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Téléphone à l’école: le débat est relancé
22 janvier 2018 écrit par La Presse

Comment savoir qu’un élève a pris son téléphone cellulaire dans un cours même si c’est interdit ? Pour Claude Whiting, professeur d’éducation physique dans une école secondaire de Montréal, les indices sautent aux yeux. Un tel appareil dans un soutien-gorge ou dans un caleçon voilà de quoi gêner bien des mouvements.

« On le voit tout de suite ! Ils ne sont pas à l’aise pour bouger. Souvent, ils demandent pour aller boire de l’eau, pour aller aux toilettes. Ils vont sur Facebook ou voir leurs textos. Il y a des élèves qui ont une certaine dépendance… », dit-il.

Anecdotique ? C’est au contraire monnaie courante, dit l’enseignant qui compte 25 années d’expérience. Selon le code de vie de leur école, les élèves doivent laisser leur téléphone dans leur casier pendant leur cours d’éducation physique, mais l’enseignant leur « donne le privilège » de le laisser dans une armoire verrouillée pendant le cours, puis de le reprendre à la sortie.

« Il y a des élèves qui, malgré tout, gardent leur cellulaire dans le gymnase. Ils le mettent dans leur poche, sous un chandail posé sur le banc… Il y a toujours un accident : quelqu’un qui s’assoit dessus, un cellulaire qui tombe pendant qu’on joue au basket. On est pris avec un élève qui brise son appareil et qui ne devait pas l’avoir », poursuit Claude Whiting, pour qui les téléphones cellulaires sont un « fardeau à gérer ».

CONFISQUÉ PENDANT CINQ JOURS

Dans bien des commissions scolaires de la province, c’est le « code de vie » propre à chaque école qui dicte les règles concernant les appareils mobiles. Les règlements changent donc au gré des établissements.

À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, par exemple, on indique que le téléphone cellulaire peut être confisqué pour une durée de 24 heures lors d’une « première offense ».

Un élève qui contrevient aux règles du collège Saint-Jean-Vianney, établissement privé situé dans l’est de Montréal, sera privé de son téléphone cellulaire beaucoup plus longtemps. Dès le premier accroc au règlement, l’appareil est confisqué pendant cinq jours ouvrables.

« Les élèves ont le droit d’avoir leur cellulaire sur eux, mais on ne doit pas le voir ni l’entendre », précise Karine Jodoin, conseillère aux communications du collège.

« LE CELLULAIRE N’A PAS LE MONOPOLE DE LA DISTRACTION »

S’il voit ou entend un appareil mobile dans sa classe, Guillaume Couture doit le confisquer jusqu’à la fin de la journée en vertu des règles de l’école où il enseigne, située dans la région de Saint-Hyacinthe. Ce professeur de français au secondaire fait toutefois preuve de souplesse.

« Je ne veux pas te voir en train de jouer à un jeu sur ton téléphone ou en train de texter. Mais j’ai déjà eu une élève qui l’avait mis sur son bureau, je lui ai simplement dit de le ranger », dit-il.

La technologie fait partie de la vie des élèves et il faut vivre avec, poursuit Guillaume Couture. « Je veux montrer ce qu’on peut faire avec un cellulaire, ça ne sert pas juste à envoyer des SMS et à aller sur les réseaux sociaux. Il est temps que l’école arrive en 2018. »

Un avis partagé par Patrice Bégin, lui aussi enseignant de français au secondaire. Interdire complètement le téléphone cellulaire à l’école, c’est « perdre la bataille », dit-il.

Il arrive à Patrice Bégin de laisser les élèves utiliser leur appareil mobile en classe de manière « ponctuelle ». Il croit qu’il est du devoir de l’école de leur montrer à bien utiliser ces appareils.

« Pour moi, ça va bien, ça fait partie de la gestion de classe. Quand c’est un examen, c’est clair pour mes élèves que je ne veux pas voir ou entendre un téléphone ! »

Bien entendu, il arrive que des élèves qui doivent accéder à leur téléphone à des fins éducatives l’utilisent pour autre chose. Mais ces mêmes élèves peuvent très bien parler de leur fin de semaine plutôt que de faire le travail en équipe qui leur est demandé… « Le cellulaire n’a pas le monopole de la distraction », observe Patrice Bégin.

CARTE BLANCHE AUX ENSEIGNANTS

Dans les Laurentides, la commission scolaire de la Rivière-du-Nord n’a pas de « consigne qui brime l’utilisation des cellulaires », dit Nadine Brochu, conseillère en communication.

Seul « l’usage personnel » est interdit en classe, comme parler au téléphone ou recevoir un message texte. Pour le reste, les enseignants ont carte blanche, dit Nadine Brochu, et pourraient par exemple autoriser l’écoute de musique pendant un cours.

« Si un enseignant juge que mettre de la musique ne dérange pas l’apprentissage ou que ça ne nuit pas aux activités pédagogiques de la classe, c’est une utilisation qui est à la discrétion des enseignants », dit-elle, en affirmant que la commission scolaire a choisi d’éduquer à l’usage de ces appareils plutôt que d’emprunter la voie de la répression.

L’avenir des postdoctorants est-il à l’étranger?
22 janvier 2018 écrit par Journal Métro

Être titulaire d’un doctorat n’est pas à la portée de tout le monde. Pourtant, après des années consacrées à étudier, à faire des recherches et à obtenir le diplôme le plus élevé du cursus scolaire, ces doctorants sont aux prises avec de nombreuses difficultés lorsque vient le temps d’entrer sur le marché du travail canadien. Leur avenir se trouverait-il à l’étranger?

Un sondage réalisé en 2016 par l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux dresse un portait bien sombre de la situation des doctorants dans notre pays. En effet, malgré le fait que le salaire des «post-docs» ait augmenté au fil des ans, il reste moins élevé ici qu’ailleurs dans le monde.

Selon cette étude, environ 47% de ces diplômés gagnent en moyenne moins de 45 000$ bruts par année, comparativement à 54 000$ pour ceux qui travaillent à l’extérieur du pays.

Manque de postes

En plus du manque d’options de carrière, 5% des sondés ont indiqué être inquiets quant au manque de postes universitaires permanents. Malgré le peu de débouchés, ils sont 70% à ne pas vouloir se tourner vers des postes dans le secteur privé, dans la fonction publique, dans les services-conseils ou au sein d’organisations non gouvernementales.

Certains choisissent donc une carrière à l’international: 30% des anciens postdoctorants ont ainsi quitté le Canada pour un emploi ailleurs.

Les formations postdoctorales canadiennes sont réputées pour leur excellence et attirent de nombreux étudiants étrangers, mais encore faut-il pouvoir offrir à ces diplômés des postes à la hauteur de leurs compétences.

Choisir son établissement scolaire : comment prendre la bonne décision?
22 janvier 2018 écrit par Jobboom Blog

Vous avez fait votre choix de programme scolaire, votre plan d’action est clairement établi, mais vous tardez à choisir l’établissement où vous poursuivrez vos études? Pour certains, cette décision peut générer du stress et de l’angoisse, en raison des nombreux éléments à prendre en considération.

Souvent, plusieurs cégeps et universités offrent le même programme et il peut être difficile de déterminer vers quel établissement se diriger. Par ailleurs, chacun d’entre eux possède des forces qui peuvent être perçues différemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre un temps de réflexion pour s’assurer de faire le choix approprié.

Mais quels sont les critères à considérer pour arriver à une décision éclairée? Voici quelques-uns des éléments à prendre en compte pour vous aider à faire le meilleur choix pour vous

1- La réputation de l’établissement

De prime abord, il est important de recueillir de l’information sur les différents établissements qui vous intéressent. Certains éléments pourraient vous aider à identifier l’établissement ayant la meilleure réputation, notamment :

  • La dimension internationale, qui est souvent liée au corps enseignant et qui peut faire rayonner l’établissement à travers le monde
  • La provenance des étudiants, qui amène une diversité culturelle, et donc des visions et des pratiques différentes.
  • Les centres d’études et de recherches qui sont liés aux programmes offerts et aux domaines d’expertise des établissements.

2- L’impression que nous laisse l’établissement lors d’une visite

La seule façon de ressentir l’atmosphère d’un établissement est d’en faire la visite. Les établissements scolaires offrent au moins une journée « portes ouvertes » par année. Ces journées vous offrent la possibilité de rencontrer des étudiants et des enseignants, en plus de visiter le campus. Vous aurez ainsi l’occasion d’en connaître davantage sur le milieu de vie que l’établissement pourrait vous offrir.

3- L’emplacement géographique

Tout d’abord, posez-vous la question suivante : suis-je prêt à étudier dans un établissement qui se trouve loin de chez moi aux dépens du temps que je pourrais consacrer à mes études? Si la réponse est non, il est peut-être plus avisé de choisir un établissement qui se trouve à proximité de votre lieu de résidence.

Ensuite,  dans le cas où l’établissement que vous convoitez se trouve dans une région éloignée de votre domicile, vivre en résidence étudiante peut être une option à envisager. Il devient alors nécessaire de vérifier si cette possibilité est offerte ou non par l’établissement de votre choix.

4- Votre personnalité

Certains établissements sont reconnus pour leur ouverture d’esprit et peuvent être perçus comme étant plus libéral par exemple. Choisissez un milieu qui est en accord avec vos valeurs et votre personnalité. En reconnaissant certaines de vos caractéristiques personnelles, vous serez plus à même de faire un choix qui correspond à ce que vous êtes.

Par exemple, si vous avez un tempérament plus artistique, un établissement proposant une vision novatrice aurait avantage à être considéré.

5- Votre dossier scolaire

D’un établissement à l’autre, les conditions d’admission et le contingentement (cote R) peuvent varier et ce, pour les mêmes programmes. Il faut savoir que les établissements scolaires favorisent, dans la plupart des cas, la qualité du dossier scolaire.

Informez-vous sur les conditions d’admission dans les programmes qui vous intéressent. La plupart des établissements rendent ces informations publiques.

6- Vos critères personnels – que souhaitez-vous retrouver?

Questionnez-vous sur les critères que vous recherchez. Faites un bilan de ce qui est important pour vous et de ce qui contribuera à votre épanouissement. Voici certains critères à envisager pour faire le meilleur choix possible :

  • Activités socioculturelles, communautaires et de plein air
  • Sport étudiant
  • Activités environnementales
  • Centre d’information scolaire et professionnelle
  • Services de santé et psychosociaux
  • Aide aux étudiants ayant des besoins particuliers
  • Facilité d’accès aux échanges internationaux
  • Programmes en alternance travail-études
  • Programmes offerts en ligne
  • Programmes bilingues ou trilingues

En résumé, choisir un établissement scolaire n’est pas nécessairement une tâche facile. Prenez le temps de bien réfléchir à ce que vous souhaitez, aux critères qui sont importants pour vous et aller chercher le maximum d’informations possible. De cette façon, vous aurez plus de chances de prendre une décision judicieuse!

Par Marie-Hélène Collin et Sandy Vignola-Pétrin, conseillères d’orientation chez BrissonLegris

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Quand les professeurs décrochent
22 janvier 2018 écrit par Le Devoir

Quand elle est devenue enseignante en adaptation scolaire, Mandy Vallières rêvait de sauver les enfants les plus vulnérables du système. Ceux qui ont les plus grandes difficultés. Dix ans plus tard, elle a encore la passion, mais elle est à bout de souffle. Elle envisage de changer de métier.

 

« Oui, je pense à partir. Je me sens en colère », dit l’enseignante de 42 ans, titulaire d’une classe spéciale dans un point de service de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

 

« Je suis en colère et je suis triste. J’ai choisi ce métier sur le tard, à 27 ans, pour avoir un impact positif dans la vie des enfants. Mais je ne sens plus que c’est un emploi qui respecte ma santé. Je ne veux pas passer ma vie à être stressée comme ça », ajoute-t-elle.

 

Mandy Vallières est en congé forcé pour cause de grossesse à risque. Elle était épuisée avant sa grossesse. Pourquoi ? Elle a l’impression de toujours manquer de temps pour bien faire son travail. Les profs manquent d’aide de psychologues, d’orthophonistes et d’autres professionnels pour aider les élèves en difficulté.

 

Autre source de malaise : à cause de la pénurie d’enseignants, Mandy Vallières ne peut plus suivre de formations pour rester à l’affût des dernières méthodes d’enseignement. Des commissions scolaires et des directions d’école obligent les profs à rester en classe, faute de suppléants pour prendre la relève.

 

« À un moment donné, tout ça joue sur le moral et sur le niveau d’énergie. On développe un sentiment d’incompétence », explique Mandy Vallières.

 

Éternel recommencement

 

Ce « sentiment d’incompétence », Mandy Vallières n’est pas la seule à le ressentir. Andrée-Anne Laberge, 30 ans, elle aussi enseignante en adaptation scolaire, sur la Rive-Sud dans son cas, avoue elle aussi se sentir parfois « incompétente ». Elle vogue de contrat en contrat depuis la fin de ses études en 2013.

 

« J’apprends généralement à la fin du mois d’août, à quelques jours du début des classes, dans quelle école et dans quelle classe je devrai aller. Ça me laisse peu de temps pour me préparer. C’est très très très démotivant de recommencer comme ça chaque année ou chaque session », explique-t-elle.

 

« On comble les trous. On doit être flexible. En plus, il faut mettre beaucoup d’heures pour faire tout le travail. Il faut apprendre à mettre des limites. »

 

Andrée-Anne Laberge a encore la flamme pour son métier. Mais elle envisage elle aussi de faire autre chose pour gagner sa vie. « Je me questionne : est-ce que je continue ? »

 

La jeune femme était pourtant parmi les meilleures de sa cohorte à l’université, estime son ancienne professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal (UdeM) Mélanie Paré. Les temps sont durs pour la profession, constate la professeure.

La grande désillusion

 

« C’est plus difficile que dans le passé d’être enseignante. Pour certaines étudiantes, ce n’est pas le milieu créatif et motivant qu’elles imaginaient, dit Mélanie Paré. Elles voient beaucoup d’élèves en difficulté, mais ne sont pas capables de les aider. Ça crée du stress de compassion. »

 

Plus d’une enseignante québécoise sur quatre (entre 25 % et 30 %) abandonne le métier après sa première année en poste, rappelle Mme Paré — d’après une étude menée en 2014 par Esther Létourneau, du ministère de l’Éducation du Québec. L’hémorragie est similaire en Alberta : environ 40 % des jeunes enseignants quittent la profession au cours des cinq premières années de leur carrière, signale une étude publiée en 2017 dans le McGill Journal of Education.

 

Ce « désengagement » envers la profession enseignante touche aussi les profs plus âgés, estiment plusieurs sources jointes par Le Devoir. Le résultat sur le terrain, c’est la pénurie d’enseignants, surtout suppléants, qui frappe une série de commissions scolaires malgré les investissements de Québec en vue d’embaucher 2000 enseignants et autres professionnels.

 

Cette pénurie crée des remous dans certaines classes : pas moins de neuf enseignants se sont succédé depuis le mois de septembre dans un groupe de maternelle de l’école La Visitation, à Montréal, a rapporté Le Devoir cette semaine.

 

La pénurie fait des vagues jusque dans les facultés d’éducation. « Les commissions scolaires embauchent nos étudiantes pour faire du remplacement. On a de la difficulté à les retenir pour qu’elles suivent toute leur formation », dit Mélanie Paré.

 

La professeure estime que près d’une étudiante sur cinq abandonne ses études en éducation après le premier stage en milieu de travail, dès la première année universitaire. Plusieurs pays développés vivent le même phénomène, selon elle.

Échecs interdits

 

Les profs font face à une pression grandissante, estime Mélanie Paré : « Avant, si l’élève échouait, c’était parce qu’il n’était pas assez bon. Maintenant, c’est parce que l’enseignant n’a pas les bonnes pratiques. »

 

C’est pour ça que les enseignantes jugent essentiel de suivre une formation continue, explique Mélanie Paré. Pour rester à jour dans les méthodes d’enseignement. Et aussi parce que les conditions d’exercice du métier ont changé.

 

Les classes ordinaires accueillent désormais davantage d’élèves ayant les plus grandes difficultés d’apprentissage ou de comportement. La matière à enseigner est plus complexe qu’autrefois, notamment depuis la réforme du début des années 2000. Et on exige des enseignants qu’ils fassent réussir les élèves — même ceux qui se traînent les pieds.

 

« Un de mes élèves ne s’est pas présenté à un examen quatre fois, mais je n’ai pas le droit de lui donner la note de zéro ! » s’insurge un enseignant de première secondaire de la couronne nord de Montréal.

 

« La direction de l’école a peur des parents. Si un élève échoue, il faut monter un dossier et remplir une tonne de paperasse », ajoute cet enseignant qui compte 25 années d’expérience.

 

Un quart de siècle plus tard, la « vocation » reste intacte. Mais il songe à prendre une retraite anticipée. « Ma tâche est beaucoup plus lourde que quand j’ai commencé. J’ai moins d’autonomie professionnelle. Les écoles sont surpeuplées. On manque d’espace. C’est bruyant. Mes frères et mes soeurs ont tous de meilleures conditions de travail. »

Téléphone à l’école: le débat est relancé
21 janvier 2018 écrit par La Presse

Comment savoir qu’un élève a pris son téléphone cellulaire dans un cours même si c’est interdit ? Pour Claude Whiting, professeur d’éducation physique dans une école secondaire de Montréal, les indices sautent aux yeux. Un tel appareil dans un soutien-gorge ou dans un caleçon voilà de quoi gêner bien des mouvements.

« On le voit tout de suite ! Ils ne sont pas à l’aise pour bouger. Souvent, ils demandent pour aller boire de l’eau, pour aller aux toilettes. Ils vont sur Facebook ou voir leurs textos. Il y a des élèves qui ont une certaine dépendance… », dit-il.

Anecdotique ? C’est au contraire monnaie courante, dit l’enseignant qui compte 25 années d’expérience. Selon le code de vie de leur école, les élèves doivent laisser leur téléphone dans leur casier pendant leur cours d’éducation physique, mais l’enseignant leur « donne le privilège » de le laisser dans une armoire verrouillée pendant le cours, puis de le reprendre à la sortie.

« Il y a des élèves qui, malgré tout, gardent leur cellulaire dans le gymnase. Ils le mettent dans leur poche, sous un chandail posé sur le banc… Il y a toujours un accident : quelqu’un qui s’assoit dessus, un cellulaire qui tombe pendant qu’on joue au basket. On est pris avec un élève qui brise son appareil et qui ne devait pas l’avoir », poursuit Claude Whiting, pour qui les téléphones cellulaires sont un « fardeau à gérer ».

CONFISQUÉ PENDANT CINQ JOURS

Dans bien des commissions scolaires de la province, c’est le « code de vie » propre à chaque école qui dicte les règles concernant les appareils mobiles. Les règlements changent donc au gré des établissements.

À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, par exemple, on indique que le téléphone cellulaire peut être confisqué pour une durée de 24 heures lors d’une « première offense ».

Un élève qui contrevient aux règles du collège Saint-Jean-Vianney, établissement privé situé dans l’est de Montréal, sera privé de son téléphone cellulaire beaucoup plus longtemps. Dès le premier accroc au règlement, l’appareil est confisqué pendant cinq jours ouvrables.

« Les élèves ont le droit d’avoir leur cellulaire sur eux, mais on ne doit pas le voir ni l’entendre », précise Karine Jodoin, conseillère aux communications du collège.

« LE CELLULAIRE N’A PAS LE MONOPOLE DE LA DISTRACTION »

S’il voit ou entend un appareil mobile dans sa classe, Guillaume Couture doit le confisquer jusqu’à la fin de la journée en vertu des règles de l’école où il enseigne, située dans la région de Saint-Hyacinthe. Ce professeur de français au secondaire fait toutefois preuve de souplesse.

« Je ne veux pas te voir en train de jouer à un jeu sur ton téléphone ou en train de texter. Mais j’ai déjà eu une élève qui l’avait mis sur son bureau, je lui ai simplement dit de le ranger », dit-il.

La technologie fait partie de la vie des élèves et il faut vivre avec, poursuit Guillaume Couture. « Je veux montrer ce qu’on peut faire avec un cellulaire, ça ne sert pas juste à envoyer des SMS et à aller sur les réseaux sociaux. Il est temps que l’école arrive en 2018. »

Un avis partagé par Patrice Bégin, lui aussi enseignant de français au secondaire. Interdire complètement le téléphone cellulaire à l’école, c’est « perdre la bataille », dit-il.

Il arrive à Patrice Bégin de laisser les élèves utiliser leur appareil mobile en classe de manière « ponctuelle ». Il croit qu’il est du devoir de l’école de leur montrer à bien utiliser ces appareils.

« Pour moi, ça va bien, ça fait partie de la gestion de classe. Quand c’est un examen, c’est clair pour mes élèves que je ne veux pas voir ou entendre un téléphone ! »

Bien entendu, il arrive que des élèves qui doivent accéder à leur téléphone à des fins éducatives l’utilisent pour autre chose. Mais ces mêmes élèves peuvent très bien parler de leur fin de semaine plutôt que de faire le travail en équipe qui leur est demandé… « Le cellulaire n’a pas le monopole de la distraction », observe Patrice Bégin.

CARTE BLANCHE AUX ENSEIGNANTS

Dans les Laurentides, la commission scolaire de la Rivière-du-Nord n’a pas de « consigne qui brime l’utilisation des cellulaires », dit Nadine Brochu, conseillère en communication.

Seul « l’usage personnel » est interdit en classe, comme parler au téléphone ou recevoir un message texte. Pour le reste, les enseignants ont carte blanche, dit Nadine Brochu, et pourraient par exemple autoriser l’écoute de musique pendant un cours.

« Si un enseignant juge que mettre de la musique ne dérange pas l’apprentissage ou que ça ne nuit pas aux activités pédagogiques de la classe, c’est une utilisation qui est à la discrétion des enseignants », dit-elle, en affirmant que la commission scolaire a choisi d’éduquer à l’usage de ces appareils plutôt que d’emprunter la voie de la répression.

Comment vivre 
son deuil au travail?
21 janvier 2018 écrit par Journal Métro

Séparer vie personnelle et travail n’est pas toujours possible.

Alors que certains se remettent d’un deuil en un mois, d’autres ont besoin de six mois pour vivre cette expérience. Au travail, il est possible d’arriver à vivre avec l’inévitable en faisant respecter ses droits et en ayant un environnement propice au deuil.

Des congés obligatoires
Outre les salariés déjà en congé (de maternité, de paternité, ou en vacances), tous ont droit à un minimum de répit lorsque survient la mort d’un proche. «Pourvu que le salarié avise l’employeur de son absence le plus tôt possible», spécifie Geneviève Trudel, porte-parole de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail.

Selon la Loi sur les normes du travail, les plus longs congés sont réservés aux salariés qui perdent un proche de manière violente. Lorsqu’un conjoint ou un enfant se suicide, ils ont en effet un maximum de 52 semaines de congé. On prévoit aussi 104 semaines de congé si le décès de son conjoint ou de son enfant résulte d’un acte criminel.

Si le conjoint, l’enfant, l’enfant du conjoint, le père, la mère, le frère ou la sœur décède, il est permis au salarié de s’absenter cinq jours, dont un jour avec salaire. Dans les mêmes conditions, l’industrie du vêtement est plus généreuse : sur les cinq jours de congé, trois sont payés.

Si c’est le gendre, la bru, un grand-parent, un petit-enfant, le père ou la mère du conjoint, ou bien le frère ou la sœur du conjoint, le salarié peut prendre une journée de congé, mais sans salaire. Du côté de l’industrie du vêtement, il y a encore une distinction : le décès des grands-parents ou des parents du conjoint permet une absence d’une journée avec salaire, alors que le décès d’un gendre ou d’une bru, d’un de ses petits-enfants ou encore du frère ou de la sœur du conjoint, ne donne droit qu’à une journée de congé sans salaire.

Après les congés…
La loi permet quelques jours de congé lorsque survient le décès, mais ce n’est évidemment pas suffisant pour faire son deuil. Alors, il vaut mieux que les gens au travail soient prêts à y mettre du leur.

«Mourir, c’est compliqué!» admet Jean-Daniel Doucet, qui a perdu sa mère en 2008. Remplir les papiers de décès, prendre acte du testament, choisir le cercueil, effectuer les arrangements funéraires… Pour lui qui était à la maîtrise en sciences biomédicales à cette époque, il lui a fallu au moins deux semaines après le décès avant de rentrer au boulot. Et auparavant, il avait veillé sa mère mourante pendant environ trois mois.

«Au travail, j’ai eu beaucoup de soutien, dit M. Doucet. Mon patron était conscient qu’il était inutile de me garder au travail dans cette condition de non-efficacité.» Une journée marquante pour lui : alors qu’il était assis devant son ordinateur, blanc comme un drap et avec les yeux dans l’eau, une collègue s’est installée à ses côtés. Elle l’a écouté avant de lui dire de rentrer chez lui. Puisqu’il travaillait avec des cultures cellulaires (donc impossible d’arrêter l’expérience en cours), ses partenaires de laboratoire ont pris le relais, sans lui mettre de pression.

Pour M. Doucet, l’humanité de ses collègues lui a permis de vivre son deuil et de remonter la pente. «Voir de la compassion dans le visage, savoir que les collègues étaient là pour me soutenir, c’est ce qui a fait la différence, souligne-t-il. Il n’y a tout simplement rien à dire! Il faut juste écouter les gens qui vivent un deuil.»

Et être empathique pendant une durée prolongée : M. Doucet a pris un an à se remettre du décès de sa mère. «Le problème, c’est qu’après un mois ou deux, au moment où tu ressens encore plus le manque de la personne, la vie des collègues est revenue à la normale.» Et nécessairement, ils comprennent un peu moins que le collègue endeuillé ne soit toujours pas au sommet de sa forme.

En contrepartie, il ne faut pas non plus s’enliser dans la souffrance de l’endeuillé! «La personne qui accompagne doit tracer une ligne. Sinon, elle va se brûler», conseille Jean-Daniel Doucet en pensant à une collègue de travail qui l’a beaucoup aidé… au péril de sa propre santé mentale.

Ce qui est sûr, c’est que dans ces moments d’extrême vulnérabilité, Jean-Daniel Doucet s’est senti entouré, soutenu, et encore aujourd’hui, il reste très proche de l’équipe de travail qui a si bien su l’accompagner dans ces moments difficiles.

Choisir son établissement scolaire : comment prendre la bonne décision?
21 janvier 2018 écrit par Jobboom Blog

Vous avez fait votre choix de programme scolaire, votre plan d’action est clairement établi, mais vous tardez à choisir l’établissement où vous poursuivrez vos études? Pour certains, cette décision peut générer du stress et de l’angoisse, en raison des nombreux éléments à prendre en considération.

Souvent, plusieurs cégeps et universités offrent le même programme et il peut être difficile de déterminer vers quel établissement se diriger. Par ailleurs, chacun d’entre eux possède des forces qui peuvent être perçues différemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre un temps de réflexion pour s’assurer de faire le choix approprié.

Mais quels sont les critères à considérer pour arriver à une décision éclairée? Voici quelques-uns des éléments à prendre en compte pour vous aider à faire le meilleur choix pour vous

1- La réputation de l’établissement

De prime abord, il est important de recueillir de l’information sur les différents établissements qui vous intéressent. Certains éléments pourraient vous aider à identifier l’établissement ayant la meilleure réputation, notamment :

  • La dimension internationale, qui est souvent liée au corps enseignant et qui peut faire rayonner l’établissement à travers le monde
  • La provenance des étudiants, qui amène une diversité culturelle, et donc des visions et des pratiques différentes.
  • Les centres d’études et de recherches qui sont liés aux programmes offerts et aux domaines d’expertise des établissements.

2- L’impression que nous laisse l’établissement lors d’une visite

La seule façon de ressentir l’atmosphère d’un établissement est d’en faire la visite. Les établissements scolaires offrent au moins une journée « portes ouvertes » par année. Ces journées vous offrent la possibilité de rencontrer des étudiants et des enseignants, en plus de visiter le campus. Vous aurez ainsi l’occasion d’en connaître davantage sur le milieu de vie que l’établissement pourrait vous offrir.

3- L’emplacement géographique

Tout d’abord, posez-vous la question suivante : suis-je prêt à étudier dans un établissement qui se trouve loin de chez moi aux dépens du temps que je pourrais consacrer à mes études? Si la réponse est non, il est peut-être plus avisé de choisir un établissement qui se trouve à proximité de votre lieu de résidence.

Ensuite,  dans le cas où l’établissement que vous convoitez se trouve dans une région éloignée de votre domicile, vivre en résidence étudiante peut être une option à envisager. Il devient alors nécessaire de vérifier si cette possibilité est offerte ou non par l’établissement de votre choix.

4- Votre personnalité

Certains établissements sont reconnus pour leur ouverture d’esprit et peuvent être perçus comme étant plus libéral par exemple. Choisissez un milieu qui est en accord avec vos valeurs et votre personnalité. En reconnaissant certaines de vos caractéristiques personnelles, vous serez plus à même de faire un choix qui correspond à ce que vous êtes.

Par exemple, si vous avez un tempérament plus artistique, un établissement proposant une vision novatrice aurait avantage à être considéré.

5- Votre dossier scolaire

D’un établissement à l’autre, les conditions d’admission et le contingentement (cote R) peuvent varier et ce, pour les mêmes programmes. Il faut savoir que les établissements scolaires favorisent, dans la plupart des cas, la qualité du dossier scolaire.

Informez-vous sur les conditions d’admission dans les programmes qui vous intéressent. La plupart des établissements rendent ces informations publiques.

6- Vos critères personnels – que souhaitez-vous retrouver?

Questionnez-vous sur les critères que vous recherchez. Faites un bilan de ce qui est important pour vous et de ce qui contribuera à votre épanouissement. Voici certains critères à envisager pour faire le meilleur choix possible :

  • Activités socioculturelles, communautaires et de plein air
  • Sport étudiant
  • Activités environnementales
  • Centre d’information scolaire et professionnelle
  • Services de santé et psychosociaux
  • Aide aux étudiants ayant des besoins particuliers
  • Facilité d’accès aux échanges internationaux
  • Programmes en alternance travail-études
  • Programmes offerts en ligne
  • Programmes bilingues ou trilingues

En résumé, choisir un établissement scolaire n’est pas nécessairement une tâche facile. Prenez le temps de bien réfléchir à ce que vous souhaitez, aux critères qui sont importants pour vous et aller chercher le maximum d’informations possible. De cette façon, vous aurez plus de chances de prendre une décision judicieuse!

Par Marie-Hélène Collin et Sandy Vignola-Pétrin, conseillères d’orientation chez BrissonLegris

Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Quand les professeurs décrochent
21 janvier 2018 écrit par Le Devoir

Quand elle est devenue enseignante en adaptation scolaire, Mandy Vallières rêvait de sauver les enfants les plus vulnérables du système. Ceux qui ont les plus grandes difficultés. Dix ans plus tard, elle a encore la passion, mais elle est à bout de souffle. Elle envisage de changer de métier.

 

« Oui, je pense à partir. Je me sens en colère », dit l’enseignante de 42 ans, titulaire d’une classe spéciale dans un point de service de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

 

« Je suis en colère et je suis triste. J’ai choisi ce métier sur le tard, à 27 ans, pour avoir un impact positif dans la vie des enfants. Mais je ne sens plus que c’est un emploi qui respecte ma santé. Je ne veux pas passer ma vie à être stressée comme ça », ajoute-t-elle.

 

Mandy Vallières est en congé forcé pour cause de grossesse à risque. Elle était épuisée avant sa grossesse. Pourquoi ? Elle a l’impression de toujours manquer de temps pour bien faire son travail. Les profs manquent d’aide de psychologues, d’orthophonistes et d’autres professionnels pour aider les élèves en difficulté.

 

Autre source de malaise : à cause de la pénurie d’enseignants, Mandy Vallières ne peut plus suivre de formations pour rester à l’affût des dernières méthodes d’enseignement. Des commissions scolaires et des directions d’école obligent les profs à rester en classe, faute de suppléants pour prendre la relève.

 

« À un moment donné, tout ça joue sur le moral et sur le niveau d’énergie. On développe un sentiment d’incompétence », explique Mandy Vallières.

 

Éternel recommencement

 

Ce « sentiment d’incompétence », Mandy Vallières n’est pas la seule à le ressentir. Andrée-Anne Laberge, 30 ans, elle aussi enseignante en adaptation scolaire, sur la Rive-Sud dans son cas, avoue elle aussi se sentir parfois « incompétente ». Elle vogue de contrat en contrat depuis la fin de ses études en 2013.

 

« J’apprends généralement à la fin du mois d’août, à quelques jours du début des classes, dans quelle école et dans quelle classe je devrai aller. Ça me laisse peu de temps pour me préparer. C’est très très très démotivant de recommencer comme ça chaque année ou chaque session », explique-t-elle.

 

« On comble les trous. On doit être flexible. En plus, il faut mettre beaucoup d’heures pour faire tout le travail. Il faut apprendre à mettre des limites. »

 

Andrée-Anne Laberge a encore la flamme pour son métier. Mais elle envisage elle aussi de faire autre chose pour gagner sa vie. « Je me questionne : est-ce que je continue ? »

 

La jeune femme était pourtant parmi les meilleures de sa cohorte à l’université, estime son ancienne professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal (UdeM) Mélanie Paré. Les temps sont durs pour la profession, constate la professeure.

La grande désillusion

 

« C’est plus difficile que dans le passé d’être enseignante. Pour certaines étudiantes, ce n’est pas le milieu créatif et motivant qu’elles imaginaient, dit Mélanie Paré. Elles voient beaucoup d’élèves en difficulté, mais ne sont pas capables de les aider. Ça crée du stress de compassion. »

 

Plus d’une enseignante québécoise sur quatre (entre 25 % et 30 %) abandonne le métier après sa première année en poste, rappelle Mme Paré — d’après une étude menée en 2014 par Esther Létourneau, du ministère de l’Éducation du Québec. L’hémorragie est similaire en Alberta : environ 40 % des jeunes enseignants quittent la profession au cours des cinq premières années de leur carrière, signale une étude publiée en 2017 dans le McGill Journal of Education.

 

Ce « désengagement » envers la profession enseignante touche aussi les profs plus âgés, estiment plusieurs sources jointes par Le Devoir. Le résultat sur le terrain, c’est la pénurie d’enseignants, surtout suppléants, qui frappe une série de commissions scolaires malgré les investissements de Québec en vue d’embaucher 2000 enseignants et autres professionnels.

 

Cette pénurie crée des remous dans certaines classes : pas moins de neuf enseignants se sont succédé depuis le mois de septembre dans un groupe de maternelle de l’école La Visitation, à Montréal, a rapporté Le Devoir cette semaine.

 

La pénurie fait des vagues jusque dans les facultés d’éducation. « Les commissions scolaires embauchent nos étudiantes pour faire du remplacement. On a de la difficulté à les retenir pour qu’elles suivent toute leur formation », dit Mélanie Paré.

 

La professeure estime que près d’une étudiante sur cinq abandonne ses études en éducation après le premier stage en milieu de travail, dès la première année universitaire. Plusieurs pays développés vivent le même phénomène, selon elle.

Échecs interdits

 

Les profs font face à une pression grandissante, estime Mélanie Paré : « Avant, si l’élève échouait, c’était parce qu’il n’était pas assez bon. Maintenant, c’est parce que l’enseignant n’a pas les bonnes pratiques. »

 

C’est pour ça que les enseignantes jugent essentiel de suivre une formation continue, explique Mélanie Paré. Pour rester à jour dans les méthodes d’enseignement. Et aussi parce que les conditions d’exercice du métier ont changé.

 

Les classes ordinaires accueillent désormais davantage d’élèves ayant les plus grandes difficultés d’apprentissage ou de comportement. La matière à enseigner est plus complexe qu’autrefois, notamment depuis la réforme du début des années 2000. Et on exige des enseignants qu’ils fassent réussir les élèves — même ceux qui se traînent les pieds.

 

« Un de mes élèves ne s’est pas présenté à un examen quatre fois, mais je n’ai pas le droit de lui donner la note de zéro ! » s’insurge un enseignant de première secondaire de la couronne nord de Montréal.

 

« La direction de l’école a peur des parents. Si un élève échoue, il faut monter un dossier et remplir une tonne de paperasse », ajoute cet enseignant qui compte 25 années d’expérience.

 

Un quart de siècle plus tard, la « vocation » reste intacte. Mais il songe à prendre une retraite anticipée. « Ma tâche est beaucoup plus lourde que quand j’ai commencé. J’ai moins d’autonomie professionnelle. Les écoles sont surpeuplées. On manque d’espace. C’est bruyant. Mes frères et mes soeurs ont tous de meilleures conditions de travail. »

Téléphone à l’école: le débat est relancé
20 janvier 2018 écrit par La Presse

Comment savoir qu’un élève a pris son téléphone cellulaire dans un cours même si c’est interdit ? Pour Claude Whiting, professeur d’éducation physique dans une école secondaire de Montréal, les indices sautent aux yeux. Un tel appareil dans un soutien-gorge ou dans un caleçon voilà de quoi gêner bien des mouvements.

« On le voit tout de suite ! Ils ne sont pas à l’aise pour bouger. Souvent, ils demandent pour aller boire de l’eau, pour aller aux toilettes. Ils vont sur Facebook ou voir leurs textos. Il y a des élèves qui ont une certaine dépendance… », dit-il.

Anecdotique ? C’est au contraire monnaie courante, dit l’enseignant qui compte 25 années d’expérience. Selon le code de vie de leur école, les élèves doivent laisser leur téléphone dans leur casier pendant leur cours d’éducation physique, mais l’enseignant leur « donne le privilège » de le laisser dans une armoire verrouillée pendant le cours, puis de le reprendre à la sortie.

« Il y a des élèves qui, malgré tout, gardent leur cellulaire dans le gymnase. Ils le mettent dans leur poche, sous un chandail posé sur le banc… Il y a toujours un accident : quelqu’un qui s’assoit dessus, un cellulaire qui tombe pendant qu’on joue au basket. On est pris avec un élève qui brise son appareil et qui ne devait pas l’avoir », poursuit Claude Whiting, pour qui les téléphones cellulaires sont un « fardeau à gérer ».

CONFISQUÉ PENDANT CINQ JOURS

Dans bien des commissions scolaires de la province, c’est le « code de vie » propre à chaque école qui dicte les règles concernant les appareils mobiles. Les règlements changent donc au gré des établissements.

À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, par exemple, on indique que le téléphone cellulaire peut être confisqué pour une durée de 24 heures lors d’une « première offense ».

Un élève qui contrevient aux règles du collège Saint-Jean-Vianney, établissement privé situé dans l’est de Montréal, sera privé de son téléphone cellulaire beaucoup plus longtemps. Dès le premier accroc au règlement, l’appareil est confisqué pendant cinq jours ouvrables.

« Les élèves ont le droit d’avoir leur cellulaire sur eux, mais on ne doit pas le voir ni l’entendre », précise Karine Jodoin, conseillère aux communications du collège.

« LE CELLULAIRE N’A PAS LE MONOPOLE DE LA DISTRACTION »

S’il voit ou entend un appareil mobile dans sa classe, Guillaume Couture doit le confisquer jusqu’à la fin de la journée en vertu des règles de l’école où il enseigne, située dans la région de Saint-Hyacinthe. Ce professeur de français au secondaire fait toutefois preuve de souplesse.

« Je ne veux pas te voir en train de jouer à un jeu sur ton téléphone ou en train de texter. Mais j’ai déjà eu une élève qui l’avait mis sur son bureau, je lui ai simplement dit de le ranger », dit-il.

La technologie fait partie de la vie des élèves et il faut vivre avec, poursuit Guillaume Couture. « Je veux montrer ce qu’on peut faire avec un cellulaire, ça ne sert pas juste à envoyer des SMS et à aller sur les réseaux sociaux. Il est temps que l’école arrive en 2018. »

Un avis partagé par Patrice Bégin, lui aussi enseignant de français au secondaire. Interdire complètement le téléphone cellulaire à l’école, c’est « perdre la bataille », dit-il.

Il arrive à Patrice Bégin de laisser les élèves utiliser leur appareil mobile en classe de manière « ponctuelle ». Il croit qu’il est du devoir de l’école de leur montrer à bien utiliser ces appareils.

« Pour moi, ça va bien, ça fait partie de la gestion de classe. Quand c’est un examen, c’est clair pour mes élèves que je ne veux pas voir ou entendre un téléphone ! »

Bien entendu, il arrive que des élèves qui doivent accéder à leur téléphone à des fins éducatives l’utilisent pour autre chose. Mais ces mêmes élèves peuvent très bien parler de leur fin de semaine plutôt que de faire le travail en équipe qui leur est demandé… « Le cellulaire n’a pas le monopole de la distraction », observe Patrice Bégin.

CARTE BLANCHE AUX ENSEIGNANTS

Dans les Laurentides, la commission scolaire de la Rivière-du-Nord n’a pas de « consigne qui brime l’utilisation des cellulaires », dit Nadine Brochu, conseillère en communication.

Seul « l’usage personnel » est interdit en classe, comme parler au téléphone ou recevoir un message texte. Pour le reste, les enseignants ont carte blanche, dit Nadine Brochu, et pourraient par exemple autoriser l’écoute de musique pendant un cours.

« Si un enseignant juge que mettre de la musique ne dérange pas l’apprentissage ou que ça ne nuit pas aux activités pédagogiques de la classe, c’est une utilisation qui est à la discrétion des enseignants », dit-elle, en affirmant que la commission scolaire a choisi d’éduquer à l’usage de ces appareils plutôt que d’emprunter la voie de la répression.

Comment vivre 
son deuil au travail?
20 janvier 2018 écrit par Journal Métro

Séparer vie personnelle et travail n’est pas toujours possible.

Alors que certains se remettent d’un deuil en un mois, d’autres ont besoin de six mois pour vivre cette expérience. Au travail, il est possible d’arriver à vivre avec l’inévitable en faisant respecter ses droits et en ayant un environnement propice au deuil.

Des congés obligatoires
Outre les salariés déjà en congé (de maternité, de paternité, ou en vacances), tous ont droit à un minimum de répit lorsque survient la mort d’un proche. «Pourvu que le salarié avise l’employeur de son absence le plus tôt possible», spécifie Geneviève Trudel, porte-parole de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail.

Selon la Loi sur les normes du travail, les plus longs congés sont réservés aux salariés qui perdent un proche de manière violente. Lorsqu’un conjoint ou un enfant se suicide, ils ont en effet un maximum de 52 semaines de congé. On prévoit aussi 104 semaines de congé si le décès de son conjoint ou de son enfant résulte d’un acte criminel.

Si le conjoint, l’enfant, l’enfant du conjoint, le père, la mère, le frère ou la sœur décède, il est permis au salarié de s’absenter cinq jours, dont un jour avec salaire. Dans les mêmes conditions, l’industrie du vêtement est plus généreuse : sur les cinq jours de congé, trois sont payés.

Si c’est le gendre, la bru, un grand-parent, un petit-enfant, le père ou la mère du conjoint, ou bien le frère ou la sœur du conjoint, le salarié peut prendre une journée de congé, mais sans salaire. Du côté de l’industrie du vêtement, il y a encore une distinction : le décès des grands-parents ou des parents du conjoint permet une absence d’une journée avec salaire, alors que le décès d’un gendre ou d’une bru, d’un de ses petits-enfants ou encore du frère ou de la sœur du conjoint, ne donne droit qu’à une journée de congé sans salaire.

Après les congés…
La loi permet quelques jours de congé lorsque survient le décès, mais ce n’est évidemment pas suffisant pour faire son deuil. Alors, il vaut mieux que les gens au travail soient prêts à y mettre du leur.

«Mourir, c’est compliqué!» admet Jean-Daniel Doucet, qui a perdu sa mère en 2008. Remplir les papiers de décès, prendre acte du testament, choisir le cercueil, effectuer les arrangements funéraires… Pour lui qui était à la maîtrise en sciences biomédicales à cette époque, il lui a fallu au moins deux semaines après le décès avant de rentrer au boulot. Et auparavant, il avait veillé sa mère mourante pendant environ trois mois.

«Au travail, j’ai eu beaucoup de soutien, dit M. Doucet. Mon patron était conscient qu’il était inutile de me garder au travail dans cette condition de non-efficacité.» Une journée marquante pour lui : alors qu’il était assis devant son ordinateur, blanc comme un drap et avec les yeux dans l’eau, une collègue s’est installée à ses côtés. Elle l’a écouté avant de lui dire de rentrer chez lui. Puisqu’il travaillait avec des cultures cellulaires (donc impossible d’arrêter l’expérience en cours), ses partenaires de laboratoire ont pris le relais, sans lui mettre de pression.

Pour M. Doucet, l’humanité de ses collègues lui a permis de vivre son deuil et de remonter la pente. «Voir de la compassion dans le visage, savoir que les collègues étaient là pour me soutenir, c’est ce qui a fait la différence, souligne-t-il. Il n’y a tout simplement rien à dire! Il faut juste écouter les gens qui vivent un deuil.»

Et être empathique pendant une durée prolongée : M. Doucet a pris un an à se remettre du décès de sa mère. «Le problème, c’est qu’après un mois ou deux, au moment où tu ressens encore plus le manque de la personne, la vie des collègues est revenue à la normale.» Et nécessairement, ils comprennent un peu moins que le collègue endeuillé ne soit toujours pas au sommet de sa forme.

En contrepartie, il ne faut pas non plus s’enliser dans la souffrance de l’endeuillé! «La personne qui accompagne doit tracer une ligne. Sinon, elle va se brûler», conseille Jean-Daniel Doucet en pensant à une collègue de travail qui l’a beaucoup aidé… au péril de sa propre santé mentale.

Ce qui est sûr, c’est que dans ces moments d’extrême vulnérabilité, Jean-Daniel Doucet s’est senti entouré, soutenu, et encore aujourd’hui, il reste très proche de l’équipe de travail qui a si bien su l’accompagner dans ces moments difficiles.

Choisir son établissement scolaire : comment prendre la bonne décision?
20 janvier 2018 écrit par Jobboom Blog

Vous avez fait votre choix de programme scolaire, votre plan d’action est clairement établi, mais vous tardez à choisir l’établissement où vous poursuivrez vos études? Pour certains, cette décision peut générer du stress et de l’angoisse, en raison des nombreux éléments à prendre en considération.

Souvent, plusieurs cégeps et universités offrent le même programme et il peut être difficile de déterminer vers quel établissement se diriger. Par ailleurs, chacun d’entre eux possède des forces qui peuvent être perçues différemment d’une personne à l’autre. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre un temps de réflexion pour s’assurer de faire le choix approprié.

Mais quels sont les critères à considérer pour arriver à une décision éclairée? Voici quelques-uns des éléments à prendre en compte pour vous aider à faire le meilleur choix pour vous

1- La réputation de l’établissement

De prime abord, il est important de recueillir de l’information sur les différents établissements qui vous intéressent. Certains éléments pourraient vous aider à identifier l’établissement ayant la meilleure réputation, notamment :

  • La dimension internationale, qui est souvent liée au corps enseignant et qui peut faire rayonner l’établissement à travers le monde
  • La provenance des étudiants, qui amène une diversité culturelle, et donc des visions et des pratiques différentes.
  • Les centres d’études et de recherches qui sont liés aux programmes offerts et aux domaines d’expertise des établissements.

2- L’impression que nous laisse l’établissement lors d’une visite

La seule façon de ressentir l’atmosphère d’un établissement est d’en faire la visite. Les établissements scolaires offrent au moins une journée « portes ouvertes » par année. Ces journées vous offrent la possibilité de rencontrer des étudiants et des enseignants, en plus de visiter le campus. Vous aurez ainsi l’occasion d’en connaître davantage sur le milieu de vie que l’établissement pourrait vous offrir.

3- L’emplacement géographique

Tout d’abord, posez-vous la question suivante : suis-je prêt à étudier dans un établissement qui se trouve loin de chez moi aux dépens du temps que je pourrais consacrer à mes études? Si la réponse est non, il est peut-être plus avisé de choisir un établissement qui se trouve à proximité de votre lieu de résidence.

Ensuite,  dans le cas où l’établissement que vous convoitez se trouve dans une région éloignée de votre domicile, vivre en résidence étudiante peut être une option à envisager. Il devient alors nécessaire de vérifier si cette possibilité est offerte ou non par l’établissement de votre choix.

4- Votre personnalité

Certains établissements sont reconnus pour leur ouverture d’esprit et peuvent être perçus comme étant plus libéral par exemple. Choisissez un milieu qui est en accord avec vos valeurs et votre personnalité. En reconnaissant certaines de vos caractéristiques personnelles, vous serez plus à même de faire un choix qui correspond à ce que vous êtes.

Par exemple, si vous avez un tempérament plus artistique, un établissement proposant une vision novatrice aurait avantage à être considéré.

5- Votre dossier scolaire

D’un établissement à l’autre, les conditions d’admission et le contingentement (cote R) peuvent varier et ce, pour les mêmes programmes. Il faut savoir que les établissements scolaires favorisent, dans la plupart des cas, la qualité du dossier scolaire.

Informez-vous sur les conditions d’admission dans les programmes qui vous intéressent. La plupart des établissements rendent ces informations publiques.

6- Vos critères personnels – que souhaitez-vous retrouver?

Questionnez-vous sur les critères que vous recherchez. Faites un bilan de ce qui est important pour vous et de ce qui contribuera à votre épanouissement. Voici certains critères à envisager pour faire le meilleur choix possible :

  • Activités socioculturelles, communautaires et de plein air
  • Sport étudiant
  • Activités environnementales
  • Centre d’information scolaire et professionnelle
  • Services de santé et psychosociaux
  • Aide aux étudiants ayant des besoins particuliers
  • Facilité d’accès aux échanges internationaux
  • Programmes en alternance travail-études
  • Programmes offerts en ligne
  • Programmes bilingues ou trilingues

En résumé, choisir un établissement scolaire n’est pas nécessairement une tâche facile. Prenez le temps de bien réfléchir à ce que vous souhaitez, aux critères qui sont importants pour vous et aller chercher le maximum d’informations possible. De cette façon, vous aurez plus de chances de prendre une décision judicieuse!

Par Marie-Hélène Collin et Sandy Vignola-Pétrin, conseillères d’orientation chez BrissonLegris

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Les étudiants à temps partiel plombent les finances des cégeps
19 janvier 2018 écrit par Le Devoir

La nouvelle tendance des cégépiens à prendre plus de temps qu’auparavant pour terminer leurs études entraîne une perte financière pour les cégeps. C’est pourquoi ces institutions collégiales plaident pour une révision du modèle de financement à Québec.

 

Depuis le début des années 1990, le gouvernement finance les cégeps sur une base annuelle en tenant compte d’un calcul très complexe, qui s’applique uniformément, sans tenir compte des particularités de chaque cégep et de leurs étudiants.

 

« Cette approche a semblé satisfaire à la fois les cégeps et le ministère durant les deux premières décennies [mais] cela ne semble plus le cas », reconnaît dans un document de consultation le comité d’experts qui a été mandaté par Québec pour revoir les règles de financement des cégeps.

 

Ce comité procède actuellement à des rencontres avec divers acteurs du réseau collégial. Et l’un des éléments problématiques relevés par plusieurs groupes, dont la Fédération des cégeps, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), c’est le fait que le financement n’est pas attribué selon le nombre d’élèves, mais en fonction du nombre de cours qu’ils suivent sur une session et du programme dans lequel ils évoluent. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon, le PES (période/étudiant/semaine).

 

Décalage

 

Cette méthode de calcul entraîne un « décalage entre les ressources financières octroyées et les besoins grandissants [des étudiants] », écrit la Fédération des cégeps dans son mémoire présenté mardi.

 

« Une raison permettant d’expliquer ce décalage relève du cheminement scolaire qu’adoptent les étudiants. Depuis plusieurs années, les collèges notent une tendance dans le cursus des étudiants : le nombre de cours suivis par étudiant par session est en diminution constante [et] de plus en plus d’étudiants étalent leurs études sur une plus longue période.

 

« La conséquence pour les cégeps est que, pour un nombre d’étudiants déterminé, les établissements reçoivent un niveau de financement réduit. »

 

Or, ce n’est pas parce qu’un étudiant suit moins de cours qu’il a moins de besoins qu’un autre, plaide le président de la Fédération, Bernard Tremblay.

 

« Par exemple, si j’ai 6000 étudiants dans mon cégep, mais qu’ils suivent moins de cours, je vais être financé disons pour l’équivalent de 5800 élèves. Mais j’ai quand même 6000 étudiants qui vont consommer les services de la cafétéria, de la bibliothèque, des laboratoires, les services d’aide en maths ou en français, les services d’orientation, etc. »

 

La CSQ abonde dans le même sens. « Nous n’avons qu’à penser aux services de soutien psychosocial : l’intensité des problèmes et des besoins d’un étudiant n’est pas proportionnelle à son nombre de cours. Souvent, même, on constate le contraire », peut-on lire dans le mémoire présenté au comité plus tôt cette semaine.

 

Diversité

 

La CSN, qui représente la majorité du personnel de soutien et des enseignants de cégep, rappelle également que la formule actuelle « ne tient pas compte des caractéristiques des étudiants ».

 

Sur ce point, la Fédération des cégeps est d’accord avec le syndicat. « Il y a 30 ans, quand le modèle de financement a été pensé, tous les étudiants se ressemblaient », affirme Bernard Tremblay.

 

« Aujourd’hui, on a une clientèle très diversifiée issue de milieux socioéconomiques différents. On a des étudiants internationaux, des étudiants autochtones et en situation de handicap, qu’il faut mieux intégrer. Pourrait-on considérer davantage les caractéristiques des étudiants dans le financement de nos cégeps ? »

 

Tous estiment qu’il faut profiter de l’occasion pour rehausser le financement général des cégeps qui ont été durement touchés par les compressions des dernières années.

 

Les attentes sont visiblement très grandes. Mais un bémol vient refroidir les ardeurs de certains : le comité doit rendre son rapport en octobre prochain, soit au moment des élections.

 

« Je suis un peu pessimiste, mais on espère vraiment que la formule de financement va changer », conclut la présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Lucie Piché.


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