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François-Xavier Harbec, conseiller en emploi

Site en construction, nouveautés en 2015! Développement de carrière Québec, Canada

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Tic, tac! Tic, tac!
25 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Au moment où j’écris ces lignes, il reste moins de 100 jours avant que l’année 2017 soit un souvenir… C’est donc dire qu’il vous reste moins de 100 jours pour réaliser toutes ces résolutions que vous vous êtes fixées au début du mois de janvier.

C’est un bon moment pour faire le point. Alors, qu’en est-il? Ces beaux projets sont-ils sur le point d’être réalisés ou les avez-vous perdus de vue depuis le début de l’année? Se pourrait-il que, malgré cette belle disposition d’esprit, vous vous soyez tranquillement laissé glisser dans votre zone de confort au lieu de faire chaque jour les gestes qui vous permettraient de crier victoire à la fin de l’année?

Ne vous en faites pas si c’est le cas. Il vous reste encore une centaine de journées. Et c’est surprenant ce qu’on peut réaliser en 100 jours quand on est résolu. Je vous offre aujourd’hui quelques trucs pour y arriver.

Ne les perdez plus de vue

Il est tellement facile de se laisser happer par la routine et de perdre de vue ce qui importe vraiment. Ces projets vous tiennent à cœur. Assurez-vous que votre environnement vous les rappellera chaque jour. Expédiez-vous des courriels de rappel. Changez votre fond d’écran afin qu’il vous rappelle ce que vous souhaitez réaliser. Demandez à une personne de vous questionner régulièrement pour connaître vos progrès et vous rappeler que l’année achève.

Coupez-les en petits morceaux

Il est possible que vous ne vous soyez pas encore lancé dans l’action parce que ces projets vous semblent trop gros. Rien ne vous empêche, dans ce cas, de les couper en plus petits morceaux faciles à réaliser. De cette manière, chaque étape franchie vous fera comprendre que vous approchez du but et que vous êtes sur la voie de la réussite. Il n’y a pas de place pour le doute si vous progressez continuellement.

Oubliez les défaites

C’est facile de dire que vous manquez de temps, que vous n’avez pas toute l’information ou que vous n’êtes pas doué pour telle ou telle tâche. Ce sont là des échappatoires. Si un projet vous tient vraiment à cœur, vous saurez en faire une priorité.

Tirez un trait sur les activités hypnotiques

Vous savez, ces activités qui vous donnent l’impression de travailler, mais qui, en fait, vous font perdre votre temps. Parmi celles-ci, on trouve les médias sociaux et les discussions autour de la machine à café. Chaque minute perdue est une minute qui ne reviendra plus. Tempus fugit.

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
25 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.
24 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur pour qu’il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Julien Trudeau-Perron, fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

En 2015, Julien Trudeau-Perron a créé l’entreprise Thé du Gouin alors qu’il n’avait que 15 ans! Cette entreprise dont il est le fondateur mais également le seul permanent, récolte et distribue principalement du thé du Labrador, une plante nord-américaine très appréciable en infusion.

Parcours professionnel

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Julien Trudeau-Perron : C’est mon grand-père Gilles qui m’a fait découvrir le thé du labrador, une plante sauvage anciennement utilisée par les athabaskans en infusion.  À l’époque, je n’y avais pas porté plus attention que cela.

Plus tard, en effectuant des recherches sur internet pour savoir s’il était possible d’en vendre en quantité, j’ai appris qu’il était compliqué de devenir fournisseur pour de grandes compagnies  puisqu’il y avait d’importantes pertes au cours du conditionnement et du transport de grandes quantités.

Et c’est là que j’ai eu l’idée de fonder ma propre marque pour essayer de faire les choses autrement et pour m’assurer des marges intéressante sur les profits.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?  Comment vous démarquez-vous?

J.TP : En fait, le thé du labrador n’est pas très connu. C’est d’ailleurs une tisane, il ne contient ni théine ni caféine. Proposer ce produit est donc une différenciation en soi. Puis je me suis mis à concevoir des mélanges pour diversifier ma gamme de produits pour encore mieux me démarquer.

JB: Comment cela a fonctionné pour vous jusqu’à présent?

J.TP : L’entreprise fonctionne bien!.  Mon passage à l’émission « Dans l’œil du dragon » diffusée par Radio-Canada m’a offert une belle visibilité et m’a également permis de me créer de très bons contacts. Les « dragons » m’ont proposé de me prêter les 10 000$ dont j’avais besoin pour développer l’activité de mon entreprise.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

J.TP : J’ai obtenu mon premier soutien financier de ma mère.  Puis les 10 000$ obtenus grâce à mon passage dans l’émission de la SRC m’ont permis d’augmenter mes capacités de production.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

J.TP : Mes parents m’ont beaucoup aidé. Ma mère a elle-même lancé sa propre entreprise il y a une dizaine d’années. Elle m’a donc accompagné dans la gestion de mon entreprise. Elle m’a aussi outillé avec des bases importantes comme le fait d’avoir de la rigueur, de faire des suivis auprès des clients et des fournisseurs.

the gouin 01 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

J.TP : En parallèle à la création de mon entreprise, j’ai fini mon secondaire, j’ai ensuite suivi deux sessions au CEGEP de Sherbrooke en Administration des Affaires.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours?

J.TP : Je ne pense pas qu’en affaires on puisse réellement se former, mais certaines formations proposées dans les écoles peuvent être intéressantes. J’ai vu récemment une école qui proposait des formations sur l’identification d’audiences et la publicité, et c’est sûr que de ce côté-là, il me manque des connaissances.

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

J.TP : Après l’émission « Dans l’œil du dragon », j’ai reçu plusieurs offres d’affaires.  J’en ai accepté certaines, peut-être trop rapidement, en sous-estimant la charge de travail et les coûts qu’elles induisaient pour fournir les volumes demandés.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous ayez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

J.TP : Bien sûr, le passage à la télé a beaucoup joué. Il y a aussi eu un article dans le « Journal de Montréal » qui a donné une belle visibilité à mon entreprise.

JB : Lancer votre entreprise à seulement 15 ans a-t-il été un avantage ou un désavantage pour vous?

J.TP :   Je considère que cela a été un réel avantage! Que ce soit avec les médias ou les fournisseurs, j’obtiens des passe-droits et des coûts avantageux grâce à mon jeune âge et le fait que je débute en affaires et dans le milieu professionnel.

the gouin 02 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

J.TP :   En temps normal, je consacre de 10 à 15 heures par semaine à mon travail. Mais lorsqu’il y a de grosses commandes comme après l’émission « Dans l’Œil du dragon », mes semaines de travail ont atteint de 40 à 45 heures en parallèle à l’école.

Mais je réussis à bien gérer mon temps, mes commandes, et mes études!

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

J.TP :   Je suis le seul employé de mon entreprise. Je m’occupe de la cueillette, de tout le processus de production ainsi que de la distribution et de la vente. Il m’est arrivé d’engager des proches pour m’aider à effectuer la cueillette lors de gros contrats, ce qui me faisait une équipe de 4 ou 5 cueilleurs, mais c’était toujours de manière temporaire.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

J.TP :   Actuellement, j’essaye de développer un réseau de distribution en épicerie. Si j’y arrive, il faudra que je recrute des employés pour m’aider à produire les sacs parce que cela va demander une plus grosse force de production.

JB : Considérez-vous qu’il est plus difficile de recruter lorsqu’une entreprise est moins connue?

J.TP :   Oui, la faible notoriété d’une organisation a un impact direct sur le recrutement. Je considère que dans le monde des affaires, les contacts jouent beaucoup. Il me faudra donc nouer de bons contacts pour m’aider à recruter efficacement!

JB : Quelles sont les qualités que vous recherchez chez vos employés?

J.TP :   Je cherchais surtout des gens travaillants. La cueillette dans les bois est un travail difficile. Donc je leur ai bien expliqué les conditions dans lesquelles ils allaient travailler, et cela s’est bien passé!

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Faire le ménage entre ses deux oreilles
24 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Une ambiance compétitive règne aux cycles d’études supérieures et le stress aigu y est monnaie courante, notamment parce que les étudiants se mettent beaucoup de pression sur les épaules, estime Étienne Hébert, Ph. D., psychologue clinicien, professeur et doyen des études à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il tentera de leur venir en aide en donnant pour une deuxième année de suite un atelier spécial dans le cadre des Journées de la relève en recherche.

Étienne Hébert étudie l’impact du stress sur la santé mentale depuis des années, notamment auprès des athlètes. Il explique d’emblée que le phénomène n’a pas, à la base, de « couleur affective » positive ou négative, mais qu’il repose plutôt sur une soustraction toute simple : les ressources qui sont à notre disposition, moins le défi auquel on est confronté.

 

« Quand le résultat est positif, les gens parlent rarement de stress, ils vont plutôt dire qu’ils sont excités, qu’ils ont hâte, mais, en fait, il s’agit d’une réaction de stress, explique-t-il. Le vrai terme pour parler de ça est “eustress”, une contraction entre euphorie et stress. La réaction positive provient de la conviction d’être en pleine possession de ses moyens pour faire face au défi. »

 

A contrario, la sensation que l’on qualifie de stress découle d’un résultat négatif à la formule mathématique. « Le fait d’être convaincu de ne pas être en mesure de répondre à la demande engendre de la détresse, indique le doyen. Pour y remédier, il importe de bien cerner à la fois les ressources à notre disposition et les défis auxquels l’on est confronté. »

 

Une dose de réalisme, s.v.p. !

 

D’un côté de l’équation, donc, on retrouve les ressources. Par là, le professeur n’entend pas seulement les compétences et la formation de l’étudiant, mais aussi le soutien social dont il bénéficie, que ce soit de la part de sa famille, des amis ou du conjoint, de même qu’une chose aussi banale en apparence qu’essentielle, le fait d’avoir une routine de travail bien établie.

 

D’autre part, il y a les défis, qu’il importe selon lui de départager en deux catégories. Il y a d’abord ceux d’ordre concret, objectifs, comme la volonté d’obtenir un diplôme de maîtrise, de doctorat ou de créer un réseau de contacts en recherche. Selon le professeur, ceux-là ne posent pas problème.

 

Il en va tout autrement des demandes plus subjectives, souvent celles que l’on se fait à soi-même. Des exemples ? Des étudiants ont avoué au doyen des études souhaiter écrire une thèse qui serait un programme de recherche en soi, publier quatre ou cinq articles marquants dans des revues importantes, se créer rapidement un réseau de contacts étendu et même être le meilleur étudiant qu’ait connu un directeur de maîtrise ou de thèse, voire de tout le réseau de l’Université du Québec !

 

« Le problème vient souvent des attentes complètement disproportionnées et irréalistes, résume-t-il. On tombe dans l’affectif avec des demandes qui n’ont pas de bon sens et qui nous imposent énormément. »

 

Être son propre bourreau

 

Selon Étienne Hébert, il y a une limite aux stresseurs que peut encaisser une même personne, et ce, que ce soit de l’eustress ou de la détresse. « Faire des études universitaires dans un autre pays, ç’a beau être positif, c’est aussi une énorme source de stress, illustre le psychologue. Il faut s’adapter à un nouveau milieu. Trop souvent l’étudiant va se dire “j’ai été choisi par tel directeur, je dois écrire mon projet de thèse en trois mois pour lui prouver ma valeur”. »

 

Lors de ses ateliers, qui se tiennent dans la convivialité et la bonne humeur, précise le principal intéressé, il n’hésite pas à exposer aux étudiants leurs attentes irréalistes, car c’est de ce côté qu’il est possible d’agir.

 

« Prouver ta valeur, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Peux-tu m’expliquer ça en termes concrets ? Quelle est la ressource qui va te permettre de continuer à projeter ad vitam aeternam cette image de l’étudiant parfait que tu n’es pas ? La réponse est que cette ressource n’existe pas. »

 

Plutôt que de faire comme si le stress et l’épuisement n’existaient pas, on gagne, selon le psychologue clinicien, à jouer cartes sur table et s’avouer qu’on en a trop pris, que ça déborde. « Faites une liste de vos demandes et de vos ressources, conseille-t-il. Si ça ne balance pas, vous êtes dans le trouble, arrêtez de vous conter des blagues ! »

 

Trop souvent à son avis, la confusion règne entre ce qui est réellement attendu des étudiants et ce qu’ils estiment qu’on leur demande. « Il n’y a pas un directeur de thèse qui veut faire échouer ses étudiants, assure-t-il. Allez leur parler ! Ils vont s’asseoir et regarder avec vous. »

 

Il ajoute que d’autres ressources sont à leur disposition pour faire baisser la tension, comme le fait d’avoir un plan B. « J’entends souvent “si je ne finis pas mon doctorat, je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie”, illustre-t-il. Le plan B permet de relativiser. »

 

Toxique et dangereux

 

Selon Étienne Hébert, nous sommes collectivement particulièrement mauvais pour déceler nos propres symptômes et manifestations de stress.

 

« Quand je leur demande, les étudiants me récitent : mains moites, mal de tête, fatigue, jambe molle, mal au ventre, problème de concentration, mais ça, c’est parce qu’ils l’ont appris, explique-t-il. Mais quand vient le temps de se l’appliquer à soi-même, c’est une autre histoire. Je leur dis : “Quand vous avez mal à la tête, quand vous dormez mal, pensez-vous que c’est peut-être le stress ?” »

 

Le psychologue essaie de les faire cheminer vers une meilleure prise en compte des symptômes. « Les gens s’imaginent qu’ils sont capables de tolérer des situations de stress à l’infini », déplore-t-il.

 

Pour le doyen des études, il s’agit là d’une autre équation assez simple. « On finit par s’épuiser à gérer le stress et c’est là que l’on tombe malade, indique-t-il. Et pas seulement en tombant en dépression, en éprouvant des troubles anxieux, ou toute autre sorte de problèmes de santé mentale. Les personnes qui absorbent ou endurent le stress pendant une certaine période vont aussi avoir des maux physiques, vont être plus susceptibles d’être impliquées dans des accidents de la route, de subir des blessures physiques et de développer des troubles psychosomatiques. En fait, c’est le système immunitaire qui flanche au bout d’un certain temps. »

 

Le professeur propose donc une démarche « dempowerment », parce que « le stress, ce n’est pas une bibite invincible, au contraire, il faut seulement l’apprivoiser ».

Briser les préjugés envers les Autochtones grâce au bénévolat
24 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Depuis plus de 10 ans, Mélanie Lumsden se consacre corps et âme à briser les préjugés qui frappent la communauté autochtone, dont elle est membre. La jeune femme, qui est gestionnaire responsable de la mobilisation et des projets spéciaux pour DestiNATIONS, a cofondé en 2015 l’organisme sans but lucratif Mikana. Entrevue.

Qu’est-ce que l’organisme Mikana?
C’est un organisme que j’ai cofondé avec Widia Larivière afin de sensibiliser différents publics sur les réalités autochtones. Depuis 2015, on a donné bénévolement une centaine de conférences et d’ateliers dans des écoles primaires, des cégeps et auprès de professeurs afin de sensibiliser les gens sur l’histoire de la colonisation au Canada et les réalités autochtones contemporaines. On enseigne aussi des faits de base comme combien il y a de nations autochtones au Québec. Pendant notre implication à l’UQAM dans le Cercle des Premières Nations, on a réalisé qu’il y avait encore tellement de méconnaissance des réalités autochtones. Le racisme à l’égard des peuples autochtones, ça venait vraiment nous chercher. En faisant des recherches, on a réalisé qu’il n’y avait aucun organisme dédié uniquement à cette mission-là [de sensibilisation]. Depuis, on a collaboré avec Oxfam-Québec, le YMCA et d’autres OBNL. On est vraiment contentes de voir qu’il y a autant d’organismes qui veulent travailler avec nous, comme Amnistie internationale. Ça augure bien pour l’avenir.

Les 12 et 13 septembre, vous avez participé à la coordination des festivités à Montréal entourant le dixième anniversaire de la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a d’ailleurs été endossée par la Ville de Montréal récemment. Que représente cet événement pour vous?
À ma connaissance, aucun autre événement ailleurs au Canada n’aura lieu pour célébrer cette déclaration. À Montréal, il va y avoir des tables rondes sur la réconciliation et des activités au Vieux-Port. Des personnalités publiques et des personnes qui ont directement contribué à cette déclaration seront là.  Évidemment, je ne suis pas toute seule derrière ça. L’administration de DestiNATIONS travaille fort aux côtés de l’APNQL [l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador] dans l’organisation de cet événement. C’est un événement symbolique important pour moi. Il y a 10 ans, le 13 septembre 2007, j’ai co-organisé une manifestation réclamant la signature de cette déclaration par le Canada. Je suis contente de voir cette évolution et la mobilisation de la Ville. C’est un geste symbolique fort.

«On le voit encore aujourd’hui, dans certains contextes, les Autochtones sont encore vus comme des citoyens de seconde classe.» -Mélanie Lumsden

Croyez-vous que les relations entre les Autochtones avec les Allochtones ont évolué pour le mieux au cours des 10 dernières années?
Il y a plus de gens qui sont conscients de ce qu’ont vécu les peuples autochtones, mais il y a encore beaucoup de racisme au jour le jour. On doit intégrer les Autochtones, leur faire comprendre que leur opinion est importante et qu’ils ont un poids dans les décisions. Mon objectif, ce n’est pas d’éradiquer le racisme. C’est impossible. Mais on peut comprendre le racisme pour mieux le combattre.

En rafale

Quel est votre livre préféré?
L’Indien malcommode : une histoire insolite des Autochtones d’Amérique du Nord, de Thomas King.

Quel a été votre dernier voyage?
J’ai été au Costa Rica en mai dernier.

Montréal en trois mots?
Rencontre, effervescence et découverte.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
24 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.
23 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur pour qu’il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Julien Trudeau-Perron, fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

En 2015, Julien Trudeau-Perron a créé l’entreprise Thé du Gouin alors qu’il n’avait que 15 ans! Cette entreprise dont il est le fondateur mais également le seul permanent, récolte et distribue principalement du thé du Labrador, une plante nord-américaine très appréciable en infusion.

Parcours professionnel

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Julien Trudeau-Perron : C’est mon grand-père Gilles qui m’a fait découvrir le thé du labrador, une plante sauvage anciennement utilisée par les athabaskans en infusion.  À l’époque, je n’y avais pas porté plus attention que cela.

Plus tard, en effectuant des recherches sur internet pour savoir s’il était possible d’en vendre en quantité, j’ai appris qu’il était compliqué de devenir fournisseur pour de grandes compagnies  puisqu’il y avait d’importantes pertes au cours du conditionnement et du transport de grandes quantités.

Et c’est là que j’ai eu l’idée de fonder ma propre marque pour essayer de faire les choses autrement et pour m’assurer des marges intéressante sur les profits.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?  Comment vous démarquez-vous?

J.TP : En fait, le thé du labrador n’est pas très connu. C’est d’ailleurs une tisane, il ne contient ni théine ni caféine. Proposer ce produit est donc une différenciation en soi. Puis je me suis mis à concevoir des mélanges pour diversifier ma gamme de produits pour encore mieux me démarquer.

JB: Comment cela a fonctionné pour vous jusqu’à présent?

J.TP : L’entreprise fonctionne bien!.  Mon passage à l’émission « Dans l’œil du dragon » diffusée par Radio-Canada m’a offert une belle visibilité et m’a également permis de me créer de très bons contacts. Les « dragons » m’ont proposé de me prêter les 10 000$ dont j’avais besoin pour développer l’activité de mon entreprise.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

J.TP : J’ai obtenu mon premier soutien financier de ma mère.  Puis les 10 000$ obtenus grâce à mon passage dans l’émission de la SRC m’ont permis d’augmenter mes capacités de production.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

J.TP : Mes parents m’ont beaucoup aidé. Ma mère a elle-même lancé sa propre entreprise il y a une dizaine d’années. Elle m’a donc accompagné dans la gestion de mon entreprise. Elle m’a aussi outillé avec des bases importantes comme le fait d’avoir de la rigueur, de faire des suivis auprès des clients et des fournisseurs.

the gouin 01 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

J.TP : En parallèle à la création de mon entreprise, j’ai fini mon secondaire, j’ai ensuite suivi deux sessions au CEGEP de Sherbrooke en Administration des Affaires.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours?

J.TP : Je ne pense pas qu’en affaires on puisse réellement se former, mais certaines formations proposées dans les écoles peuvent être intéressantes. J’ai vu récemment une école qui proposait des formations sur l’identification d’audiences et la publicité, et c’est sûr que de ce côté-là, il me manque des connaissances.

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

J.TP : Après l’émission « Dans l’œil du dragon », j’ai reçu plusieurs offres d’affaires.  J’en ai accepté certaines, peut-être trop rapidement, en sous-estimant la charge de travail et les coûts qu’elles induisaient pour fournir les volumes demandés.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous ayez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

J.TP : Bien sûr, le passage à la télé a beaucoup joué. Il y a aussi eu un article dans le « Journal de Montréal » qui a donné une belle visibilité à mon entreprise.

JB : Lancer votre entreprise à seulement 15 ans a-t-il été un avantage ou un désavantage pour vous?

J.TP :   Je considère que cela a été un réel avantage! Que ce soit avec les médias ou les fournisseurs, j’obtiens des passe-droits et des coûts avantageux grâce à mon jeune âge et le fait que je débute en affaires et dans le milieu professionnel.

the gouin 02 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

J.TP :   En temps normal, je consacre de 10 à 15 heures par semaine à mon travail. Mais lorsqu’il y a de grosses commandes comme après l’émission « Dans l’Œil du dragon », mes semaines de travail ont atteint de 40 à 45 heures en parallèle à l’école.

Mais je réussis à bien gérer mon temps, mes commandes, et mes études!

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

J.TP :   Je suis le seul employé de mon entreprise. Je m’occupe de la cueillette, de tout le processus de production ainsi que de la distribution et de la vente. Il m’est arrivé d’engager des proches pour m’aider à effectuer la cueillette lors de gros contrats, ce qui me faisait une équipe de 4 ou 5 cueilleurs, mais c’était toujours de manière temporaire.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

J.TP :   Actuellement, j’essaye de développer un réseau de distribution en épicerie. Si j’y arrive, il faudra que je recrute des employés pour m’aider à produire les sacs parce que cela va demander une plus grosse force de production.

JB : Considérez-vous qu’il est plus difficile de recruter lorsqu’une entreprise est moins connue?

J.TP :   Oui, la faible notoriété d’une organisation a un impact direct sur le recrutement. Je considère que dans le monde des affaires, les contacts jouent beaucoup. Il me faudra donc nouer de bons contacts pour m’aider à recruter efficacement!

JB : Quelles sont les qualités que vous recherchez chez vos employés?

J.TP :   Je cherchais surtout des gens travaillants. La cueillette dans les bois est un travail difficile. Donc je leur ai bien expliqué les conditions dans lesquelles ils allaient travailler, et cela s’est bien passé!

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Faire le ménage entre ses deux oreilles
23 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Une ambiance compétitive règne aux cycles d’études supérieures et le stress aigu y est monnaie courante, notamment parce que les étudiants se mettent beaucoup de pression sur les épaules, estime Étienne Hébert, Ph. D., psychologue clinicien, professeur et doyen des études à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il tentera de leur venir en aide en donnant pour une deuxième année de suite un atelier spécial dans le cadre des Journées de la relève en recherche.

Étienne Hébert étudie l’impact du stress sur la santé mentale depuis des années, notamment auprès des athlètes. Il explique d’emblée que le phénomène n’a pas, à la base, de « couleur affective » positive ou négative, mais qu’il repose plutôt sur une soustraction toute simple : les ressources qui sont à notre disposition, moins le défi auquel on est confronté.

 

« Quand le résultat est positif, les gens parlent rarement de stress, ils vont plutôt dire qu’ils sont excités, qu’ils ont hâte, mais, en fait, il s’agit d’une réaction de stress, explique-t-il. Le vrai terme pour parler de ça est “eustress”, une contraction entre euphorie et stress. La réaction positive provient de la conviction d’être en pleine possession de ses moyens pour faire face au défi. »

 

A contrario, la sensation que l’on qualifie de stress découle d’un résultat négatif à la formule mathématique. « Le fait d’être convaincu de ne pas être en mesure de répondre à la demande engendre de la détresse, indique le doyen. Pour y remédier, il importe de bien cerner à la fois les ressources à notre disposition et les défis auxquels l’on est confronté. »

 

Une dose de réalisme, s.v.p. !

 

D’un côté de l’équation, donc, on retrouve les ressources. Par là, le professeur n’entend pas seulement les compétences et la formation de l’étudiant, mais aussi le soutien social dont il bénéficie, que ce soit de la part de sa famille, des amis ou du conjoint, de même qu’une chose aussi banale en apparence qu’essentielle, le fait d’avoir une routine de travail bien établie.

 

D’autre part, il y a les défis, qu’il importe selon lui de départager en deux catégories. Il y a d’abord ceux d’ordre concret, objectifs, comme la volonté d’obtenir un diplôme de maîtrise, de doctorat ou de créer un réseau de contacts en recherche. Selon le professeur, ceux-là ne posent pas problème.

 

Il en va tout autrement des demandes plus subjectives, souvent celles que l’on se fait à soi-même. Des exemples ? Des étudiants ont avoué au doyen des études souhaiter écrire une thèse qui serait un programme de recherche en soi, publier quatre ou cinq articles marquants dans des revues importantes, se créer rapidement un réseau de contacts étendu et même être le meilleur étudiant qu’ait connu un directeur de maîtrise ou de thèse, voire de tout le réseau de l’Université du Québec !

 

« Le problème vient souvent des attentes complètement disproportionnées et irréalistes, résume-t-il. On tombe dans l’affectif avec des demandes qui n’ont pas de bon sens et qui nous imposent énormément. »

 

Être son propre bourreau

 

Selon Étienne Hébert, il y a une limite aux stresseurs que peut encaisser une même personne, et ce, que ce soit de l’eustress ou de la détresse. « Faire des études universitaires dans un autre pays, ç’a beau être positif, c’est aussi une énorme source de stress, illustre le psychologue. Il faut s’adapter à un nouveau milieu. Trop souvent l’étudiant va se dire “j’ai été choisi par tel directeur, je dois écrire mon projet de thèse en trois mois pour lui prouver ma valeur”. »

 

Lors de ses ateliers, qui se tiennent dans la convivialité et la bonne humeur, précise le principal intéressé, il n’hésite pas à exposer aux étudiants leurs attentes irréalistes, car c’est de ce côté qu’il est possible d’agir.

 

« Prouver ta valeur, qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Peux-tu m’expliquer ça en termes concrets ? Quelle est la ressource qui va te permettre de continuer à projeter ad vitam aeternam cette image de l’étudiant parfait que tu n’es pas ? La réponse est que cette ressource n’existe pas. »

 

Plutôt que de faire comme si le stress et l’épuisement n’existaient pas, on gagne, selon le psychologue clinicien, à jouer cartes sur table et s’avouer qu’on en a trop pris, que ça déborde. « Faites une liste de vos demandes et de vos ressources, conseille-t-il. Si ça ne balance pas, vous êtes dans le trouble, arrêtez de vous conter des blagues ! »

 

Trop souvent à son avis, la confusion règne entre ce qui est réellement attendu des étudiants et ce qu’ils estiment qu’on leur demande. « Il n’y a pas un directeur de thèse qui veut faire échouer ses étudiants, assure-t-il. Allez leur parler ! Ils vont s’asseoir et regarder avec vous. »

 

Il ajoute que d’autres ressources sont à leur disposition pour faire baisser la tension, comme le fait d’avoir un plan B. « J’entends souvent “si je ne finis pas mon doctorat, je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie”, illustre-t-il. Le plan B permet de relativiser. »

 

Toxique et dangereux

 

Selon Étienne Hébert, nous sommes collectivement particulièrement mauvais pour déceler nos propres symptômes et manifestations de stress.

 

« Quand je leur demande, les étudiants me récitent : mains moites, mal de tête, fatigue, jambe molle, mal au ventre, problème de concentration, mais ça, c’est parce qu’ils l’ont appris, explique-t-il. Mais quand vient le temps de se l’appliquer à soi-même, c’est une autre histoire. Je leur dis : “Quand vous avez mal à la tête, quand vous dormez mal, pensez-vous que c’est peut-être le stress ?” »

 

Le psychologue essaie de les faire cheminer vers une meilleure prise en compte des symptômes. « Les gens s’imaginent qu’ils sont capables de tolérer des situations de stress à l’infini », déplore-t-il.

 

Pour le doyen des études, il s’agit là d’une autre équation assez simple. « On finit par s’épuiser à gérer le stress et c’est là que l’on tombe malade, indique-t-il. Et pas seulement en tombant en dépression, en éprouvant des troubles anxieux, ou toute autre sorte de problèmes de santé mentale. Les personnes qui absorbent ou endurent le stress pendant une certaine période vont aussi avoir des maux physiques, vont être plus susceptibles d’être impliquées dans des accidents de la route, de subir des blessures physiques et de développer des troubles psychosomatiques. En fait, c’est le système immunitaire qui flanche au bout d’un certain temps. »

 

Le professeur propose donc une démarche « dempowerment », parce que « le stress, ce n’est pas une bibite invincible, au contraire, il faut seulement l’apprivoiser ».

Briser les préjugés envers les Autochtones grâce au bénévolat
23 septembre 2017 écrit par Journal Métro

Depuis plus de 10 ans, Mélanie Lumsden se consacre corps et âme à briser les préjugés qui frappent la communauté autochtone, dont elle est membre. La jeune femme, qui est gestionnaire responsable de la mobilisation et des projets spéciaux pour DestiNATIONS, a cofondé en 2015 l’organisme sans but lucratif Mikana. Entrevue.

Qu’est-ce que l’organisme Mikana?
C’est un organisme que j’ai cofondé avec Widia Larivière afin de sensibiliser différents publics sur les réalités autochtones. Depuis 2015, on a donné bénévolement une centaine de conférences et d’ateliers dans des écoles primaires, des cégeps et auprès de professeurs afin de sensibiliser les gens sur l’histoire de la colonisation au Canada et les réalités autochtones contemporaines. On enseigne aussi des faits de base comme combien il y a de nations autochtones au Québec. Pendant notre implication à l’UQAM dans le Cercle des Premières Nations, on a réalisé qu’il y avait encore tellement de méconnaissance des réalités autochtones. Le racisme à l’égard des peuples autochtones, ça venait vraiment nous chercher. En faisant des recherches, on a réalisé qu’il n’y avait aucun organisme dédié uniquement à cette mission-là [de sensibilisation]. Depuis, on a collaboré avec Oxfam-Québec, le YMCA et d’autres OBNL. On est vraiment contentes de voir qu’il y a autant d’organismes qui veulent travailler avec nous, comme Amnistie internationale. Ça augure bien pour l’avenir.

Les 12 et 13 septembre, vous avez participé à la coordination des festivités à Montréal entourant le dixième anniversaire de la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a d’ailleurs été endossée par la Ville de Montréal récemment. Que représente cet événement pour vous?
À ma connaissance, aucun autre événement ailleurs au Canada n’aura lieu pour célébrer cette déclaration. À Montréal, il va y avoir des tables rondes sur la réconciliation et des activités au Vieux-Port. Des personnalités publiques et des personnes qui ont directement contribué à cette déclaration seront là.  Évidemment, je ne suis pas toute seule derrière ça. L’administration de DestiNATIONS travaille fort aux côtés de l’APNQL [l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador] dans l’organisation de cet événement. C’est un événement symbolique important pour moi. Il y a 10 ans, le 13 septembre 2007, j’ai co-organisé une manifestation réclamant la signature de cette déclaration par le Canada. Je suis contente de voir cette évolution et la mobilisation de la Ville. C’est un geste symbolique fort.

«On le voit encore aujourd’hui, dans certains contextes, les Autochtones sont encore vus comme des citoyens de seconde classe.» -Mélanie Lumsden

Croyez-vous que les relations entre les Autochtones avec les Allochtones ont évolué pour le mieux au cours des 10 dernières années?
Il y a plus de gens qui sont conscients de ce qu’ont vécu les peuples autochtones, mais il y a encore beaucoup de racisme au jour le jour. On doit intégrer les Autochtones, leur faire comprendre que leur opinion est importante et qu’ils ont un poids dans les décisions. Mon objectif, ce n’est pas d’éradiquer le racisme. C’est impossible. Mais on peut comprendre le racisme pour mieux le combattre.

En rafale

Quel est votre livre préféré?
L’Indien malcommode : une histoire insolite des Autochtones d’Amérique du Nord, de Thomas King.

Quel a été votre dernier voyage?
J’ai été au Costa Rica en mai dernier.

Montréal en trois mots?
Rencontre, effervescence et découverte.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Lacunes en français des futurs enseignants: «Le jour de la marmotte»
23 septembre 2017 écrit par Cyberpresse

La Presse a révélé hier qu’à leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de leur brevet d’enseignement en 2016. À l’échelle de la province, le taux de réussite au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) à la première passation est même en baisse, oscillant entre 58 % en 2011 et 53 % l’an dernier, selon nos informations.

« Ces dernières années, les ministres de l’Éducation se sont succédé au gouvernement libéral. Tour à tour, ils promettent – la main sur le coeur – qu’ils vont s’attaquer au problème, puis ils sont remplacés. C’est prendre le monde pour des imbéciles », critique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, du Parti québécois (PQ).

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec (CAQ) : « Malheureusement, c’est le jour de la marmotte », s’exclame le porte-parole du parti en matière d’éducation, Jean-François Roberge.

« Les résultats au TECFEE ne s’améliorent pas d’une année à l’autre. Les ministres de l’Éducation passent au sein du gouvernement libéral, mais personne ne bouge sur la question. »

Revoir les critères d’admission

Le PQ et la CAQ croient que les critères d’admission au baccalauréat en enseignement doivent être resserrés.

La réussite du TECFEE doit devenir une condition d’admission, propose la CAQ. À l’heure actuelle, les futurs enseignants passent le TECFEE à mi-chemin de leur parcours universitaire. Ils doivent avoir réussi le test pour faire leur troisième et avant-dernier stage. Or, ils ont droit à un nombre de reprises illimité.

« Les étudiants doivent être avertis avant leur entrée au baccalauréat : « Attention, la barre est haute. Si vous voulez avoir le privilège d’enseigner, vous devez avoir une excellente maîtrise de la langue française » », dit le député caquiste Jean-François Roberge.

« On nous dit que les critères d’admission varient beaucoup d’une université à l’autre, explique pour part le député péquiste Alexandre Cloutier. Ce n’est pas rendre service à un étudiant de le laisser faire un baccalauréat de quatre ans avant de lui dire qu’il n’a pas ce qu’il faut pour enseigner. »

Restreindre les passations

Depuis au moins deux ans, l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation demande au ministère de l’Éducation de restreindre à quatre le nombre de passations.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a répondu à La Presse, hier en fin de journée, par l’intermédaire de son attachée de presse Marie Deschamps, qu’il avait « toujours exprimé l’intention de limiter le nombre de passations au TECFEE ». Aucun échéancier n’a cependant été fixé pour concrétiser cette promesse, indique le bureau du ministre.

« La Politique de la réussite éducative prévoit d’ailleurs le renforcement de la formation initiale et continue du personnel scolaire et du personnel des services de garde éducatifs à l’enfance puisqu’il s’agit d’un facteur de réussite éducative », ajoute le bureau du ministre.

Le problème dans le contexte

De son côté, Québec solidaire (QS) trouve aussi la statistique « inquiétante ». Cela dit, il est « trop facile » de lancer la pierre aux futurs enseignants et enseignantes du Québec, avertit le député de QS Gabriel Nadeau-Dubois. « Il y a des ministres actuels qui ne l’auraient pas réussi, ce test-là », lance M. Nadeau-Dubois.

« Il faut mettre le problème dans un contexte, poursuit le député de QS. Notre système d’éducation est de moins en moins capable d’apprendre le français correctement aux jeunes. On doit améliorer l’enseignement du français en amont. »

Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.
22 septembre 2017 écrit par Jobboom Blog

Dans le cadre de notre rendez-vous Rencontre Jeunes Entrepreneurs, Jobboom part à la rencontre d’un Jeune Entrepreneur pour qu’il nous dévoile son parcours, sa formation, les défis qu’il a dû relever et sa gestion des ressources humaines.
Ce mois-ci: Julien Trudeau-Perron, fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

En 2015, Julien Trudeau-Perron a créé l’entreprise Thé du Gouin alors qu’il n’avait que 15 ans! Cette entreprise dont il est le fondateur mais également le seul permanent, récolte et distribue principalement du thé du Labrador, une plante nord-américaine très appréciable en infusion.

Parcours professionnel

Jobboom : Comment avez-vous eu l’idée de vous partir en affaires?

Julien Trudeau-Perron : C’est mon grand-père Gilles qui m’a fait découvrir le thé du labrador, une plante sauvage anciennement utilisée par les athabaskans en infusion.  À l’époque, je n’y avais pas porté plus attention que cela.

Plus tard, en effectuant des recherches sur internet pour savoir s’il était possible d’en vendre en quantité, j’ai appris qu’il était compliqué de devenir fournisseur pour de grandes compagnies  puisqu’il y avait d’importantes pertes au cours du conditionnement et du transport de grandes quantités.

Et c’est là que j’ai eu l’idée de fonder ma propre marque pour essayer de faire les choses autrement et pour m’assurer des marges intéressante sur les profits.

JB : Qu’est-ce qui distingue votre entreprise de la concurrence?  Comment vous démarquez-vous?

J.TP : En fait, le thé du labrador n’est pas très connu. C’est d’ailleurs une tisane, il ne contient ni théine ni caféine. Proposer ce produit est donc une différenciation en soi. Puis je me suis mis à concevoir des mélanges pour diversifier ma gamme de produits pour encore mieux me démarquer.

JB: Comment cela a fonctionné pour vous jusqu’à présent?

J.TP : L’entreprise fonctionne bien!.  Mon passage à l’émission « Dans l’œil du dragon » diffusée par Radio-Canada m’a offert une belle visibilité et m’a également permis de me créer de très bons contacts. Les « dragons » m’ont proposé de me prêter les 10 000$ dont j’avais besoin pour développer l’activité de mon entreprise.

JB : Comment avez-vous obtenu votre financement de départ pour vous lancer en affaires?

J.TP : J’ai obtenu mon premier soutien financier de ma mère.  Puis les 10 000$ obtenus grâce à mon passage dans l’émission de la SRC m’ont permis d’augmenter mes capacités de production.

JB : Quel genre de soutien avec vous eu?

J.TP : Mes parents m’ont beaucoup aidé. Ma mère a elle-même lancé sa propre entreprise il y a une dizaine d’années. Elle m’a donc accompagné dans la gestion de mon entreprise. Elle m’a aussi outillé avec des bases importantes comme le fait d’avoir de la rigueur, de faire des suivis auprès des clients et des fournisseurs.

the gouin 01 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Formation

JB : Quelle formation avez-vous suivie?

J.TP : En parallèle à la création de mon entreprise, j’ai fini mon secondaire, j’ai ensuite suivi deux sessions au CEGEP de Sherbrooke en Administration des Affaires.

JB : Considérez-vous qu’il vous manque de la formation ou des cours d’appoint qui pourraient faciliter votre parcours?

J.TP : Je ne pense pas qu’en affaires on puisse réellement se former, mais certaines formations proposées dans les écoles peuvent être intéressantes. J’ai vu récemment une école qui proposait des formations sur l’identification d’audiences et la publicité, et c’est sûr que de ce côté-là, il me manque des connaissances.

JB : Quelle a été l’erreur de laquelle vous avez le plus appris?

J.TP : Après l’émission « Dans l’œil du dragon », j’ai reçu plusieurs offres d’affaires.  J’en ai accepté certaines, peut-être trop rapidement, en sous-estimant la charge de travail et les coûts qu’elles induisaient pour fournir les volumes demandés.

JB : Quel est selon vous le meilleur coup que vous ayez réussi pour faire rayonner votre entreprise?

J.TP : Bien sûr, le passage à la télé a beaucoup joué. Il y a aussi eu un article dans le « Journal de Montréal » qui a donné une belle visibilité à mon entreprise.

JB : Lancer votre entreprise à seulement 15 ans a-t-il été un avantage ou un désavantage pour vous?

J.TP :   Je considère que cela a été un réel avantage! Que ce soit avec les médias ou les fournisseurs, j’obtiens des passe-droits et des coûts avantageux grâce à mon jeune âge et le fait que je débute en affaires et dans le milieu professionnel.

the gouin 02 Rencontre Jeunes Entrepreneurs : fondateur, administrateur et employé de l’entreprise Thé du Gouin.

Ressources humaines

JB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à votre entreprise? Est-ce que votre vie personnelle en souffre?

J.TP :   En temps normal, je consacre de 10 à 15 heures par semaine à mon travail. Mais lorsqu’il y a de grosses commandes comme après l’émission « Dans l’Œil du dragon », mes semaines de travail ont atteint de 40 à 45 heures en parallèle à l’école.

Mais je réussis à bien gérer mon temps, mes commandes, et mes études!

JB : Combien d’employés avez-vous présentement?

J.TP :   Je suis le seul employé de mon entreprise. Je m’occupe de la cueillette, de tout le processus de production ainsi que de la distribution et de la vente. Il m’est arrivé d’engager des proches pour m’aider à effectuer la cueillette lors de gros contrats, ce qui me faisait une équipe de 4 ou 5 cueilleurs, mais c’était toujours de manière temporaire.

JB : Comptez-vous augmenter le nombre d’employés dans les prochains mois?

J.TP :   Actuellement, j’essaye de développer un réseau de distribution en épicerie. Si j’y arrive, il faudra que je recrute des employés pour m’aider à produire les sacs parce que cela va demander une plus grosse force de production.

JB : Considérez-vous qu’il est plus difficile de recruter lorsqu’une entreprise est moins connue?

J.TP :   Oui, la faible notoriété d’une organisation a un impact direct sur le recrutement. Je considère que dans le monde des affaires, les contacts jouent beaucoup. Il me faudra donc nouer de bons contacts pour m’aider à recruter efficacement!

JB : Quelles sont les qualités que vous recherchez chez vos employés?

J.TP :   Je cherchais surtout des gens travaillants. La cueillette dans les bois est un travail difficile. Donc je leur ai bien expliqué les conditions dans lesquelles ils allaient travailler, et cela s’est bien passé!

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Les lunchs gratuits pour les enfants, une bonne idée?
22 septembre 2017 écrit par Le Devoir

Depuis la semaine dernière, tous les élèves des écoles publiques de New York mangent gratuitement le midi. Ils avaient déjà droit au petit-déjeuner gratuit. C’est le gouvernement fédéral qui paie la facture. La commission scolaire de New York s’inspire d’un programme mis en place au Brésil, qui fournit deux repas gratuits chaque jour aux 45 millions d’élèves fréquentant une école publique.

 

La distribution de repas gratuits aux élèves est considérée comme le programme social le plus important dans le monde. Plus de 368 millions d’enfants, soit un sur cinq, reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, selon les Nations unies.

 

La recette brésilienne de la réussite scolaire — un enfant bien nourri réussit mieux qu’un enfant affamé — fait du chemin même dans des pays riches comme les États-Unis, le Japon, la France, la Suède ou la Norvège, par exemple, qui offrent des repas gratuits ou à faible coût aux écoliers.

 

« Notre expérience peut profiter aux pays développés. Le programme brésilien offre non seulement des repas, mais surtout des repas nutritifs. Les élèves brésiliens ont de bien meilleures habitudes alimentaires et une bien meilleure santé que leurs parents », dit Daniel Balaban, qui a géré le Programme national d’alimentation scolaire brésilien durant neuf ans. Le Devoir l’a joint à Brasília, où il dirige désormais le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

 

Cet économiste fait partie d’une délégation de 300 experts de 50 pays qui sont attendus à Montréal toute la semaine, jusqu’au 21 septembre, pour le Forum mondial sur la nutrition infantile. Ce congrès annuel vise à encourager la mise en place de programmes alimentaires nationaux dans les écoles.

 

« Les programmes de repas scolaires existent dans presque tous les pays, et ils représentent le plus important filet de sécurité au monde », indique la documentation du Forum.

 

« Pour de nombreux enfants vivant dans les communautés vulnérables, il s’agit de leur seul repas nutritif de la journée. Il est prouvé que les repas scolaires attirent les enfants à l’école, augmentent la présence des filles et fournissent l’alimentation dont ils ont besoin pour se concentrer et apprendre. »

 

Remplir les ventres et les cerveaux

 

Le Brésil, géant économique aux prises avec des inégalités sociales choquantes, a commencé en 1954 à nourrir gratuitement les élèves de ses écoles publiques. À l’époque, c’était une façon de combattre la malnutrition dans les régions les plus pauvres et isolées du pays.

 

C’était aussi une façon d’inciter les familles pauvres à envoyer leurs enfants à l’école. Le programme s’est étendu au fil des ans jusqu’à devenir obligatoire pour tous les élèves de toutes les écoles publiques du Brésil, sous le gouvernement Lula en 2009.

 

Cette initiative était le fait saillant d’une offensive plus large, baptisée Faim zéro, qui comprenait entre autres l’instauration d’allocations familiales — un peu comme au Québec et au Canada. Le programme de repas dans les écoles vise aussi à encourager l’agriculture familiale : 30 % de l’approvisionnement des écoles doit provenir de petites fermes locales.

 

« La loi met en place des normes nutritives pour les repas. La malbouffe est bannie des écoles ; 90 % des problèmes de santé sont liés à ce qu’on mange », dit Daniel Balaban.

 

« Le programme d’alimentation scolaire ne s’applique pas aux écoles privées, mais elles ont quand même emboîté le pas : elles ne servent plus de pizzas, de hamburgers, de boissons gazeuses et d’autres aliments malsains », ajoute-t-il.

 

Effet positif

 

La distribution de repas dans les écoles des 5565 municipalités brésiliennes coûte 2,5 milliards $US au gouvernement fédéral cette année, selon M. Balaban. À l’échelle canadienne, un programme comparable pourrait coûter environ 500 millions $CAN par année. Une utopie ?

 

C’est le nombre d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école, soit un sur cinq.

Source : Nations unies.

Alain Noël, professeur spécialisé en inégalités sociales au Département de science politique de l’Université de Montréal, n’ose pas se prononcer. Il ne dispose pas d’information solide sur l’efficacité de la distribution de repas gratuits dans les écoles.

 

« La France, qui offre des cantines à tous les enfants, à prix modulés en fonction du revenu des parents, constitue un autre modèle qui mériterait d’être considéré », estime-t-il. Il se rappelle avec bonheur une année sabbatique en France, sans lunch à préparer pour les enfants.

 

Chose certaine, il existe un lien « statistiquement significatif » entre l’alimentation et les résultats scolaires, selon une étude publiée en 2017 dans le Journal of Human Nutrition and Dietetics, au Royaume-Uni. Les élèves qui prennent un petit-déjeuner réussissent mieux que les autres, conclut ce rapport, établi en analysant les résultats de 40 recherches menées dans 18 pays, dont le Canada.

 

Quelque 166 148 élèves âgés de 10 à 18 ans ont participé à ces études. Les élèves qui ingurgitent de la malbouffe (boissons gazeuses sucrées, autres aliments peu nutritifs) une fois par jour ont plus de difficultés en lecture que leurs camarades qui se nourrissent bien.

 

Au Québec, la distribution de dîners gratuits, préparés sur place (même financés par Ottawa), pourrait être difficile dans les écoles primaires : la plupart n’ont pas de cafétéria.

 

Ça n’empêche pas le Club des petits-déjeuners de distribuer un repas du matin à 167 000 élèves dans 1455 écoles au Canada. Un million d’autres enfants sont à risque d’arriver à l’école le ventre vide au pays, estime le Club.


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