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Le dilemme des élèves «pas comme les autres»
19 février 2017 écrit par Le Devoir

Le vieux débat sur l’intégration d’élèves en difficulté dans les classes ordinaires reprend de plus belle à Montréal. Les enseignants, déjà à bout de souffle, sonnent l’alarme.

Le petit William, 10 ans, a ce qu’on appelle des « difficultés graves d’apprentissage ». Il a un déficit d’attention, le syndrome de la Tourette, des difficultés à communiquer et une grande anxiété. Dans l’ancien temps, on aurait dit qu’il est un garçon « pas comme les autres », même s’il est aussi intelligent que ses amis.

 

William fréquente une classe spécialisée dans une école publique du Plateau Mont-Royal. Une petite classe de 11 élèves. L’enseignante est une orthopédagogue spécialisée en adaptation scolaire. Une armée de professionnels aide William en classe : psycho-éducatrice, technicienne en éducation spécialisée, orthophoniste… Bref, imaginez-vous la classe idéale pour un petit gars comme William : c’est la classe qu’il fréquente.

 

« On est très satisfaits des services qui lui sont offerts. Mon fils réussit bien à l’école. Il n’est pas du tout stigmatisé. Il fréquente le service de garde comme tous les autres enfants, il participe aux sorties, les enfants des classes ordinaires et des classes spéciales se mélangent bien », dit Julia Druliolles, la mère de William.

 

La classe idéale, oui. William a besoin d’être entouré comme il l’est, dans sa classe spécialisée. Julia Druliolles a quand même une inquiétude : qu’est-ce qui va se passer lorsque William sera au secondaire ? Aura-t-il les mêmes services qu’au primaire ? Devra-t-il fréquenter une école spécialisée ? À peine le quart des élèves handicapés ou qui ont des difficultés graves d’apprentissage obtiennent un diplôme ou une qualification professionnelle. La mère de William craint que son enfant reste toute sa vie dans la catégorie des gens « différents ».

 

Julia Druliolles aimerait que son fils intègre une classe ordinaire. Elle est convaincue qu’il peut le faire. Qu’il sortirait gagnant en fréquentant une classe ordinaire. La mère de famille sait de quoi elle parle : elle est commissaire scolaire et étudie en psychologie de l’éducation. La belle théorie de l’école « inclusive » se heurte à la réalité sur le terrain, dit-elle : « On est persuadés que l’inclusion est la solution, mais on voit difficilement comment ça peut se faire à l’heure actuelle à cause de la pénurie de ressources. »

 

Au bord de l’épuisement

 

Les écoles de Montréal et d’ailleurs manquent de professionnels pour évaluer et aider les élèves qui ont des difficultés graves d’apprentissage. Pour faire évaluer William — et qu’il obtienne sa « cote » lui ouvrant la porte d’une classe spécialisée —, ses parents ont payé 4000 $ pour lui faire rencontrer des psychologues et d’autres professionnels dans le secteur privé.

 

S’il fréquentait une classe ordinaire, William aurait peu ou pas de services spécialisés. Le gouvernement Couillard a beau « réinvestir » dans l’éducation (après avoir imposé une croissance des dépenses inférieure aux besoins pour atteindre l’équilibre budgétaire), dans la vraie vie, les services restent insuffisants.

 

Le virage « inclusif » des écoles s’est fait il y a une quinzaine d’années, avec la réforme de l’éducation. À peu près tout le monde s’entend pour dire que c’est une bonne idée d’inclure les enfants en difficulté dans les classes ordinaires — tout en gardant des classes spécialisées pour des élèves qui ne pourront jamais s’intégrer.

 

Oui, c’est une bonne idée d’inclure toutes sortes d’élèves dans les classes ordinaires. En théorie. Dans les faits, c’est difficile. Et parfois infernal. « Je suis au bord de l’épuisement. J’envisage même de changer de métier », dit une enseignante de première année. Cinq des dix-huit élèves de sa classe ont de « grandes difficultés ». Elle les adore, ses élèves ayant de grandes difficultés. Mais ils lui grugent toute son énergie, au point parfois où elle doit négliger les enfants « ordinaires ». « Il faut vraiment que les gens soient plus au courant de ce qui se passe dans notre système d’éducation. La profession ne sera plus du tout intéressante. Les enseignants sont souvent des gens très humanistes qui en prennent beaucoup sur leurs épaules », dit-elle.

 

Du bruit dans la classe

 

Le témoignage de cette enseignante n’est pas isolé. Le Devoir a reçu pas mal de messages d’enseignants après avoir écrit sur l’intégration des élèves en difficulté, au cours des dernières semaines. Philippe Fourneau, qui a pris un congé sabbatique de son école de Rosemont pour aller enseigner en Colombie-Britannique, est de ceux-là.

 

La Colombie-Britannique est considérée comme une des provinces (avec l’Ontario) qui réussissent le mieux l’inclusion d’élèves en difficulté. Le quart des 24 élèves de Philippe Fourneau a des troubles de comportement ou d’apprentissage. Des cas lourds, des enfants turbulents, agressifs, un enfant autiste. « Ça parle tout le temps dans ma classe, et ça parle fort ! » dit Philippe Fourneau en soupirant. Il se réveille la nuit. Il pense à abandonner ce métier qu’il pratique avec passion depuis 11 ans.

 

Ils sont deux professionnels, en tout temps, pour enseigner dans la classe francophone de Philippe Fourneau, à Squamish : l’enseignant et une adjointe, dont la mission officielle est d’accompagner l’élève autiste. En réalité, elle s’occupe surtout des trois enfants qui ont des troubles de comportement. « Les autres élèves sont tannés de l’agressivité de ces enfants. Les élèves qui sont discrets ou timides deviennent moins motivés. Les parents devraient se plaindre aux commissions scolaires. Les gestionnaires qui décident de faire les classes inclusives ne viennent jamais sur le terrain. Ils devraient au moins écouter les profs : on sait ce qui se passe dans nos classes ! »

 

Un virage inquiétant

 

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) est considérée comme un modèle en matière de services aux élèves en difficulté, avec 390 classes spécialisées. Selon les données de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, 783 élèves du primaire et 970 élèves du secondaire fréquentent une école spécialisée à la CSDM. La plus grande commission scolaire du Québec ne fait pas qu’éduquer les enfants : elle est aussi une machine de socialisation des enfants les plus pauvres, d’intégration des élèves difficiles, de francisation des immigrants.

 

Le virage « inclusif » de l’école s’est fait en douceur à Montréal depuis une quinzaine d’années. La CSDM cherche à accélérer la tendance vers l’inclusion. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent. Ils sont d’accord avec l’inclusion, mais pas « l’inclusion sauvage » sans l’appui de professionnels.

 

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal soutiennent que ce virage inclusif cache un autre objectif non avoué : faire des économies — et offrir si peu de services que les parents se tournent vers le privé. La CSDM et le ministère de l’Éducation s’en défendent, mais il est vrai que ça coûte cher, une classe spécialisée. Les enseignants ont l’impression de se faire pelleter dans les classes ordinaires des enfants qui seraient mieux servis dans des classes spécialisées.

 

L’école à trois vitesses

 

Le problème, c’est le « tamisage » des meilleurs élèves par les écoles privées et les écoles publiques à vocation particulière, qui sélectionnent leurs élèves, estime Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

 

« L’école publique ordinaire n’a plus rien d’ordinaire, dit-il. La proportion d’élèves vulnérables est beaucoup plus grande dans les classes ordinaires à cause de ce tamisage. La seule solution pour s’en sortir, c’est que toutes les écoles deviennent inclusives. Les écoles privées et les écoles publiques à vocation particulière sont là pour rester : on devrait leur demander d’accueillir des enfants autistes, qui ont un déficit d’attention ou des troubles de comportement. »

 

Il note aussi que la meilleure façon d’aider les enfants à risque, c’est de leur apprendre à lire et à socialiser le plus tôt possible. Et pour ça, le meilleur outil, c’est la maternelle à quatre ans. L’Ontario accomplit des merveilles avec la maternelle obligatoire et gratuite dès l’âge de quatre ans — où une éducatrice en petite enfance et une enseignante travaillent ensemble dans chaque classe —, explique Égide Royer.

 

« Les enfants de quatre ans n’ont pas besoin d’être gardés, ils ont besoin de recevoir des services éducatifs, dit-il. Le ministre Sébastien Proulx parle d’offrir davantage de maternelles à quatre ans dans les milieux défavorisés. C’est une vision étroite : la majorité des enfants vulnérables de quatre ans ne vivent pas en milieu défavorisé. Le spectre de l’autisme ne dépend pas de votre code postal ou de votre déclaration de revenus ! »

 

Ce texte fait partie de notre section Perspectives.

Le REER ou le CELI: dilemme d’une étudiante
18 février 2017 écrit par Journal Métro

Plus on est jeune, plus on peut profiter de la «magie des intérêts composés».

À cet égard, notre lectrice est partie du bon pied. Étudiante à l’université, elle cotise déjà à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Elle se demande à partir de quel moment elle devrait diriger son épargne vers un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

Vous devrez cotiser à un REER lorsque votre salaire sera suffisamment élevé pour que la déduction fiscale en «vaille la peine», répond Guylaine Dufresne, directrice principale, investissement et planification financière, à la Banque Laurentienne.

Avant d’aller plus loin, expliquons la mécanique derrière cette réponse. En raison de notre système d’imposition progressif, plus votre salaire est élevé, plus votre déduction 
fiscale sera élevée.

Mme Dufresne ne préconise pas un seuil salarial précis pour commencer à cotiser au REER. «Ça dépend: 
certains contribuables trouveront qu’une économie d’impôt de 20%, c’est intéressant», poursuit-elle.

La réponse dépendra entre autres de ce que l’avenir vous réserve. «Si vous avez un taux d’imposition de 20% en début de carrière, mais prévoyez en avoir un de 40% dans quelques années, j’attendrais, dit-elle. La médecine, par exemple, est une profession où les salaires progressent grandement en début de carrière.»

Si vous exercez une profession où les revenus sont modestes et stables, ça ne veut pas dire que vous devriez faire une croix sur le REER, nuance Mme Dufresne. «Un travailleur qui fait de 40 000$ 
à 45 000$ annuellement pourrait séparer ses épargnes entre le REER et le CELI, dit-elle. À ce salaire, vous risquez davantage d’être contraint de piger dans votre épargne. Le CELI vous donne cette flexibilité, mais le REER procure une économie d’impôt.»

Un jeune professionnel doit aussi tenir compte de ses objectifs. On cotise à un REER pour planifier sa retraite. Quant au CELI, il est plus flexible et peut convenir à tous les objectifs financiers.

Lorsqu’on se pose la question «REER ou CELI?», le taux d’imposition prévu à la retraite doit également faire partie de l’équation. L’idée est d’éviter que le taux remboursé sur votre déduction soit moins élevé que votre taux d’imposition sur les décaissements faits à la retraite. «C’est plus difficile de répondre à cette question en raison de l’âge de votre lectrice, admet Mme Dufresne. Par contre, c’est un élément qu’on peut prévoir quand on est plus avancé dans son cheminement professionnel.»

Sachez que vous pouvez cotiser dès maintenant à votre REER, mais qu’il est possible de reporter les déductions à une année ultérieure, lorsque vous aurez des revenus plus importants. Là encore, rien ne vous empêchera plus tard de retirer des sommes de votre CELI et de les réinvestir dans votre REER.

Article publié dans Les Affaires 
le 6 février 2016.

Les chargés de cours de l’UQAM ratifient une entente de principe
18 février 2017 écrit par Cyberpresse

Les 2400 membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) obtiennent une hausse salariale de 8,61 % sur quatre ans, soit «l’équité salariale avec les professeurs». Les chargés de cours auront des hausses salariales de 1 % cette année et de 1 % en 2018. Une clause remorque avec les professeurs en 2019 pourrait augmenter le salaire des chargés de cours si les professeurs obtiennent une hausse lors du renouvellement de leur convention collective.

Les chargés de cours de l’UQAM négociaient avec la direction depuis plus de 18 mois. En novembre dernier, ils avaient refusé une «offre finale» de l’Université et avaient voté un mandat de grève de cinq jours. La direction leur offrait auparavant une augmentation de 6,75% en cinq ans.

En vertu de la nouvelle convention collective, dont l’échéance est prévue en décembre 2019, les chargés de cours auront le droit d’enseigner un maximum de neuf cours par année au lieu de huit. Le taux horaire pour certaines activités passera de 45$ de l’heure à 51$ en 2019. La durée de la période de probation des chargés de cours a été diminuée.

Rencontrez un employeur : Garde Robes Gagnon
18 février 2017 écrit par Jobboom Blog

Chaque mois, Jobboom présente le portrait d’un employeur figurant parmi les chefs de file de son secteur d’activité. Il dévoile sa culture d’entreprise, ses besoins d’embauche et ses méthodes de recrutement. Ce mois-ci : Garde Robes Gagnon.

Garde Robes Gagnon est une entreprise québécoise située à Mirabel qui offre des solutions clé en main en matière de rangement, et ce, depuis plus de 20 ans.

Ayant comme objectif principal d’aider sa clientèle à maximiser son espace, l’entreprise offre des produits adaptés aux besoins spécifiques de ses clients en leur offrant des concepts de garde-robe unique. D’ailleurs, l’entreprise qui se distingue par son expertise possède des succursales à Ottawa, à Québec et à Gatineau.

WALK IN Rencontrez un employeur : Garde Robes Gagnon

Entrevue avec Sylvie Grégoire, conseillère en ressources humaines pour Garde Robes Gagnon.

JOBBOOM Quels sont les principaux types d’emploi que l’on retrouve chez vous?

Sylvie Grégoire Puisque les produits que nous offrons à notre clientèle sont fabriqués sur mesure, il y a certains emplois que nous retrouvons davantage au sein de notre entreprise tels qu’installateur, vendeur concepteur, agent de production et de fabrication.

Il y a également les postes administratifs usuels tels que réceptionniste et technicienne comptable ainsi que les postes transversaux comme gestionnaire de projet et agent de logistique. En ce qui concerne les fonctions du gestionnaire de projet, il effectue la liaison entre le premier rendez-vous avec le client et le vendeur concepteur et il s’occupe d’effectuer le suivi lors des étapes de fabrication et d’installation. Dans le cas de l’agent de logistique, il assure de faire le lien entre les vendeurs concepteurs et les étapes de fabrication.

Ce qui est intéressant, c’est que l’avancement est possible et les employés peuvent se développer et évoluer soit dans des postes transversaux sur des projets spéciaux ou même, par la verticale en gérant une équipe.

JOBBOOM En terme de recrutement, quels sont les besoins que vous avez le plus de difficulté à combler?
S.G. Nous sommes une entreprise en croissance et nos besoins sont par le fait même, grandissants. Les postes les plus difficiles à combler sont les postes transversaux, car ils font appel à plusieurs habiletés différentes et demandent d’avoir diverses compétences qui parfois, sont à l’opposé. Ça représente tout un défi de trouver des candidats qui joignent toutes ces compétences à la fois. Par exemple, les postes de vendeur concepteur demandent des habiletés relationnelles, mais également, des connaissances en dessin et en logiciels s’y rattachant.

Il est important de spécifier que nous recherchons d’abord des candidats passionnés qui se distinguent par leur savoir-être, car ça ne s’apprend pas. Le savoir-faire est important, mais nous pouvons toujours former les employés à l’interne. Nous priorisons avant tout l’attitude et l’engagement, car les personnes qui sont engagées ont souvent des besoins de réalisations, ça cadre bien avec les valeurs de l’entreprise.

JOBBOOM Quelles sont vos grandes valeurs?

S.G. Je dirais que l’ouverture, le service à la clientèle et la responsabilité sont nos principales valeurs. D’ailleurs, nous avons récemment transformé notre culture d’entreprise qui était familiale pour une culture davantage axée sur la performance. C’est un gros virage qui a nécessité une uniformisation de nos processus, mais qui nous permet d’être orientés vers le client. Nous avons comme objectif de respecter des hauts standards de qualité.

Dans notre démarche de changement, nos employés ont été consultés afin de diminuer les irritants au travail et nous priorisons la communication efficace et le travail en équipe. Le changement demande des habiletés d’adaptation, des questionnements et de l’introspection, mais au final, notre environnement de travail est vraiment agréable et positif!

JOBBOOM Quelles sont les qualités essentielles que vous recherchez chez vos employés?
S.G. Nous misons sur une main-d’œuvre dont les besoins de réalisation et d’accomplissement sont grands. Nous privilégions les candidats qui font preuve de dynamisme, de motivation, de positivisme et d’ouverture. Il est primordial d’avoir des employés passionnés qui ont une maturité émotionnelle. Surtout nous recherchons des employés qui font preuve de souplesse et qui sont capables d’avoir une rétrospection pour mieux évoluer.

JOBBOOM Quelles sont vos qualités en tant qu’employeur? Qu’est-ce qui vous distingue des autres employeurs?

S.G. Je pense que le cadre de travail est-ce qui nous différencie le plus des autres entreprises. Chez Garde Robes Gagnon, il fait bon vivre et on ressent le dynamisme et la bonne entente des personnes qui y travaillent. Nous essayons de favoriser l’équipe et d’ailleurs, nous prenons en considération les besoins, les recommandations et les idées de nos employés. Une autre de nos forces est que nous offrons de la formation pour le perfectionnement de nos employés.

JOBBOOM Quels sont les éléments qui contribuent à attirer et retenir les talents?

S.G. Nous participons à plusieurs salons professionnels et la plupart de nos employés proviennent d’entreprise avec qui nous avons collaboré dans le passé et qui ensuite, on voulut venir travailler avec nous. Nous sommes sollicités par des candidats qui aspirent à venir travailler chez Garde Robes Gagnon et d’ailleurs, nous avons bien souvent des CV en notre possession avant même d’avoir des ouvertures de postes.

Aussi, nous offrons des conditions de travail exceptionnelles à nos employés et les salaires sont largement au-dessus de la moyenne du prix du marché. Nous sommes proactifs en ce qui concerne la communication et les vraies choses se disent, nous faisons preuve de transparence. Au final, notre souhait est de voir nos employés évoluer et il y a plusieurs possibilités d’avancement pour les gens à l’interne.

JOBBOOM Quelles sont les sources de motivation de vos employés?
S.G. Au sein de l’entreprise, nous essayons de donner des projets particuliers à nos employés et de les adapter en conséquence de leurs intérêts personnels. Par exemple, nous avons un installateur qui est maintenant responsable des réparations de notre parc de voitures, car il avait un intérêt pour la mécanique. C’est d’ailleurs l’employé qui a pris l’initiative de nous proposer ce projet et cette liberté que nous leur offrons est un véritable moteur de motivation.

JOBBOOM Quelles sont les possibilités d’avancement chez vous? Comment encouragez-vous le développement de carrière de vos employés?

S.G. Nous essayons de créer des postes en évaluant les besoins et les talents et surtout, on reconnait l’importance de la formation continue et du développement de carrière. On demande aux employés d’identifier leurs besoins de formation et on regarde avec la direction par rapport aux attentes, au budget et ce qu’il est possible de faire. Aussi, nous nous intéressons au cheminement professionnel de nos employés et nous prenons à cœur leur progression.

JOBBOOM Comment décririez-vous l’ambiance de travail chez vous?

S.G. L’ambiance de travail est bonne, c’est un peu comme une petite famille. On met l’emphase sur la collaboration entre les équipes et il y a une belle synergie chez Garde Robes Gagnon. Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, on en discute et on trouve des solutions pour que tous y trouvent leur compte.

De plus, nous avons un groupe de musique qui est constitué d’employés et à chaque party de Noël, ils sont présents. D’ailleurs, il y a même une chanson qui a été composée en l’honneur de l’entreprise. Qu’ils s’agissent d’anniversaires ou d’occasions festives, nous prenons le temps de souligner les moments importants dans la vie de nos employés.

Voir plus de portraits d’employeurs

Le dilemme des élèves «pas comme les autres»
18 février 2017 écrit par Le Devoir

Le vieux débat sur l’intégration d’élèves en difficulté dans les classes ordinaires reprend de plus belle à Montréal. Les enseignants, déjà à bout de souffle, sonnent l’alarme.

Le petit William, 10 ans, a ce qu’on appelle des « difficultés graves d’apprentissage ». Il a un déficit d’attention, le syndrome de la Tourette, des difficultés à communiquer et une grande anxiété. Dans l’ancien temps, on aurait dit qu’il est un garçon « pas comme les autres », même s’il est aussi intelligent que ses amis.

 

William fréquente une classe spécialisée dans une école publique du Plateau Mont-Royal. Une petite classe de 11 élèves. L’enseignante est une orthopédagogue spécialisée en adaptation scolaire. Une armée de professionnels aide William en classe : psycho-éducatrice, technicienne en éducation spécialisée, orthophoniste… Bref, imaginez-vous la classe idéale pour un petit gars comme William : c’est la classe qu’il fréquente.

 

« On est très satisfaits des services qui lui sont offerts. Mon fils réussit bien à l’école. Il n’est pas du tout stigmatisé. Il fréquente le service de garde comme tous les autres enfants, il participe aux sorties, les enfants des classes ordinaires et des classes spéciales se mélangent bien », dit Julia Druliolles, la mère de William.

 

La classe idéale, oui. William a besoin d’être entouré comme il l’est, dans sa classe spécialisée. Julia Druliolles a quand même une inquiétude : qu’est-ce qui va se passer lorsque William sera au secondaire ? Aura-t-il les mêmes services qu’au primaire ? Devra-t-il fréquenter une école spécialisée ? À peine le quart des élèves handicapés ou qui ont des difficultés graves d’apprentissage obtiennent un diplôme ou une qualification professionnelle. La mère de William craint que son enfant reste toute sa vie dans la catégorie des gens « différents ».

 

Julia Druliolles aimerait que son fils intègre une classe ordinaire. Elle est convaincue qu’il peut le faire. Qu’il sortirait gagnant en fréquentant une classe ordinaire. La mère de famille sait de quoi elle parle : elle est commissaire scolaire et étudie en psychologie de l’éducation. La belle théorie de l’école « inclusive » se heurte à la réalité sur le terrain, dit-elle : « On est persuadés que l’inclusion est la solution, mais on voit difficilement comment ça peut se faire à l’heure actuelle à cause de la pénurie de ressources. »

 

Au bord de l’épuisement

 

Les écoles de Montréal et d’ailleurs manquent de professionnels pour évaluer et aider les élèves qui ont des difficultés graves d’apprentissage. Pour faire évaluer William — et qu’il obtienne sa « cote » lui ouvrant la porte d’une classe spécialisée —, ses parents ont payé 4000 $ pour lui faire rencontrer des psychologues et d’autres professionnels dans le secteur privé.

 

S’il fréquentait une classe ordinaire, William aurait peu ou pas de services spécialisés. Le gouvernement Couillard a beau « réinvestir » dans l’éducation (après avoir imposé une croissance des dépenses inférieure aux besoins pour atteindre l’équilibre budgétaire), dans la vraie vie, les services restent insuffisants.

 

Le virage « inclusif » des écoles s’est fait il y a une quinzaine d’années, avec la réforme de l’éducation. À peu près tout le monde s’entend pour dire que c’est une bonne idée d’inclure les enfants en difficulté dans les classes ordinaires — tout en gardant des classes spécialisées pour des élèves qui ne pourront jamais s’intégrer.

 

Oui, c’est une bonne idée d’inclure toutes sortes d’élèves dans les classes ordinaires. En théorie. Dans les faits, c’est difficile. Et parfois infernal. « Je suis au bord de l’épuisement. J’envisage même de changer de métier », dit une enseignante de première année. Cinq des dix-huit élèves de sa classe ont de « grandes difficultés ». Elle les adore, ses élèves ayant de grandes difficultés. Mais ils lui grugent toute son énergie, au point parfois où elle doit négliger les enfants « ordinaires ». « Il faut vraiment que les gens soient plus au courant de ce qui se passe dans notre système d’éducation. La profession ne sera plus du tout intéressante. Les enseignants sont souvent des gens très humanistes qui en prennent beaucoup sur leurs épaules », dit-elle.

 

Du bruit dans la classe

 

Le témoignage de cette enseignante n’est pas isolé. Le Devoir a reçu pas mal de messages d’enseignants après avoir écrit sur l’intégration des élèves en difficulté, au cours des dernières semaines. Philippe Fourneau, qui a pris un congé sabbatique de son école de Rosemont pour aller enseigner en Colombie-Britannique, est de ceux-là.

 

La Colombie-Britannique est considérée comme une des provinces (avec l’Ontario) qui réussissent le mieux l’inclusion d’élèves en difficulté. Le quart des 24 élèves de Philippe Fourneau a des troubles de comportement ou d’apprentissage. Des cas lourds, des enfants turbulents, agressifs, un enfant autiste. « Ça parle tout le temps dans ma classe, et ça parle fort ! » dit Philippe Fourneau en soupirant. Il se réveille la nuit. Il pense à abandonner ce métier qu’il pratique avec passion depuis 11 ans.

 

Ils sont deux professionnels, en tout temps, pour enseigner dans la classe francophone de Philippe Fourneau, à Squamish : l’enseignant et une adjointe, dont la mission officielle est d’accompagner l’élève autiste. En réalité, elle s’occupe surtout des trois enfants qui ont des troubles de comportement. « Les autres élèves sont tannés de l’agressivité de ces enfants. Les élèves qui sont discrets ou timides deviennent moins motivés. Les parents devraient se plaindre aux commissions scolaires. Les gestionnaires qui décident de faire les classes inclusives ne viennent jamais sur le terrain. Ils devraient au moins écouter les profs : on sait ce qui se passe dans nos classes ! »

 

Un virage inquiétant

 

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) est considérée comme un modèle en matière de services aux élèves en difficulté, avec 390 classes spécialisées. Selon les données de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, 783 élèves du primaire et 970 élèves du secondaire fréquentent une école spécialisée à la CSDM. La plus grande commission scolaire du Québec ne fait pas qu’éduquer les enfants : elle est aussi une machine de socialisation des enfants les plus pauvres, d’intégration des élèves difficiles, de francisation des immigrants.

 

Le virage « inclusif » de l’école s’est fait en douceur à Montréal depuis une quinzaine d’années. La CSDM cherche à accélérer la tendance vers l’inclusion. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent. Ils sont d’accord avec l’inclusion, mais pas « l’inclusion sauvage » sans l’appui de professionnels.

 

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal soutiennent que ce virage inclusif cache un autre objectif non avoué : faire des économies — et offrir si peu de services que les parents se tournent vers le privé. La CSDM et le ministère de l’Éducation s’en défendent, mais il est vrai que ça coûte cher, une classe spécialisée. Les enseignants ont l’impression de se faire pelleter dans les classes ordinaires des enfants qui seraient mieux servis dans des classes spécialisées.

 

L’école à trois vitesses

 

Le problème, c’est le « tamisage » des meilleurs élèves par les écoles privées et les écoles publiques à vocation particulière, qui sélectionnent leurs élèves, estime Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

 

« L’école publique ordinaire n’a plus rien d’ordinaire, dit-il. La proportion d’élèves vulnérables est beaucoup plus grande dans les classes ordinaires à cause de ce tamisage. La seule solution pour s’en sortir, c’est que toutes les écoles deviennent inclusives. Les écoles privées et les écoles publiques à vocation particulière sont là pour rester : on devrait leur demander d’accueillir des enfants autistes, qui ont un déficit d’attention ou des troubles de comportement. »

 

Il note aussi que la meilleure façon d’aider les enfants à risque, c’est de leur apprendre à lire et à socialiser le plus tôt possible. Et pour ça, le meilleur outil, c’est la maternelle à quatre ans. L’Ontario accomplit des merveilles avec la maternelle obligatoire et gratuite dès l’âge de quatre ans — où une éducatrice en petite enfance et une enseignante travaillent ensemble dans chaque classe —, explique Égide Royer.

 

« Les enfants de quatre ans n’ont pas besoin d’être gardés, ils ont besoin de recevoir des services éducatifs, dit-il. Le ministre Sébastien Proulx parle d’offrir davantage de maternelles à quatre ans dans les milieux défavorisés. C’est une vision étroite : la majorité des enfants vulnérables de quatre ans ne vivent pas en milieu défavorisé. Le spectre de l’autisme ne dépend pas de votre code postal ou de votre déclaration de revenus ! »

 

Ce texte fait partie de notre section Perspectives.

Le REER ou le CELI: dilemme d’une étudiante
17 février 2017 écrit par Journal Métro

Plus on est jeune, plus on peut profiter de la «magie des intérêts composés».

À cet égard, notre lectrice est partie du bon pied. Étudiante à l’université, elle cotise déjà à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Elle se demande à partir de quel moment elle devrait diriger son épargne vers un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

Vous devrez cotiser à un REER lorsque votre salaire sera suffisamment élevé pour que la déduction fiscale en «vaille la peine», répond Guylaine Dufresne, directrice principale, investissement et planification financière, à la Banque Laurentienne.

Avant d’aller plus loin, expliquons la mécanique derrière cette réponse. En raison de notre système d’imposition progressif, plus votre salaire est élevé, plus votre déduction 
fiscale sera élevée.

Mme Dufresne ne préconise pas un seuil salarial précis pour commencer à cotiser au REER. «Ça dépend: 
certains contribuables trouveront qu’une économie d’impôt de 20%, c’est intéressant», poursuit-elle.

La réponse dépendra entre autres de ce que l’avenir vous réserve. «Si vous avez un taux d’imposition de 20% en début de carrière, mais prévoyez en avoir un de 40% dans quelques années, j’attendrais, dit-elle. La médecine, par exemple, est une profession où les salaires progressent grandement en début de carrière.»

Si vous exercez une profession où les revenus sont modestes et stables, ça ne veut pas dire que vous devriez faire une croix sur le REER, nuance Mme Dufresne. «Un travailleur qui fait de 40 000$ 
à 45 000$ annuellement pourrait séparer ses épargnes entre le REER et le CELI, dit-elle. À ce salaire, vous risquez davantage d’être contraint de piger dans votre épargne. Le CELI vous donne cette flexibilité, mais le REER procure une économie d’impôt.»

Un jeune professionnel doit aussi tenir compte de ses objectifs. On cotise à un REER pour planifier sa retraite. Quant au CELI, il est plus flexible et peut convenir à tous les objectifs financiers.

Lorsqu’on se pose la question «REER ou CELI?», le taux d’imposition prévu à la retraite doit également faire partie de l’équation. L’idée est d’éviter que le taux remboursé sur votre déduction soit moins élevé que votre taux d’imposition sur les décaissements faits à la retraite. «C’est plus difficile de répondre à cette question en raison de l’âge de votre lectrice, admet Mme Dufresne. Par contre, c’est un élément qu’on peut prévoir quand on est plus avancé dans son cheminement professionnel.»

Sachez que vous pouvez cotiser dès maintenant à votre REER, mais qu’il est possible de reporter les déductions à une année ultérieure, lorsque vous aurez des revenus plus importants. Là encore, rien ne vous empêchera plus tard de retirer des sommes de votre CELI et de les réinvestir dans votre REER.

Article publié dans Les Affaires 
le 6 février 2016.

Université Laval: un long conflit à prévoir
17 février 2017 écrit par Cyberpresse

La rencontre de conciliation entre le Syndicat des employées et des employés de l’Université Laval (SEUL) et la direction a duré sept minutes jeudi midi. Les deux parties sont restées campées sur leurs positions. 

«Il faut croire que la soupe n’est pas encore assez chaude pour l’Université Laval. Alors on va la chauffer encore un peu», a commenté Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical pour le SEUL. 

Depuis une semaine, le syndicat a cumulé deux jours et demi de grève. Les grèves ponctuelles devraient se poursuivre, indique M. Zubrzycki, sans donner plus de détails sur le prochain moment visé. Même si le SEUL a en poche un mandat de grève générale illimitée, il n’a pas l’intention de l’utiliser pour l’instant. 

Le conflit de travail s’est transposé au niveau judiciaire cette semaine. La direction a demandé et obtenu deux injonctions d’urgence: l’une pour contraindre les syndiqués à manifester en nombre restreint dans un périmètre déterminé devant le pavillon Alphonse-Desjardins, et l’autre pour obliger certains techniciens de laboratoires à donner des «soins de base» aux singes utilisés dans des protocoles de recherche. 

Plus de détails à venir…

Rencontrez un employeur : Garde Robes Gagnon
17 février 2017 écrit par Jobboom Blog

Chaque mois, Jobboom présente le portrait d’un employeur figurant parmi les chefs de file de son secteur d’activité. Il dévoile sa culture d’entreprise, ses besoins d’embauche et ses méthodes de recrutement. Ce mois-ci : Garde Robes Gagnon.

Garde Robes Gagnon est une entreprise québécoise située à Mirabel qui offre des solutions clé en main en matière de rangement, et ce, depuis plus de 20 ans.

Ayant comme objectif principal d’aider sa clientèle à maximiser son espace, l’entreprise offre des produits adaptés aux besoins spécifiques de ses clients en leur offrant des concepts de garde-robe unique. D’ailleurs, l’entreprise qui se distingue par son expertise possède des succursales à Ottawa, à Québec et à Gatineau.

WALK IN Rencontrez un employeur : Garde Robes Gagnon

Entrevue avec Sylvie Grégoire, conseillère en ressources humaines pour Garde Robes Gagnon.

JOBBOOM Quels sont les principaux types d’emploi que l’on retrouve chez vous?

Sylvie Grégoire Puisque les produits que nous offrons à notre clientèle sont fabriqués sur mesure, il y a certains emplois que nous retrouvons davantage au sein de notre entreprise tels qu’installateur, vendeur concepteur, agent de production et de fabrication.

Il y a également les postes administratifs usuels tels que réceptionniste et technicienne comptable ainsi que les postes transversaux comme gestionnaire de projet et agent de logistique. En ce qui concerne les fonctions du gestionnaire de projet, il effectue la liaison entre le premier rendez-vous avec le client et le vendeur concepteur et il s’occupe d’effectuer le suivi lors des étapes de fabrication et d’installation. Dans le cas de l’agent de logistique, il assure de faire le lien entre les vendeurs concepteurs et les étapes de fabrication.

Ce qui est intéressant, c’est que l’avancement est possible et les employés peuvent se développer et évoluer soit dans des postes transversaux sur des projets spéciaux ou même, par la verticale en gérant une équipe.

JOBBOOM En terme de recrutement, quels sont les besoins que vous avez le plus de difficulté à combler?
S.G. Nous sommes une entreprise en croissance et nos besoins sont par le fait même, grandissants. Les postes les plus difficiles à combler sont les postes transversaux, car ils font appel à plusieurs habiletés différentes et demandent d’avoir diverses compétences qui parfois, sont à l’opposé. Ça représente tout un défi de trouver des candidats qui joignent toutes ces compétences à la fois. Par exemple, les postes de vendeur concepteur demandent des habiletés relationnelles, mais également, des connaissances en dessin et en logiciels s’y rattachant.

Il est important de spécifier que nous recherchons d’abord des candidats passionnés qui se distinguent par leur savoir-être, car ça ne s’apprend pas. Le savoir-faire est important, mais nous pouvons toujours former les employés à l’interne. Nous priorisons avant tout l’attitude et l’engagement, car les personnes qui sont engagées ont souvent des besoins de réalisations, ça cadre bien avec les valeurs de l’entreprise.

JOBBOOM Quelles sont vos grandes valeurs?

S.G. Je dirais que l’ouverture, le service à la clientèle et la responsabilité sont nos principales valeurs. D’ailleurs, nous avons récemment transformé notre culture d’entreprise qui était familiale pour une culture davantage axée sur la performance. C’est un gros virage qui a nécessité une uniformisation de nos processus, mais qui nous permet d’être orientés vers le client. Nous avons comme objectif de respecter des hauts standards de qualité.

Dans notre démarche de changement, nos employés ont été consultés afin de diminuer les irritants au travail et nous priorisons la communication efficace et le travail en équipe. Le changement demande des habiletés d’adaptation, des questionnements et de l’introspection, mais au final, notre environnement de travail est vraiment agréable et positif!

JOBBOOM Quelles sont les qualités essentielles que vous recherchez chez vos employés?
S.G. Nous misons sur une main-d’œuvre dont les besoins de réalisation et d’accomplissement sont grands. Nous privilégions les candidats qui font preuve de dynamisme, de motivation, de positivisme et d’ouverture. Il est primordial d’avoir des employés passionnés qui ont une maturité émotionnelle. Surtout nous recherchons des employés qui font preuve de souplesse et qui sont capables d’avoir une rétrospection pour mieux évoluer.

JOBBOOM Quelles sont vos qualités en tant qu’employeur? Qu’est-ce qui vous distingue des autres employeurs?

S.G. Je pense que le cadre de travail est-ce qui nous différencie le plus des autres entreprises. Chez Garde Robes Gagnon, il fait bon vivre et on ressent le dynamisme et la bonne entente des personnes qui y travaillent. Nous essayons de favoriser l’équipe et d’ailleurs, nous prenons en considération les besoins, les recommandations et les idées de nos employés. Une autre de nos forces est que nous offrons de la formation pour le perfectionnement de nos employés.

JOBBOOM Quels sont les éléments qui contribuent à attirer et retenir les talents?

S.G. Nous participons à plusieurs salons professionnels et la plupart de nos employés proviennent d’entreprise avec qui nous avons collaboré dans le passé et qui ensuite, on voulut venir travailler avec nous. Nous sommes sollicités par des candidats qui aspirent à venir travailler chez Garde Robes Gagnon et d’ailleurs, nous avons bien souvent des CV en notre possession avant même d’avoir des ouvertures de postes.

Aussi, nous offrons des conditions de travail exceptionnelles à nos employés et les salaires sont largement au-dessus de la moyenne du prix du marché. Nous sommes proactifs en ce qui concerne la communication et les vraies choses se disent, nous faisons preuve de transparence. Au final, notre souhait est de voir nos employés évoluer et il y a plusieurs possibilités d’avancement pour les gens à l’interne.

JOBBOOM Quelles sont les sources de motivation de vos employés?
S.G. Au sein de l’entreprise, nous essayons de donner des projets particuliers à nos employés et de les adapter en conséquence de leurs intérêts personnels. Par exemple, nous avons un installateur qui est maintenant responsable des réparations de notre parc de voitures, car il avait un intérêt pour la mécanique. C’est d’ailleurs l’employé qui a pris l’initiative de nous proposer ce projet et cette liberté que nous leur offrons est un véritable moteur de motivation.

JOBBOOM Quelles sont les possibilités d’avancement chez vous? Comment encouragez-vous le développement de carrière de vos employés?

S.G. Nous essayons de créer des postes en évaluant les besoins et les talents et surtout, on reconnait l’importance de la formation continue et du développement de carrière. On demande aux employés d’identifier leurs besoins de formation et on regarde avec la direction par rapport aux attentes, au budget et ce qu’il est possible de faire. Aussi, nous nous intéressons au cheminement professionnel de nos employés et nous prenons à cœur leur progression.

JOBBOOM Comment décririez-vous l’ambiance de travail chez vous?

S.G. L’ambiance de travail est bonne, c’est un peu comme une petite famille. On met l’emphase sur la collaboration entre les équipes et il y a une belle synergie chez Garde Robes Gagnon. Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, on en discute et on trouve des solutions pour que tous y trouvent leur compte.

De plus, nous avons un groupe de musique qui est constitué d’employés et à chaque party de Noël, ils sont présents. D’ailleurs, il y a même une chanson qui a été composée en l’honneur de l’entreprise. Qu’ils s’agissent d’anniversaires ou d’occasions festives, nous prenons le temps de souligner les moments importants dans la vie de nos employés.

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Réduire la dette ou investir dans les écoles?
17 février 2017 écrit par Le Devoir

Qu’est-ce qui est le plus important : réduire la dette publique du Québec ou investir dans l’éducation et les soins de santé ? À un mois du dépôt probable du prochain budget, des voix s’élèvent pour mettre la pédale douce sur les versements au Fonds des générations et donner la priorité aux investissements dans les services à la population.

 

La Commission scolaire de Montréal (CSDM), en tout cas, lance un cri d’alarme : l’état lamentable des écoles et la pénurie de professionnels qui aident les élèves devraient inciter le gouvernement Couillard à revoir ses priorités.

 

« Qu’est-ce qui est le mieux pour les enfants : placer des milliards pour dans 20 ans ou investir dès maintenant dans le soutien aux élèves ? » demande Catherine Harel Bourdon, présidente de la plus grande commission scolaire du Québec, qui gère un budget de 1,06 milliard.

 

La CSDM a 265 postes de professionnels (orthophonistes, psychologues, orthopédagogues, etc.) à pourvoir. Les besoins sont criants, mais les budgets ne suivent pas pour embaucher du personnel.

 

Les conditions de travail rebutent certains candidats : les professionnels doivent parfois travailler dans trois écoles, en raison de la pénurie. Les salaires sont moindres que dans le privé. Et la Commission scolaire de Montréal a les élèves les plus poqués, ceux qui ont les plus grands défis d’apprentissage du Québec. Les deux tiers des élèves vivent en milieu défavorisé. La moitié ont une langue maternelle autre que le français. Et un élève sur cinq éprouve des difficultés d’apprentissage.

 

Catherine Harel Bourdon milite pour que Québec accorde un statut particulier à la CSDM, compte tenu du rôle social qu’elle joue auprès des enfants. Au cabinet du ministre des Finances, Carlos Leitão, on ne se prononce pas sur cette demande, mais on rappelle que Québec a réinvesti en éducation dans le budget de l’an dernier et lors de la mise à jour économique de l’automne dernier.

 

Ça n’empêche pas le gouvernement de consacrer des fonds à la réduction de la dette : tous les surplus budgétaires des cinq prochaines années, estimés entre 2 et 3,6 milliards par année, alimenteront le Fonds des générations. C’est beaucoup, beaucoup d’argent qui sera mis de côté pour les générations futures, note l’économiste Jean-Pierre Aubry, fellow associé au CIRANO (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations).

 

Réduire la dette

 

Le Fonds des générations, créé en 2006 par le gouvernement libéral de Jean Charest, a une valeur comptable estimée à 10,5 milliards en 2016-2017. Ces milliards de dollars mis de côté visent à diminuer le poids de la dette publique par rapport à la taille de l’économie. Au 31 mars 2016, la dette brute s’élevait à 53,8 % du produit intérieur brut (PIB). L’objectif est de réduire ce ratio à 45 % du PIB en 2026.

 

« C’est une cible ambitieuse. C’est un choix politique qui implique une croissance des dépenses pour les services publics moindre que la demande, dans le but de réduire la dette. Est-ce le bon moment pour faire ça ? » s’interroge Jean-Pierre Aubry.

 

« Tous les experts disent qu’il faut offrir un soutien très tôt dans le système d’éducation, sinon certains jeunes prennent du retard et ne le rattrapent jamais. Il y a des jeunes qui ont encore de la misère à lire au secondaire, et même au cégep et à l’université ! » ajoute-t-il.

 

L’économiste note tout de même un signe encourageant : Québec a dégagé un surplus de 1,95 milliard au cours des huit premiers mois de l’année 2016-2017. On peut croire que le gouvernement fera des surplus importants dans les prochaines années, en plus des versements prévus au Fonds des générations. Il est possible que Québec puisse investir en éducation et dans d’autres missions tout en respectant les cibles de réduction de la dette, estime Jean-Pierre Aubry.

 

Sylvain Caron, président du comité de parents de la CSDM, estime de son côté que l’aide aux élèves est plus urgente que le remboursement de la dette : « Je suis conseiller financier. Quand j’ai des clients dont le toit coule, je leur recommande de moins investir dans leur REER. Si on veut augmenter notre taux de diplomation, il faut rendre les écoles attrayantes. »

Le REER ou le CELI: dilemme d’une étudiante
16 février 2017 écrit par Journal Métro

Plus on est jeune, plus on peut profiter de la «magie des intérêts composés».

À cet égard, notre lectrice est partie du bon pied. Étudiante à l’université, elle cotise déjà à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Elle se demande à partir de quel moment elle devrait diriger son épargne vers un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

Vous devrez cotiser à un REER lorsque votre salaire sera suffisamment élevé pour que la déduction fiscale en «vaille la peine», répond Guylaine Dufresne, directrice principale, investissement et planification financière, à la Banque Laurentienne.

Avant d’aller plus loin, expliquons la mécanique derrière cette réponse. En raison de notre système d’imposition progressif, plus votre salaire est élevé, plus votre déduction 
fiscale sera élevée.

Mme Dufresne ne préconise pas un seuil salarial précis pour commencer à cotiser au REER. «Ça dépend: 
certains contribuables trouveront qu’une économie d’impôt de 20%, c’est intéressant», poursuit-elle.

La réponse dépendra entre autres de ce que l’avenir vous réserve. «Si vous avez un taux d’imposition de 20% en début de carrière, mais prévoyez en avoir un de 40% dans quelques années, j’attendrais, dit-elle. La médecine, par exemple, est une profession où les salaires progressent grandement en début de carrière.»

Si vous exercez une profession où les revenus sont modestes et stables, ça ne veut pas dire que vous devriez faire une croix sur le REER, nuance Mme Dufresne. «Un travailleur qui fait de 40 000$ 
à 45 000$ annuellement pourrait séparer ses épargnes entre le REER et le CELI, dit-elle. À ce salaire, vous risquez davantage d’être contraint de piger dans votre épargne. Le CELI vous donne cette flexibilité, mais le REER procure une économie d’impôt.»

Un jeune professionnel doit aussi tenir compte de ses objectifs. On cotise à un REER pour planifier sa retraite. Quant au CELI, il est plus flexible et peut convenir à tous les objectifs financiers.

Lorsqu’on se pose la question «REER ou CELI?», le taux d’imposition prévu à la retraite doit également faire partie de l’équation. L’idée est d’éviter que le taux remboursé sur votre déduction soit moins élevé que votre taux d’imposition sur les décaissements faits à la retraite. «C’est plus difficile de répondre à cette question en raison de l’âge de votre lectrice, admet Mme Dufresne. Par contre, c’est un élément qu’on peut prévoir quand on est plus avancé dans son cheminement professionnel.»

Sachez que vous pouvez cotiser dès maintenant à votre REER, mais qu’il est possible de reporter les déductions à une année ultérieure, lorsque vous aurez des revenus plus importants. Là encore, rien ne vous empêchera plus tard de retirer des sommes de votre CELI et de les réinvestir dans votre REER.

Article publié dans Les Affaires 
le 6 février 2016.

Un étudiant économise 1465$/an grâce à la grève de 2012, selon une étude
16 février 2017 écrit par Cyberpresse

L’étude réalisée par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), dont La Presse canadienne a obtenu copie, indique que si les droits de scolarité avaient été haussés comme prévu par le gouvernement libéral de Jean Charest avant la grève, un étudiant à temps plein devrait débourser cette année 3793 $.

Or, la réalité du printemps érable a plutôt fait que ce même étudiant paie 2328 $ en droits de scolarité.

L’économie pour un étudiant est donc de 1465 $ par année, a souligné au cours d’une entrevue, mardi, le chercheur et auteur de l’étude, Philippe Hurteau.

Il estime qu’il est difficile de conclure autrement qu’au succès de la grève étudiante de 2012, puisque celle-ci avait précisément pour but de bloquer la hausse envisagée des droits de scolarité et de favoriser ainsi l’accessibilité aux études universitaires. Et ces deux objectifs ont été atteints, selon lui.

« Après, effectivement, il y a des interprétations plus politiques, plus sociales. Et le mouvement a débordé de beaucoup la grève comme telle. Il y a plein d’objectifs qui se sont joints en cours de route. Les gens voulaient remettre en question l’ordre néolibéral et plein de choses – il faut se calmer un petit peu. Mais pour les objectifs prioritaires au moment du déclenchement de la grève, il est assez difficile, au regard des données, aujourd’hui, de ne pas conclure que ça a été un succès », tranche M. Hurteau.

La question du financement des universités et de la part de leurs études que les étudiants doivent défrayer doit justement être abordée lors du Rendez-vous national sur la main-d’oeuvre, qui se tiendra jeudi et vendredi à Québec.

La Fédération des chambres de commerce du Québec, par exemple, estime que les droits de scolarité devraient être augmentés.

« Les étudiants ne contribuent pas suffisamment au coût de leur formation. Les droits de scolarité sont dorénavant indexés à l’évolution du revenu disponible des ménages québécois, ce qui, à tout le moins, stabilise leur contribution au financement des universités. Mais cela demeure insuffisant », affirme la Fédération dans son mémoire.

Un étudiant économise 1465$/an grâce à la grève de 2012, selon une étude
16 février 2017 écrit par Cyberpresse

L’étude réalisée par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), dont La Presse canadienne a obtenu copie, indique que si les droits de scolarité avaient été haussés comme prévu par le gouvernement libéral de Jean Charest avant la grève, un étudiant à temps plein devrait débourser cette année 3793 $.

Or, la réalité du printemps érable a plutôt fait que ce même étudiant paie 2328 $ en droits de scolarité.

L’économie pour un étudiant est donc de 1465 $ par année, a souligné au cours d’une entrevue, mardi, le chercheur et auteur de l’étude, Philippe Hurteau.

Il estime qu’il est difficile de conclure autrement qu’au succès de la grève étudiante de 2012, puisque celle-ci avait précisément pour but de bloquer la hausse envisagée des droits de scolarité et de favoriser ainsi l’accessibilité aux études universitaires. Et ces deux objectifs ont été atteints, selon lui.

« Après, effectivement, il y a des interprétations plus politiques, plus sociales. Et le mouvement a débordé de beaucoup la grève comme telle. Il y a plein d’objectifs qui se sont joints en cours de route. Les gens voulaient remettre en question l’ordre néolibéral et plein de choses – il faut se calmer un petit peu. Mais pour les objectifs prioritaires au moment du déclenchement de la grève, il est assez difficile, au regard des données, aujourd’hui, de ne pas conclure que ça a été un succès », tranche M. Hurteau.

La question du financement des universités et de la part de leurs études que les étudiants doivent défrayer doit justement être abordée lors du Rendez-vous national sur la main-d’oeuvre, qui se tiendra jeudi et vendredi à Québec.

La Fédération des chambres de commerce du Québec, par exemple, estime que les droits de scolarité devraient être augmentés.

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