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Des clés pour devenir un meilleur leader
19 octobre 2017 écrit par Le Devoir

La première femme première ministre du Québec, Pauline Marois, l’athlète Pierre Lavoie du Grand Défi Pierre Lavoie, Lise Watier, créatrice de la ligne de cosmétiques du même nom : voilà quelques-unes des personnalités invitées à témoigner à l’Institut de leadership en gestion. Le partage de leur expérience de vie s’ajoute à un volet plus théorique, mais axé sur la pratique, pour former un programme de certification en leadership et habiletés de direction de six jours offert conjointement avec l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia.

 

« Nous sommes allés chercher les meilleurs experts de différentes universités pour aborder les thématiques de façon pratico-pratique », explique Éric Paquette, président et cofondateur de l’Institut de leadership en gestion.

 

Les personnalités viennent pour leur part témoigner de leur parcours. « Elles racontent les leçons qu’elles ont apprises dans le domaine du leadership et les agrémentent d’exemples concrets, ajoute M. Paquette. Ce sont vraiment tous des gens qui ont des choses intéressantes à raconter. »

 

Issue de la première cohorte en 2013, Marie-Carmen Velasco, vice-présidente exécutive et chef, capital humain et services partagés, chez ACCEO Solutions, se souvient d’ailleurs encore du témoignage d’Alain Bouchard, président-directeur général d’Alimentation Couche-Tard.

 

« C’est un homme d’une grande humilité, qui a réussi à partager son parcours extraordinaire avec simplicité et transparence, raconte-t-elle. C’est tout un privilège d’avoir pu assister à des témoignages de gens comme lui, qui ont des expériences aussi exceptionnelles. »

 

Elle a aussi été marquée par le module qui aborde le coaching et la gestion de talents. « Le programme a un volet qui nous apprend de nouvelles choses qu’on peut mettre en application rapidement, un volet qui nous permet de revoir de grandes notions de gestion. C’est très inspirant », explique Marie-Carmen Velasco.

 

Plusieurs des personnalités invitées changent d’une session à une autre, mais au total, formateurs compris, ils sont entre douze et quinze à s’adresser aux étudiants pendant le programme de six jours. « Notre approche est vraiment un beau mélange entre ce que les universités offrent comme cours et ce que les organismes comme les chambres de commerce présentent comme conférences », indique Éric Paquette.

 

Pour des gestionnaires en action

 

Satisfaite de son expérience à l’Institut de leadership en gestion, Mme Velasco, qui accorde beaucoup d’importance à la formation continue, a aussi recommandé le programme à plusieurs collègues à différents niveaux dans la hiérarchie de son organisation.

Pour l’équipe de l’Institut de leadership en gestion, il est important de s’adresser à cette clientèle diversifiée. « Nous visons vraiment tous les types de gestionnaires, du président d’entreprise à celui qui gère une petite équipe, indique Éric Paquette. Nous essayons aussi que les participants vivent une belle expérience entre eux en leur offrant un endroit où ils pourront échanger, apprendre des autres. On souhaite leur permettre de vivre quelque chose de spécial. »

 

Il est également convaincu qu’améliorer ses compétences en leadership est un défi particulièrement adapté à la formation continue.

 

« Plus on a de l’expérience dans le domaine, plus on peut connecter avec la matière, affirme M. Paquette, qui est également chargé de cours en économie à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Avec le leadership, c’est particulièrement important d’avoir déjà géré du personnel pour vraiment pouvoir aller plus loin. »

 

Gestion de personnel et autres sphères de la vie

 

Le certificat en leadership et habileté de direction donne des outils aux participants pour les amener à améliorer leur gestion du personnel. « Nous souhaitons que les gestionnaires deviennent meilleurs à mobiliser leur équipe, explique Éric Paquette. Pour y arriver, ils doivent commencer par réfléchir à leur quotidien, à leur fonctionnement. Puis ils doivent développer leur sensibilité et leur intelligence émotionnelle. C’est en commençant à travailler sur soi qu’on peut amener les gens autour de soi à être meilleurs, puis amener l’organisation à être plus performante. »

 

Les six modules sont : gestion stratégique, habiletés de communication, leadership créatif, mobilisation des équipes, coaching et gestion des talents, puis habiletés politiques et influence.

 

« Nos modules sont axés sur la vie en entreprise, mais nos étudiants réalisent rapidement que bien des éléments vus pendant le certificat, comme la communication et la mobilisation, peuvent s’appliquer à toutes les sphères de leur vie, remarque M. Paquette. Lorsqu’on devient un meilleur leader, l’impact se fait voir partout. »

 

Plusieurs formules

 

Chaque module dure une journée. On peut suivre le programme de façon intensive, en optant pour six jours consécutifs, ou encore le séparer en deux blocs de trois jours.

 

Pour répondre à la demande de certains diplômés, l’Institut de leadership en gestion a aussi commencé à offrir son certificat en entreprise et peut réaliser des programmes sur mesure pour les organisations. Il est également possible de suivre le certificat en anglais. En parallèle, l’établissement a développé un programme court de trois jours de formation sur les thèmes : gestion du changement, résolution de problèmes, gestion du temps et des priorités, puis développement de sa présence exécutive.

Faire redécouvrir Saint-Michel
19 octobre 2017 écrit par Journal Métro

Très impliqué dans son quartier, Walther Guillaume fait partie du Forum Jeunesse de Saint-Michel depuis près de trois ans. Avec cinq autres jeunes de l’organisme, ce cégépien de 20 ans anime depuis fin juin Mon St-Michel, un blogue visant à faire redécouvrir le quartier et à y promouvoir le transport actif. Rencontre.

Quel est l’objectif du blogue: parler de transport actif ou du quartier?

Les deux. C’est à l’aide du transport actif que les gens vont découvrir le quartier, parce que certaines des personnes qui y vivent n’en connaissent pas grand-chose. Tout ce qu’elles font, c’est se déplacer d’un point A à un point B, mais elles ne prennent pas forcément le temps d’explorer le quartier. Un des autres sujets dont nous traitons, c’est la carrière Francon, dont pas mal de gens ne connaissent pas l’histoire. Grâce au blogue, on souhaite aussi changer la mentalité des gens à propos de Saint-Michel. On ne va pas se mentir, la plupart des gens en ont une idée très négative. Pourtant, d’après ce que j’ai vécu, c’est vraiment autre chose.

Que représente pour vous Saint-Michel?

Toute la partie de ma vie au Canada se résume à Saint-Michel. Je m’y sens attaché. Je suis arrivé d’Haïti il y a 5 ans, à 15 ans. Il y a plein de façons de se perdre dans un pays. À Saint-Michel, j’ai trouvé les amis qu’il faut et fait les bonnes rencontres. Ça m’a permis de rester moi-même et de rester sur le droit chemin. Ce qui me plaît le plus dans ce quartier, c’est l’entraide et la proximité entre les gens.

Que vous apporte votre engagement au sein du Forum Jeunesse de Saint-Michel?

Je me souviens que durant mes vacances d’été de 2012, je restais chez moi et je jouais à des jeux vidéo. Donc, je trouvais le temps vraiment long. Par la suite, quand j’ai commencé à m’engager, je me suis mis à sortir, à faire du vélo, à découvrir le quartier. Je rencontrais du monde, on faisait des activités – par exemple, de l’emballage dans des supermarchés pour financer nos projets. Je sentais que mon temps servait à quelque chose. C’est ce qui m’a poussé à continuer. On organise également des sorties. On est déjà allés au parlement à Québec. On se réunit les vendredis; on s’amuse et on discute de ce que va faire le Forum au cours des prochaines rencontres. En plus, je fais partie du CA, donc je trouve ça très intéressant. Récemment, on a aussi fait un atelier, «Élections 101», pour apprendre entre autres aux jeunes ce que c’est d’aller voter. Bref, depuis que je suis au Forum, je sens que je fais quelque chose de ma vie.

Vous engagez-vous également dans d’autres projets?

Il y a deux ans, je me suis joint à une recherche sur le profilage racial dans le quartier Saint-Michel. Financée par les universités McGill et Concordia, cette recherche est faite par des jeunes et pour les jeunes. En ce moment, on est en train d’écrire le rapport, qui devrait paraître bientôt.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Les écoles alternatives nuisent-elles à la mixité?
19 octobre 2017 écrit par La Presse

Une journée de discussions est prévue vendredi. «Ça vient des accusations qu’on a reçues de part et d’autre, qui disent que nous siphonnons tous les parents les plus intéressants et les plus motivés», explique Pierre Chénier, porte-parole du Réseau public des écoles alternatives du Québec (REPAQ).

Les écoles alternatives sont publiques et font partie des écoles à projets particuliers selon la Loi sur l’instruction publique. Les élèves ne sont pas sélectionnés par des examens, précise Pierre Chénier, mais l’école alternative «sélectionne les familles, et elles doivent être participantes». Plusieurs de ces écoles, qui accueillent des élèves de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire, demandent aux parents de s’engager à faire des heures de bénévolat.

«La question de la mixité sociale dans nos écoles fait problème, poursuit le porte-parole du REPAQ. Je veux qu’on aborde la question de front et qu’on admette que nos écoles sont blanches et peu axées sur les gens qui n’ont pas beaucoup d’instruction. Après, il faut qu’on se dise : on fait quoi?».

La démarche entreprise par le REPAQ réjouit le coordonnateur du mouvement l’École ensemble. Fondé il y a plus d’un an, ce mouvement réclame notamment la fin de la sélection des élèves dans les écoles publiques de la province.

«Le réseau a décidé de se poser des questions sur le résultat de ses écoles alternatives, de dire : peut-être qu’on fait partie du problème. Pour moi, c’est une démarche exemplaire, j’espère que ça va faire école», dit Stéphane Vigneault, du mouvement l’École ensemble.

Alec Larose a rédigé en 2016 un rapport sur les projets particuliers à l’école publique pour le compte de la Fédération des syndicats de l’enseignement. Les écoles alternatives, dit-il, entrent dans «le phénomène qui mène à la séparation des élèves».

Or, si on sait avec précision quels élèves fréquentent le réseau privé plutôt que le réseau public, la situation est moins documentée pour les projets particuliers dans les écoles publiques. «On nage dans les supputations, on essaie d’avoir des chiffres, mais tous les projets ne sont pas à déclaration obligatoire», explique Alec Larose.

Le ministère de l’Éducation recense 17 écoles alternatives dans la province, soit des écoles qui ont demandé une autorisation pour offrir des projets particuliers. Toutefois, plusieurs autres écoles proposent un «projet éducatif axé sur une pédagogie alternative», note le ministère de l’Éducation. Dans ces cas, les écoles n’ont pas à demander une autorisation à Québec, qui ne détient en conséquence aucune statistique à leur sujet. Le REPAQ compte pour sa part 41 établissements dans ses rangs.

Les avantages et inconvénients du télétravail
19 octobre 2017 écrit par Jobboom Blog

Au cours des dernières années, grâce à l’augmentation du taux d’équipement des ordinateurs domestiques et à l’amélioration de la connectivité des réseaux, une nouvelle forme de travail a commencé à faire son apparition et prend de plus en plus d’ampleur sur le marché du travail québécois; il s’agit du télétravail.

Le télétravail, ou travail à domicile, est encore aujourd’hui sujet à débat dans l’univers des ressources humaines et de l’administration. La question que tous les experts se posent : est-ce que le télétravail est bénéfique pour les organisations ou au contraire, est-il nuisible? Et est-ce que le télétravail profite à l’employé ou bien à l’employeur, ou les deux?

Les avantages

Attirer d’avantage d’employés qualifiés

Lorsqu’une entreprise offre des possibilités de télétravail, cela lui permet de potentiellement attirer davantage de postulants. De fait, le télétravail est souvent considéré comme un avantage social très incitatif, principalement par les employés désirant une meilleure conciliation travail-famille.

Économiser sur les dépenses quotidiennes

Évidemment, l’un des avantages principaux du télétravail est la réduction des coûts pour les employés. Par exemple, pour une personne se rendant au travail en voiture, les économies peuvent monter jusqu’à 160 $ par mois cCoût du stationnement, essence, usage du véhicule, etc.). On pourrait aussi mentionner le coût de l’habillement, les dîners au restaurant le midi (par manque de temps de cuisiner), cafés, etc.  Mais un employeur peut aussi économiser en ayant plusieurs employés en télétravail.  De ce fait, certains employeurs n’attribuent pas de bureau fixe à ses employés; ceux-ci s’installent à un endroit libre à chaque fois qu’ils se présentent au bureau, ce qui permet à l’employeur de réduire l’espace loué pour ses locaux.

Travailler hors de sa ville de résidence

Vous est-il déjà arrivé de tomber sur une offre d’emploi de rêve mais de n’avoir pas pu postuler car celle-ci se situait beaucoup trop loin de votre lieu de résidence? Rare sont les personnes prêtes à parcourir plus de 30 kilomètres pour se rendre au travail. Avec le travail à domicile, la barrière géographique est partiellement éliminée. Un employé travaillant à Montréal peut très bien occuper un poste au sein d’une entreprise basée à Québec, New York ou même Londres! Certains employeurs voudront que leurs employés viennent parfois en personne au travail, ce qui pourrait donner l’occasion de voyager quelque peu.

Réduire le stress chez les employés

Le fait d’avoir accès au télétravail peut considérablement diminuer le stress chez certains employés. Le fait d’être dans un environnement contrôlé, où l’on n’a pas l’impression d’être observé peut être considéré comme un avantage important. Certaines personnes se sentent beaucoup plus à l’aise lorsqu’elles sont seules.

On peut également mentionner le fait que l’employé n’est pas déconcentré ou agacé par ce qui se passe autour de lui, surtout dans les bureaux à aires ouvertes (le bruit indésirable, les allers et retours des collègues, les discussions non productives, etc.) qui sont très répandus aujourd’hui.

Il est enfin important de mentionner qu’un des facteurs contribuant principalement au stress des employés est les problèmes récurrents de transport pour se rendre au travail. Cela est d’autant plus vrai pour les gens habitant une métropole avec des problèmes de congestion aussi importants que ceux de Montréal et Québec, et qui subissent les problèmes de trafic. Il en est de même pour les personnes empruntant les transports en commun;  retards, problèmes techniques, accidents  météo difficile, autant de facteurs imprévus qui peuvent transformer le trajet en véritable cauchemar.

Dans une telle situation, le télétravail devient la clé du bonheur au travail.

Les inconvénients

L’isolement de l’employé

Le manque d’interaction avec les collègues est l’un des principaux inconvénients du télétravail. De fait, l’employé ne peut pas créer de proximité avec ses collègues; relation qui se créée  par exemple lors de discussions autour de la machine à café, lors du lunch à la cafétéria, etc.

L’employé à distance peut également avoir l’impression qu’il lui sera plus difficile de faire valoir la qualité de son travail et ainsi, d’obtenir une promotion.

Bien que l’isolement soit essentiellement un inconvénient, plusieurs personnes peuvent percevoir cela comme étant un réel avantage, tout dépendamment de la personnalité de l’employé. Certaines personnes préfèrent être seul et limiter leurs interactions avec les gens, d’autant plus avec leurs collègues du bureau.

Il faudrait ajouter une mention de la productivité de l’équipe réduire à cause de l’absence de certains employés qui empêche les meetings, brainstorms etc.

La suspicion de non-productivité

L’absentéisme est souvent l’élément qui freine le plus les employeurs à offrir l’option de télétravail à leurs employés, surtout pour les gestionnaires contrôlants. Puisque les employés sont sans supervision directe, beaucoup de patrons peuvent avoir l’impression que leurs employés ne travaillent pas à pleine productivité et que ceux-ci feront assurément preuve d’un certain laisser-aller. Pour pallier à la situation, l’entreprise doit mettre en place, pour évaluer la productivité et l’efficacité de l’employé, un système qui se base principalement sur la capacité du travailleur à remplir ou non les objectifs KPI (Keys Performance Indicators) organisationnels liés à son poste. Évidemment, le gestionnaire doit également apprendre à faire confiance à ses employés.

Le risque accru de distraction

Bien que les avantages du télétravail soient très attrayants, cette pratique n’est malheureusement pas pour tout le monde. De fait, de nombreuses personnes sont incapables d’être productives dans un environnement de télétravail car elles n’arriveront pas à être  pleinement concentrées. Elles ont besoin de savoir que quelqu’un les supervise afin d’être pleinement productif.

Il est également vrai qu’un poste en télétravail demande toujours plus de discipline qu’un poste en entreprise. L’employé doit faire son possible pour mettre de côté toutes les distractions possibles (Internet, la télévision, la belle température d’été, les enfants, les courses, etc.).

En résumé, il paraît évident que le télétravail présente aussi bien des avantages que des inconvénients. Toutefois, les avantages paraissent toujours surpasser les inconvénients, et de loin. Avec la facilité d’intégration des systèmes permettant le télétravail et l’arrivée massive de Milléniaux sur le marché du travail, il n’y a aucun doute que cette pratique prendra une ampleur considérable au cours des prochaines années.

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Têtes blanches en quête de matière grise
18 octobre 2017 écrit par Le Devoir

Il est à peine passé 9 heures et les discussions vont déjà bon train dans la classe de Benoît Gascon, russologue et professeur d’un cours sur l’histoire des États germaniques offert par l’Université du troisième âge (UTA). Dans un local feutré du centre communautaire de Saint-Laurent, une carte multicolore du royaume de Prusse illumine un mur. Quinze minutes avant le début du cours, les élèves ont déjà déballé leurs notes, annotées à souhait, et aligné leurs crayons sur les pupitres.

 

« Ils se lèvent à 7 h pour suivre un cours magistral sur Bismarck, faut vouloir ! Il y en a qui prennent ça vraiment au sérieux, qui arrivent en classe avec leurs textes surlignés de bleu, de jaune, de rose, et des questions déjà prêtes en marge ! »

 

Une tout autre atmosphère que celle vécue quand Benoît Gascon, autrefois jeune chargé de cours à l’UQAM, donnait ses cours à des étudiants « réguliers ». Ici, les têtes blanches dominent. Les regards sont allumés, concentrés. Le prof débite son contenu à un rythme sportif, d’abord sur les prémisses de l’émergence d’un État allemand unifié, détaillant les stratégies déployées par le maître de la realpolitik, le général von Bismarck, pour s’acoquiner les duchés toujours réfractaires à la Prusse. Une main se lève. La question est pointue.

image Têtes blanches en quête de matière grisePhoto: Jacques Nadeau Le Devoir
L’historien et russologue Benoit Gascon, professeur à l’UTA

 

« Bismarck a-t-il semé les germes de la Première Guerre mondiale en provoquant la France dans le seul but d’unifier l’Allemagne ? » lance un étudiant. « La France a mangé une taloche », rétorque du tac au tac le russologue, rappelant que Bismarck a exigé que le traité d’unification allemande soit signé à la galerie des Glaces de Versailles. Diverses interprétations historiographiques sont lancées, débattues. « On en rejasera devant une bonne bière et une pizza », lance le professeur en rigolant, avant de reprendre son plan de cours d’un débit athlétique.

 

Mordus d’histoire

 

Ils sont une trentaine de mordus d’histoire — deux tiers de femmes pour un tiers d’hommes — inscrits à ce cours qui s’étale sur trois sessions intenses comportant en tout 60 heures de matière dense (et dont chaque leçon dure 2 h 30). « C’est vraiment un cours de niveau universitaire. Sauf qu’on a 20 heures [par session], plutôt que 45 heures à l’université, pour passer la matière. Ça roule ! C’est pas tout le monde qui peut suivre ce rythme. »

 

Gilberte Bechara et ses deux amies font partie de ces élèves allumés. Aujourd’hui à la retraite, cette avocate de carrière et ses collègues se passionnent pour l’histoire. « Le prof est passionnant. J’ai suivi ses cours sur la Russie, la France et les Balkans. Cette année, je ne suis inscrite qu’à un seul cours, mais j’en ai déjà suivi trois par session », dit-elle.

 

Son amie souligne l’intérêt de mettre en relation l’histoire de différents pays et de faire des ponts avec l’actualité internationale.

 

La plupart des « formateurs » de l’UTA sont des professeurs d’université à la retraite, ce qui n’est toutefois pas le cas de Benoît Gascon. « Cette session, je donne six cours dans cinq matières différentes. Hier, je donnais un cours sur la France durant la Seconde Guerre mondiale. L’autre jour, un cours sur la Pologne, et aussi sur la guerre de Cent Ans », affirme cet historien recruté par l’UTA qui vit en Russie et vient au Québec chaque année passer trois mois pour donner un blitz de plusieurs cours.

 

Malgré les défis que pose sa charge d’enseignement, il trouve pleinement son compte dans cette université populaire, tenue à bout de bras par une armée de bénévoles, insiste-t-il. « Hier, dans mon cours sur l’histoire de la France, deux étudiantes de 75 ans, l’une Belge et l’autre Française, sont venues me raconter à la pause comment elles avaient vécu toutes deux l’occupation allemande. C’est quand même un bonus incroyable pour un historien ! »

 

Étudiants fidèles

 

Denis Groulx, organisateur bénévole du cours pour l’UTA depuis quatre ans, fait lui aussi partie des inconditionnels de ce professeur prolixe qu’il suit depuis plusieurs années. « J’ai 73 ans, j’ai fait les HEC, puis mon cours en pharmacie. À la retraite, il faut continuer de faire des choses, il faut continuer d’évoluer. C’est vrai que je pourrais lire tout ça sur Internet, mais c’est un professeur tellement dynamique que j’ai suivi plusieurs de ses cours », souligne le septuagénaire.

 

Pendant la pause, alors que la discussion reprend de plus belle autour des sociétés européennes de l’époque, notamment sur le rôle de l’Espagne, les questions sur l’indépendance de la Catalogne s’invitent soudain dans le débat. « Il y a une qualité d’échanges qu’on peut avoir avec les collègues, c’est une belle communauté », indique Hélène Bélanger, docteure en psychologie et ex-directrice à la retraite d’un programme d’aide aux employés. À la fin du cours, plusieurs iront d’ailleurs casser la croûte ensemble pour poursuivre la conversation.

 

Comme un tout jeune élève au premier jour d’école, Paul, un « fidèle » des cours d’histoire, se lève pour apporter une pomme au professeur. « Vous voyez, les élèves ne font pas ça à l’université ! lance Benoît Gascon, interrogé sur la particularité de ses étudiants “matures”. Ils sont très exigeants. La grosse différence, c’est aussi l’intérêt. Ils sont ici parce que ça les passionne, pas parce que ça se case bien dans leurs horaires. »

L’université à portée de clic

image Têtes blanches en quête de matière griseGrâce aux vertus du Web, de plus en plus d’étudiants passent la porte de l’université… de façon virtuelle. Depuis la naissance des MOOC (massive open online course), appelés CLOM en français, pour « cours en ligne ouvert et massif », l’accès à la formation universitaire est plus que jamais facilité, tant pour les générations plus âgées que pour les plus jeunes.

Ces passerelles immatérielles vers le savoir, créées par l’Université Harvard et le MIT en 2012, ont proliféré dans plusieurs universités des États-Unis, du Canada et d’Europe grâce à la plateforme Open edX, créée par la plus vieille université d’Amérique. L’intérêt : des élèves de partout sur la planète peuvent s’y inscrire et échanger ensuite en ligne entre eux et avec leur professeur.

En 2014, la TELUQ a diffusé sur cette plateforme deux cours, dont un a mis en lien quelque 5000 étudiants. La formule, très pratique pour les personnes âgées, a le vent en poupe. L’UQTR a mis en avant plusieurs CLOM, qui ont été suivis par 7000 étudiants de 60 pays. 
L’Université Concordia en offrira bientôt quatre, dont un sera développé à la demande du Programme des Nations unies pour l’environnement. « Ça rejoint autant des gens en quête de formation que des gens âgés qui apprécient cette facilité. Une de nos étudiantes libres a suivi plus de quinze de ces cours », souligne Anik de Saint-Hilaire, vice-présidente au développement académique à l’Université Concordia et responsable de son studio de production en ligne Knowledge One.

Le directeur de l’ICEA, Daniel Baril, observe l’impact de l’apprentissage sur le Web, où des dizaines de milliers de cours en ligne et encore plus de sites proposent des leçons allant de la réparation des vélos à la prononciation de l’islandais.

« Les individus n’attendent pas l’État ou les institutions pour bouger. Il y a beaucoup d’échanges en réseau. Mais l’autoformation est le grand absent des politiques actuelles. À côté des grands réseaux d’éducation des adultes, en marge des réseaux traditionnels, maintenant, comme dans plusieurs secteurs de la société, les gens vont en ligne là où se développe l’éducation. »

Isabelle Paré et Stéphane Baillargeon

Quelques trucs pour mieux comprendre sa paie
18 octobre 2017 écrit par Journal Métro

Document remis obligatoirement par l’employeur à chaque rémunération, le bulletin de paie comporte de nombreuses retenues et déductions. Les comprenez-vous toutes?

Pour commencer, nous trouvons le revenu à l’emploi. Il s’agit du nombre d’heures travaillées multiplié par le taux horaire de la rémunération. C’est en fonction de ce résultat que seront déduites toutes les charges.

Les retenues
Lorsqu’on négocie son salaire à l’embauche, le salaire brut peut paraître très alléchant. Une fois toutes les charges retenues, cependant, la rémunération baisse. Parmi toutes les déductions, certaines sont obligatoires. L’employeur doit ainsi retenir sur le salaire l’impôt du Québec, qui inclut la cotisation santé, et l’impôt fédéral. Ces derniers varient chaque année, et selon la tranche d’imposition à laquelle vous appartenez, le prélèvement peut être de 15% à 33% au fédéral, et de 16% à 25,75% au provincial (Québec).

Les autres retenues obligatoires sont les cotisations au Régime québécois d’assurance parentale, dont le taux de cotisation correspond à 0,548% du revenu assurable pour les salariés; l’assurance-emploi, qui s’élève à 1,27$ par tranche de 100$ de rémunération assurable; le Régime de rentes du Québec, dont le taux est de 10,80% en 2017.

Dans certains cas, le salarié doit cotiser aussi au régime de pension de son entreprise, à une adhésion syndicale et à des assurances collectives.

Les crédits
Selon le nombre d’enfants que vous avez, certains crédits d’impôt peuvent être déduits directement de la cotisation fiscale. Pour ce faire, parlez-en au comptable de votre entreprise.

Les écoles alternatives nuisent-elles à la mixité?
18 octobre 2017 écrit par La Presse

Une journée de discussions est prévue vendredi. «Ça vient des accusations qu’on a reçues de part et d’autre, qui disent que nous siphonnons tous les parents les plus intéressants et les plus motivés», explique Pierre Chénier, porte-parole du Réseau public des écoles alternatives du Québec (REPAQ).

Les écoles alternatives sont publiques et font partie des écoles à projets particuliers selon la Loi sur l’instruction publique. Les élèves ne sont pas sélectionnés par des examens, précise Pierre Chénier, mais l’école alternative «sélectionne les familles, et elles doivent être participantes». Plusieurs de ces écoles, qui accueillent des élèves de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire, demandent aux parents de s’engager à faire des heures de bénévolat.

«La question de la mixité sociale dans nos écoles fait problème, poursuit le porte-parole du REPAQ. Je veux qu’on aborde la question de front et qu’on admette que nos écoles sont blanches et peu axées sur les gens qui n’ont pas beaucoup d’instruction. Après, il faut qu’on se dise : on fait quoi?».

La démarche entreprise par le REPAQ réjouit le coordonnateur du mouvement l’École ensemble. Fondé il y a plus d’un an, ce mouvement réclame notamment la fin de la sélection des élèves dans les écoles publiques de la province.

«Le réseau a décidé de se poser des questions sur le résultat de ses écoles alternatives, de dire : peut-être qu’on fait partie du problème. Pour moi, c’est une démarche exemplaire, j’espère que ça va faire école», dit Stéphane Vigneault, du mouvement l’École ensemble.

Alec Larose a rédigé en 2016 un rapport sur les projets particuliers à l’école publique pour le compte de la Fédération des syndicats de l’enseignement. Les écoles alternatives, dit-il, entrent dans «le phénomène qui mène à la séparation des élèves».

Or, si on sait avec précision quels élèves fréquentent le réseau privé plutôt que le réseau public, la situation est moins documentée pour les projets particuliers dans les écoles publiques. «On nage dans les supputations, on essaie d’avoir des chiffres, mais tous les projets ne sont pas à déclaration obligatoire», explique Alec Larose.

Le ministère de l’Éducation recense 17 écoles alternatives dans la province, soit des écoles qui ont demandé une autorisation pour offrir des projets particuliers. Toutefois, plusieurs autres écoles proposent un «projet éducatif axé sur une pédagogie alternative», note le ministère de l’Éducation. Dans ces cas, les écoles n’ont pas à demander une autorisation à Québec, qui ne détient en conséquence aucune statistique à leur sujet. Le REPAQ compte pour sa part 41 établissements dans ses rangs.

Les facteurs de risque de douleurs articulaires liées au travail
18 octobre 2017 écrit par Jobboom Blog

La douleur liée au travail touche beaucoup de gens, elle est une cause d’absentéisme et de perte de productivité.  Vous en connaissez probablement certaines des causes telles que la posture ou les efforts excessifs.

Or, en ergonomie, on considère six facteurs de risque de douleurs articulaires pouvant devenir des lésions musculo-squelettiques. L’identification de ces facteurs de risque au travail est primordiale afin de les prévenir. Voici donc un aperçu de ces six facteurs de risque.

Les angles des articulations importants

En ergonomie, on les appelle les fortes amplitudes articulaires. C’est-à-dire lorsque les articulations ne sont pas en position neutre, naturelle lorsque vous êtes détendue. Ceci est valable pour toutes les articulations telles que celles des poignets, des épaules ou de la colonne vertébrale.

On cherche à éviter les mouvements effectués souvent ou les positions maintenues longtemps avec  grande amplitude articulaire. Par exemple, observez la position naturelle de votre main sur votre surface de travail et observez ensuite si vous devez modifier l’angle de votre main pour manipuler votre souris, taper sur votre clavier ou utiliser vos outils de travail. Plus la position de travail de votre main s’éloigne de sa position naturelle, plus vous risquez d’éprouver des douleurs à long terme. Vos muscles restent contractés pour maintenir cette position et les muscles antagonistes, eux, restent étirés.

La posture statique

La posture statique, appelée aussi effort statique, se produit lorsque vous restez dans une position sans appui, par exemple, lorsque vous êtes assis sans dossier ou si vous travaillez les bras dans les airs.

Cet effort de maintien augmente la pression à l’intérieur du muscle, ce qui compresse les vaisseaux sanguins réduisant la circulation sanguine. Il en résulte une fatigue musculaire rapide, des spasmes ou une sensation de brûlure.

Les mouvements répétitifs

On observe les mouvements répétitifs surtout au niveau des doigts, des poignets et des bras.

Si vous faites des séries de mouvements semblables sans petite pause entre chacun, vous faites des mouvements répétitifs, on peut penser au mouvement de la souris d’ordinateur si vous l’utilisez beaucoup. Les mouvements répétitifs sont fréquents chez les employés à la production de produits de consommation à la chaîne. Puisqu’il y a peu ou pas de relâchement musculaire entre les mouvements, le travail répétitif a un effet semblable au travail statique.

Efforts excessifs

On pense bien sûr aux lourdes charges soulevées, mais ce n’est pas si simple.

Plusieurs paramètres entrent en jeu telles que la position et la nature de l’objet soulevé. Par exemple, il est plus exigeant physiquement de prendre une poche de sable au sol avec des gants plutôt que de prendre une boite sur une table même si les deux charges ont le même poids. La manutention de charge est assez complexe et l’œil expérimenté d’un ergonome vous aidera à y voir plus clair.

Compression des tissus mous

Les tissus mous de votre corps peuvent être compressés lors d’un appui prolongé sur une surface dure, pointue ou une arête vive. Les exemples classiques sont les bordures des tables ou certains outils tels que des pinces. Cette compression peut réduire la circulation sanguine et nerveuse.

Facteurs psychosociaux

Nous constatons de plus en plus l’impact des relations entre collègues et avec les supérieurs ainsi que de l’ambiance générale de travail sur la santé physique des employés. Le stress a une incidence non négligeable sur les douleurs physiques.

La combinaison de plusieurs de ces facteurs a un effet multiplicateur des risques. Il est important d’agir de façon préventive. Consultez un ergonome qui vous aidera à identifier ces facteurs de risque dans votre milieu de travail et à les éliminer.

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Têtes blanches en quête de matière grise
17 octobre 2017 écrit par Le Devoir

Il est à peine passé 9 heures et les discussions vont déjà bon train dans la classe de Benoît Gascon, russologue et professeur d’un cours sur l’histoire des États germaniques offert par l’Université du troisième âge (UTA). Dans un local feutré du centre communautaire de Saint-Laurent, une carte multicolore du royaume de Prusse illumine un mur. Quinze minutes avant le début du cours, les élèves ont déjà déballé leurs notes, annotées à souhait, et aligné leurs crayons sur les pupitres.

 

« Ils se lèvent à 7 h pour suivre un cours magistral sur Bismarck, faut vouloir ! Il y en a qui prennent ça vraiment au sérieux, qui arrivent en classe avec leurs textes surlignés de bleu, de jaune, de rose, et des questions déjà prêtes en marge ! »

 

Une tout autre atmosphère que celle vécue quand Benoît Gascon, autrefois jeune chargé de cours à l’UQAM, donnait ses cours à des étudiants « réguliers ». Ici, les têtes blanches dominent. Les regards sont allumés, concentrés. Le prof débite son contenu à un rythme sportif, d’abord sur les prémisses de l’émergence d’un État allemand unifié, détaillant les stratégies déployées par le maître de la realpolitik, le général von Bismarck, pour s’acoquiner les duchés toujours réfractaires à la Prusse. Une main se lève. La question est pointue.

image Têtes blanches en quête de matière grisePhoto: Jacques Nadeau Le Devoir
L’historien et russologue Benoit Gascon, professeur à l’UTA

 

« Bismarck a-t-il semé les germes de la Première Guerre mondiale en provoquant la France dans le seul but d’unifier l’Allemagne ? » lance un étudiant. « La France a mangé une taloche », rétorque du tac au tac le russologue, rappelant que Bismarck a exigé que le traité d’unification allemande soit signé à la galerie des Glaces de Versailles. Diverses interprétations historiographiques sont lancées, débattues. « On en rejasera devant une bonne bière et une pizza », lance le professeur en rigolant, avant de reprendre son plan de cours d’un débit athlétique.

 

Mordus d’histoire

 

Ils sont une trentaine de mordus d’histoire — deux tiers de femmes pour un tiers d’hommes — inscrits à ce cours qui s’étale sur trois sessions intenses comportant en tout 60 heures de matière dense (et dont chaque leçon dure 2 h 30). « C’est vraiment un cours de niveau universitaire. Sauf qu’on a 20 heures [par session], plutôt que 45 heures à l’université, pour passer la matière. Ça roule ! C’est pas tout le monde qui peut suivre ce rythme. »

 

Gilberte Bechara et ses deux amies font partie de ces élèves allumés. Aujourd’hui à la retraite, cette avocate de carrière et ses collègues se passionnent pour l’histoire. « Le prof est passionnant. J’ai suivi ses cours sur la Russie, la France et les Balkans. Cette année, je ne suis inscrite qu’à un seul cours, mais j’en ai déjà suivi trois par session », dit-elle.

 

Son amie souligne l’intérêt de mettre en relation l’histoire de différents pays et de faire des ponts avec l’actualité internationale.

 

La plupart des « formateurs » de l’UTA sont des professeurs d’université à la retraite, ce qui n’est toutefois pas le cas de Benoît Gascon. « Cette session, je donne six cours dans cinq matières différentes. Hier, je donnais un cours sur la France durant la Seconde Guerre mondiale. L’autre jour, un cours sur la Pologne, et aussi sur la guerre de Cent Ans », affirme cet historien recruté par l’UTA qui vit en Russie et vient au Québec chaque année passer trois mois pour donner un blitz de plusieurs cours.

 

Malgré les défis que pose sa charge d’enseignement, il trouve pleinement son compte dans cette université populaire, tenue à bout de bras par une armée de bénévoles, insiste-t-il. « Hier, dans mon cours sur l’histoire de la France, deux étudiantes de 75 ans, l’une Belge et l’autre Française, sont venues me raconter à la pause comment elles avaient vécu toutes deux l’occupation allemande. C’est quand même un bonus incroyable pour un historien ! »

 

Étudiants fidèles

 

Denis Groulx, organisateur bénévole du cours pour l’UTA depuis quatre ans, fait lui aussi partie des inconditionnels de ce professeur prolixe qu’il suit depuis plusieurs années. « J’ai 73 ans, j’ai fait les HEC, puis mon cours en pharmacie. À la retraite, il faut continuer de faire des choses, il faut continuer d’évoluer. C’est vrai que je pourrais lire tout ça sur Internet, mais c’est un professeur tellement dynamique que j’ai suivi plusieurs de ses cours », souligne le septuagénaire.

 

Pendant la pause, alors que la discussion reprend de plus belle autour des sociétés européennes de l’époque, notamment sur le rôle de l’Espagne, les questions sur l’indépendance de la Catalogne s’invitent soudain dans le débat. « Il y a une qualité d’échanges qu’on peut avoir avec les collègues, c’est une belle communauté », indique Hélène Bélanger, docteure en psychologie et ex-directrice à la retraite d’un programme d’aide aux employés. À la fin du cours, plusieurs iront d’ailleurs casser la croûte ensemble pour poursuivre la conversation.

 

Comme un tout jeune élève au premier jour d’école, Paul, un « fidèle » des cours d’histoire, se lève pour apporter une pomme au professeur. « Vous voyez, les élèves ne font pas ça à l’université ! lance Benoît Gascon, interrogé sur la particularité de ses étudiants “matures”. Ils sont très exigeants. La grosse différence, c’est aussi l’intérêt. Ils sont ici parce que ça les passionne, pas parce que ça se case bien dans leurs horaires. »

L’université à portée de clic

image Têtes blanches en quête de matière griseGrâce aux vertus du Web, de plus en plus d’étudiants passent la porte de l’université… de façon virtuelle. Depuis la naissance des MOOC (massive open online course), appelés CLOM en français, pour « cours en ligne ouvert et massif », l’accès à la formation universitaire est plus que jamais facilité, tant pour les générations plus âgées que pour les plus jeunes.

Ces passerelles immatérielles vers le savoir, créées par l’Université Harvard et le MIT en 2012, ont proliféré dans plusieurs universités des États-Unis, du Canada et d’Europe grâce à la plateforme Open edX, créée par la plus vieille université d’Amérique. L’intérêt : des élèves de partout sur la planète peuvent s’y inscrire et échanger ensuite en ligne entre eux et avec leur professeur.

En 2014, la TELUQ a diffusé sur cette plateforme deux cours, dont un a mis en lien quelque 5000 étudiants. La formule, très pratique pour les personnes âgées, a le vent en poupe. L’UQTR a mis en avant plusieurs CLOM, qui ont été suivis par 7000 étudiants de 60 pays. 
L’Université Concordia en offrira bientôt quatre, dont un sera développé à la demande du Programme des Nations unies pour l’environnement. « Ça rejoint autant des gens en quête de formation que des gens âgés qui apprécient cette facilité. Une de nos étudiantes libres a suivi plus de quinze de ces cours », souligne Anik de Saint-Hilaire, vice-présidente au développement académique à l’Université Concordia et responsable de son studio de production en ligne Knowledge One.

Le directeur de l’ICEA, Daniel Baril, observe l’impact de l’apprentissage sur le Web, où des dizaines de milliers de cours en ligne et encore plus de sites proposent des leçons allant de la réparation des vélos à la prononciation de l’islandais.

« Les individus n’attendent pas l’État ou les institutions pour bouger. Il y a beaucoup d’échanges en réseau. Mais l’autoformation est le grand absent des politiques actuelles. À côté des grands réseaux d’éducation des adultes, en marge des réseaux traditionnels, maintenant, comme dans plusieurs secteurs de la société, les gens vont en ligne là où se développe l’éducation. »

Isabelle Paré et Stéphane Baillargeon

Pavillon de la construction
17 octobre 2017 écrit par FX

La Commission de la construction du Québec (CCQ) a participé au Salon national de l’éducation de Montréal les 12 et 13 octobre derniers.  Afin de promouvoir les métiers et les occupations dans l’industrie de la construction, la CCQ a mis sur pied un Pavillon de la construction interactif avec les visiteurs du Salon national de l’éducation. Plusieurs enseignants et élèves des centres de formations s’y trouvaient afin de présenter leurs métiers et de mettre les participants en action au sein de leurs métiers.

La CCQ encourage la mixité au sein des équipes de travail en construction. Selon le Programme d’accès à l’égalité des femmes 2015 – 2024, la présence des femmes sur les chantiers de construction se situe à 1,5 %. Si vous êtes une femme intéressée par le métier de la construction, n’hésitez surtout pas à vous informer sur le site : mixite.ccq.org.

La CCQ poursuivra cette belle réalisation en participant au Salon Carrière Formation de Québec, qui aura lieu au Centre des foires d’Expocité, du 19 au 21 octobre 2017.

Et puis, ce travail?
17 octobre 2017 écrit par Journal Métro

Un bon milieu de travail est stimulant. Même si vous terminez la journée fatigué, il s’agit d’une bonne fatigue. Vous avez encore plein d’énergie pour vous engager dans les autres pans de votre vie.

Qu’en est-il de votre milieu de travail? Pour vous aider à répondre à cette question et peut-être à identifier les éléments à cibler, je vous offre aujourd’hui un questionnaire inspiré de mon livre L’effet Archimède. Répondez par oui ou par non à ces neuf énoncés.

1. Dans mon milieu de travail, on a plutôt une attitude positive. Quand un problème survient, on ne part pas en quête d’un coupable; on cherche plutôt une solution.

2. Je suis souvent félicité pour mes réalisations.

3. Je sais ce qui est attendu de moi. Je suis donc en mesure de constater, chaque jour, que je suis à la hauteur.

4. Je ne me sens pas comme un numéro. Il y a au moins une personne qui se préoccupe de moi en tant que personne.

5. On me fait confiance. Mon patron ne regarde pas constamment par-dessus mon épaule.

6. Mon patron est davantage un coach qu’un patron. Il veut m’aider à améliorer mes performances et, pour ce faire, il m’accompagne.

7. J’ai la possibilité de faire preuve d’initiative. Je suis encouragé à tester mes idées.

8. Mes objectifs personnels sont négociés avec mon patron, qui se fait un devoir de s’occuper des contraintes qui pourraient m’empêcher de les atteindre.

9. Je suis constamment en mode apprentissage. J’ai rarement l’impression de stagner.

Quel score obtenez-vous? De grâce, ne quittez pas l’emploi que vous occupez si vous avez répondu oui à chaque question! Par ailleurs, vous ne devez pas nécessairement démissionner si votre note est faible. Ce test vous indique plutôt sur quelles dimensions travailler ou demander des changements pour que votre vie au travail devienne plus stimulante. Nous verrons d’ailleurs, dans une prochaine chronique comment vous pouvez approcher votre patron à ce sujet.

 

Les écoles alternatives nuisent-elles à la mixité?
17 octobre 2017 écrit par La Presse

Une journée de discussions est prévue vendredi. «Ça vient des accusations qu’on a reçues de part et d’autre, qui disent que nous siphonnons tous les parents les plus intéressants et les plus motivés», explique Pierre Chénier, porte-parole du Réseau public des écoles alternatives du Québec (REPAQ).

Les écoles alternatives sont publiques et font partie des écoles à projets particuliers selon la Loi sur l’instruction publique. Les élèves ne sont pas sélectionnés par des examens, précise Pierre Chénier, mais l’école alternative «sélectionne les familles, et elles doivent être participantes». Plusieurs de ces écoles, qui accueillent des élèves de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire, demandent aux parents de s’engager à faire des heures de bénévolat.

«La question de la mixité sociale dans nos écoles fait problème, poursuit le porte-parole du REPAQ. Je veux qu’on aborde la question de front et qu’on admette que nos écoles sont blanches et peu axées sur les gens qui n’ont pas beaucoup d’instruction. Après, il faut qu’on se dise : on fait quoi?».

La démarche entreprise par le REPAQ réjouit le coordonnateur du mouvement l’École ensemble. Fondé il y a plus d’un an, ce mouvement réclame notamment la fin de la sélection des élèves dans les écoles publiques de la province.

«Le réseau a décidé de se poser des questions sur le résultat de ses écoles alternatives, de dire : peut-être qu’on fait partie du problème. Pour moi, c’est une démarche exemplaire, j’espère que ça va faire école», dit Stéphane Vigneault, du mouvement l’École ensemble.

Alec Larose a rédigé en 2016 un rapport sur les projets particuliers à l’école publique pour le compte de la Fédération des syndicats de l’enseignement. Les écoles alternatives, dit-il, entrent dans «le phénomène qui mène à la séparation des élèves».

Or, si on sait avec précision quels élèves fréquentent le réseau privé plutôt que le réseau public, la situation est moins documentée pour les projets particuliers dans les écoles publiques. «On nage dans les supputations, on essaie d’avoir des chiffres, mais tous les projets ne sont pas à déclaration obligatoire», explique Alec Larose.

Le ministère de l’Éducation recense 17 écoles alternatives dans la province, soit des écoles qui ont demandé une autorisation pour offrir des projets particuliers. Toutefois, plusieurs autres écoles proposent un «projet éducatif axé sur une pédagogie alternative», note le ministère de l’Éducation. Dans ces cas, les écoles n’ont pas à demander une autorisation à Québec, qui ne détient en conséquence aucune statistique à leur sujet. Le REPAQ compte pour sa part 41 établissements dans ses rangs.


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