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François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

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Nuisez-vous au climat de travail ? 
21 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Connaissez-vous une seule personne qui souhaite travailler dans un environnement où il y a des tensions entre les individus, où l’atmosphère est à couper au couteau, où les gens se regardent à peine?

Bien sûr que non ! Pourtant, il y a autour de nous beaucoup de gens qui travaillent à chaque jour dans un climat de ce genre. Pour différentes raisons, leur climat de travail a toujours été problématique, ou il s’est détérioré au fil du temps. C’est maintenant la règle du chacun pour soi, où règnent le manque de collaboration, la rétention de l’information, la compétition entre les membres d’une même équipe.

A qui la faute?

ll y a un effet d’entraînement, une forme de laisser-aller qui s’installe dans de tels environnements dysfonctionnels. On en vient à tolérer l’inacceptable, on préfère se taire plutôt que de s’objecter, on achète la paix, ou bien on argumente sur tout et sur rien! On ignore certains collègues, on dénigre la direction, on se plaint devant les clients.

On se retrouve prisonnier d’un cercle vicieux où l’attitude négative de chacun vient renforcer le mauvais climat de travail existant. Plus le climat est négatif, plus il est facile d’être négatif aussi.

Le plus souvent, c’est au patron ou au chef d’équipe qu’on reproche de ne pas avoir mis en place des conditions favorables à l’établissement d’un bon climat de travail. Mais au-delà du gestionnaire, chacune des personnes dans l’équipe n’aurait-elle pas aussi une part de responsabilité dans ce climat malsain? Comment briser ce cercle vicieux et assainir le climat de travail?

À vous de jouer!

On a tous intérêt à améliorer le climat de travail. Mais cela ne se fera pas sans efforts. Il faut d’abord prendre conscience de la nuisance qu’on occasionne soi-même par notre attitude, de l’effet d’entraînement que l’on crée autour de soi.

Il faut une bonne dose de volonté et même de courage pour aller à contre-courant. Chacun doit faire l’effort de cesser de critiquer. Chacun doit faire l’effort de s’exprimer de façon plus constructive, dans un esprit d’ouverture à l’autre.

Il faut aussi avoir le courage de proposer autre chose. Si je n’aime pas la façon dont mon patron s’adresse à moi parce qu’il me donne l’impression que je suis un simple numéro, comment pourrais-je l’aborder en toute simplicité pour le sensibiliser à cet effet démotivant? Mon patron a tout intérêt à savoir comment s’adresser à moi pour que je sois davantage motivée, à comprendre comment il peut obtenir le meilleur de moi-même.

Si mon voisin de bureau n’arrête pas de se plaindre tout au long de la journée, est-ce que j’ai le courage de lui faire savoir calmement que cela nuit à ma concentration? Il faut faire l’effort de communiquer sans confronter, pour créer une ouverture à la collaboration.

Un sain climat de travail passe par des marques d’attention et de reconnaissance au quotidien entre tous les individus qui composent l’équipe. Prenez le temps de saluer vos collègues à leur arrivée et au départ, offrez-leur votre aide pour certaines tâches, demandez-leur leur avis sur un dossier, etc.

Comment contribuer à un sain climat de travail ?

Pour travailler dans un climat agréable, chacun doit y mettre du sien. Il faut arriver, petit à petit, à créer un environnement où les gens s’entraident, partagent leurs informations, se consultent, collaborent entre eux. La collaboration est un retour d’ascenseur, un échange de bons sentiments. Le fait d’être sympathique envers nos collaborateurs contribue à un sain climat de travail et atténue la lourdeur du quotidien.

Que l’on soit patron ou employé, il s’agit de faire une place à chacun et de lui permettre de se sentir utile, compétent et apprécié. Ces 3 conditions sont nécessaires à la stimulation et à l’engagement au travail. Si l’une de ces conditions fait défaut, il est difficile pour la personne de s’épanouir au sein de l’équipe.

Pour améliorer le climat de travail, la recette est simple…

  • Être attentif à nos collègues et patrons, être sympathique envers eux
  • Reconnaître et apprécier leur mérite : leurs efforts, leur disponibilité, leurs résultats, leur attitude
  • Permettre à chacun dans l’équipe de se sentir utile, compétent et apprécié

Aujourd’hui, comment pouvez-vous contribuer à un sain climat de travail?

Sources : http://www.cib-rh.com/nouvelles-articles

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Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
21 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Briser les préjugés envers les Autochtones grâce au bénévolat
21 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Depuis plus de 10 ans, Mélanie Lumsden se consacre corps et âme à briser les préjugés qui frappent la communauté autochtone, dont elle est membre. La jeune femme, qui est gestionnaire responsable de la mobilisation et des projets spéciaux pour DestiNATIONS, a cofondé en 2015 l’organisme sans but lucratif Mikana. Entrevue.

Qu’est-ce que l’organisme Mikana?
C’est un organisme que j’ai cofondé avec Widia Larivière afin de sensibiliser différents publics sur les réalités autochtones. Depuis 2015, on a donné bénévolement une centaine de conférences et d’ateliers dans des écoles primaires, des cégeps et auprès de professeurs afin de sensibiliser les gens sur l’histoire de la colonisation au Canada et les réalités autochtones contemporaines. On enseigne aussi des faits de base comme combien il y a de nations autochtones au Québec. Pendant notre implication à l’UQAM dans le Cercle des Premières Nations, on a réalisé qu’il y avait encore tellement de méconnaissance des réalités autochtones. Le racisme à l’égard des peuples autochtones, ça venait vraiment nous chercher. En faisant des recherches, on a réalisé qu’il n’y avait aucun organisme dédié uniquement à cette mission-là [de sensibilisation]. Depuis, on a collaboré avec Oxfam-Québec, le YMCA et d’autres OBNL. On est vraiment contentes de voir qu’il y a autant d’organismes qui veulent travailler avec nous, comme Amnistie internationale. Ça augure bien pour l’avenir.

Les 12 et 13 septembre, vous avez participé à la coordination des festivités à Montréal entourant le dixième anniversaire de la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a d’ailleurs été endossée par la Ville de Montréal récemment. Que représente cet événement pour vous?
À ma connaissance, aucun autre événement ailleurs au Canada n’aura lieu pour célébrer cette déclaration. À Montréal, il va y avoir des tables rondes sur la réconciliation et des activités au Vieux-Port. Des personnalités publiques et des personnes qui ont directement contribué à cette déclaration seront là.  Évidemment, je ne suis pas toute seule derrière ça. L’administration de DestiNATIONS travaille fort aux côtés de l’APNQL [l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador] dans l’organisation de cet événement. C’est un événement symbolique important pour moi. Il y a 10 ans, le 13 septembre 2007, j’ai co-organisé une manifestation réclamant la signature de cette déclaration par le Canada. Je suis contente de voir cette évolution et la mobilisation de la Ville. C’est un geste symbolique fort.

«On le voit encore aujourd’hui, dans certains contextes, les Autochtones sont encore vus comme des citoyens de seconde classe.» -Mélanie Lumsden

Croyez-vous que les relations entre les Autochtones avec les Allochtones ont évolué pour le mieux au cours des 10 dernières années?
Il y a plus de gens qui sont conscients de ce qu’ont vécu les peuples autochtones, mais il y a encore beaucoup de racisme au jour le jour. On doit intégrer les Autochtones, leur faire comprendre que leur opinion est importante et qu’ils ont un poids dans les décisions. Mon objectif, ce n’est pas d’éradiquer le racisme. C’est impossible. Mais on peut comprendre le racisme pour mieux le combattre.

En rafale

Quel est votre livre préféré?
L’Indien malcommode : une histoire insolite des Autochtones d’Amérique du Nord, de Thomas King.

Quel a été votre dernier voyage?
J’ai été au Costa Rica en mai dernier.

Montréal en trois mots?
Rencontre, effervescence et découverte.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
21 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Nuisez-vous au climat de travail ? 
20 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Connaissez-vous une seule personne qui souhaite travailler dans un environnement où il y a des tensions entre les individus, où l’atmosphère est à couper au couteau, où les gens se regardent à peine?

Bien sûr que non ! Pourtant, il y a autour de nous beaucoup de gens qui travaillent à chaque jour dans un climat de ce genre. Pour différentes raisons, leur climat de travail a toujours été problématique, ou il s’est détérioré au fil du temps. C’est maintenant la règle du chacun pour soi, où règnent le manque de collaboration, la rétention de l’information, la compétition entre les membres d’une même équipe.

A qui la faute?

ll y a un effet d’entraînement, une forme de laisser-aller qui s’installe dans de tels environnements dysfonctionnels. On en vient à tolérer l’inacceptable, on préfère se taire plutôt que de s’objecter, on achète la paix, ou bien on argumente sur tout et sur rien! On ignore certains collègues, on dénigre la direction, on se plaint devant les clients.

On se retrouve prisonnier d’un cercle vicieux où l’attitude négative de chacun vient renforcer le mauvais climat de travail existant. Plus le climat est négatif, plus il est facile d’être négatif aussi.

Le plus souvent, c’est au patron ou au chef d’équipe qu’on reproche de ne pas avoir mis en place des conditions favorables à l’établissement d’un bon climat de travail. Mais au-delà du gestionnaire, chacune des personnes dans l’équipe n’aurait-elle pas aussi une part de responsabilité dans ce climat malsain? Comment briser ce cercle vicieux et assainir le climat de travail?

À vous de jouer!

On a tous intérêt à améliorer le climat de travail. Mais cela ne se fera pas sans efforts. Il faut d’abord prendre conscience de la nuisance qu’on occasionne soi-même par notre attitude, de l’effet d’entraînement que l’on crée autour de soi.

Il faut une bonne dose de volonté et même de courage pour aller à contre-courant. Chacun doit faire l’effort de cesser de critiquer. Chacun doit faire l’effort de s’exprimer de façon plus constructive, dans un esprit d’ouverture à l’autre.

Il faut aussi avoir le courage de proposer autre chose. Si je n’aime pas la façon dont mon patron s’adresse à moi parce qu’il me donne l’impression que je suis un simple numéro, comment pourrais-je l’aborder en toute simplicité pour le sensibiliser à cet effet démotivant? Mon patron a tout intérêt à savoir comment s’adresser à moi pour que je sois davantage motivée, à comprendre comment il peut obtenir le meilleur de moi-même.

Si mon voisin de bureau n’arrête pas de se plaindre tout au long de la journée, est-ce que j’ai le courage de lui faire savoir calmement que cela nuit à ma concentration? Il faut faire l’effort de communiquer sans confronter, pour créer une ouverture à la collaboration.

Un sain climat de travail passe par des marques d’attention et de reconnaissance au quotidien entre tous les individus qui composent l’équipe. Prenez le temps de saluer vos collègues à leur arrivée et au départ, offrez-leur votre aide pour certaines tâches, demandez-leur leur avis sur un dossier, etc.

Comment contribuer à un sain climat de travail ?

Pour travailler dans un climat agréable, chacun doit y mettre du sien. Il faut arriver, petit à petit, à créer un environnement où les gens s’entraident, partagent leurs informations, se consultent, collaborent entre eux. La collaboration est un retour d’ascenseur, un échange de bons sentiments. Le fait d’être sympathique envers nos collaborateurs contribue à un sain climat de travail et atténue la lourdeur du quotidien.

Que l’on soit patron ou employé, il s’agit de faire une place à chacun et de lui permettre de se sentir utile, compétent et apprécié. Ces 3 conditions sont nécessaires à la stimulation et à l’engagement au travail. Si l’une de ces conditions fait défaut, il est difficile pour la personne de s’épanouir au sein de l’équipe.

Pour améliorer le climat de travail, la recette est simple…

  • Être attentif à nos collègues et patrons, être sympathique envers eux
  • Reconnaître et apprécier leur mérite : leurs efforts, leur disponibilité, leurs résultats, leur attitude
  • Permettre à chacun dans l’équipe de se sentir utile, compétent et apprécié

Aujourd’hui, comment pouvez-vous contribuer à un sain climat de travail?

Sources : http://www.cib-rh.com/nouvelles-articles

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Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
20 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

La place du tatouage au travail
20 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Vous avez envie d’un tatouage, mais avez peur que votre employeur réagisse mal. Peut-il interdire l’encrage de votre peau si vous souhaitez travailler pour lui?

Ici, les droits de chacun s’entrecroisent; il n’y a donc pas de réponse toute faite. Normalement, la liberté d’expression vous autorise à porter un tatouage. Votre supérieur ne peut vous demander de le cacher, sauf si l’image est considérée comme offensante.

Droits et libertés
Par contre, la liberté de commerce de votre patron peut avoir préséance sur vos droits dans certains cas. Si un type de tatouage nuit à l’entreprise, en faisant peur à la jeune clientèle d’un centre de loisirs par exemple, votre patron pourrait vous l’interdire si vous souhaitez demeurer à son emploi.

Bref, d’un côté, une éducatrice en garderie de Chicoutimi a eu gain de cause contre le centre de la petite enfance qui voulait qu’elle cache le dragon dessiné sur son dos. De l’autre, les tribunaux ont indiqué que la Société de transport de Laval avait le droit d’interdire les tatouages au visage chez ses chauffeurs d’autobus.

Les mœurs changent, et les codes vestimentaires aussi. De plus en plus d’entreprises sont conscientes de la jurisprudence et jugent opportun d’établir des politiques qui ne soient pas trop restrictives. Le bon sens serait tout de même de les consulter avant de réaliser votre rêve de devenir le sosie de Zombie Boy…

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
20 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Rencontrez un Employeur :  8D Technologies
19 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Chaque mois, Jobboom présente le portrait d’un employeur figurant parmi les chefs de file de son secteur d’activité. Il dévoile son histoire, sa culture d’entreprise, ses besoins d’embauche et ses méthodes de recrutement.

Ce mois-ci: 8D Technologies.

Manuel Darveau, directeur génie logiciel et Renée Périgny, directrice Ressources Humaines chez 8D Technologies nous parlent de l’organisation dans ses moindres détails.

Jobboom : Présenter rapidement 8D Technologies: historique et aujourd’hui

Manuel Darveau : La compagnie 8D Technologies a été fondée à Montréal en 1996, tout d’abord comme une entreprise de consultation sur l’open source et les technologies Linux qui étaient en plein essor à ce moment-là.

Ensuite en 2002, nous avons développé le nouveau système de stationnement pour la ville de Montréal afin de remplacer les anciens parcmètres qui fonctionnaient avec du change par des bornes de stationnement modernes qui acceptent les cartes de crédit.

Cette expérience avec stationnement de Montréal nous a positionnés comme un partenaire naturel lorsque la ville a décidé de déployer un système de vélopartage inspiré des modèles européens. En 2009, le système est lancé avec 500 stations et remporte un succès populaire immédiat.

Dans les années qui ont suivi, nous avons répliqué le  système Bixi à Toronto mais aussi à l’international à Londres, à Melbourne en Australie, à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis et dans plusieurs grandes villes aux États-Unis comme Washington, Minneapolis, Boston, San Francisco et également à New York où nous avons réalisé la révision d’un système concurrent.

En 2016, c’est 24 000 000  de locations qui ont été réalisées aux États-Unis par des millions d’utilisateurs. Et aux États-Unis, 80% des locations de vélo en libre-service qui ont été réalisées l’ont été sur un système Motivate.

Plus récemment, en février 2017, 8D Technologies a fusionné avec Motivate, organisation basée à New-York. Cette fusion a largement augmenté les effectifs de l’organisation; principalement parce que nous avons maintenant des bureaux locaux dans chacune des villes où l’on opère avec des techniciens qui interviennent sur la rue, des centres d’appels, et des forces marketing et de vente.

Au bureau de 8D Technologies à Montréal, nous sommes environ 85 employés, principalement en ingénierie et en développement commercial.

À  New York où se trouve la maison mère de Motivate, pour un total de 900 personnes, nous avons un effectif corporatif de 200 employés, principalement en ingénierie et en développement commercial comme à Montréal.

Jobboom : Quelles sont vos principales réalisations sur le Québec ?

Manuel Darveau : Le système de vélo en libre-service Bixi à Montréal est notre projet principal au Québec.

Nous avons également développé l’application mobile Spotcycle qui permet de savoir où se trouvent des vélos disponibles en libre-service dans une cinquantaine de villes à travers le monde.

8dtechnologies 3 Rencontrez un Employeur :  8D Technologies

Jobboom : Quelles sont les valeurs et les engagements  de 8D Technologies ?

Manuel Darveau : Notre mission est d’améliorer la mobilité des personnes en ville. Chez 8D Technologies, nous croyons que les systèmes de vélo en libre-service sont une des clés pour améliorer et faciliter cette mobilité, pour permettre aux habitants de faire le premier mile ou le dernier avant de rejoindre par exemple les transports en commun ou bien plus simplement d’aller faire une commission à proximité de chez eux.

On croit aussi chez 8D Technologies à la notion d’équité, c’est pourquoi nous avons dans chacune des villes où nous opérons des programmes à destination des populations à faibles revenus afin de leur permettre d’avoir accès à ces systèmes de vélo en libre-service grâce à des abonnements à prix réduit.

On pense que cela fait partie de la culture du vélo d’être très inclusif, de donner accès à des personnes de tout âge, de toutes origines, de toutes religions aux systèmes qu’on développe; une mixité à l’image des villes d’aujourd’hui.

Enfin notre premier engagement est de créer des emplois. Notre technologie est principalement développée au Québec ce qui nous a également permis de les créer et de les  conserver ici à Montréal.

Jobboom : Quels sont les principaux emplois disponibles chez 8D Technologies?

Manuel Darveau : Nous recrutons beaucoup de développeurs. Il s’agit d’un recrutement assez varié puisque nous nous développons toute la solution technologique, que ce soit logiciel ou matériel – du vélo jusqu’à l’application mobile.

Nous allons donc chercher des designers en circuit électronique, des designers au niveau firmware, des programmeurs web, mobiles, des programmeurs back end.

Jobboom : En matière de recrutement, quels sont en ce moment vos besoins principaux?

Manuel Darveau : Cela fait plusieurs années que nous développons et améliorons notre système de location de vélo et nous avons en ce moment plusieurs défis à relever.

Il nous faut d’abord faire évoluer notre plateforme pour supporter la demande. On ajoute en permanence de nouvelles fonctionnalités, on a des défis au niveau de la maintenabilité où on doit réussir à répondre à des besoins qui nous viennent des utilisateurs qui sont de plus en plus complexes.

Par exemple à New-York,  nous avons 12 000 vélos déployés et plusieurs millions de locations sont réalisées tous les mois. On cherche donc des talents qui vont pouvoir venir nous aider à l’améliorer, à le moderniser; des gens qui ont de l’expertise et de l’intérêt à développer des systèmes complexes avec des hauts volumes de données pour améliorer et moderniser notre «back office».

8dtechnologies 02 Rencontrez un Employeur :  8D Technologies

Jobboom : Quels outils de recrutement utilisez-vous?

Renée Périgny : Nous utilisons plusieurs outils de recrutement mais le premier travail est de rédiger une description de poste complète. C’est l’outil de base pour réaliser des affichages et c’est ce qui permet de décrire précisément le poste, les tâches et de commencer à faire travailler l’imagination de nos candidats potentiels.

Nous effectuons des affichages traditionnels sur des sites de recherche d’emploi. Mais nous réalisons également des affichages sur les réseaux sociaux et dans les universités, dépendamment du nombre d’années d’expérience que nous cherchons pour le poste. Dans certaines universités, il existe des services de placements à vie avec lesquels nous collaborons. On peut donc les solliciter pour trouver un finissant afin de réaliser d’abord un stage puis éventuellement évoluer ensuite au sein de l’organisation  ou bien pour trouver un candidat avec déjà plusieurs années d’expérience professionnelle.

Nous organisons et participons également à des événements comme, par exemple, des portes ouvertes ou des salons liés à l’un de nos domaines d’affaires ce qui nous permet d’identifier et rencontrer de potentiels candidats actifs ou passifs. Aujourd’hui c’est cette approche qui fonctionne le mieux versus les affichages traditionnels.

L’entrevue est ensuite une des étapes primordiales de notre processus de recrutement. Nous utilisons des questionnaires structurés afin de pouvoir comparer sur des mêmes critères les candidats rencontrés pour un même poste. Ces critères peuvent aussi bien être d’ordre technique que de personnalité. Notre objectif est de recruter des personnes qui auront les compétences attendues pour le poste mais également qui s’adapteront à la culture de l’entreprise et de leur équipe. Nous ne recrutons pas pour 3 mois, nous souhaitons embaucher des personnes qui resteront et évolueront avec nous longtemps.

Jobboom : Quelles sont les qualités essentielles que vous recherchez chez vos employés?

Manuel Darveau : Chez 8D Technologies, ce que nous recherchons, ce sont des gens passionnés par leur travail mais qui aient aussi un grand sens de « l’ownership ». Dans notre culture d’entreprise, nous pensons que les gens doivent être en mesure de prendre des décisions, de faire des essais, de faire des erreurs, d’apprendre de celles-ci, de les corriger et de continuer. On croit aux petites équipes avec beaucoup d’autonomie avec un haut sens des responsabilités. Cela permet d’innover, d’innover plus rapidement, de développer des solutions plus complexes et plus intéressantes pour nos utilisateurs.

Il est essentiel pour nous de recruter des personnes avec un bon sens de la communication et des qualités relationnelles pour être capable de bien travailler en équipe et de maintenir une bonne ambiance de travail.

Renée Périgny : Au-delà de la passion et de la curiosité, nous recherchons des gagnants, des personnes engagées qui veulent faire avancer leur projet, leur équipe et l’organisation. Des personnes qui sont allumées par leur métier et qui sont motivées par le fait de venir à bout de leur projet pour que celui-ci sorte dans la rue afin que le public en bénéficie.

La croissance de 8D Technologies est constante depuis sa création et nous avons besoin de personnes qui aient le goût de monter dans ce train qui avance à toute vitesse.

Jobboom : Quelles sont vos qualités en tant qu’employeur? Qu’est-ce qui vous différencie?

Renée Périgny : Chez 8D Technologies, nous donnons constamment la parole à nos employés pour savoir ce qu’ils pensent. Nous écoutons bien sûr les demandes des utilisateurs pour connaitre leurs besoins mais nous écoutons aussi nos collaborateurs. C’est finalement eux et nos utilisateurs qui font du produit que nous développons ce qu’il est aujourd’hui et ce qu’il deviendra dans le futur.

D’un point de vue conciliation travail – famille, nous donnons la possibilité à nos employés de bénéficier d’horaires de travail flexibles et de plages de télétravail.

Nous encourageons la santé au travail, nous souhaitons que nos employés soient bien chez nous en leur proposant, entre autres, le comité social diverses activités. Ces dernières et l’attention que nous portons au bien-être de nos collaborateurs permettent de créer et maintenir une ambiance familiale.

8dtechnologies 04 Rencontrez un Employeur :  8D Technologies

Jobboom : Quels éléments vous aident à attirer ET à retenir les talents?

Renée Périgny : Certains de nos collaborateurs sont là depuis le jour 1 de la création de 8D Technologies en 1996 !

Nous offrons des conditions de travail intéressantes et adaptées à notre époque, avec entre autres une politique d’horaires flexibles et de télétravail.

Mais nous pensons que c’est l’aspect humain de notre gestion qui nous permet de retenir les talents. La dynamique et la cohésion dans nos équipes sont très fortes.

Jobboom : Quelles sont les opportunités d’avancement au sein de 8D Technologies?

Renée Périgny : La première opportunité pour nos employés est de grandir, de gagner en séniorité au sein de l’organisation. Certains nous ont rejoints dans le cadre de leurs stages universitaires et ont ensuite été embauchés en contrat permanent pour continuer à travailler sur le projet qui leur avait été confié pendant le stage.

Nous offrons également l’opportunité d’évoluer sur d’autres postes. Par exemple, une personne arrivée chez nous en tant que développeur qui va démontrer de grandes qualités de gestionnaire, pourra évoluer sur un poste avec ou sans gestion d’employés. Sans gestion d’employé, il deviendra « lead » ou avec gestion d’employés, il deviendra chef d’équipe, « team lead ». C’est à dire qu’il aura comme tâche de faire évoluer les projets mais également de fixer les objectifs de l’équipe, d’évaluer les résultats de chaque membre de l’équipe mais aussi de faire de la reconnaissance au quotidien, de superviser le travail, de déléguer certaines tâches. Le manager participe également aux réflexions stratégiques de son équipe et de l’entreprise.

Il n y a pas de cheminement tout fait au sein de l’organisation mais il y a beaucoup d’ouvertures pour accompagner l’évolution de nos employés. Cela peut passer aussi par un enrichissement de leurs tâches, une évolution horizontale. Puisque nous avons la possibilité d’adapter nos postes aux atouts, compétences et souhaits de nos collaborateurs, pourquoi ne le ferions-nous pas !

Jobboom : Votre organisation est présente dans différents pays, existe-il un programme de mobilité interne ?

Renée Périgny : Nous avons déjà des échanges réguliers entre nos équipes puisque régulièrement des employés du bureau new yorkais nous rendent visite à Montréal et vice versa.

La fusion avec Motivate étant très récente, nous n’avons pas encore mis en place de programme de mobilité à proprement dit. Mais nous affichons les postes disponibles dans les deux pays.

Le 21 septembre prochain, 8D Technologies organise un 4@7 de recrutement / portes ouvertes à son bureau de Montréal. Apprenez-en plus sur leur technologie de vélo- partage qui fait rouler des systèmes à travers le monde. Parlez avec leurs équipes d’ingénierie, de production, de mobile et web, et plus encore.
Les places sont limitées ! Pour participer, inscrivez-vous en cliquant sur ce lien :https://lnkd.in/dAdHed4

Vous êtes intéressés par 8D Technologies ? Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
19 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.

Lettre aux patrons
19 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Je sais, je ne parle pas très souvent aux patrons. À la suite d’une conférence que j’ai donnée récemment, je me suis dit que j’allais m’adresser à eux directement.

Ce n’est pas facile d’être patron, et encore moins d’être ce qu’on appelle un «p’tit boss». Vous devez faire respecter des décisions qui ne viennent pas de vous et vous devez obtenir les résultats attendus avec les ressources qu’on vous a imposées. Ça peut être frustrant, mais je sais que vous avez à cœur d’être un bon boss.

Aimeriez-vous que ça devienne plus facile? Aimeriez-vous être surpris par vos troupes à force d’améliorer leur engagement? C’est possible. Il suffit de miser sur ce que, dans un ouvrage à paraître, j’ai appelé l’effet «Archimède».

A – Attitude positive

Parce que les gens ne peuvent pas s’épanouir dans un environnement négatif.

R – Reconnaissance

Parce qu’ils ont besoin qu’on reconnaisse leurs efforts.

C – Clarté

Parce que tant qu’ils ne sauront pas vraiment ce que vous attendez d’eux, vous les condamnez à la médiocrité.

H – Humanité

Parce qu’ils souhaitent être vus comme des êtres humains et non comme des outils de production.

I – Indépendance

Les gens ont besoin d’autonomie et ils détestent le micro-management.

M – Mentorat et maîtrise

Vos employés ne veulent pas d’un patron; ils souhaitent un coach, un mentor qui leur indique comment devenir meilleurs.

E – Entrepreneuriat

Ils figurent sur votre liste de paie, mais ils ont besoin de sentir qu’ils sont à leur compte, qu’ils ont de l’influence et qu’ils peuvent pousser des projets personnels tout en répondant à vos attentes.

D – Défis

Ils aimeraient que vous déterminiez ensemble ce qui est attendu d’eux. De cette manière, vous pourrez prévoir ensemble les embûches.

E – Élévation

Ils ont besoin de sentir, année après année, qu’ils deviennent meilleurs et qu’ils progressent.

Cette chronique est très courte. Un peu plus de 400 mots. Pourtant, vous y trouvez tout ce dont vous avez besoin pour utiliser un effet de levier et mobiliser les gens que vous gérez. Ce faisant, vous tirerez le meilleur d’eux, et, plus encore, ils y trouveront du plaisir et le désir d’aller plus loin. Si vous êtes un employé et que cette chronique vous fait vibrer, affichez-la. Qui sait? Votre patron la lira peut-être et vous pourrez, s’il met tout cela en pratique, vous permettre de lui offrir ce que vous avez de meilleur.

Test de français: échec massif des futurs enseignants
19 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

Malgré les nombreuses mesures d’aide mises en place dans les universités québécoises ces dernières années, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) continue à causer de sérieuses difficultés aux futurs enseignants.

À l’échelle de la province, le taux de réussite au TECFEE à la première passation est même en légère baisse, oscillant de 58 % en 2011 à 53 % en 2016, selon nos informations.

Or, à l’heure actuelle, le nombre de reprises autorisées pour le TECFEE est illimité.

Les taux de réussite augmentent avec le nombre de passations. Ainsi, l’an dernier, 63 % des futurs enseignants du Québec ont réussi l’examen après deux passations. Et plus de 98 % d’entre eux le réussissent après quatre tentatives.

Restreindre le nombre d’essais ?

Au total en 2016, dans toute la province, ce sont 423 futurs enseignants qui n’ont pas réussi après quatre tentatives, toujours selon nos informations.

Même si cela représente seulement 1,4 % des futurs enseignants québécois, c’est préoccupant, a réagi le président de l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ), Serge Striganuk, aux informations obtenues par La Presse.

L’ADEREQ demande depuis deux ans au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Les résultats varient d’une université à l’autre. Ainsi, à l’Université de Montréal, globalement de 2010 à 2017, 61 % des futurs enseignants satisfont aux exigences dès leur premier essai, selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. C’est 2 % de la cohorte de départ qui a dû faire une cinquième passation. L’an dernier, un étudiant de cette université montréalaise a dû passer le test à huit reprises avant de le réussir.

Le pourcentage d’étudiants qui n’ont pas satisfait aux exigences après quatre passations a d’ailleurs augmenté depuis que les passations sont illimitées.

Des étudiants qui ne sont «pas à la bonne place»

« On offre de la formation ainsi que de l’accompagnement aux étudiants qui échouent au TECFEE, alors on se dit qu’après quatre passations, l’étudiant est sûrement une bonne personne, mais il n’est peut-être pas à la bonne place et ne devrait possiblement pas se retrouver devant une classe, à tout le moins pour la compétence linguistique », dit M. Striganuk, aussi doyen de la faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Le TECFEE est important, car il assure que toutes les universités ont un standard commun, indique pour sa part la vice-doyenne aux études de premier cycle à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, Pascale Lefrançois.

Toutefois, avec un nombre illimité de passations, on peut se demander si un étudiant qui réussit après plusieurs tentatives est devenu plus compétent en français ou seulement plus compétent au TECFEE, lance Mme Lefrançois, aussi favorable à ce qu’on limite à quatre le nombre de passations.

« On ne veut pas que les étudiants le réussissent à l’usure. On veut qu’ils comprennent l’importance qu’on accorde à la qualité de la langue. Un nombre illimité de passations n’envoie pas un bon message », a dit pour sa part Serge Striganuk.

Parfois accusés d’être dans une « tour d’ivoire », les doyens des facultés d’éducation assurent qu’ils ne sont pas déconnectés de ce qui se déroule dans les salles de classe des écoles primaires et secondaires du Québec. « On nous rapporte que des élèves ont déjà corrigé des fautes évidentes laissées par leur professeur au tableau. On ne veut pas que cela arrive », insiste M. Striganuk.

Cela étant dit, le président de l’ADEREQ assure que la qualité de la formation des enseignants est « excellente » puisque la grande majorité des étudiants finissent par réussir l’examen après un nombre raisonnable de tentatives.

Pour les autres, il existe plusieurs « filtres » durant la formation. « Si un étudiant, à son quatrième stage, écrit au tableau sans soigner son français ou envoie des courriels aux parents en faisant des erreurs, il va échouer à son stage », explique Mme Lefrançois, professeure de didactique à l’Université de Montréal.

Toutes les universités font désormais passer des tests diagnostiques aux futurs enseignants à leur entrée dans le programme pour les aider à prendre connaissance de leurs compétences langagières. Certaines universités les obligent ensuite à suivre une formation supplémentaire pour corriger leurs lacunes. D’autres rendent cette formation obligatoire après un premier échec au TECFEE.

Un test trop difficile ?

Les futurs enseignants qui échouent aux premières tentatives disent que le test est difficile. Or, le test ne devrait pas être moins exigeant, croit M. Striganuk de l’ADEREQ.

« Il n’y a aucune exception du code linguistique dans l’examen. Il y a parfois des règles grammaticales qu’on ne voit pas si souvent, mais qu’il faut connaître, explique M. Striganuk. La différence avec un scientifique, un gestionnaire ou un ingénieur, c’est que l’enseignant dans sa tâche doit faire de la détection et de la correction des erreurs de syntaxe et de vocabulaire. On n’exige pas cela d’un ingénieur ou d’un médecin. »

À son arrivée à la tête du ministère de l’Éducation au printemps 2015, François Blais s’était engagé à resserrer les critères d’admission au baccalauréat en enseignement ainsi qu’à limiter le nombre de reprises autorisées pour le TECFEE. Or, M. Blais a cédé sa place à Sébastien Proulx en 2016 avant de réaliser ses promesses.

L’ADEREQ est toujours en attente d’une décision du ministre de l’Éducation actuel sur la question.

– Avec la collaboration de William Leclerc, La Presse

QU’EST-CE QUE LE TECFEE ?

Entré en vigueur en 2008, cet examen vise à évaluer la compétence langagière attendue d’une personne qui poursuit une formation universitaire en enseignement, explique le Centre d’évaluation du rendement en français écrit – organisme qui gère la passation du test – sur son site internet. L’examen comprend deux parties : un questionnaire à choix multiples et une épreuve de rédaction. À l’origine, le nombre de passations était limité à trois. Les règles ont été assouplies par la suite.


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