnel
«C’est mon idole!» lance Valérie Poulin à propos de la photographe américaine qui a été son mentor. Pendant un an, à raison de deux heures par mois, Mme Poulin a échangé sur son travail avec une spécialiste de la photographie lifestyle qu’elle tient en haute estime. «Elle était très à l’écoute et m’aidait à trouver des solutions. Elle était aussi très rigoureuse dans sa critique [de mes photos], ce qui m’a beaucoup aidée à avancer et à pousser mon art plus loin.»

Cette expérience confirme les résultats de l’étude d’Accountemps sur le mentorat. Parmi les 270 directeurs financiers canadiens interrogés, plus de la moitié (56 %) ont indiqué que le principal avantage d’avoir un mentor consiste à «apprendre directement d’une personne qui occupe un poste auquel on aspire».

C’est aussi ce qu’Emilie Sara Caravecchia, enseignante de littérature au collégial, retient de sa relation avec une collègue qui a informellement été son mentor au début de sa carrière : «Il fallait la voir quand elle préparait ses cours. Elle en parlait avec le regard et la voix de la gamine qui vient d’inventer un nouveau jeu. Il fallait l’entendre expliquer patiemment à ses étudiants les règles de cette langue qu’elle chérissait tant.» Celle qui était son «modèle de prof», décédée l’an dernier, reste une source d’inspiration majeure pour Mme Caravecchia.

«Le mentorat m’a permis de poser mille et une questions et de recevoir une formation très personnalisée, faite sur mesure pour moi.» Valérie Poulin, photographe

3. Profiter d’un accompagnement sur mesure
«Le mentorat m’a permis de poser mille et une questions et de recevoir une formation très personnalisée, faite sur mesure pour moi», explique Valérie Poulin, qui a particulièrement apprécié cet aspect de la relation mentorale. Julien Niquet et David Cayer, cofondateurs des Brasseurs Sans Gluten, ont eux aussi bénéficié d’un mentorat ciblé, quoiqu’à leur corps défendant : «On ne serait pas allés vers le mentorat spontanément. Ça nous a été imposé avec une bourse de la Fondation de l’entrepreneurship, raconte M. Niquet. Mais ça a été vraiment bénéfique. Notre mentor nous a aidés à mettre en place de meilleures pratiques de gestion des ressources humaines.»

4. Augmenter ses chances de réussite
À la Fondation de l’entrepreneurship, on indique que les entrepreneurs qui ont recours à un mentor ont deux fois plus de chance de voir leur entreprise passer le cap des cinq ans d’existence que ceux qui ne bénéficient pas d’un tel accompagnement.

5. Des avantages pour le mentor aussi
«J’ai longtemps cherché comment faire le bien autour de moi. Le mentorat, c’est ma façon de redonner à la société», dit Yannick Lacoste. Ce mentor a d’autant plus l’impression de jouer un rôle social positif que la vision de l’entrepreneuriat qu’il veut transmettre à ses protégés a une dimension humaniste : «Plus on a d’argent en son contrôle et plus on a un impact sur la vie des gens, sur celle de nos associés, de nos employés. Mais l’argent, c’est surtout un moyen. Il faut gérer son entreprise en bon père de famille ou en bonne mère de famille, comme on dit.»

M. Lacoste ajoute apprécier les liens avec la jeunesse et l’innovation que le mentorat lui permet d’entretenir, des liens précieux aux yeux de cet entrepreneur œuvrant dans le domaine des nouvelles technologies. Comme quoi, une relation mentorale réussie est bien plus qu’une influence à sens unique.

Mobilisation pour dénoncer les coupes dans les CPE
8 février 2016 écrit par Cyberpresse

Les grandes centrales syndicales ont joint leur voix et leurs moyens à ceux de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) pour dénoncer ces coupes qui menacent de 2000 à 2500 emplois, selon cette dernière.

«On est en train de faire la promotion des garderies privées», a dénoncé le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, qui participait au rassemblement montréalais dans une place Émilie-Gamelin bondée.

Des rassemblements similaires avaient lieu dans 17 autres régions du Québec.

«On le voit dans les journaux, on commence à faire le commerce des garderies, a poursuivi M. Péladeau. Accepterait-on qu’on vende comme cela des écoles ou des collèges»

Selon le chef de l’opposition, «tout ce qui intéresse les libéraux, c’est de défaire ce qu’a fait le PQ».

Le président-directeur général de l’AQCPE, Louis Senécal, a insisté sur l’importance de la mobilisation démontrée hier avant de lancer son message au premier ministre Philippe Couillard.

«Maintenant que l’équilibre budgétaire est atteint, et qu’on a peut-être même un petit surplus, selon ce que l’on entend du ministre des Finances, il faut arrêter les coupures. Il faut annuler cette réduction de 120 millions de dollars.»

L’ancien député libéral et ex-bâtonnier du Québec Gilles Ouimet était l’un des milliers de participants à la manifestation montréalaise.

«J’ai quitté l’#assnat pour m’occuper de mes bébés qui vont au CPE. Devinez où je suis en ce moment?», a écrit l’ancien député sur Twitter. Joint par la suite, M. Ouimet a précisé sa pensée. «J’ai eu le privilège d’envoyer quatre de mes cinq enfants en CPE [deux y sont actuellement]. Je crois à l’importance de ce service public de grande qualité. Il y a sans doute des aspects administratifs à améliorer, mais il ne faut pas mettre en péril le réseau. Au contraire, je suis d’avis qu’il faut le développer.»

Liza Frulla veut réécrire l’ITHQ
8 février 2016 écrit par Le Devoir

À la tête de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) depuis six mois à peine, Liza Frulla refuse de s’asseoir sur ses lauriers. À deux années de son cinquantenaire, l’école qu’elle dirige doit être et sera modernisée, affirme-t-elle.

 

Après Frulla la politicienne colorée et Frulla la commentatrice frondeuse, voici Frulla, la tête dirigeante. Nommée en août par le gouvernement Couillard pour administrer le principal établissement d’enseignement professionnel, technique et universitaire de tourisme, hôtellerie et restauration du Québec, elle promet d’en faire l’une des plus grandes écoles du genre.

 

Elle n’a pas l’habitude de passer par quatre chemins. Cette fois n’est pas différente des autres. « Je suis rentrée ici pour deux raisons. Je dois absolument — et c’est fait, c’est déposé au ministère — faire adopter un projet de loi qui va moderniser l’ITHQ. Et c’est moi — nous l’avons écrit à l’interne en raison de mon expérience et de deux avocates qui savent ce que c’est, moderniser une loi — qui l’ai écrit. C’est une première [pour un organisme d’écrire son propre projet de loi] », affirme l’ex-législatrice.

 

Diplômes universitaires

 

Ce projet de loi doit permettre à l’ITHQ de sortir du joug de la Loi sur la fonction publique — qui fait en sorte qu’il est essentiellement géré comme un ministère — pour devenir une école plus libre, comme l’École de technologie supérieure ou l’Institut de police. L’autre raison ? Mme Frulla tient à offrir des diplômes universitaires en « bidiplômation ». En d’autres mots, que son école puisse offrir des baccalauréats ou des maîtrises où le nom de l’ITHQ figure, à titre égal, aux côtés de celui de l’Université du Québec à Montréal. « En ce moment, quand l’UQAM donne un diplôme à nos diplômés, c’est “en collaboration avec l’ITHQ”. C’est fini, ça. Ce que je veux, c’est une loi qui reflète qui on est en 2016. Je veux avoir réglé ça avant notre 50e en 2018. »

 

Elle n’était jamais parvenue à s’entretenir en tête-à-tête avec l’ex-ministre de l’Éducation, François Blais. C’est donc avec soulagement qu’elle accueille la nomination de Pierre Moreau à ce portefeuille. « On a enfin le bon ministre. Ça nous prenait un législateur d’expérience, un politicien d’expérience, quelqu’un qui avait du poids au niveau du Conseil des ministres, qui est capable… Pour Moreau, mon projet de loi, c’est des pinottes », lance-t-elle.

 

« Son » projet de loi, elle tient en plus à le faire adopter à l’unanimité par l’Assemblée nationale, ce qui serait un exploit rarissime. « Ce serait un symbole important. »

 

Pour le reste, elle demande « de petits ajustements » dans les subventions reçues par l’ITHQ, qui ont connu une baisse modeste de 3 % au cours des dernières années, alors que le coût du panier d’épicerie a crû de 31 % en 3 ans, ce qui a un impact direct sur les finances de l’organisme à mission gastronomique.

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois
7 février 2016 écrit par Michelle Blanc

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

pin it button Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

En fin de semaine, le professeur de droit Pierre Trudel dans sa chronique du Journal de Montréal disait.

Une stratégie numérique, c’est urgent!
Des pans entiers de l’activité économique sont en train de se métamorphoser.

Si on continue à laisser les mutations numériques s’installer sans se donner des politiques efficaces pour adapter la société québécoise, le numérique sera synonyme d’appauvrissement.

(…)

Le numérique, c’est plus que des ordinateurs, des fils et des trucs techniques. Le numérique induit des transformations plus profondes: ce sont les façons de faire qui changent.

Ces mutations induisent de profonds changements dans nos façons de produire, de travailler, d’interagir; elles contribuent à changer le fonctionnement de notre quotidien.

Pour réaliser ces changements profonds, il faut des politiques ambitieuses pour accompagner les transformations. Sinon, ces changements vont nous appauvrir.

C’est aussi le président de la communauté Européenne, Martin Schulz qui répétait sensiblement la même chose la semaine dernière (repris dans le Guardian) :

Digitisation brings undoubted benefits, but if we want to prevent becoming “remote-controlled ‘data cows’ who live in a world ruled over by a handful of multinational companies,” he said, “we cannot leave debating ‘internet issues’ to the nerds. It is a debate in which all must have their say.

Schulz’s challenge is profound. What is at stake is pluralism, autonomy and choice. It’s about democracy in the face of “intelligence and businesses’ insatiable appetite for information about every single aspect of our lives”. It’s about ensuring that “not just the happy few benefit from the digital revolution”, and that “those who want to stay off-grid are also protected”.

La semaine dernière aussi, le Forum Économique mondial disait dans son document The future of jobs, que les entreprises et les gouvernements devaient s’adapter rapidement aux bouleversements majeurs qu’induit le numérique.

Overall, there is a modestly positive outlook for employment across most industries, with jobs growth expected in several sectors. However, it is also clear that this need for more talent in certain job categories is accompanied by high skills instability across all job categories. Combined together, net job growth and skills instability result in most businesses currently facing major recruitment challenges and talent shortages, a pattern already evident in the results and set to get worse over the next five years.

The question, then, is how business, government and individuals will react to these developments. To prevent a worst-case scenario—technological change accompanied by talent shortages, mass unemployment and growing inequality—reskilling and upskilling of today’s workers will be critical. While much has been said about the need for reform in basic education, it is simply not possible to weather the current technological revolution by waiting for the next generation’s workforce to become better prepared. Instead it is critical that businesses take an active role in supporting their current workforces through re-training, that individuals take a proactive approach to their own lifelong learning and that governments create the enabling environment, rapidly and creatively, to assist these efforts.

Toujours la semaine dernière, question de renfoncer le clou encore une fois, la Banque Mondiale, dans son rapport sur les dividendes du numérique, nous apprenait qu’au moment d’écrire ces lignes,

Les technologies numériques connaissent une expansion rapide, mais leurs dividendes — avantages plus larges d’une croissance économique plus rapide, d’une multiplication des emplois et d’une amélioration des services — ne suivent pas le même rythme. Si plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est payent leurs factures de services d’utilité publique à partir d’un téléphone mobile, pourquoi d’autres personnes ailleurs dans le monde ne pourraient-elles pas faire de même ? Si 8 millions d’entrepreneurs chinois — dont un tiers de femmes — peuvent utiliser une plateforme de commerce électronique pour exporter leurs produits dans 120 pays, pourquoi d’autres entrepreneurs ne parviennent-ils pas à donner à leurs activités la même portée mondiale ? Si l’Inde est parvenue en cinq ans à étendre un système d’identification numérique à une population d’un milliard d’habitants, et à épargner ainsi des milliards de dollars en réduisant la corruption, pourquoi d’autres pays ne pourraient-ils pas à l’imiter ? Qu’est-ce qui empêche les pays de bénéficier des transformations profondes que les technologies numériques sont censées leur apporter ?

Deux raisons principales expliquent cette situation. D’abord, près de 60 % de la population mondiale n’a toujours pas accès au web et ne dispose d’aucun moyen pratique de participer à l’économie numérique. Ensuite et surtout, si les technologies numériques présentent des avantages, elles entraînent en contrepartie un accroissement des risques. Les nouvelles entreprises ont la possibilité de bouleverser les habitudes des entreprises traditionnelles, mais elles sont impuissantes lorsque les intérêts en place et l’incertitude réglementaire freinent la concurrence et bloquent leur entrée sur le marché. Les perspectives d’emploi peuvent être plus importantes, mais pas dans un marché du travail polarisé. L’internet peut être une plateforme propice à l’autonomisation universelle, mais pas lorsqu’il devient un outil de contrôle par l’État et de mainmise par les élites.

Que doivent faire les pays pour atténuer ces risques ?
La connectivité est essentielle, mais pas suffisante, pour récolter tous les fruits des technologies numériques. Les investissements dans le numérique doivent être appuyés par des « compléments analogiques » : des réglementations qui permettent aux entreprises d’exploiter l’internet pour affronter la concurrence et innover; de meilleures compétences pour que les individus puissent saisir toutes les possibilités offertes par le numérique ; et des institutions responsables, afin que les pouvoirs publics répondent aux besoins et aux exigences des citoyens. Les technologies numériques pourront, à leur tour, renforcer ces compléments, et accélérer le rythme du développement.

Comment connecter ceux qui ne le sont pas encore ?
La concurrence sur le marché, les partenariats public-privé et une régulation efficace des opérateurs internet et mobiles encouragent l’investissement privé qui peut rendre l’accès universel et abordable. Il faudra parfois réaliser des investissements publics, qui se justifieront par leur forte rentabilité sociale. Il sera cependant plus difficile de faire en sorte que l’internet reste ouvert et sans danger alors que les internautes sont confrontés à la cybercriminalité, aux atteintes à la vie privée et à la censure en ligne.

Quelle est la principale conclusion ?
Les stratégies de développement numérique doivent être plus ambitieuses que les stratégies en matière de TIC. La connectivité pour tous reste un objectif important et un énorme défi, mais les pays doivent aussi créer les conditions requises pour tirer profit de la technologie. Faute de compléments analogiques, l’effet de ces stratégies sur le développement sera décevant. En revanche, si les pays établissent un socle analogique solide, ils profiteront grandement de la révolution numérique – croissance plus rapide, emplois plus nombreux et services de meilleure qualité.

printer famfamfam Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois Imprimez ce billet

50 emplois les plus recherchés au Québec
7 février 2016 écrit par Journal Métro

Vos projets pour la nouvelle année incluent peut-être un changement de carrière ou un retour aux études? Voici le palmarès des 50 programmes professionnels et techniques où l’on s’arrache les finissants.

  1. Mécanique d’entretien en commandes industrielles
  2. Représentation
  3. Technologie d’analyses biomédicales
  4. Gestion et technologies d’entreprise agricole
  5. Technologie des procédés et de la qualité des aliments
  6. Soins infirmiers
  7. Techniques de laboratoire
  8. Techniques de procédés chimiques
  9. Techniques de génie chimique
  10. Technologie de la mécanique du bâtiment
  11. Technologie de l’estimation et de l’évaluation en bâtiment
  12. Technologie de la géomatique
  13. Techniques du meuble et d’ébénisterie
  14. Technologie du génie industriel
  15. Techniques de génie mécanique
  16. Techniques de transformation des matériaux composites
  17. Technologie de maintenance industrielle
  18. Technologie de l’électronique
  19. Technologie de l’électronique industrielle
  20. Environnement, hygiène et sécurité au travail
  21. Technologie du génie métallurgique
  22. Technologie minérale
  23. Techniques de maintenance d’aéronefs
  24. Techniques d’avionique
  25. Techniques juridiques
  26. Techniques d’éducation à l’enfance
  27. Techniques de la logistique du transport
  28. Techniques de comptabilité et de gestion
  29. Conseil en assurances et en services financiers
  30. Archives médicales
  31. Techniques de bureautique
  32. Techniques de l’informatique
  33. Gestion d’un établissement de restauration
  34. Techniques d’intégration multimédia
  35. Calorifugeage
  36. Mécanique de machines fixes
  37. Chaudronnerie
  38. Soudage-montage
  39. Techniques d’usinage
  40. Ferblanterie-tôlerie
  41. Mécanique industrielle de construction et d’entretien
  42. Mécanique automobile
  43. Opération d’équipements de production
  44. Assistance à la personne en établissement de santé
  45. Assistance à la personne à domicile
  46. Mécanique de véhicules lourds routiers
  47. Installation de revêtements souples
  48. Production animale
  49. Préparation et finition de béton
  50. Techniques de la plasturgie

Vendre du chocolat pour s’acheter des pupitres
7 février 2016 écrit par Le Devoir

Devant les déficits et les compressions qui s’accumulent, une école de Gatineau en est réduite à vendre des tablettes de chocolat pour pouvoir se payer des chaises et des pupitres modernes. Une mesure qui incommode plusieurs parents, mais que cautionne le gouvernement du Québec.

 

Dans une missive envoyée dans le sac à dos des élèves mercredi, l’école primaire de l’Odyssée sollicite la participation des familles à la campagne annuelle de vente de tablettes de chocolat, comme le font chaque année des milliers d’écoles à l’échelle du pays.

 

Sauf qu’à l’école de l’Odyssée, ces fonds ne serviront pas qu’à financer des sorties scolaires, le carnaval hivernal ou le concert de la chorale. L’une des priorités sera l’achat de « mobilier pour les élèves (pupitres et chaises) », précise la lettre signée par la directrice de l’école.

 

« Nous avons besoin de votre aide afin d’amasser la somme de 20 000 $ », insiste Nancy Lamothe, au nom de la direction et du conseil d’établissement.

 

La « levée de fonds [sic] de l’année dernière » avait déjà permis l’achat de 170 chaises pour les élèves, au coût de 6000 $, selon elle. « Nous étudions les soumissions pour l’achat de pupitres. Certaines classes ont encore les pupitres qui datent de l’ouverture de l’école !!!!! » précise Mme Lamothe, dont la maison d’enseignement a ouvert ses portes il y a une quarantaine d’années.

 

« Nous utiliserons aussi l’argent amassé pour des activités éducatives », ajoute-t-elle.

 

Plusieurs parents ont été outrés par cette lettre, y compris Mathieu Larocque, dont la fille Emma fréquente l’établissement de Gatineau. « Je n’arrive pas à croire qu’on en soit vraiment rendu là, dans le réseau des écoles publiques au Québec, affirme ce fonctionnaire fédéral avec désarroi. On est rendu à vendre du chocolat pour des éléments ma foi assez élémentaires. » Le personnel de l’école de l’Odyssée est composé de véritables passionnés, dit-il. « Ils veulent donner une expérience positive aux élèves. C’est certain que s’ils le pouvaient, ils financeraient le voyage de fin d’année des élèves, au lieu. Mais il semblerait qu’on n’ait plus le choix, pour se payer des pupitres. »

 

À la Commission scolaire des Draveurs, le président, Claude Beaulieu, a d’abord qualifié l’envoi de la lettre d’« erreur administrative » sur les ondes de Radio-Canada. Mais en entrevue au Devoir, il a soutenu que les campagnes de financement comme celles-ci « pouvaient » servir à l’achat de pupitres, chaises ou autres nécessités, bien que la priorité doive être mise « avant tout sur les activités culturelles ». « On va donner des directives claires. S’il y a des problèmes au niveau des pupitres, il y a d’autres solutions. On va faire en sorte que les écoles aient les ressources suffisantes », explique celui qui est à la tête d’une commission scolaire fréquentée par 17 000 élèves de l’Outaouais.

 

Déficits

 

Les temps sont durs pour la Commission scolaire des Draveurs, qui a adopté en septembre dernier un budget prévoyant un déficit autorisé de 1,9 million, en dépit de compressions de 4,2 millions depuis avril 2015 et d’une hausse de la taxe scolaire de 13 %. Le déficit pour l’année précédente s’élevait à 2,7 millions.

 

M. Beaulieu a dit craindre que le projet de loi 86, qui doit abolir les postes de commissaires scolaires élus au suffrage universel et accorder une place plus grande aux conseils d’établissement et directions d’école, amène plus de « dérives ». « En donnant plus d’autonomie aux écoles, on va avoir plus de dérives comme ça », prédit-il.

 

À la tête de la Fédération des comités de parents du Québec, Corinne Payne rappelle que le conseil d’établissement a dû donner son feu vert à la tenue de cette activité. « Est-ce normal ? Je ne crois pas. L’éducation est gratuite. Ce genre de campagne de financement sert à bonifier l’ordinaire. Pas à payer des fournitures de base ! Allons-nous faire des campagnes pour le chauffage et le déneigement ? »

 

Du côté du gouvernement du Québec, on ne condamne pas le geste de la direction de l’école et du conseil d’établissement. À chacun de décider de quelle manière devrait être employé le budget des établissements et leurs sources de financement, soutient Catherine Poulin, porte-parole du ministre de l’Éducation Pierre Moreau. « La décision appartient à l’école, tout comme la façon de gérer le budget appartient à la commission scolaire. La façon dont l’argent est distribué dans les écoles, c’est la commission scolaire qui détermine ça. On ne fera pas de microgestion », a-t-elle soutenu.

 

Rectificatif

 

En fin de journée vendredi, l’établissement a finalement envoyé une nouvelle lettre aux parents. Dans ce message ayant toutes les apparences d’un rectificatif, la direction de l’école et la présidente du conseil d’établissement apportent des « précisions » quant à l’utilisation des profits de la campagne. Ce n’est qu’« advenant une campagne extraordinaire, après s’être assuré de la tenue des activités éducatives et culturelles [que] les sommes excédentaires seront utilisées pour répondre à d’autres besoins des élèves ».

 

Cet épisode n’est pas sans en rappeler un autre survenu à la Commission scolaire de Laval, en octobre dernier. Désemparée devant l’ampleur des compressions budgétaires qui lui sont imposées, la CSDL avait sollicité les donneurs de bonbons à l’Halloween, comme le faisait jusqu’à récemment l’UNICEF avec ses célèbres boîtes-tirelires orange et noir. Les fonds amassés par les enfants lavallois au moyen de boîtes blanc et bleu ont servi à financer des projets en tous genres se déroulant dans les écoles.

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois
6 février 2016 écrit par Michelle Blanc

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

pin it button Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

En fin de semaine, le professeur de droit Pierre Trudel dans sa chronique du Journal de Montréal disait.

Une stratégie numérique, c’est urgent!
Des pans entiers de l’activité économique sont en train de se métamorphoser.

Si on continue à laisser les mutations numériques s’installer sans se donner des politiques efficaces pour adapter la société québécoise, le numérique sera synonyme d’appauvrissement.

(…)

Le numérique, c’est plus que des ordinateurs, des fils et des trucs techniques. Le numérique induit des transformations plus profondes: ce sont les façons de faire qui changent.

Ces mutations induisent de profonds changements dans nos façons de produire, de travailler, d’interagir; elles contribuent à changer le fonctionnement de notre quotidien.

Pour réaliser ces changements profonds, il faut des politiques ambitieuses pour accompagner les transformations. Sinon, ces changements vont nous appauvrir.

C’est aussi le président de la communauté Européenne, Martin Schulz qui répétait sensiblement la même chose la semaine dernière (repris dans le Guardian) :

Digitisation brings undoubted benefits, but if we want to prevent becoming “remote-controlled ‘data cows’ who live in a world ruled over by a handful of multinational companies,” he said, “we cannot leave debating ‘internet issues’ to the nerds. It is a debate in which all must have their say.

Schulz’s challenge is profound. What is at stake is pluralism, autonomy and choice. It’s about democracy in the face of “intelligence and businesses’ insatiable appetite for information about every single aspect of our lives”. It’s about ensuring that “not just the happy few benefit from the digital revolution”, and that “those who want to stay off-grid are also protected”.

La semaine dernière aussi, le Forum Économique mondial disait dans son document The future of jobs, que les entreprises et les gouvernements devaient s’adapter rapidement aux bouleversements majeurs qu’induit le numérique.

Overall, there is a modestly positive outlook for employment across most industries, with jobs growth expected in several sectors. However, it is also clear that this need for more talent in certain job categories is accompanied by high skills instability across all job categories. Combined together, net job growth and skills instability result in most businesses currently facing major recruitment challenges and talent shortages, a pattern already evident in the results and set to get worse over the next five years.

The question, then, is how business, government and individuals will react to these developments. To prevent a worst-case scenario—technological change accompanied by talent shortages, mass unemployment and growing inequality—reskilling and upskilling of today’s workers will be critical. While much has been said about the need for reform in basic education, it is simply not possible to weather the current technological revolution by waiting for the next generation’s workforce to become better prepared. Instead it is critical that businesses take an active role in supporting their current workforces through re-training, that individuals take a proactive approach to their own lifelong learning and that governments create the enabling environment, rapidly and creatively, to assist these efforts.

Toujours la semaine dernière, question de renfoncer le clou encore une fois, la Banque Mondiale, dans son rapport sur les dividendes du numérique, nous apprenait qu’au moment d’écrire ces lignes,

Les technologies numériques connaissent une expansion rapide, mais leurs dividendes — avantages plus larges d’une croissance économique plus rapide, d’une multiplication des emplois et d’une amélioration des services — ne suivent pas le même rythme. Si plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est payent leurs factures de services d’utilité publique à partir d’un téléphone mobile, pourquoi d’autres personnes ailleurs dans le monde ne pourraient-elles pas faire de même ? Si 8 millions d’entrepreneurs chinois — dont un tiers de femmes — peuvent utiliser une plateforme de commerce électronique pour exporter leurs produits dans 120 pays, pourquoi d’autres entrepreneurs ne parviennent-ils pas à donner à leurs activités la même portée mondiale ? Si l’Inde est parvenue en cinq ans à étendre un système d’identification numérique à une population d’un milliard d’habitants, et à épargner ainsi des milliards de dollars en réduisant la corruption, pourquoi d’autres pays ne pourraient-ils pas à l’imiter ? Qu’est-ce qui empêche les pays de bénéficier des transformations profondes que les technologies numériques sont censées leur apporter ?

Deux raisons principales expliquent cette situation. D’abord, près de 60 % de la population mondiale n’a toujours pas accès au web et ne dispose d’aucun moyen pratique de participer à l’économie numérique. Ensuite et surtout, si les technologies numériques présentent des avantages, elles entraînent en contrepartie un accroissement des risques. Les nouvelles entreprises ont la possibilité de bouleverser les habitudes des entreprises traditionnelles, mais elles sont impuissantes lorsque les intérêts en place et l’incertitude réglementaire freinent la concurrence et bloquent leur entrée sur le marché. Les perspectives d’emploi peuvent être plus importantes, mais pas dans un marché du travail polarisé. L’internet peut être une plateforme propice à l’autonomisation universelle, mais pas lorsqu’il devient un outil de contrôle par l’État et de mainmise par les élites.

Que doivent faire les pays pour atténuer ces risques ?
La connectivité est essentielle, mais pas suffisante, pour récolter tous les fruits des technologies numériques. Les investissements dans le numérique doivent être appuyés par des « compléments analogiques » : des réglementations qui permettent aux entreprises d’exploiter l’internet pour affronter la concurrence et innover; de meilleures compétences pour que les individus puissent saisir toutes les possibilités offertes par le numérique ; et des institutions responsables, afin que les pouvoirs publics répondent aux besoins et aux exigences des citoyens. Les technologies numériques pourront, à leur tour, renforcer ces compléments, et accélérer le rythme du développement.

Comment connecter ceux qui ne le sont pas encore ?
La concurrence sur le marché, les partenariats public-privé et une régulation efficace des opérateurs internet et mobiles encouragent l’investissement privé qui peut rendre l’accès universel et abordable. Il faudra parfois réaliser des investissements publics, qui se justifieront par leur forte rentabilité sociale. Il sera cependant plus difficile de faire en sorte que l’internet reste ouvert et sans danger alors que les internautes sont confrontés à la cybercriminalité, aux atteintes à la vie privée et à la censure en ligne.

Quelle est la principale conclusion ?
Les stratégies de développement numérique doivent être plus ambitieuses que les stratégies en matière de TIC. La connectivité pour tous reste un objectif important et un énorme défi, mais les pays doivent aussi créer les conditions requises pour tirer profit de la technologie. Faute de compléments analogiques, l’effet de ces stratégies sur le développement sera décevant. En revanche, si les pays établissent un socle analogique solide, ils profiteront grandement de la révolution numérique – croissance plus rapide, emplois plus nombreux et services de meilleure qualité.

printer famfamfam Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois Imprimez ce billet

50 emplois les plus recherchés au Québec
6 février 2016 écrit par Journal Métro

Vos projets pour la nouvelle année incluent peut-être un changement de carrière ou un retour aux études? Voici le palmarès des 50 programmes professionnels et techniques où l’on s’arrache les finissants.

  1. Mécanique d’entretien en commandes industrielles
  2. Représentation
  3. Technologie d’analyses biomédicales
  4. Gestion et technologies d’entreprise agricole
  5. Technologie des procédés et de la qualité des aliments
  6. Soins infirmiers
  7. Techniques de laboratoire
  8. Techniques de procédés chimiques
  9. Techniques de génie chimique
  10. Technologie de la mécanique du bâtiment
  11. Technologie de l’estimation et de l’évaluation en bâtiment
  12. Technologie de la géomatique
  13. Techniques du meuble et d’ébénisterie
  14. Technologie du génie industriel
  15. Techniques de génie mécanique
  16. Techniques de transformation des matériaux composites
  17. Technologie de maintenance industrielle
  18. Technologie de l’électronique
  19. Technologie de l’électronique industrielle
  20. Environnement, hygiène et sécurité au travail
  21. Technologie du génie métallurgique
  22. Technologie minérale
  23. Techniques de maintenance d’aéronefs
  24. Techniques d’avionique
  25. Techniques juridiques
  26. Techniques d’éducation à l’enfance
  27. Techniques de la logistique du transport
  28. Techniques de comptabilité et de gestion
  29. Conseil en assurances et en services financiers
  30. Archives médicales
  31. Techniques de bureautique
  32. Techniques de l’informatique
  33. Gestion d’un établissement de restauration
  34. Techniques d’intégration multimédia
  35. Calorifugeage
  36. Mécanique de machines fixes
  37. Chaudronnerie
  38. Soudage-montage
  39. Techniques d’usinage
  40. Ferblanterie-tôlerie
  41. Mécanique industrielle de construction et d’entretien
  42. Mécanique automobile
  43. Opération d’équipements de production
  44. Assistance à la personne en établissement de santé
  45. Assistance à la personne à domicile
  46. Mécanique de véhicules lourds routiers
  47. Installation de revêtements souples
  48. Production animale
  49. Préparation et finition de béton
  50. Techniques de la plasturgie

Reprise des tensions à l’UQAM
6 février 2016 écrit par Cyberpresse

Les grèves et les violences du printemps dernier ont fait mal à cette université, qui a vu ses demandes d’admission chuter, ce qui lui aurait fait perdre quelque 6 millions, selon ses calculs.

C’est dire à quel point la journée portes ouvertes de ce mardi est importante.

Elle se déroulera cependant sur fond de tensions liées cette fois à la grève du Syndicat des étudiants employés de l’UQAM (SÉtuE), qui représente par exemple des auxiliaires d’enseignement et des moniteurs.

Par solidarité avec ce syndicat en grève depuis le 7 décembre, des associations étudiantes – celles des facultés des arts et des sciences de l’éducation, tandis que d’autres restent à confirmer – ont voté pour une journée de grève qui se tiendra précisément mardi.

Annabelle Sirois, porte-parole du SÉtuE, explique en entrevue que le syndicat tiendra pour sa part « une action de visibilité », mardi.

MANIFESTATION DEVANT LA MAISON DU RECTEUR

Le journal étudiant de l’UQAM, Montréal Campus, rapporte que le SÉtuE avait organisé en janvier une manifestation devant la maison du recteur, Robert Proulx.

Vendre du chocolat pour s’acheter des pupitres
6 février 2016 écrit par Le Devoir

Devant les déficits et les compressions qui s’accumulent, une école de Gatineau en est réduite à vendre des tablettes de chocolat pour pouvoir se payer des chaises et des pupitres modernes. Une mesure qui incommode plusieurs parents, mais que cautionne le gouvernement du Québec.

 

Dans une missive envoyée dans le sac à dos des élèves mercredi, l’école primaire de l’Odyssée sollicite la participation des familles à la campagne annuelle de vente de tablettes de chocolat, comme le font chaque année des milliers d’écoles à l’échelle du pays.

 

Sauf qu’à l’école de l’Odyssée, ces fonds ne serviront pas qu’à financer des sorties scolaires, le carnaval hivernal ou le concert de la chorale. L’une des priorités sera l’achat de « mobilier pour les élèves (pupitres et chaises) », précise la lettre signée par la directrice de l’école.

 

« Nous avons besoin de votre aide afin d’amasser la somme de 20 000 $ », insiste Nancy Lamothe, au nom de la direction et du conseil d’établissement.

 

La « levée de fonds [sic] de l’année dernière » avait déjà permis l’achat de 170 chaises pour les élèves, au coût de 6000 $, selon elle. « Nous étudions les soumissions pour l’achat de pupitres. Certaines classes ont encore les pupitres qui datent de l’ouverture de l’école !!!!! » précise Mme Lamothe, dont la maison d’enseignement a ouvert ses portes il y a une quarantaine d’années.

 

« Nous utiliserons aussi l’argent amassé pour des activités éducatives », ajoute-t-elle.

 

Plusieurs parents ont été outrés par cette lettre, y compris Mathieu Larocque, dont la fille Emma fréquente l’établissement de Gatineau. « Je n’arrive pas à croire qu’on en soit vraiment rendu là, dans le réseau des écoles publiques au Québec, affirme ce fonctionnaire fédéral avec désarroi. On est rendu à vendre du chocolat pour des éléments ma foi assez élémentaires. » Le personnel de l’école de l’Odyssée est composé de véritables passionnés, dit-il. « Ils veulent donner une expérience positive aux élèves. C’est certain que s’ils le pouvaient, ils financeraient le voyage de fin d’année des élèves, au lieu. Mais il semblerait qu’on n’ait plus le choix, pour se payer des pupitres. »

 

À la Commission scolaire des Draveurs, le président, Claude Beaulieu, a d’abord qualifié l’envoi de la lettre d’« erreur administrative » sur les ondes de Radio-Canada. Mais en entrevue au Devoir, il a soutenu que les campagnes de financement comme celles-ci « pouvaient » servir à l’achat de pupitres, chaises ou autres nécessités, bien que la priorité doive être mise « avant tout sur les activités culturelles ». « On va donner des directives claires. S’il y a des problèmes au niveau des pupitres, il y a d’autres solutions. On va faire en sorte que les écoles aient les ressources suffisantes », explique celui qui est à la tête d’une commission scolaire fréquentée par 17 000 élèves de l’Outaouais.

 

Déficits

 

Les temps sont durs pour la Commission scolaire des Draveurs, qui a adopté en septembre dernier un budget prévoyant un déficit autorisé de 1,9 million, en dépit de compressions de 4,2 millions depuis avril 2015 et d’une hausse de la taxe scolaire de 13 %. Le déficit pour l’année précédente s’élevait à 2,7 millions.

 

M. Beaulieu a dit craindre que le projet de loi 86, qui doit abolir les postes de commissaires scolaires élus au suffrage universel et accorder une place plus grande aux conseils d’établissement et directions d’école, amène plus de « dérives ». « En donnant plus d’autonomie aux écoles, on va avoir plus de dérives comme ça », prédit-il.

 

À la tête de la Fédération des comités de parents du Québec, Corinne Payne rappelle que le conseil d’établissement a dû donner son feu vert à la tenue de cette activité. « Est-ce normal ? Je ne crois pas. L’éducation est gratuite. Ce genre de campagne de financement sert à bonifier l’ordinaire. Pas à payer des fournitures de base ! Allons-nous faire des campagnes pour le chauffage et le déneigement ? »

 

Du côté du gouvernement du Québec, on ne condamne pas le geste de la direction de l’école et du conseil d’établissement. À chacun de décider de quelle manière devrait être employé le budget des établissements et leurs sources de financement, soutient Catherine Poulin, porte-parole du ministre de l’Éducation Pierre Moreau. « La décision appartient à l’école, tout comme la façon de gérer le budget appartient à la commission scolaire. La façon dont l’argent est distribué dans les écoles, c’est la commission scolaire qui détermine ça. On ne fera pas de microgestion », a-t-elle soutenu.

 

Rectificatif

 

En fin de journée vendredi, l’établissement a finalement envoyé une nouvelle lettre aux parents. Dans ce message ayant toutes les apparences d’un rectificatif, la direction de l’école et la présidente du conseil d’établissement apportent des « précisions » quant à l’utilisation des profits de la campagne. Ce n’est qu’« advenant une campagne extraordinaire, après s’être assuré de la tenue des activités éducatives et culturelles [que] les sommes excédentaires seront utilisées pour répondre à d’autres besoins des élèves ».

 

Cet épisode n’est pas sans en rappeler un autre survenu à la Commission scolaire de Laval, en octobre dernier. Désemparée devant l’ampleur des compressions budgétaires qui lui sont imposées, la CSDL avait sollicité les donneurs de bonbons à l’Halloween, comme le faisait jusqu’à récemment l’UNICEF avec ses célèbres boîtes-tirelires orange et noir. Les fonds amassés par les enfants lavallois au moyen de boîtes blanc et bleu ont servi à financer des projets en tous genres se déroulant dans les écoles.

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois
5 février 2016 écrit par Michelle Blanc

Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

pin it button Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois

En fin de semaine, le professeur de droit Pierre Trudel dans sa chronique du Journal de Montréal disait.

Une stratégie numérique, c’est urgent!
Des pans entiers de l’activité économique sont en train de se métamorphoser.

Si on continue à laisser les mutations numériques s’installer sans se donner des politiques efficaces pour adapter la société québécoise, le numérique sera synonyme d’appauvrissement.

(…)

Le numérique, c’est plus que des ordinateurs, des fils et des trucs techniques. Le numérique induit des transformations plus profondes: ce sont les façons de faire qui changent.

Ces mutations induisent de profonds changements dans nos façons de produire, de travailler, d’interagir; elles contribuent à changer le fonctionnement de notre quotidien.

Pour réaliser ces changements profonds, il faut des politiques ambitieuses pour accompagner les transformations. Sinon, ces changements vont nous appauvrir.

C’est aussi le président de la communauté Européenne, Martin Schulz qui répétait sensiblement la même chose la semaine dernière (repris dans le Guardian) :

Digitisation brings undoubted benefits, but if we want to prevent becoming “remote-controlled ‘data cows’ who live in a world ruled over by a handful of multinational companies,” he said, “we cannot leave debating ‘internet issues’ to the nerds. It is a debate in which all must have their say.

Schulz’s challenge is profound. What is at stake is pluralism, autonomy and choice. It’s about democracy in the face of “intelligence and businesses’ insatiable appetite for information about every single aspect of our lives”. It’s about ensuring that “not just the happy few benefit from the digital revolution”, and that “those who want to stay off-grid are also protected”.

La semaine dernière aussi, le Forum Économique mondial disait dans son document The future of jobs, que les entreprises et les gouvernements devaient s’adapter rapidement aux bouleversements majeurs qu’induit le numérique.

Overall, there is a modestly positive outlook for employment across most industries, with jobs growth expected in several sectors. However, it is also clear that this need for more talent in certain job categories is accompanied by high skills instability across all job categories. Combined together, net job growth and skills instability result in most businesses currently facing major recruitment challenges and talent shortages, a pattern already evident in the results and set to get worse over the next five years.

The question, then, is how business, government and individuals will react to these developments. To prevent a worst-case scenario—technological change accompanied by talent shortages, mass unemployment and growing inequality—reskilling and upskilling of today’s workers will be critical. While much has been said about the need for reform in basic education, it is simply not possible to weather the current technological revolution by waiting for the next generation’s workforce to become better prepared. Instead it is critical that businesses take an active role in supporting their current workforces through re-training, that individuals take a proactive approach to their own lifelong learning and that governments create the enabling environment, rapidly and creatively, to assist these efforts.

Toujours la semaine dernière, question de renfoncer le clou encore une fois, la Banque Mondiale, dans son rapport sur les dividendes du numérique, nous apprenait qu’au moment d’écrire ces lignes,

Les technologies numériques connaissent une expansion rapide, mais leurs dividendes — avantages plus larges d’une croissance économique plus rapide, d’une multiplication des emplois et d’une amélioration des services — ne suivent pas le même rythme. Si plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Est payent leurs factures de services d’utilité publique à partir d’un téléphone mobile, pourquoi d’autres personnes ailleurs dans le monde ne pourraient-elles pas faire de même ? Si 8 millions d’entrepreneurs chinois — dont un tiers de femmes — peuvent utiliser une plateforme de commerce électronique pour exporter leurs produits dans 120 pays, pourquoi d’autres entrepreneurs ne parviennent-ils pas à donner à leurs activités la même portée mondiale ? Si l’Inde est parvenue en cinq ans à étendre un système d’identification numérique à une population d’un milliard d’habitants, et à épargner ainsi des milliards de dollars en réduisant la corruption, pourquoi d’autres pays ne pourraient-ils pas à l’imiter ? Qu’est-ce qui empêche les pays de bénéficier des transformations profondes que les technologies numériques sont censées leur apporter ?

Deux raisons principales expliquent cette situation. D’abord, près de 60 % de la population mondiale n’a toujours pas accès au web et ne dispose d’aucun moyen pratique de participer à l’économie numérique. Ensuite et surtout, si les technologies numériques présentent des avantages, elles entraînent en contrepartie un accroissement des risques. Les nouvelles entreprises ont la possibilité de bouleverser les habitudes des entreprises traditionnelles, mais elles sont impuissantes lorsque les intérêts en place et l’incertitude réglementaire freinent la concurrence et bloquent leur entrée sur le marché. Les perspectives d’emploi peuvent être plus importantes, mais pas dans un marché du travail polarisé. L’internet peut être une plateforme propice à l’autonomisation universelle, mais pas lorsqu’il devient un outil de contrôle par l’État et de mainmise par les élites.

Que doivent faire les pays pour atténuer ces risques ?
La connectivité est essentielle, mais pas suffisante, pour récolter tous les fruits des technologies numériques. Les investissements dans le numérique doivent être appuyés par des « compléments analogiques » : des réglementations qui permettent aux entreprises d’exploiter l’internet pour affronter la concurrence et innover; de meilleures compétences pour que les individus puissent saisir toutes les possibilités offertes par le numérique ; et des institutions responsables, afin que les pouvoirs publics répondent aux besoins et aux exigences des citoyens. Les technologies numériques pourront, à leur tour, renforcer ces compléments, et accélérer le rythme du développement.

Comment connecter ceux qui ne le sont pas encore ?
La concurrence sur le marché, les partenariats public-privé et une régulation efficace des opérateurs internet et mobiles encouragent l’investissement privé qui peut rendre l’accès universel et abordable. Il faudra parfois réaliser des investissements publics, qui se justifieront par leur forte rentabilité sociale. Il sera cependant plus difficile de faire en sorte que l’internet reste ouvert et sans danger alors que les internautes sont confrontés à la cybercriminalité, aux atteintes à la vie privée et à la censure en ligne.

Quelle est la principale conclusion ?
Les stratégies de développement numérique doivent être plus ambitieuses que les stratégies en matière de TIC. La connectivité pour tous reste un objectif important et un énorme défi, mais les pays doivent aussi créer les conditions requises pour tirer profit de la technologie. Faute de compléments analogiques, l’effet de ces stratégies sur le développement sera décevant. En revanche, si les pays établissent un socle analogique solide, ils profiteront grandement de la révolution numérique – croissance plus rapide, emplois plus nombreux et services de meilleure qualité.

printer famfamfam Pourquoi le mandat de la ministre Anglade de développer la stratégie numérique est si important pour tous les Québécois Imprimez ce billet

Stimuler la réflexion et le débat chez les jeunes
5 février 2016 écrit par Journal Métro

Partout où elle passe, Tanya-Michelle Contente veut s’impliquer. Que ce soit au Centre communautaire açorien du Québec, dont elle est la présidente du comité jeunesse, à l’Institut du Nouveau Monde ou dans le cadre de conférences internationales, la Montréalaise cumule les expériences bénévoles à une vitesse considérable. Ces jours-ci, avec le Réseau des groupes communautaires du Québec (QCGN), elle consacre temps et énergie à un projet qui lui tient particulièrement à cœur.

Depuis janvier, vous êtes coordonnatrice régionale du Grand Montréal pour le projet Jeunes Québécois aux commandes. En quoi consiste cette initiative?
C’est un projet qui a lieu dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne et qui se déroule sur trois ans, de 2015 à 2017. Il réunit des jeunes de 15 à 25 ans provenant de six régions du Québec dans un forum jeunesse annuel. Pendant une fin de semaine complète, ceux-ci assistent à des conférences portant sur 6 thèmes différents : l’identité canadienne, l’économie, les Autochtones du Canada, les enjeux sociaux et environnementaux, le Canada dans le monde et politique et démocratie. Il y a également des ateliers régionaux qui sont organisés. L’année dernière, je m’étais inscrite comme participante. Je m’étais jointe au comité de rédaction pour produire la Déclaration jeunesse à la fin du forum. J’avais beaucoup aimé mon expérience; alors j’ai voulu rester impliquée. L’automne dernier, j’ai donc fait un stage comme assistante de projet au Réseau des groupes communautaires du Québec et, maintenant, je suis coordonnatrice régionale sur l’île de Montréal pour Jeunes Québécois aux commandes.

Quel est votre rôle?
Il faut d’abord recruter des jeunes pour participer au projet. Par ailleurs, je suis responsable des trois ateliers régionaux à Montréal. Les deux premiers permettront aux participants d’explorer les thèmes qui seront abordés au cours du forum au début du mois mars. L’idée est de stimuler le débat et la réflexion. Dans le troisième atelier, ils pourront faire un retour sur leur expérience.

Pourquoi ce projet est-il important à vos yeux?
C’est une belle manière de rencontrer des jeunes de partout au Québec et d’échanger avec eux sur des thèmes intéressants et très importants. Des thèmes dont tout le monde n’a pas nécessairement l’occasion de discuter au quotidien. Ça va aussi à l’encontre de l’apathie politique qu’on associe souvent aux jeunes. Ils présentent leurs opinions dans la Déclaration jeunesse pour qu’elles soient prises davantage en considération. Ce projet est également une façon de renforcer le leadership, l’engagement civique et la participation citoyenne chez les jeunes, car c’est important de s’impliquer dans sa communauté. Pour moi, c’est très enrichissant de faire partie de ce projet.

En rafale

Ce que vous écoutez en ce moment?
Lady Gaga.

Un des secrets les mieux gardés de Montréal?
Les murales de graffitis. On en a de très belles.

Votre auteur préféré?
Ernest Hemingway

Votre film préféré?
Docteur Jivago. Mon prénom, Tanya, vient de ce film.

Comment apprécier l’hiver à Montréal?
Je suis tentée par le yoga dans le parc.

Votre passe-temps?
Le ballet classique.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.


First Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Second Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

Third Column of Stuff

  • Here is some stuff.
  • And some more stuff
  • Still more stuff

LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com