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Bénévoles pour repeindre une école: des règles appelées à changer
23 avril 2017 écrit par Cyberpresse

La Commission de la construction du Québec a affirmé aux parents, grands-parents et enseignants rassemblés qu’il était illégal au Québec de peindre une école sans être rémunéré – et sans détenir le permis approprié. L’inspectrice a demandé les noms et les pièces d’identification pour les dix personnes se trouvant dans la pièce.

M. Thibert a relaté qu’il avait d’abord refusé d’obtempérer, avant qu’elle ne menace d’appeler la Sûreté du Québec.

Ces événements survenus le mois dernier ont souligné le contrôle serré des organisations syndicales, qui ferait, selon des politiciens et des économistes, grimper les coûts des projets de construction et nuirait à la participation active de la société civile.

En réaction, le gouvernement du Québec a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il assouplirait bientôt les règles dans le but de permettre le travail de bénévoles pour certains projets de construction, une décision critiquée par la FTQ-Construction.

Ces événements ont aussi ramené à l’avant-plan l’état lamentable de plusieurs écoles publiques à travers la province et ravivé le débat sur le rôle des citoyens et du gouvernement à l’égard de l’offre et du financement des services publics.

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de travail, Marc Picard, a soutenu qu’il y avait une «lente» évolution des mentalités à cet égard au sein de la population, mais que les syndicats ne suivaient pas. Le député a dit croire que les gens réalisent qu’ils paient «de plus en plus d’impôt sans que les services s’améliorent», et que les réglementations sont trop imposantes.

Des données du ministère de l’Éducation ont indiqué à la mi-avril que près de 90 pour cent des bâtiments étaient en «mauvais» ou en «très mauvais» état sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal. Les données laissent croire que des centaines d’édifices abritant des écoles publiques à travers la province sont dans de piètres conditions.

M. Thibert a souligné que l’école Capitaine-Luc-Fortin de Saint-Sébastien, en Montérégie, n’avait pas été repeinte depuis 33 ans, et que les sommes nécessaires ne semblaient pas vouloir venir de la commission scolaire.

Le maire a décidé d’agir, a acheté pour environ 3500 $ de peinture et a organisé la venue d’environ 30 personnes par jour pour aider à donner de nouvelles couleurs aux murs de l’école.

Après la venue de l’inspectrice, l’école a été contrainte d’embaucher des professionnels pour conclure le travail à une rémunération de 94 $ par heure.

«Les gars ne voulaient pas nous charger. Mais le syndicat les a appelés et les a forcés à charger le plein prix», a-t-il soutenu.

Peindre l’école en entier à ce tarif équivaudrait à une facture pour la commission scolaire de 120 000 $, a dit M. Thibert. Selon le maire, ces frais élevés et des règles contraignantes compliquent de plus en plus la tâche pour les petites municipalités de payer pour un travail de construction sans l’aide de bénévoles.

«Demandez à n’importe quel maire. Du travail qui devrait coûter 30 000 $ en vient souvent à coûter 70 000 $. C’est notre réalité et elle doit changer», a déclaré M. Thibert.

Selon Germain Belzile, économiste à l’école des Hautes Études commerciales (HEC) et chercheur principal du groupe de réflexion plutôt à droite de l’échiquier politique Institut économique de Montréal, a dit croire que les lois actuelles plombent la volonté des Québécois de s’investir davantage dans leurs communautés et de dépendre moins des gouvernements.

D’autres voix se font entendre pour dire que les parents ne devraient pas avoir à peindre les écoles de leurs enfants, car la responsabilité revient au gouvernement d’assurer la sécurité des infrastructures publiques.

Gérez votre carrière comme un pro en bâtissant votre capital portatif
23 avril 2017 écrit par Jobboom Blog

La carrière linéaire n’existe plus.  Un employé entré sur le marché du travail depuis le début du 21e siècle changera de carrière autour de 5 fois au cours de sa vie.  L’importance de se bâtir un capital portatif prend alors tout son sens.

Capital portatif vs capital captif

Dans n’importe quel emploi, vous produisez du capital portatif et du capital captif. Le capital portatif, c’est tout ce qui vous suivra dans votre prochain emploi. Alors que le capital captif, c’est ce qui restera derrière vous lorsque vous quitterez cet emploi. Il faut vous imaginer en train de partir de chez votre employeur avec une valise pleine de compétences acquises et de réalisations.  C’est ce qui vous garantit une sécurité d’emploi extérieure et une carrière à long terme.

Ce que vous décidez de mettre dans votre valise avant de partir vous appartient et vous demandera sans doute des efforts.  Mettez de l’énergie sur ce qui compte.  Prenons l’exemple de deux employés, A et B, qui travaillent tous deux dans la même compagnie. La personne A a misé au fil du temps sur son capital portatif : elle est devenue une vedette dans son travail.  En participant aux projets intéressants, elle a su se forger une réputation enviable et s’est fortement spécialisée dans son domaine.  Elle a bâti des relations internes lui permettant d’évoluer dans sa carrière.  Son bagage portatif est impressionnant.  Elle a désormais l’embarras du choix par rapport aux opportunités qui s’offrent à elle : elle travaille avec qui elle veut, et sur les projets qui l’intéressent uniquement.

D’un autre côté, l’employé B n’a pas investi dans son capital portatif.  Au cours des dernières années, cette personne est venue travailler sans but ni motivation.  L’employé B répondait aux exigences du poste, sans pour autant surpasser les objectifs qui  lui étaient donnés.   Ses options, autant à l’interne qu’à l’externe, sont bien plus limitées.

La personne A pourra facilement se trouver un autre emploi ailleurs lorsque le temps sera venu, par contre, la personne B devra sans doute se satisfaire de ce que son employeur actuel lui offre.

Nourrissez votre carrière, pas votre banquier

Plusieurs secteurs d’activités ne permettent pas de gagner un gros salaire tout en faisant croître son capital portatif.  Certaines entreprises vous permettront d’ajouter des atouts glorifiants à votre cv.  Par contre, plutôt que de vous récompenser avec un salaire alléchant, ces emplois ajouteront un plus à votre carrière en vous procurant des perspectives d’avenir.  C’est la raison pour laquelle il faut parfois reculer d’un pas pour mieux bondir en avant, même si cela signifie d’accepter un plus petit salaire. Concentrez-vous sur votre objectif à long terme plutôt que de satisfaire vos envies à court terme.

Bâtissez votre portabilité en 5 étapes 

1-Faites le travail

La clé du succès pour montrer que vous êtes compétent, c’est de prendre les bouchées doubles lorsque vous êtes capable de le faire.  Même si votre travail actuel vous semble ennuyant et qu’il sous-utilise vos capacités, continuez de montrer votre enthousiasme tout en informant votre patron que vous êtes prêt pour votre prochain défi. Démontrez votre capacité à accomplir vos tâches en toute facilité et qu’il vous reste du temps pour prendre d’autres responsabilités qui vous semblent plus attrayantes.

2-Soyez patient

Être patient n’est pas toujours évident lorsqu’on s’ennuie.  Par contre, si vous occupez un poste depuis un an et que vous faites la même chose depuis le début, vous avez probablement besoin de reprendre le contrôle de votre carrière. Ne vous contentez pas de vous pointer au travail : continuez de travailler avec enthousiasme pour démontrer qu’il est temps pour vous de monter un échelon.

3-Soyez prêt à prendre des risques

Cela ne signifie pas de faire des bêtises pour obtenir ce que vous voulez. C’est plutôt d’être prêt à prendre des risques que les autres ne prendront pas. Soit vous apprendrez de vos erreurs si votre projet échoue, soit vous marquerez des points auprès de votre employeur.  Les meilleures opportunités sont souvent les projets que votre patron considère impossibles à réaliser. Trouvez un moyen d’arriver à vos fins renversera votre patron!

4-Construisez votre CV

Si vous étiez obligé de quitter votre emploi aujourd’hui, que voudriez-vous voir sur votre CV avant de le présenter à un nouvel employeur?  Si vous ne possédez pas encore les expériences qu’il vous faut, remédiez à la situation dès maintenant. Arrêtez de remettre à demain et faites en sorte que cela se produise. La clé du succès du capital portatif est de vous assurer que vous pouvez utiliser votre expérience et vos formations pour votre mobilité (soit au sein de votre entreprise ou ailleurs). Essayez de travailler sur le plus de projets qui vous font briller.

5-Préparez-vous à utiliser votre capital portatif

Sans promouvoir le changement d’emploi fréquent, c’est parfois la seule option devant un emploi sans issue. Avant de quitter votre emploi, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de quitter une situation pour une autre semblable. Pendant que vous cherchez la prochaine occasion, passez du temps dans votre travail actuel pour construire votre portabilité, si minime soit-elle.

*Sources :

Gestion de carrière radicale, HOGSHEAD, Sally, Septembre Éditeur, 187pages, 2005.

http://lancehaun.com/building-portable-equity/

En savoir plus avec notre article: 10 conseils d’expert inspirants pour propulser votre carrière

La religion investit l’université
23 avril 2017 écrit par Le Devoir

La Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval tire le diable par la queue. « Le dos au mur », le doyen Gilles Routhier a décidé de la sauver, quitte à rompre avec les traditions.

 

Il procédera dans quelques semaines à l’embauche du premier professeur de tradition protestante évangélique. Une première en 165 ans d’enseignement universitaire de la théologie et des sciences religieuses au Québec. « Il y a un besoin », soutient-il à l’autre bout du fil. « Et quant à moi, la théologie n’est pas un privilège de catholiques. »

 

M. Routhier craignait le pire à son arrivée à la barre de la Faculté, en 2013. « J’ai réalisé assez vite que presque la moitié du corps professoral allait partir en trois ans. Si tu laisses aller les choses, qu’est-ce qui va arriver ? La fin », souligne le professeur, qui a été ordonné au service de l’Église de Québec. Inspiré par « Félix », l’homme de foi décide de « cracher dans ses mains et de relever ses manches ».

 

Il tombe sur le programme de chaires de leadership en enseignement (CLE), qui a été instauré il y a plus de cinq ans par le recteur sortant Denis Brière afin de pallier le sous-financement des activités de l’UL. « La création d’une CLE nécessite un engagement financier de nature philanthropique » d’« acteurs du milieu socioéconomique ». « [Cette contribution financière] doit s’échelonner sur une période minimale de cinq ans et elle doit couvrir au moins la moitié du salaire annuel de la ressource professorale titulaire de la CLE, de même qu’un montant minimal de 15 000 $ par an pour la réalisation d’activités de formation et d’innovation en enseignement », peut-on lire sur le site Web de l’Université Laval. Ces partenariats public-privé (PPP) s’avèrent la planche de salut de la Faculté de théologie et de sciences religieuses.

 

M. Routhier a monté de toutes pièces — ou presque — 9 des 28 CLE de l’Université. La CLE en enseignement en missiologie protestante évangélique est la dernière en lice. Il a pu la mettre sur pied après que des membres de la communauté évangélique du Canada, mais aussi des États-Unis — dont l’UL préserve l’identité — lui ont fait grâce de 420 000 dollars.

 

La nouvelle chaire aura pour « objectif principal » de « travailler à une actualisation de la théologie de la mission [soit la discipline qui développe une réflexion systématique sur l’activité missionnaire] et à sa mise en oeuvre en contexte québécois “postchrétien” ». Elle contribuera notamment à « former des missiologies, des praticiens et des communautés missionnaires aptes à faire face aux défis que comporte la proposition de l’Évangile dans le monde contemporain ».

 

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) craint de voir la faculté de l’UL contribuer à la « montée, un peu épeurante », de l’Église évangélique au Québec afin de garder la tête hors de l’eau. « Au Québec, on est censé être dans une société laïque », soupire la présidente du MLQ, Lucie Jobin.

 

Le professeur retraité de la Faculté des sciences de l’éducation Claude Simard, reproche sans ambages à l’UL de verser dans le prosélytisme. « L’Université a comme tâche essentielle de faire avancer le savoir sur les divers phénomènes naturels et humains selon les principes de la rationalité et de l’objectivité. Elle n’a absolument pas à soutenir l’entreprise d’endoctrinement qu’est l’activité missionnaire des églises », a-t-il écrit dans une lettre ouverte mise en ligne sur le site Web du Devoir.

 

M. Routhier convient que le don de la communauté évangélique — qui compte quelque 75 000 croyants au Québec selon l’Association d’églises baptistes évangéliques — « n’est pas complètement désintéressé ». Cela dit, l’« intérêt » de la communauté évangélique de voir des universitaires approfondir la réflexion sur l’activité missionnaire coïncide avec l’intérêt de l’Université Laval ainsi que de la société, est-il persuadé. « Il y aura un spécialiste pour la communauté protestante évangélique [accessible à ceux qui] veulent poursuivre des études. [Pour l’UL], ce n’est pas simplement davantage d’étudiants », affirme-t-il avant d’ajouter : « S’il n’y a pas un accès à la formation universitaire, on court plus de dangers que si on forme les gens correctement à l’université, en matière de posture religieuse. Donc, ce n’est pas simplement un service au groupe religieux, c’est un service public. »

 

Les donateurs n’ont pas leur mot à dire sur le programme d’une CLE ou encore son titulaire, insiste M. Routhier. « Il y a un mur coupe-feu. » Ainsi, les Chevaliers de Colomb et les congrégations religieuses — qui sont résolument « pro-vie » — n’ont pas participé à l’élaboration du programme de la CLE en éthique de la vie — à laquelle ils ont pourtant contribué à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de dollars. L’« avènement d’une médecine techno-scientifique et d’institutions de soins complexes » force la réflexion sur une foule d’enjeux — le statut de l’embryon humain, l’utilisation des cellules souches, la procréation assistée et l’euthanasie, etc. — dans laquelle la théologie « peut trouver sa place », fait valoir l’Université.

 

L’Université Laval n’est pas la seule à solliciter et accepter l’aide financière de « partenaires externes » afin de renforcer, ou à tout le moins de maintenir, ses effectifs d’enseignement et de recherche. L’Université de Montréal entend créer une chaire portant le nom du sociologue Jacques Grand’Maison qui approfondira la connaissance du catholicisme et de ses liens avec la culture québécoise. Des communautés religieuses y ont fait des promesses de dons.

 

M. Routhier, qui s’est personnellement engagé à faire un don de 300 000 $ afin de créer une CLE en ecclésiologie (vie et nature de l’Église), ambitionne désormais de trouver « un spécialiste de la question “femme et religion” ». «Quant à moi, c’est capital », lance-t-il au Devoir.

 

Enfin, il pourrait démontrer que la théologie n’est ni un « privilège de catholiques » ni un privilège de chrétiens à l’UL. Le doyen n’écarte pas la possibilité d’emboîter le pas à des confrères européens qui ont ouvert la porte de leur faculté à des « enseignements proprement théologiques [s’inscrivant dans] la tradition musulmane ». « C’est ma grande conviction : l’antidote le plus fort au fondamentalisme, c’est un enseignement universitaire en théologie. Autrement, si on refoule cela et qu’on laisse ça simplement aux églises, que c’est simplement une question de passion et qu’on ne met pas un peu de raison là-dedans, on s’expose [à un risque] », conclut-il.

 

Avec Dave Noël

Gérez votre carrière comme un pro en bâtissant votre capital portatif
23 avril 2017 écrit par Journal Métro

La carrière linéaire n’existe plus.  Un employé entré sur le marché du travail depuis le début du 21e siècle changera de carrière autour de 5 fois au cours de sa vie.  L’importance de se bâtir un capital portatif prend alors tout son sens.

Capital portatif vs capital captif

Dans n’importe quel emploi, vous produisez du capital portatif et du capital captif. Le capital portatif, c’est tout ce qui vous suivra dans votre prochain emploi. Alors que le capital captif, c’est ce qui restera derrière vous lorsque vous quitterez cet emploi. Il faut vous imaginer en train de partir de chez votre employeur avec une valise pleine de compétences acquises et de réalisations.  C’est ce qui vous garantit une sécurité d’emploi extérieure et une carrière à long terme.

Ce que vous décidez de mettre dans votre valise avant de partir vous appartient et vous demandera sans doute des efforts.  Mettez de l’énergie sur ce qui compte.  Prenons l’exemple de deux employés, A et B, qui travaillent tous deux dans la même compagnie. La personne A a misé au fil du temps sur son capital portatif : elle est devenue une vedette dans son travail.  En participant aux projets intéressants, elle a su se forger une réputation enviable et s’est fortement spécialisée dans son domaine.  Elle a bâti des relations internes lui permettant d’évoluer dans sa carrière.  Son bagage portatif est impressionnant.  Elle a désormais l’embarras du choix par rapport aux opportunités qui s’offrent à elle : elle travaille avec qui elle veut, et sur les projets qui l’intéressent uniquement.

D’un autre côté, l’employé B n’a pas investi dans son capital portatif.  Au cours des dernières années, cette personne est venue travailler sans but ni motivation.  L’employé B répondait aux exigences du poste, sans pour autant surpasser les objectifs qui  lui étaient donnés.   Ses options, autant à l’interne qu’à l’externe, sont bien plus limitées.

La personne A pourra facilement se trouver un autre emploi ailleurs lorsque le temps sera venu, par contre, la personne B devra sans doute se satisfaire de ce que son employeur actuel lui offre.

Nourrissez votre carrière, pas votre banquier

Plusieurs secteurs d’activités ne permettent pas de gagner un gros salaire tout en faisant croître son capital portatif.  Certaines entreprises vous permettront d’ajouter des atouts glorifiants à votre cv.  Par contre, plutôt que de vous récompenser avec un salaire alléchant, ces emplois ajouteront un plus à votre carrière en vous procurant des perspectives d’avenir.  C’est la raison pour laquelle il faut parfois reculer d’un pas pour mieux bondir en avant, même si cela signifie d’accepter un plus petit salaire. Concentrez-vous sur votre objectif à long terme plutôt que de satisfaire vos envies à court terme.

Bâtissez votre portabilité en 5 étapes 

1-Faites le travail

La clé du succès pour montrer que vous êtes compétent, c’est de prendre les bouchées doubles lorsque vous êtes capable de le faire.  Même si votre travail actuel vous semble ennuyant et qu’il sous-utilise vos capacités, continuez de montrer votre enthousiasme tout en informant votre patron que vous êtes prêt pour votre prochain défi. Démontrez votre capacité à accomplir vos tâches en toute facilité et qu’il vous reste du temps pour prendre d’autres responsabilités qui vous semblent plus attrayantes.

2-Soyez patient

Être patient n’est pas toujours évident lorsqu’on s’ennuie.  Par contre, si vous occupez un poste depuis un an et que vous faites la même chose depuis le début, vous avez probablement besoin de reprendre le contrôle de votre carrière. Ne vous contentez pas de vous pointer au travail : continuez de travailler avec enthousiasme pour démontrer qu’il est temps pour vous de monter un échelon.

3-Soyez prêt à prendre des risques

Cela ne signifie pas de faire des bêtises pour obtenir ce que vous voulez. C’est plutôt d’être prêt à prendre des risques que les autres ne prendront pas. Soit vous apprendrez de vos erreurs si votre projet échoue, soit vous marquerez des points auprès de votre employeur.  Les meilleures opportunités sont souvent les projets que votre patron considère impossibles à réaliser. Trouvez un moyen d’arriver à vos fins renversera votre patron!

4-Construisez votre CV

Si vous étiez obligé de quitter votre emploi aujourd’hui, que voudriez-vous voir sur votre CV avant de le présenter à un nouvel employeur?  Si vous ne possédez pas encore les expériences qu’il vous faut, remédiez à la situation dès maintenant. Arrêtez de remettre à demain et faites en sorte que cela se produise. La clé du succès du capital portatif est de vous assurer que vous pouvez utiliser votre expérience et vos formations pour votre mobilité (soit au sein de votre entreprise ou ailleurs). Essayez de travailler sur le plus de projets qui vous font briller.

5-Préparez-vous à utiliser votre capital portatif

Sans promouvoir le changement d’emploi fréquent, c’est parfois la seule option devant un emploi sans issue. Avant de quitter votre emploi, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de quitter une situation pour une autre semblable. Pendant que vous cherchez la prochaine occasion, passez du temps dans votre travail actuel pour construire votre portabilité, si minime soit-elle.

*Sources :

Gestion de carrière radicale, HOGSHEAD, Sally, Septembre Éditeur, 187pages, 2005.

http://lancehaun.com/building-portable-equity/

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Garderies en milieu familial: 3600 enfants de moins en un an
22 avril 2017 écrit par Cyberpresse

TAUX D’OCCUPATION EN BAISSE

Le ministère de la Famille chiffre à 91 604 le nombre de places « disponibles » dans les garderies en milieu familial subventionnées. Ce nombre reste stable, ou à peu près, depuis 2009. Mais dans les faits, ces places ne sont pas toutes occupées. En 2014-2015, 86 % de ces places étaient réellement utilisées. Ce taux était observé depuis des années. Or, en 2015-2016, il a chuté à 82,1 %, selon les données obtenues la semaine dernière auprès du ministère de la Famille. Le nombre d’enfants qui fréquentent les garderies en milieu familial est donc passé de 78 831 à 75 206. C’est une perte de 3625 enfants (4,6 %).

« DÉPLACEMENT DE LA CLIENTÈLE »

Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, explique l’exode d’abord par « un déplacement de la clientèle ». Avec la création récente de places en CPE, davantage de parents font le choix d’y envoyer leur enfant, constate-t-il. Du 1er avril 2014 au 31 mars 2016, 5600 places se sont ajoutées dans les CPE. On en compte aujourd’hui plus de 93 000, qui sont occupées à 98 %.

LE PRIVÉ EN HAUSSE

Les garderies privées non subventionnées ne cessent de croître, elles aussi. Elles comptent 60 000 places, soit 14 000 de plus qu’en 2014. La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), qui représente des responsables de services de garde en milieu familial, accuse le gouvernement Couillard d’être responsable d’un exode de sa clientèle vers le réseau non subventionné. Il a révisé le tarif pour les services de garde subventionnés en 2015, ce qui a fait fuir des parents, selon le syndicat. Les parents paient maintenant un tarif modulé en fonction de leur revenu, et non plus un tarif unique de 7 $. Selon la FIPEQ-CSQ, il est désormais plus avantageux pour certains de fréquenter le réseau non subventionné et de toucher un crédit d’impôt. La CSQ reconnaît néanmoins que des parents font aussi le choix d’envoyer leur enfant dans un CPE, où le tarif est le même que dans les garderies en milieu familial. Selon elle, 653 responsables de service de garde ont cessé leurs activités depuis 2015. Elle en représente 11 000 sur environ 15 000.

LES « PLACES FANTÔMES »

La révision du tarif a également « permis d’atténuer le problème des places fantômes », selon le ministère de la Famille. « Le fait que la contribution totale puisse atteindre jusqu’à 20 $ par jour, ça a amené des parents à refuser de signer des ententes qui ne correspondent pas à leurs besoins », selon une porte-parole, Ève Gauthier. En 2014, une association de CPE avait accusé des garderies en milieu familial d’être les principaux responsables du phénomène des « places fantômes » : Québec versait malgré lui des subventions pour des places qui n’étaient pas réellement occupées par un enfant. Par exemple, des parents signaient une « fiche d’assiduité » indiquant que leur enfant fréquentait une garderie pendant cinq jours par semaine, alors que ce n’était pas le cas. Ils acceptaient de payer les cinq jours malgré tout (au tarif quotidien de 7 $ à l’époque). En agissant ainsi, ils déclenchaient aussitôt le versement de subventions à la garderie, même pour les jours où leur enfant n’était pas présent. Autre exemple : des garderies demandaient aux parents de payer pour réserver une place tout en réclamant au gouvernement des subventions comme si l’enfant fréquentait déjà leur établissement. Sébastien Proulx attribue en partie la baisse du taux d’occupation des garderies en milieu familial aux mesures prises pour contrer le phénomène des « places fantômes ».

LE BUDGET FOND

Québec s’ajuste à la baisse du nombre d’enfants dans les garderies en milieu familial : il réduit de près de 8 % le montant des subventions versées à ce réseau en 2017-2018, selon le budget déposé le mois dernier. L’enveloppe fond de 624,8 millions à 575,8 millions, une coupe de 49 millions. Ces prévisions budgétaires laissent croire que l’exode des enfants dans ce réseau s’est poursuivi au cours de l’année financière qui vient de se terminer, 2016-2017. Les données sur le taux d’occupation pour cette année-là ne sont pas encore disponibles, mais le ministère de la Famille a déjà une bonne idée de la situation. Selon ce que disait un représentant du Conseil du trésor au huis clos du budget, les dépenses sont en baisse parce que le gouvernement a pris des moyens pour ne plus subventionner de « places fantômes » et que les parents choisissent d’autres services de garde.

Gérez votre carrière comme un pro en bâtissant votre capital portatif
22 avril 2017 écrit par Jobboom Blog

La carrière linéaire n’existe plus.  Un employé entré sur le marché du travail depuis le début du 21e siècle changera de carrière autour de 5 fois au cours de sa vie.  L’importance de se bâtir un capital portatif prend alors tout son sens.

Capital portatif vs capital captif

Dans n’importe quel emploi, vous produisez du capital portatif et du capital captif. Le capital portatif, c’est tout ce qui vous suivra dans votre prochain emploi. Alors que le capital captif, c’est ce qui restera derrière vous lorsque vous quitterez cet emploi. Il faut vous imaginer en train de partir de chez votre employeur avec une valise pleine de compétences acquises et de réalisations.  C’est ce qui vous garantit une sécurité d’emploi extérieure et une carrière à long terme.

Ce que vous décidez de mettre dans votre valise avant de partir vous appartient et vous demandera sans doute des efforts.  Mettez de l’énergie sur ce qui compte.  Prenons l’exemple de deux employés, A et B, qui travaillent tous deux dans la même compagnie. La personne A a misé au fil du temps sur son capital portatif : elle est devenue une vedette dans son travail.  En participant aux projets intéressants, elle a su se forger une réputation enviable et s’est fortement spécialisée dans son domaine.  Elle a bâti des relations internes lui permettant d’évoluer dans sa carrière.  Son bagage portatif est impressionnant.  Elle a désormais l’embarras du choix par rapport aux opportunités qui s’offrent à elle : elle travaille avec qui elle veut, et sur les projets qui l’intéressent uniquement.

D’un autre côté, l’employé B n’a pas investi dans son capital portatif.  Au cours des dernières années, cette personne est venue travailler sans but ni motivation.  L’employé B répondait aux exigences du poste, sans pour autant surpasser les objectifs qui  lui étaient donnés.   Ses options, autant à l’interne qu’à l’externe, sont bien plus limitées.

La personne A pourra facilement se trouver un autre emploi ailleurs lorsque le temps sera venu, par contre, la personne B devra sans doute se satisfaire de ce que son employeur actuel lui offre.

Nourrissez votre carrière, pas votre banquier

Plusieurs secteurs d’activités ne permettent pas de gagner un gros salaire tout en faisant croître son capital portatif.  Certaines entreprises vous permettront d’ajouter des atouts glorifiants à votre cv.  Par contre, plutôt que de vous récompenser avec un salaire alléchant, ces emplois ajouteront un plus à votre carrière en vous procurant des perspectives d’avenir.  C’est la raison pour laquelle il faut parfois reculer d’un pas pour mieux bondir en avant, même si cela signifie d’accepter un plus petit salaire. Concentrez-vous sur votre objectif à long terme plutôt que de satisfaire vos envies à court terme.

Bâtissez votre portabilité en 5 étapes 

1-Faites le travail

La clé du succès pour montrer que vous êtes compétent, c’est de prendre les bouchées doubles lorsque vous êtes capable de le faire.  Même si votre travail actuel vous semble ennuyant et qu’il sous-utilise vos capacités, continuez de montrer votre enthousiasme tout en informant votre patron que vous êtes prêt pour votre prochain défi. Démontrez votre capacité à accomplir vos tâches en toute facilité et qu’il vous reste du temps pour prendre d’autres responsabilités qui vous semblent plus attrayantes.

2-Soyez patient

Être patient n’est pas toujours évident lorsqu’on s’ennuie.  Par contre, si vous occupez un poste depuis un an et que vous faites la même chose depuis le début, vous avez probablement besoin de reprendre le contrôle de votre carrière. Ne vous contentez pas de vous pointer au travail : continuez de travailler avec enthousiasme pour démontrer qu’il est temps pour vous de monter un échelon.

3-Soyez prêt à prendre des risques

Cela ne signifie pas de faire des bêtises pour obtenir ce que vous voulez. C’est plutôt d’être prêt à prendre des risques que les autres ne prendront pas. Soit vous apprendrez de vos erreurs si votre projet échoue, soit vous marquerez des points auprès de votre employeur.  Les meilleures opportunités sont souvent les projets que votre patron considère impossibles à réaliser. Trouvez un moyen d’arriver à vos fins renversera votre patron!

4-Construisez votre CV

Si vous étiez obligé de quitter votre emploi aujourd’hui, que voudriez-vous voir sur votre CV avant de le présenter à un nouvel employeur?  Si vous ne possédez pas encore les expériences qu’il vous faut, remédiez à la situation dès maintenant. Arrêtez de remettre à demain et faites en sorte que cela se produise. La clé du succès du capital portatif est de vous assurer que vous pouvez utiliser votre expérience et vos formations pour votre mobilité (soit au sein de votre entreprise ou ailleurs). Essayez de travailler sur le plus de projets qui vous font briller.

5-Préparez-vous à utiliser votre capital portatif

Sans promouvoir le changement d’emploi fréquent, c’est parfois la seule option devant un emploi sans issue. Avant de quitter votre emploi, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de quitter une situation pour une autre semblable. Pendant que vous cherchez la prochaine occasion, passez du temps dans votre travail actuel pour construire votre portabilité, si minime soit-elle.

*Sources :

Gestion de carrière radicale, HOGSHEAD, Sally, Septembre Éditeur, 187pages, 2005.

http://lancehaun.com/building-portable-equity/

En savoir plus avec notre article: 10 conseils d’expert inspirants pour propulser votre carrière

La religion investit l’université
22 avril 2017 écrit par Le Devoir

La Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval tire le diable par la queue. « Le dos au mur », le doyen Gilles Routhier a décidé de la sauver, quitte à rompre avec les traditions.

 

Il procédera dans quelques semaines à l’embauche du premier professeur de tradition protestante évangélique. Une première en 165 ans d’enseignement universitaire de la théologie et des sciences religieuses au Québec. « Il y a un besoin », soutient-il à l’autre bout du fil. « Et quant à moi, la théologie n’est pas un privilège de catholiques. »

 

M. Routhier craignait le pire à son arrivée à la barre de la Faculté, en 2013. « J’ai réalisé assez vite que presque la moitié du corps professoral allait partir en trois ans. Si tu laisses aller les choses, qu’est-ce qui va arriver ? La fin », souligne le professeur, qui a été ordonné au service de l’Église de Québec. Inspiré par « Félix », l’homme de foi décide de « cracher dans ses mains et de relever ses manches ».

 

Il tombe sur le programme de chaires de leadership en enseignement (CLE), qui a été instauré il y a plus de cinq ans par le recteur sortant Denis Brière afin de pallier le sous-financement des activités de l’UL. « La création d’une CLE nécessite un engagement financier de nature philanthropique » d’« acteurs du milieu socioéconomique ». « [Cette contribution financière] doit s’échelonner sur une période minimale de cinq ans et elle doit couvrir au moins la moitié du salaire annuel de la ressource professorale titulaire de la CLE, de même qu’un montant minimal de 15 000 $ par an pour la réalisation d’activités de formation et d’innovation en enseignement », peut-on lire sur le site Web de l’Université Laval. Ces partenariats public-privé (PPP) s’avèrent la planche de salut de la Faculté de théologie et de sciences religieuses.

 

M. Routhier a monté de toutes pièces — ou presque — 9 des 28 CLE de l’Université. La CLE en enseignement en missiologie protestante évangélique est la dernière en lice. Il a pu la mettre sur pied après que des membres de la communauté évangélique du Canada, mais aussi des États-Unis — dont l’UL préserve l’identité — lui ont fait grâce de 420 000 dollars.

 

La nouvelle chaire aura pour « objectif principal » de « travailler à une actualisation de la théologie de la mission [soit la discipline qui développe une réflexion systématique sur l’activité missionnaire] et à sa mise en oeuvre en contexte québécois “postchrétien” ». Elle contribuera notamment à « former des missiologies, des praticiens et des communautés missionnaires aptes à faire face aux défis que comporte la proposition de l’Évangile dans le monde contemporain ».

 

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) craint de voir la faculté de l’UL contribuer à la « montée, un peu épeurante », de l’Église évangélique au Québec afin de garder la tête hors de l’eau. « Au Québec, on est censé être dans une société laïque », soupire la présidente du MLQ, Lucie Jobin.

 

Le professeur retraité de la Faculté des sciences de l’éducation Claude Simard, reproche sans ambages à l’UL de verser dans le prosélytisme. « L’Université a comme tâche essentielle de faire avancer le savoir sur les divers phénomènes naturels et humains selon les principes de la rationalité et de l’objectivité. Elle n’a absolument pas à soutenir l’entreprise d’endoctrinement qu’est l’activité missionnaire des églises », a-t-il écrit dans une lettre ouverte mise en ligne sur le site Web du Devoir.

 

M. Routhier convient que le don de la communauté évangélique — qui compte quelque 75 000 croyants au Québec selon l’Association d’églises baptistes évangéliques — « n’est pas complètement désintéressé ». Cela dit, l’« intérêt » de la communauté évangélique de voir des universitaires approfondir la réflexion sur l’activité missionnaire coïncide avec l’intérêt de l’Université Laval ainsi que de la société, est-il persuadé. « Il y aura un spécialiste pour la communauté protestante évangélique [accessible à ceux qui] veulent poursuivre des études. [Pour l’UL], ce n’est pas simplement davantage d’étudiants », affirme-t-il avant d’ajouter : « S’il n’y a pas un accès à la formation universitaire, on court plus de dangers que si on forme les gens correctement à l’université, en matière de posture religieuse. Donc, ce n’est pas simplement un service au groupe religieux, c’est un service public. »

 

Les donateurs n’ont pas leur mot à dire sur le programme d’une CLE ou encore son titulaire, insiste M. Routhier. « Il y a un mur coupe-feu. » Ainsi, les Chevaliers de Colomb et les congrégations religieuses — qui sont résolument « pro-vie » — n’ont pas participé à l’élaboration du programme de la CLE en éthique de la vie — à laquelle ils ont pourtant contribué à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de dollars. L’« avènement d’une médecine techno-scientifique et d’institutions de soins complexes » force la réflexion sur une foule d’enjeux — le statut de l’embryon humain, l’utilisation des cellules souches, la procréation assistée et l’euthanasie, etc. — dans laquelle la théologie « peut trouver sa place », fait valoir l’Université.

 

L’Université Laval n’est pas la seule à solliciter et accepter l’aide financière de « partenaires externes » afin de renforcer, ou à tout le moins de maintenir, ses effectifs d’enseignement et de recherche. L’Université de Montréal entend créer une chaire portant le nom du sociologue Jacques Grand’Maison qui approfondira la connaissance du catholicisme et de ses liens avec la culture québécoise. Des communautés religieuses y ont fait des promesses de dons.

 

M. Routhier, qui s’est personnellement engagé à faire un don de 300 000 $ afin de créer une CLE en ecclésiologie (vie et nature de l’Église), ambitionne désormais de trouver « un spécialiste de la question “femme et religion” ». «Quant à moi, c’est capital », lance-t-il au Devoir.

 

Enfin, il pourrait démontrer que la théologie n’est ni un « privilège de catholiques » ni un privilège de chrétiens à l’UL. Le doyen n’écarte pas la possibilité d’emboîter le pas à des confrères européens qui ont ouvert la porte de leur faculté à des « enseignements proprement théologiques [s’inscrivant dans] la tradition musulmane ». « C’est ma grande conviction : l’antidote le plus fort au fondamentalisme, c’est un enseignement universitaire en théologie. Autrement, si on refoule cela et qu’on laisse ça simplement aux églises, que c’est simplement une question de passion et qu’on ne met pas un peu de raison là-dedans, on s’expose [à un risque] », conclut-il.

 

Avec Dave Noël

Comment cimenter l’esprit d’équipe?
22 avril 2017 écrit par Journal Métro

Pour être efficace, une équipe doit réussir à combiner les forces et les aspirations de chacun.

Ce résultat sera atteint si un travail de consolidation est effectué dès le début. En 2017, rares sont les descriptions de postes qui ne mentionnent pas la capacité à travailler en équipe. La collaboration est devenue nécessaire dans un monde du travail où les tâches se complexifient et réclament souvent l’intervention de spécialistes.

«Le travail d’équipe, ça ne se mange pas dans les céréales le matin! Il faut l’apprendre», dit Louise Charette, CRHA, présidente de Multi Aspects Groupe.

Pour Alain Dufault, CRIA, président de CRT Conseils, l’évolution des attentes accroît également le besoin de recourir à laconsolidation d’équipe :  «Les travailleurs de tous âges tendent à réclamer plus de responsabilités et à avoir plus d’ambition, ce qui crée des frictions. En consolidant l’équipe, on veut s’assurer que les ambitions et les forces des membres de l’équipe se combinent.»

Oubliez les sorties en rabaska, le baby-foot grandeur nature et les ateliers de préparation de cocktails. Ces activités sont bien agréables, mais leurs effets sur la capacité à collaborer sont limités. Pour améliorer les performances, c’est véritablement un travail en profondeur qu’il faut effectuer.

Quand on commence à travailler ensemble, la maturité de l’équipe est à peu près nulle», dit Louise Charette. Un travail de consolidation gagne donc à être mené lorsqu’on forme une nouvelle équipe, lorsqu’une équipe déjà en place reçoit un nouveau mandat ou lorsqu’elle passe sous la responsabilité d’un nouveau gestionnaire.

«À cette étape, la consolidation permet de structurer l’équipe et d’accélérer sa maturation», continue Alain Dufault. Le but? Harmoniser les points de vue et les façons de faire.

Parfois, les tensions entre membres d’une équipe s’accroissent jusqu’à constituer un véritable blocage. Une intervention d’urgence en consolidation d’équipe aide alors à résoudre le conflit. Il faut tenter d’impliquer rapidement le gestionnaire dans les activités de consolidation. Face à une situation de crise, n’oubliez jamais que le temps joue contre vous.

Plusieurs activités de consolidation peuvent aussi améliorer la collaboration au sein d’une équipe déjà constituée, mais dont les membres ressentent des irritants. Par exemple, un aspect sur lequel Louise Charette croit important de travailler est l’implantation d’une culture de reconnaissance : «En réunion, le gestionnaire peut féliciter son équipe pour le bon travail et demander à chacun ce qui s’est bien passé.»

Garderies en milieu familial: 3600 enfants de moins en un an
21 avril 2017 écrit par Cyberpresse

TAUX D’OCCUPATION EN BAISSE

Le ministère de la Famille chiffre à 91 604 le nombre de places « disponibles » dans les garderies en milieu familial subventionnées. Ce nombre reste stable, ou à peu près, depuis 2009. Mais dans les faits, ces places ne sont pas toutes occupées. En 2014-2015, 86 % de ces places étaient réellement utilisées. Ce taux était observé depuis des années. Or, en 2015-2016, il a chuté à 82,1 %, selon les données obtenues la semaine dernière auprès du ministère de la Famille. Le nombre d’enfants qui fréquentent les garderies en milieu familial est donc passé de 78 831 à 75 206. C’est une perte de 3625 enfants (4,6 %).

« DÉPLACEMENT DE LA CLIENTÈLE »

Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, explique l’exode d’abord par « un déplacement de la clientèle ». Avec la création récente de places en CPE, davantage de parents font le choix d’y envoyer leur enfant, constate-t-il. Du 1er avril 2014 au 31 mars 2016, 5600 places se sont ajoutées dans les CPE. On en compte aujourd’hui plus de 93 000, qui sont occupées à 98 %.

LE PRIVÉ EN HAUSSE

Les garderies privées non subventionnées ne cessent de croître, elles aussi. Elles comptent 60 000 places, soit 14 000 de plus qu’en 2014. La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), qui représente des responsables de services de garde en milieu familial, accuse le gouvernement Couillard d’être responsable d’un exode de sa clientèle vers le réseau non subventionné. Il a révisé le tarif pour les services de garde subventionnés en 2015, ce qui a fait fuir des parents, selon le syndicat. Les parents paient maintenant un tarif modulé en fonction de leur revenu, et non plus un tarif unique de 7 $. Selon la FIPEQ-CSQ, il est désormais plus avantageux pour certains de fréquenter le réseau non subventionné et de toucher un crédit d’impôt. La CSQ reconnaît néanmoins que des parents font aussi le choix d’envoyer leur enfant dans un CPE, où le tarif est le même que dans les garderies en milieu familial. Selon elle, 653 responsables de service de garde ont cessé leurs activités depuis 2015. Elle en représente 11 000 sur environ 15 000.

LES « PLACES FANTÔMES »

La révision du tarif a également « permis d’atténuer le problème des places fantômes », selon le ministère de la Famille. « Le fait que la contribution totale puisse atteindre jusqu’à 20 $ par jour, ça a amené des parents à refuser de signer des ententes qui ne correspondent pas à leurs besoins », selon une porte-parole, Ève Gauthier. En 2014, une association de CPE avait accusé des garderies en milieu familial d’être les principaux responsables du phénomène des « places fantômes » : Québec versait malgré lui des subventions pour des places qui n’étaient pas réellement occupées par un enfant. Par exemple, des parents signaient une « fiche d’assiduité » indiquant que leur enfant fréquentait une garderie pendant cinq jours par semaine, alors que ce n’était pas le cas. Ils acceptaient de payer les cinq jours malgré tout (au tarif quotidien de 7 $ à l’époque). En agissant ainsi, ils déclenchaient aussitôt le versement de subventions à la garderie, même pour les jours où leur enfant n’était pas présent. Autre exemple : des garderies demandaient aux parents de payer pour réserver une place tout en réclamant au gouvernement des subventions comme si l’enfant fréquentait déjà leur établissement. Sébastien Proulx attribue en partie la baisse du taux d’occupation des garderies en milieu familial aux mesures prises pour contrer le phénomène des « places fantômes ».

LE BUDGET FOND

Québec s’ajuste à la baisse du nombre d’enfants dans les garderies en milieu familial : il réduit de près de 8 % le montant des subventions versées à ce réseau en 2017-2018, selon le budget déposé le mois dernier. L’enveloppe fond de 624,8 millions à 575,8 millions, une coupe de 49 millions. Ces prévisions budgétaires laissent croire que l’exode des enfants dans ce réseau s’est poursuivi au cours de l’année financière qui vient de se terminer, 2016-2017. Les données sur le taux d’occupation pour cette année-là ne sont pas encore disponibles, mais le ministère de la Famille a déjà une bonne idée de la situation. Selon ce que disait un représentant du Conseil du trésor au huis clos du budget, les dépenses sont en baisse parce que le gouvernement a pris des moyens pour ne plus subventionner de « places fantômes » et que les parents choisissent d’autres services de garde.

Gérez votre carrière comme un pro en bâtissant votre capital portatif
21 avril 2017 écrit par Jobboom Blog

La carrière linéaire n’existe plus.  Un employé entré sur le marché du travail depuis le début du 21e siècle changera de carrière autour de 5 fois au cours de sa vie.  L’importance de se bâtir un capital portatif prend alors tout son sens.

Capital portatif vs capital captif

Dans n’importe quel emploi, vous produisez du capital portatif et du capital captif. Le capital portatif, c’est tout ce qui vous suivra dans votre prochain emploi. Alors que le capital captif, c’est ce qui restera derrière vous lorsque vous quitterez cet emploi. Il faut vous imaginer en train de partir de chez votre employeur avec une valise pleine de compétences acquises et de réalisations.  C’est ce qui vous garantit une sécurité d’emploi extérieure et une carrière à long terme.

Ce que vous décidez de mettre dans votre valise avant de partir vous appartient et vous demandera sans doute des efforts.  Mettez de l’énergie sur ce qui compte.  Prenons l’exemple de deux employés, A et B, qui travaillent tous deux dans la même compagnie. La personne A a misé au fil du temps sur son capital portatif : elle est devenue une vedette dans son travail.  En participant aux projets intéressants, elle a su se forger une réputation enviable et s’est fortement spécialisée dans son domaine.  Elle a bâti des relations internes lui permettant d’évoluer dans sa carrière.  Son bagage portatif est impressionnant.  Elle a désormais l’embarras du choix par rapport aux opportunités qui s’offrent à elle : elle travaille avec qui elle veut, et sur les projets qui l’intéressent uniquement.

D’un autre côté, l’employé B n’a pas investi dans son capital portatif.  Au cours des dernières années, cette personne est venue travailler sans but ni motivation.  L’employé B répondait aux exigences du poste, sans pour autant surpasser les objectifs qui  lui étaient donnés.   Ses options, autant à l’interne qu’à l’externe, sont bien plus limitées.

La personne A pourra facilement se trouver un autre emploi ailleurs lorsque le temps sera venu, par contre, la personne B devra sans doute se satisfaire de ce que son employeur actuel lui offre.

Nourrissez votre carrière, pas votre banquier

Plusieurs secteurs d’activités ne permettent pas de gagner un gros salaire tout en faisant croître son capital portatif.  Certaines entreprises vous permettront d’ajouter des atouts glorifiants à votre cv.  Par contre, plutôt que de vous récompenser avec un salaire alléchant, ces emplois ajouteront un plus à votre carrière en vous procurant des perspectives d’avenir.  C’est la raison pour laquelle il faut parfois reculer d’un pas pour mieux bondir en avant, même si cela signifie d’accepter un plus petit salaire. Concentrez-vous sur votre objectif à long terme plutôt que de satisfaire vos envies à court terme.

Bâtissez votre portabilité en 5 étapes 

1-Faites le travail

La clé du succès pour montrer que vous êtes compétent, c’est de prendre les bouchées doubles lorsque vous êtes capable de le faire.  Même si votre travail actuel vous semble ennuyant et qu’il sous-utilise vos capacités, continuez de montrer votre enthousiasme tout en informant votre patron que vous êtes prêt pour votre prochain défi. Démontrez votre capacité à accomplir vos tâches en toute facilité et qu’il vous reste du temps pour prendre d’autres responsabilités qui vous semblent plus attrayantes.

2-Soyez patient

Être patient n’est pas toujours évident lorsqu’on s’ennuie.  Par contre, si vous occupez un poste depuis un an et que vous faites la même chose depuis le début, vous avez probablement besoin de reprendre le contrôle de votre carrière. Ne vous contentez pas de vous pointer au travail : continuez de travailler avec enthousiasme pour démontrer qu’il est temps pour vous de monter un échelon.

3-Soyez prêt à prendre des risques

Cela ne signifie pas de faire des bêtises pour obtenir ce que vous voulez. C’est plutôt d’être prêt à prendre des risques que les autres ne prendront pas. Soit vous apprendrez de vos erreurs si votre projet échoue, soit vous marquerez des points auprès de votre employeur.  Les meilleures opportunités sont souvent les projets que votre patron considère impossibles à réaliser. Trouvez un moyen d’arriver à vos fins renversera votre patron!

4-Construisez votre CV

Si vous étiez obligé de quitter votre emploi aujourd’hui, que voudriez-vous voir sur votre CV avant de le présenter à un nouvel employeur?  Si vous ne possédez pas encore les expériences qu’il vous faut, remédiez à la situation dès maintenant. Arrêtez de remettre à demain et faites en sorte que cela se produise. La clé du succès du capital portatif est de vous assurer que vous pouvez utiliser votre expérience et vos formations pour votre mobilité (soit au sein de votre entreprise ou ailleurs). Essayez de travailler sur le plus de projets qui vous font briller.

5-Préparez-vous à utiliser votre capital portatif

Sans promouvoir le changement d’emploi fréquent, c’est parfois la seule option devant un emploi sans issue. Avant de quitter votre emploi, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de quitter une situation pour une autre semblable. Pendant que vous cherchez la prochaine occasion, passez du temps dans votre travail actuel pour construire votre portabilité, si minime soit-elle.

*Sources :

Gestion de carrière radicale, HOGSHEAD, Sally, Septembre Éditeur, 187pages, 2005.

http://lancehaun.com/building-portable-equity/

En savoir plus avec notre article: 10 conseils d’expert inspirants pour propulser votre carrière

Un Pepsi avec votre diplôme?
21 avril 2017 écrit par Le Devoir

Il y a les universités Coca-Cola et les universités Pepsi. Dans une université Pepsi, on boit des produits Pepsi. Pas autre chose.

 

Le café étudiant du Département de nutrition de l’Université de Montréal vendait jusqu’à récemment du Rise Kombucha. Cette boisson gazeuse embouteillée dans l’arrondissement Saint-Léonard, dans l’est de Montréal, est très populaire chez les étudiants.

 

Il s’agit d’un thé fermenté légèrement sucré, fait à base de levures et de bactéries qui lui donnent un goût un peu acidulé. C’est un produit local décrit comme biologique et équitable. Le Rise Kombucha était apprécié au café étudiant du Département de nutrition.

 

Mais ce produit n’est plus offert depuis deux semaines. Un représentant de Pepsi a demandé au café Nutribar de cesser de vendre du Rise Kombucha. Pepsi a le contrat pour fournir en exclusivité l’Université de Montréal en boissons embouteillées. « Je suis déçue : j’étais contente d’encourager une entreprise de Montréal qui vend un produit original et biologique », dit au Devoir une cliente du café Nutribar.

 

Elle devra désormais boire du Pepsi, du jus, de l’eau vitaminée ou une autre boisson offerte par le géant américain. Seuls les différents produits de la marque Pepsi peuvent être vendus dans 12 des 23 cafés étudiants, à la cafétéria Chez Valère, dans une soixantaine de machines distributrices et dans cinq autres points de service ciblés, explique Geneviève O’Meara, conseillère principale aux relations avec les médias de l’Université de Montréal. Pepsi n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue.

 

10 millions sur 10 ans

 

Les cafés étudiants ont le choix de signer ou non l’entente avec Pepsi. Ceux qui l’ont entérinée doivent respecter une série de conditions, dont celle de ne vendre que des produits appartenant au géant américain de l’alimentation — ou des produits pour lesquels Pepsi n’offre aucun équivalent, comme du lait, par exemple.

 

Le café Nutribar et l’Université de Montréal y trouvent leur compte : l’entreprise verse une somme estimée à des centaines de milliers de dollars (gardée secrète) pour avoir le droit de distribuer exclusivement ses produits sur le campus. L’entente précédente, valide entre les années 1999 et 2009, prévoyait le versement de 10 millions sur 10 ans par Pepsi.

 

L’Université de Montréal avait poursuivi l’entreprise pour un demi-million de dollars, en 2002, parce que Pepsi refusait de payer ses redevances annuelles. La multinationale voulait renégocier l’entente commerciale : les ventes étaient inférieures aux prévisions. Pepsi comptait vendre au moins 820 000 caisses de ses produits durant le contrat, soit l’équivalent de 17 litres par étudiant par session.

Liberté de choix

 

Jean-Claude Moubarac, professeur au Département de nutrition de l’Université de Montréal, dénonce le contrat de distribution exclusive comme celui liant Pepsi et l’Université. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est répandu : à peu près tous les collèges et les universités en Amérique du Nord ont signé des ententes d’exclusivité avec Coca-Cola, Pepsi ou d’autres fournisseurs pour leur approvisionnement.

 

« Je trouve ça aberrant et inacceptable qu’une université soit tenue par ce genre de contrat, dit-il. L’industrie ne veut pas que le gouvernement brime sa liberté avec des politiques publiques en alimentation, mais le “Big Food” n’hésite pas à brimer la liberté de choix des consommateurs. »

 

Au-delà de la défense des consommateurs, l’expert en nutrition observe avec méfiance la présence sur le campus d’une entreprise multinationale. Il est très préoccupé par le secret entourant ces contrats dits « commerciaux ».

 

Les ententes comportent-elles des clauses qui mettent en péril l’indépendance de la recherche ? Les universités jurent que non. Il faut les croire sur parole. Tous les établissements refusent de rendre ces contrats publics.

 

Par principe, Jean-Claude Moubarac dit refuser toute forme de financement privé pour ses projets de recherche. Il dit recevoir une multitude d’offres de fondations appartenant à des entreprises ou à des lobbies pour mener des travaux. Une marque de vinaigrette lui a même offert un généreux contrat pour être porte-parole, ce qu’il a refusé.

 

« Les industries sont prêtes à nous payer pour qu’on les aide à commercialiser leurs produits. L’industrie veut qu’on mange plus, mais on mange déjà trop ! Les entreprises ont une obligation de croissance. En tant que chercheur, je m’intéresse à la santé publique », dit Jean-Claude Moubarac.

 

Un contenu « santé » obligatoire

 

En plus de l’Université de Montréal, les autres universités montréalaises ont des contrats avec Coca-Cola ou Pepsi. Les deux géants se côtoient à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

 

Coca-Cola fournit les cafétérias en vertu d’un contrat allant de 2015 à 2019. L’entreprise Déli-Snack alimente les machines distributrices et fait affaire avec Pepsi.

 

Les universités McGill et Concordia ont signé des contrats exclusifs avec Coca-Cola. À Concordia, une clause du contrat (adoptée notamment sous la pression des étudiants) force l’entreprise à fournir au moins 25 % de boissons décrites comme « santé », ce qui comprend l’eau vitaminée ou qui a une saveur ajoutée ; l’eau de noix de coco ; des boissons dont l’ingrédient principal n’est pas le sucre ; les boissons sans caféine ou sans sucre ajouté.

 

Chaque année du contrat, la proportion de boissons « santé » doit augmenter de 3 %, de sorte que cette proportion sera de 31 % à compter du 1er juin 2017, souligne Christine Mota, directrice des relations avec les médias à l’Université Concordia.

Comment cimenter l’esprit d’équipe?
21 avril 2017 écrit par Journal Métro

Pour être efficace, une équipe doit réussir à combiner les forces et les aspirations de chacun.

Ce résultat sera atteint si un travail de consolidation est effectué dès le début. En 2017, rares sont les descriptions de postes qui ne mentionnent pas la capacité à travailler en équipe. La collaboration est devenue nécessaire dans un monde du travail où les tâches se complexifient et réclament souvent l’intervention de spécialistes.

«Le travail d’équipe, ça ne se mange pas dans les céréales le matin! Il faut l’apprendre», dit Louise Charette, CRHA, présidente de Multi Aspects Groupe.

Pour Alain Dufault, CRIA, président de CRT Conseils, l’évolution des attentes accroît également le besoin de recourir à laconsolidation d’équipe :  «Les travailleurs de tous âges tendent à réclamer plus de responsabilités et à avoir plus d’ambition, ce qui crée des frictions. En consolidant l’équipe, on veut s’assurer que les ambitions et les forces des membres de l’équipe se combinent.»

Oubliez les sorties en rabaska, le baby-foot grandeur nature et les ateliers de préparation de cocktails. Ces activités sont bien agréables, mais leurs effets sur la capacité à collaborer sont limités. Pour améliorer les performances, c’est véritablement un travail en profondeur qu’il faut effectuer.

Quand on commence à travailler ensemble, la maturité de l’équipe est à peu près nulle», dit Louise Charette. Un travail de consolidation gagne donc à être mené lorsqu’on forme une nouvelle équipe, lorsqu’une équipe déjà en place reçoit un nouveau mandat ou lorsqu’elle passe sous la responsabilité d’un nouveau gestionnaire.

«À cette étape, la consolidation permet de structurer l’équipe et d’accélérer sa maturation», continue Alain Dufault. Le but? Harmoniser les points de vue et les façons de faire.

Parfois, les tensions entre membres d’une équipe s’accroissent jusqu’à constituer un véritable blocage. Une intervention d’urgence en consolidation d’équipe aide alors à résoudre le conflit. Il faut tenter d’impliquer rapidement le gestionnaire dans les activités de consolidation. Face à une situation de crise, n’oubliez jamais que le temps joue contre vous.

Plusieurs activités de consolidation peuvent aussi améliorer la collaboration au sein d’une équipe déjà constituée, mais dont les membres ressentent des irritants. Par exemple, un aspect sur lequel Louise Charette croit important de travailler est l’implantation d’une culture de reconnaissance : «En réunion, le gestionnaire peut féliciter son équipe pour le bon travail et demander à chacun ce qui s’est bien passé.»


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