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Nouvelles occasions pour les assistants en optométrie
4 mars 2015 écrit par Journal Métro

Maintenant que les assistants en optométrie pourront réaliser les mêmes tâches que les opticiens, de nouvelles occasions d’emploi seront créées en santé visuelle.

Depuis la semaine dernière, un nouveau règlement permet aux assistants en optométrie d’accomplir des gestes que seuls les opticiens pouvaient accomplir auparavant.

Les assistants en optométrie travaillent pour les optométristes. Jusqu’à maintenant, leurs tâches se limitaient à gérer les dossiers et les rendez-vous des patients, ainsi qu’à présenter les montures de lunettes offertes. Il suffisait de posséder un diplôme d’études secondaires et de recevoir une formation en cours d’emploi pour devenir assistant en optométrie.

Or, il y a une pénurie d’opticiens, surtout en région. Comme on le sait, le rôle de ces derniers est de déterminer, grâce à l’ordonnance de l’optométriste, les propriétés des verres correcteurs nécessaires, d’en assurer la production et de les ajuster pour le patient. Le DEC en techniques d’orthèse visuelle, qu’il faut détenir pour devenir opticien, est offert au Cégep Édouard-Montpetit, au Cégep François-Xavier Garneau et au campus de l’Assomption du Cégep régional de Lanaudière.

Cette pénurie est si importante qu’après avoir subi un examen de la vue et reçu leur ordonnance, les patients des optométristes devaient attendre très longtemps avant de rencontrer un opticien et de recevoir leurs verres. L’Association des optométristes du Québec a donc demandé au gouvernement de permettre aux assistants d’assumer les tâches qui étaient jusqu’à maintenant celles des opticiens. Ces tâches devront être réalisées sous supervision et sont les suivantes: le choix définitif d’une monture de lunettes, la prise des mesures nécessaires pour la commande des montures et du verre correcteur, l’ajustement de la monture et la vérification du confort du patient. Il sera donc possible à l’avenir d’obtenir ses lunettes ou ses verres de contact sans que les opticiens interviennent.

Pour préparer les assistants à leurs nouvelles responsabilités, le règlement prévoit qu’ils devront suivre une formation de 72 heures, qui sera offerte par l’École d’optométrie de l’Université de Mont­réal. Le nouveau règlement est néanmoins temporaire et ne s’appliquera que pendant deux ans. Durant cette période, il y aura sûrement de nouvelles occasions d’emploi comme assistant en optométrie pour ceux qui s’intéressent à la santé visuelle.

La situation est néanmoins surprenante. Jusqu’à maintenant, la loi avait effectue qu’un opticien formé réalise tous ces gestes. Mais voici que, à cause d’une pénurie, on réalise qu’il n’est pas nécessaire, après tout, de compléter trois ans de formation collégiale pour accomplir ces fonctions. Un diplôme d’études secondaires et 72 heures de formation feront l’affaire. Mais alors, pourquoi n’étaient-ils pas suffisants avant la pénurie? Par quel miracle quelques jours de formation suffisent-ils soudainement pour agir, à toutes fins pratiques, à titre d’opticien? Tout se passe comme si la formation collégiale n’était pas vraiment nécessaire et formait plutôt une barrière limitant l’accès à cet emploi.

Pour quelles autres professions pourrait-on en dire autant?

L’abolition des directions régionales n’a pas donné les économies escomptées
4 mars 2015 écrit par Le Devoir

Le grand ménage du gouvernement Couillard ne rapporte pas autant que prévu. En tout cas, pas dans le réseau de l’éducation, où l’abolition des directions régionales n’a engendré que 8 millions d’économies, au lieu des 15 millions espérés.

C’est ce que le ministère de l’Éducation (MELS) a confirmé au Devoir. Les économies annuelles ont été « d’un peu plus de 8 millions », a dit la porte-parole du MELS, Esther Chouinard. Il n’a toutefois pas été possible d’obtenir les détails sur les raisons d’une telle différence dans les calculs.
 
Durant la dernière campagne électorale, le Parti libéral de Philippe Couillard avait affirmé son intention de fermer les 11 directions régionales du MELS, ce qui entraînerait la disparition directe de 120 postes de fonctionnaire et permettrait, selon ses calculs, des économies annuelles de 15 millions. Par ailleurs, cela devait aussi causer l’élimination de 500 postes (100 par année pendant cinq ans) au siège administratif du ministère à Québec et engendrer des économies de 7,5 millions par an (37,5 millions). Au total, après cinq ans, les 620 postes abolis devaient permettre au gouvernement de faire d’importantes économies.
 
Des dépenses de 8 millions
 
Comme l’opération n’est pas arrivée à son terme, il est impossible de chiffrer les économies réelles qui ont été réalisées, mais, chose certaine, elles n’ont pas été au rendez-vous dans l’opération d’abolition des directions régionales qui s’est concrétisée à la rentrée scolaire. Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, avait indiqué au Devoir en mai dernier qu’aucun fonctionnaire n’allait perdre son gagne-pain. « On ne peut pas juste dire à des gens : “ Ça y est, c’est fini, merci, bonsoir, vous partez ” », avait expliqué son attachée de presse, Yasmine Abdelfadel.
 
En juin 2014, lors de l’étude des crédits, le tableau des dépenses de fonctionnement du MELS indiquait que, dans les directions régionales, 7,1 millions étaient versés en rémunérations et 1 million était alloué au fonctionnement, pour un total d’un peu plus de 8 millions.
 
Peu de voix se sont élevées pour protester contre la disparition des directions régionales. Toutefois, beaucoup de scepticisme a été exprimé du côté des syndicats. Certains ont dit craindre que cette réduction du nombre des fonctionnaires n’ait pas d’impact sur les services aux élèves. D’autres se sont inquiétés du transfert des responsabilités de ces directions régionales aux structures existantes.
 
Au moment d’annoncer leur intention de réduire les dépenses du ministère de l’Éducation, les libéraux avaient insisté sur le fait que l’argent serait réinvesti dans la lutte contre le décrochage scolaire : l’aide aux devoirs, l’embauche de professionnels, etc. Le gouvernement n’a pas encore fait le point là-dessus.
 
Philippe Couillard avait expliqué son opération de réduction de la bureaucratie en disant vouloir diminuer de quatre à trois le nombre de paliers d’intervention du réseau scolaire, ne laissant que le ministère, les commissions scolaires et les écoles. Il ne croyait plus nécessaire que ces instances viennent « chapeauter et jouer un rôle d’accompagnateur » pour les commissions scolaires.
 
À cette même époque, lors d’un débat des chefs, il avait dit comprendre l’importance du rôle des commissions scolaires. « Je veux les préserver, c’est un endroit de proximité, on me l’a dit partout », avait-il déclaré. À un hebdomadaire de Québec, il avait affirmé qu’il n’y aurait pas de « fusions forcées ». Aujourd’hui, le gouvernement Couillard impose la fusion de plusieurs commissions scolaires du réseau francophone, avec l’objectif clair de réaliser des économies, qu’il se dit toutefois incapable de chiffrer.
 
Au moment d’annoncer son plan de fusion de certaines commissions scolaires, le ministre avait soutenu qu’il fallait attendre « le découpage final » de la carte des territoires avant de déterminer les économies qui seront réalisées. Les propositions de redécoupage demeurent toujours à l’analyse, alors que les commissions scolaires et le ministère ont bon espoir de pouvoir s’entendre au début de l’année 2015.

L’abolition des directions régionales n’a pas donné les économies escomptées
3 mars 2015 écrit par Cyberpresse

Dans leur cadre financier, ils estimaient à 15 millions de dollars par année les économies récurrentes que le gouvernement pourrait ainsi réaliser. Or ils ont largement surévalué le gain à tirer de cette opération: le résultat est deux fois moindre.

Selon les renseignements obtenus par La Presse canadienne, l’économie réalisée est de 8 millions de dollars, au terme de l’exercice. Ces économies «représentent les coûts de rémunération et d’administration qui étaient nécessaires au fonctionnement des directions régionales».

Et comme il s’agit de personnel régulier, il n’y a pas de mises à pied. Il n’y a eu que sept démissions et six départs à la retraite. Le ministère de l’Éducation indique que 35 employés ont été mutés dans d’autres ministères, tandis que 29 ont été réaffectés ailleurs à l’Éducation.

Par ailleurs, en date du 16 février, il restait encore 33 personnes toujours à l’emploi des directions régionales, partout sur le territoire, qui attendent toujours d’être relocalisées.

En campagne électorale, les libéraux s’étaient engagés, dans leur programme, à abolir les directions régionales, dans une volonté de «recentrage» de la mission du ministère de l’Éducation, confiné à «définir les objectifs pédagogiques et évaluer la qualité des programmes».

Comme on pouvait le lire dans leur cadre financier, «puisque les commissions scolaires sont bien implantées et jouent pleinement leur rôle de gestion des services offerts aux écoles de leur territoire (…), les directions régionales n’ont plus à chapeauter et à jouer un rôle d’accompagnateur auprès des commissions scolaires».

Le recentrage du ministère visait à réduire de 100 personnes par an pendant cinq ans les effectifs du ministère. Au total, les libéraux s’engageaient à réduire de 187,5 millions de dollars les dépenses en bureaucratie scolaire.

L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités
3 mars 2015 écrit par Jobboom Blog

chartwell L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités

Chaque mois, Jobboom présente le portrait d’un employeur figurant parmi les chefs de file de son secteur d’activité. Il dévoile sa culture d’entreprise, ses besoins d’embauche et ses méthodes de recrutement. Ce mois-ci : Chartwell, résidences pour retraités.

En tant que gestionnaire de plus de 170 résidences et centres d’hébergement de soins de longue durée, Chartwell est le chef de file dans le domaine des résidences pour retraités au Canada. La mission de l’entreprise est d’offrir un milieu de vie sain et valorisant pour les aînés, tout en apportant tranquillité d’esprit à leur famille.

Entrevue avec Pierre Forand Yannitsarakos, conseiller, ressources humaines chez Chartwell.

JOBBcibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraitésM  Quels sont les principes qui guident votre recrutement?
Pierre Forand Yannitsarakos : Nous voulons avant tout recruter des gens qui sont passionnés, qui ont à cœur le bien-être des aînés et qui souhaitent évoluer avec l’entreprise, car notre secteur est en pleine croissance. Les candidats doivent avoir le désir de faire une différence dans la vie des résidents, tout en offrant un service de qualité supérieure.

Apprenez-en plus sur Chartwell dans cette vidéo corporative.

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Quels sont les types d’emplois que l’on retrouve chez vous?
P. F. Y.: La grande majorité de nos employés évoluent dans l’une de nos 170 résidences à travers le Canada (dont 45 au Québec), mais nous avons aussi trois bureaux administratifs à Montréal, Vancouver et Mississauga.

En résidence, on retrouve une grande diversité d’emplois, principalement concentrés dans les secteurs des soins, de la vente, des services alimentaires, de l’administration, des loisirs, de la maintenance et de l’entretien ménager. Les employés des bureaux administratifs viennent quant à eux supporter l’ensemble des opérations dans les résidences.

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Parmi ceux-ci, quels sont vos besoins les plus fréquents?
P. F. Y.: Comme nous sommes une entreprise en pleine croissance, nous sommes constamment à la recherche de nouveaux talents.

Pour chaque nouvelle résidence, il faut pourvoir des postes de directeur général et de gestionnaire pour chacun des services (soins, services alimentaires, maintenance, etc.), mais aussi des postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de cuisiniers, et de préposés aux résidents, pour ne nommer que ceux-là.

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Quelles sont les qualités essentielles que vous recherchez chez vos employés?
P. F. Y.: La devise de l’entreprise est «Dédiés à votre mieux-être». Nous cherchons donc des gens engagés, responsables, à la recherche de défis et capables de travailler en équipe.

La formation technique et l’expérience sont très importantes, mais les employés doivent avant tout adhérer à nos valeurs, qui sont représentées par l’acronyme RESPECT : Respect, Empathie, Service supérieur, Performance, Éducation, Contribution et Transparence. Ces valeurs sont à la base de nos relations avec les résidents, leur famille et les employés.

20150226 HR Copro bannire web 632px X359px mosaque Vous faites la diffrence 72dpi 1 L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Quelles sont les qualités de Chartwell en tant qu’employeur?
P. F. Y.: Notre entreprise s’est dotée, à travers les années, d’une foule de programmes ayant pour but de valoriser la contribution de nos employés. On veut leur faire sentir qu’ils ont un impact jour après jour sur la qualité de nos services et sur la qualité de vie des résidents, et qu’ils sont au cœur du succès et de la réputation de l’entreprise.

Nous avons par exemple une semaine des employés, au cours de laquelle nous organisons différentes activités pour souligner leur contribution. Nous avons également un programme de reconnaissance, par l’entremise duquel nous célébrons entre autres chaque tranche de cinq années de service. Récemment, nous avons d’ailleurs remis un prix à un employé ayant cumulé 35 ans de service, ce qui est un bel exemple de loyauté.

Par ailleurs, le fait que nos valeurs et notre mission soient bien ancrées dans notre culture d’entreprise constitue un facteur d’attraction important. Les gens en sont déjà conscients lorsqu’on les rencontre en entrevue, et c’est souvent ce qui les attire chez nous.

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Quelles sont les possibilités d’avancement au sein de l’entreprise?
P. F. Y.: C’est pour nous une fierté de constater que nos employés évoluent et s’épanouissent avec l’entreprise. Plusieurs de nos gestionnaires ont grandi avec nous. Il n’est pas rare de voir des employés obtenir des postes de direction; c’est notamment le cas de plusieurs de nos infirmières, qui sont aujourd’hui directrices des soins dans leur résidence.

L’entreprise soutient ce type de cheminement avec un programme de mentorat, un programme de développement de la relève, de la formation continue et même un programme de bourses d’études, qui peut soutenir les employés désirant faire avancer leur carrière.

cibles L’employeur du mois : Chartwell, résidences pour retraités Comment décririez-vous l’ambiance de travail chez vous?
P. F. Y.: Les résidences constituent un milieu convivial et respectueux. Pour nos résidents, c’est un milieu de vie, donc cet environnement se doit d’être professionnel, stimulant, et épanouissant.

L’entreprise mise beaucoup sur la reconnaissance, mais la plus grande valorisation que retirent nos employés vient souvent des résidents. Ils leur disent merci, leur écrivent des petits mots et font toutes sortes de petits gestes qui sont autant de sources de gratification.

De plus, le travail d’équipe est au cœur de nos actions, afin d’assurer la fluidité et la qualité des services. Tout ça contribue à développer un fort sentiment d’appartenance chez nos employés, et à instaurer une atmosphère familiale dans les milieux de travail.

Fiche technique

Nom : Chartwell, résidences pour retraités
Nombre d’employés : 13 000 à travers le Canada
Siège social : Mississauga, avec des bureaux administratifs à Montréal et Vancouver, et 170 résidences au Canada
Fondation : 2003

Consulter tous les portraits Employeur du mois.

Contribuer monétairement à un parti politique ou à un candidat, un geste médiatique???
3 mars 2015 écrit par Michelle Blanc

Contribuer monétairement à un parti politique ou à un candidat, un geste médiatique???

pin it button Contribuer monétairement à un parti politique ou à un candidat, un geste médiatique???

Pour la deuxième fois de ma vie, j’ai contribué dernièrement à la caisse électorale d’un candidat. Il s’agit de Pierre-Karl Péladeau. La dernière fois que je l’avais fait, c’était pour le libéral Henri-François Gautrin, il y a une douzaine d’années. Dans les deux cas, j’aimais l’homme d’abord. J’aimais leur fougue. J’aimais la possibilité qu’ils offraient d’éventuellement changer les choses. Cela ne signifie pas que nécessairement je voterais pour eux (ils ne sont pas dans ma circonscription), ou leur parti. À chaque élection, je fais l’analyse du candidat qui est présenté dans ma circonscription, du parti qu’il représente et du chef de ce parti. De plus, de contribuer monétairement une fois au dix ans est un geste démocratique qui de surcroit est déductible d’impôt. Dans les deux cas, je n’ai jamais eu aucun avantage financier de ce geste, si ce n’est que messieurs Gautrin et Péladeau sont des personnes que je connais personnellement et que j’apprécie, qui me reconnaissent et me disent bonjour et que surtout, qu’ils m’ont demandé de l’aide.

J’aurais pu aussi donner à la caisse de Marguerite Blais, de Maka kotto, de Stéphanie Vallée, de Bernard Drainville, de Pascal Bérubé, d’Alexandre Cloutier (qui m’a remerciée publiquement de mes travaux sur le plan numérique pour le Québec), de Manon Massé, de Christine St-Pierre et de bien d’autres politiciens que j’apprécie grandement, sauf qu’ils ne me l’ont jamais demandé.

Intimidation journalistique

Or, de faire ce geste politique devient maintenant un geste public. Un geste médiatique. Un geste qui vous peinture dans le coin. Notre vote est secret, mais notre don, qu’il ne soit qu’un petit $200 ou $500, devient maintenant un geste médiatique et médiatisé. AYOYE!

Il y a deux semaines j’étais estomaquée d’avoir mon nom lancé à heure de grande écoute radiophonique prononcé comme donatrice de PKP aux émissions de Paul Arcand et de Paul Houde au FM98,5 par Jean Lapierre.

Cette semaine, un journaliste de La Presse me téléphone pour connaitre les « motivations » derrière mon don à PKP. Hier j’étais avec un client et au moment d’entrer dans mon bureau, il était en ligne avec ce même journaliste qui voulait savoir les motivations de son patron pour ce même don de $500. Il cherchait à corréler ce don avec l’entreprise qu’il dirige. Méchant casse-tête. On s’entend que ce dirigeant d’entreprise, tout comme moi, a des amis de tous les côtés de l’Assemblée nationale. Il discute avec tous et il contribue financièrement (quoi qu’on s’entend que ce n’est pas des milliers de dollars) à ceux qui osent lui demander. Sauf que maintenant, il appert qu’on veuille peinturer dans le coin les donateurs et qu’on tente de leur extirper une intention politique, qui se devrait d’être évidente? Je trouve que c’est une pente glissante et dangereuse pour la démocratie et que ça n’aidera certainement plus les partis et les candidats à trouver d’autres donateurs en affaire qui désormais, craindront d’apparaitre comme des « mettez l’étiquette politique de votre choix » sans leur consentement.

C’est un triste constat…

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L’université, bouée de sauvetage d’une poignée de jeunes réfugiés africains
3 mars 2015 écrit par Le Devoir

Plusieurs centaines de jeunes adultes, coincés dans des camps de réfugiés en Afrique depuis des années, tentent de trouver une façon de se construire une nouvelle vie. Les études supérieures font partie des portes de sortie pour obtenir l’asile à l’étranger, mais seulement une minorité parvient à faire le saut.

Patrick Barici a vécu durant sept ans dans un camp de réfugiés au Malawi, après avoir fui le Burundi. Grâce au Programme d’étudiants réfugiés (PER) de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), organisme qui parraine environ 80 réfugiés répartis dans des universités canadiennes, il a réussi à venir étudier au Canada en 2011, à l’âge de 24 ans. Cette avenue était pour lui l’une des seules façons d’échapper à l’absence d’avenir dans les camps.

 

Aujourd’hui étudiant à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, le jeune Burundais raconte, en baissant la voix, le long chemin parcouru de sa maison familiale au camp de réfugiés, à 16 ans, pour fuir un pays en guerre. « Quand tu fuis ton pays, tu vas n’importe où. Mon frère et moi avons traversé plusieurs frontières pour nous rendre au Malawi. […] Nous avons attendu deux jours aux douanes, dormant sur le sol, avant qu’on nous annonce que nous étions reconnus comme demandeurs d’asile. »

 

Ils se sont alors rendus dans un camp de réfugiés, où Patrick Barici est devenu interprète pour des ONG, puis a été informé de l’existence du PER et a envoyé sa candidature. Il devait remplir des critères précis : être âgé de 18 à 25 ans, être autonome et célibataire, posséder un diplôme d’études secondaires et maîtriser l’anglais ou le français.

 

« Ces jeunes-là travaillent fort dans les camps pour terminer leur diplôme secondaire et suivre des cours de langue afin d’être sélectionnés par le programme de l’EUMC, qu’ils voient comme un espoir de sortir de la vie des camps, d’avoir un avenir », constate Catherine Veillet-St-Amant, agente du PER.

 

Beaucoup de jeunes demandeurs d’asile africains rêvent d’aller à l’université pour améliorer leur sort. « Ils savent bien que la sortie du statut de réfugié [et l’accueil dans un nouveau pays] passe aujourd’hui par l’obtention d’un diplôme universitaire », explique François Crépeau, professeur de droit international à l’Université McGill.

 

Coincés dans les camps

 

Patrick Barici rapporte que, parmi les personnes qui habitaient le même camp de réfugiés, plus de 500 ont postulé au PER, mais seulement 20 ont été retenues. « Il y a tellement de jeunes brillants, avec du potentiel, qui sont coincés dans les camps et qu’on voudrait aider », dit Mme Veillet-St-Amant. Il existe également le programme Jesuit Commons Higher Education at the Margins, qui offre pour sa part des cours à distance par Internet. Mais il ne dispose lui aussi que d’un nombre restreint de places.

 

Les jeunes demandeurs d’asile tentent de survivre en espérant être repêchés par des parrains privés ou gouvernementaux. « Plusieurs jeunes réfugiés sont dans des camps en Afrique de l’Est depuis 20-25 ans et n’ont pas trouvé de solution pour s’en sortir », déplore le professeur de droit international.

 

Certains pays africains, comme le Malawi et le Kenya, interdisent aux demandeurs d’asile de sortir des camps ou les restreignent dans un secteur. Ils ont alors beaucoup de difficulté à trouver du travail et à accéder à des études supérieures. « Si vous êtes arrêté quelque part au pays, vous êtes expulsé. Parce qu’on considère que, [hors du] camp, vous n’êtes pas un réfugié », explique M. Crépeau. Au bord du désespoir, certains optent pour l’immigration clandestine, ajoute-t-il.

 

Peu de possibilités au Canada

 

Rares sont les jeunes immigrants clandestins qui choisissent le Canada comme terre d’accueil. « C’est compliqué pour eux de venir au Canada, car il faut traverser l’un des trois océans ou les États-Unis », explique M. Crépeau. De surcroît, peu de jeunes demandeurs d’asile sont accueillis par des programmes privés ou par le gouvernement canadien, ajoute-t-il.

 

Les universités du pays comptent donc peu d’étudiants réfugiés. Cet hiver, seulement 25 d’entre eux étudient à l’UQAM et une cinquantaine environ sont à l’Université d’Ottawa. Devrait-il y avoir plus de programmes pour accueillir ces jeunes réfugiés d’âge universitaire ? François Crépeau estime préférable de diversifier les types de programme. Pour sa part, Marie Lacroix, professeure titulaire à l’École de service social de l’Université de Montréal, croit que l’urgence de la situation doit d’abord guider la sélection des réfugiés accueillis au Canada.

 

Loin de la violence de la guerre et des camps, les « chanceux » qui ont été acceptés au pays jouissent de leur nouvelle vie. « Je ne suis plus dans la misère, lance Patrick Barici, un sourire en coin. Je suis présent. Et je veux me donner les outils pour ouvrir des portes. »

L’Université de l’Alberta se défend d’accueillir un groupe anti-avortement
2 mars 2015 écrit par Cyberpresse

Dans un communiqué publié en ligne lundi, Indira Samarasekera a indiqué que le groupe Go-Life avait respecté à la lettre toutes les politiques et les procédures normales de l’université concernant leur exposition «d’images explicites» sur l’avortement.

Depuis la semaine dernière, les murs de l’université sont placardés d’affiches prévenant les étudiants qui ne voudraient pas voir ces photos d’éviter une zone de l’université qui accueillera l’exposition du groupe appelé le Centre canadien de réforme bioéthique.

Une manifestation a été organisée sur une page Facebook pour contester la tenue de l’événement, qui ferait la promotion d’un «discours haineux», enfreignant ainsi le Code de conduite étudiant de l’université.

Mme Samarasekera a assuré que toutes les plaintes seraient traitées, tout en rappelant que l’université était d’abord et avant un espace de débat où tous les étudiants peuvent débattre de «manière civilisée».

Le Centre canadien de réforme bioéthique dit montrer «explicitement» dans son exposition «les victimes de l’avortement», qu’il compare à d’autres sévices, tels que l’Holocauste. L’organisation affirme que son projet «sensibilisation contre le génocide» est régulièrement présenté dans des universités et des collèges.

En juin dernier, des étudiants l’Université de Calgary avaient remporté une bataille judiciaire après avoir été punis par l’établissement pour avoir refusé de cacher les images de cette même exposition.

En 2010, ces universitaires avaient été reconnus coupables «d’inconduite non académique», ce qui avait été inscrit dans leur dossier académique. L’université a finalement été forcée d’entendre leur appel, et avait annulé la décision, qui n’était pas motivée par des preuves suffisantes, avait-on conclu.

3 mythes à oublier sur la génération Y
2 mars 2015 écrit par Septembre éditeur

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3 mythes à oublier sur la génération Y

Les écrits à propos des mythes sur la génération Y (millennials) abondent (voir les références plus bas). On définit souvent ces personnes nées entre 1978 et 2000 par les quatre  » I « s, : individualistes, impatients, interconnectés et inventifs. On les dit également insolents et

Pour lire la suite de l'article écrit par Septembre éditeur: http://www.monemploi.com/ma_formation/chronique/mythes-oublier-sur-generation-8896.html

Les offres d’emploi les plus populaires, du 20 au 27 février
2 mars 2015 écrit par Jobboom Blog

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Illustration : iCreative3D / Shutterstock

Jobboom présente les 10 offres d’emploi les plus lues dans son site, du 20 au 27 février 2015 (semaine 8).

  1. Agent des services aux contribuables
    Agence du revenu du CanadaAutres emplois en Vente, achat et service à la clientèle

  2. Agent Centre Contact ClientèleBMO Banque de MontréalAutres emplois en Vente, achat et service à la clientèle

  3. Commis à l’administration – 4 jours par semaine
    L’Union des producteurs agricoles (et ses fédérations)Autres emplois en Soutien administratif

  4. Commis de Bureau
    Canadian TireAutres emplois en Soutien administratif

  5. Service à la clientèle – Cirque du Soleil
    AtelkaAutres emplois en Vente, achat et service à la clientèle

  6. Opérateur de production
    ArcelorMittal MontréalAutres emplois en Construction, production et manutention

  7. Commis aux comptes fournisseursRichter ManagementAutres emplois en Comptabilité, finance et assurance
  8. Directeur des opérationsEmployeur confidentiel DistributionAutres emplois de Cadres supérieurs et haute direction
  9. Technicien(ne) comptable – comptes payables
    Groupe Vini-QuatroAutres emplois en Comptabilité, finance et assurance

  10. Menuisier (au Nunavut)
    GC-North ConstructionAutres emplois en Construction, production et manutention

Jobboom vous propose aussi

Pour mettre toutes les chances de votre côté

  • La trousse du chercheur d’emploi actifJobboom met à votre disposition une panoplie d’outils et de conseils couvrant tous les aspects de la recherche d’emploi et qui vous aideront à structurer votre démarche d’emploi.
  • La base de la recherche d’emploiComment définir ses objectifs, où trouver des offres d’emploi et bien préparer sa candidature.
  • La base du CVLes différents modèles de CV, comment élaborer la lettre de présentation, les éléments à retenir et à éviter.
  • La base de l’entrevue d’embaucheComment déjouer les questions-pièges, bien préparer l’entrevue et adopter la bonne attitude.
Métiers en « correction de la langue française »
2 mars 2015 écrit par FX

Voici des idées professions où la tâche principale est la correction de la langue française:

Il pourrait y avoir : enseignants de français, les traducteurs, les adjoints administratifs ou secrétaires, les conseillers ou aides orthopédagogiques en français,  les conseillers en recherche dans les organisations vouées à la promotion de la langue (ex. : Office québécois de la langue française, Commission de toponymie, Les publications du Québec) et les rédacteurs/réviseurs dans différents médias et les correcteurs d’épreuves.

** Le CCDMD offre deux ressources intéressantes pour améliorer la langue:

- Le Français au bureau (http://ccdmd.qc.ca/fr/jeux_pedagogiques/?id=1063&action=animer)

- et ce grand répertoire (http://www.ccdmd.qc.ca/fr/)

Pourquoi mon patron fait-il semblant de nous consulter?
2 mars 2015 écrit par Journal Métro

Chaque semaine, notre chroniqueur répond à une question sur le comportement des patrons.

«Mon patron s’y prend étrangement: s’il veut faire accepter une idée, il convoque une rencontre durant laquelle il énonce la problématique, propose sa solution et demande au groupe ce qu’il en pense. Si quelqu’un n’est pas d’accord, mon patron réfute son argument. Au bout du compte, tous se rallient à sa décision – plusieurs en roulant des yeux –, et mon patron termine en disant que la lumière jaillit du choc des idées. Comme je ne l’ai jamais vu accepter une proposition contraire à son point de vue initial, je me demande pourquoi il nous consulte.»

Votre patron est un manipulateur maladroit. Il tente de faire croire à l’équipe que les bonnes idées viennent d’elle, alors qu’il sait très bien ce à quoi il veut qu’elle adhère. On ne peut pas dire que ce soit l’ouverture d’esprit qui l’étouffe, et s’il aime bien parler du choc des idées, il ne l’apprécie pas trop.

Si ce comportement de votre patron ne vous nuit pas, riez-en! Si vous ne vous mettez pas dans la tête, avant une rencontre, que vous contribuerez à trouver la meilleure solution possible, vous ne serez pas déçu de constater que les dés sont pipés. Et tant pis pour le débat! La discussion durera moins longtemps, et vous pourrez retourner à vos dossiers rapidement. Faites-en même un jeu avec quelques proches collègues. À tour de rôle, terminez la rencontre avec une remarque du genre: «C’est fou ce qu’on trouve de bonnes idées quand on se réunit!» ou «Je n’aurais jamais pensé que la discussion nous mènerait si loin…»

Ce qui précède ne vaut cependant plus si la décision de votre patron est susceptible de nuire à votre organisation. Vous devez alors confronter votre patron, faire valoir votre point de vue et, idéalement, le faire changer d’idée.

Mais comment lui démontrer qu’il a tort sans lui faire perdre la face devant ses troupes? N’allez surtout pas lui dire que sa solution à un problème est ridicule! Dites-lui plutôt : «J’aimerais porter une information supplémentaire à votre attention» et présentez votre point de vue. À la fin, demandez-lui si votre intervention peut modifier sa décision. S’il s’accroche à son diktat initial, au terme de la rencontre de groupe, demandez-lui une rencontre privée. Seul avec lui, vous pourrez exprimer vos appréhensions et vous poser en véritable partenaire soucieux de l’avenir de l’organisation. Vous êtes dans le même bateau, autant ramer ensemble.

En résumé

  • Voyez clair dans son jeu et riez-en. Il croit vous manipuler alors que sa stratégie est limpide.
  • Si sa décision est vraiment trop bête, arrivez avec une information «nouvelle» et demandez-lui si, à la lumière de celle-ci, il ne vaudrait pas mieux reconsidérer la décision que «l’équipe» s’apprête à prendre.

Parlons sexe dans les écoles
2 mars 2015 écrit par Le Devoir

L’Ontario parlera de sexualité de façon explicite aux élèves dès la 1re année du primaire à la rentrée 2015. Dix ans après avoir biffé le cours d’éducation sexuelle des écoles au Québec, on trace un bilan désastreux de ce virage contesté, alors qu’Internet contribue à multiplier les pratiques sexuelles à risque et que les infections transmises sexuellement (ITS) montent en flèche.
 

Quand on a commencé à observer des éclosions de syphilis chez des jeunes de 15 ans dans des villes-dortoirs, bien loin des quartiers chauds de la métropole, la Santé publique a allumé une lumière rouge. « Bien sincèrement, en trente ans de pratique, c’est du jamais vu ! », martèle Réjean Thomas, médecin à la clinique L’Actuel, spécialisée dans les infections transmissibles sexuellement (ITS).

 

Si l’école ne s’intéresse plus au sexe, depuis que Québec a fait le choix en 2005 de sabrer l’éducation sexuelle à l’école, le sexe, lui, fait plus que jamais partie de la vie des jeunes, du primaire comme du secondaire, inondés dans les réseaux sociaux d’images, de vidéos et de contenus hautement explicites qui bouleversent le modèle traditionnel des relations sexuelles.

 

Si l’âge des premières relations sexuelles n’a guère changé depuis 10 ans, entre-temps, le contexte numérique a complètement modifié les modèles et plonge enfants et adolescents dans une réalité de plus en plus complexe à démêler.

 

L’Ontario a pris acte de ces réalités, en donnant le feu vert cette semaine à un tout nouveau curriculum allant droit au but. On nommera un chat un chat, dès la première année à l’école. En 3e année, l’homoparentalité sera au menu. En 4e, la cyberintimidation suivra, alors que le consentement sera décortiqué en 5e année. Cunnilingus, sexe anal et sextage (textos sexuels) seront discutés dès l’entrée au secondaire, au grand dam de parents conservateurs, convaincus qu’ils sont les mieux placés pour parler sexe avec leurs enfants.

 

Matière recalée

 

Au Québec, la réforme des années 2000 a plutôt fait passer à la trappe l’éducation sexuelle instaurée en 1985, recalée en faveur des matières fondamentales. Prônant une approche « transversale » et « partagée », la réforme ciblait comme « acteur d’une démarche à la sexualité » tant « l’élève, le parent, l’enseignant, le professionnel, le personnel de soutien (!), la direction que la commission scolaire ».

 

« L’idée, c’était que tous soient impliqués dans l’éducation sexuelle, pour que les interventions se fassent dans tous les contextes. Or les enseignants sont déjà débordés. Certains y arrivent, mais pas tous. Et quand tout le monde est responsable, c’est comme si personne ne l’était vraiment ! », plaide Jocelyne Robert, sexologue, blogueuse et auteure de dizaines de livres sur la sexualité.

 

Résultat ? L’enseignement se fait à la pièce, variant selon l’intérêt des enseignants et des écoles, quand intérêt il y a. « Cela se fait à la petite semaine, sans vision globale et uniforme de ce qui doit être enseigné », dit Mme Robert.

 

Depuis, les pressions et les pétitions se sont multipliées pour presser Québec de remettre au programme l’éducation sexuelle. Aujourd’hui, l’affaire Jian Gomeshi et le mouvement #agressionnondénoncée ont levé le voile sur l’immensité des défis à relever en matière d’égalité des sexes et de consentement. Malgré une promesse vaguement formulée par les libéraux l’automne dernier, le ministère de l’Éducation a fait savoir au Devoir cette semaine que « des travaux sont en cours afin de revoir les apprentissages qui sont offerts aux élèves québécois ».« Il est trop tôt pour s’avancer sur les notions qui seront abordées et la forme que cela prendra », a soutenu Esther Chouinard, porte-parole du MELS.

 

Contrer la porno de masse

 

« L’éducation sexuelle est plus que jamais importante pour les jeunes en ce moment, car rien ne rivalise avec l’éducation à la pornographie que permet Internet, où souvent règne une violence généralisée. Les jeunes ont besoin d’être alertés sur la fausseté des messages ambiants », martèle Jocelyne Robert.

 

Ces messages omniprésents, les jeunes n’ont pas à les chercher. Ils envahissent littéralement les écrans de leur téléphone, propulsés par les réseaux sociaux. Des exemples ? « Il faut expliquer à des jeunes que, dans cette porno populaire, tout est faux. Que les acteurs ont des pompes péniennes pour grossir leur pénis, que les filles n’ont pas la gorge tapissée de clitoris et ne jouissent pas à la moindre fellation », dit la sexologue, relatant des commentaires entendus dans des discussions menées auprès d’ados.

 

« Un nombre hallucinant de jeunes hommes sont dépendants de la porno sur Internet, où sont véhiculées des images d’oppression et de domination absolument épouvantables pour l’image des femmes. Ils transposent ça ensuite dans leurs relations avec les filles. Les Jian Gomeshi et les DSK de ce monde ne sont pas sortis de nulle part », affirme Mme Robert, particulièrement inquiète des dommages collatéraux causés par Internet à la notion de relations sexuelles consentantes et, surtout, à la notion de désir, un concept complètement évacué au profit d’un sexe performatif.

 

Un fourre-tout

 

À l’heure où Cinquante nuances de Grey a remplacé les romans Harlequin dans les chaumières et que plus d’une star de la pop carbure à la symbolique BDSM (bondage, domination, sadomasochisme), les pratiques sexuelles marginales sont présentées comme le pain quotidien de monsieur et madame Tout-le-monde. Dans ce grand fourre-tout, les balises des ados mal informés volent en éclats, déplore Mme Robert. « Il est urgent de parler de relations humaines, de développement personnel, d’amour, de désir. Il faut dépasser la génitalité pour parler de sexualité, de dignité, de ce que veut dire entrer en relations. »

 

Des chiffres alarmants

 

Depuis la disparition du programme, les chiffres sur les infections transmises sexuellement chez les jeunes ont bondi. « Au moment où tous les indices confirmaient une montée des infections, on a abandonné l’éducation à la sexualité. On aurait dû agir dans le sens contraire, alors que les défis étaient si importants », insiste Réjean Thomas. Coïncidence ? Rien ne permet de prouver scientifiquement le lien de cause à effet entre l’abandon de l’éducation sexuelle à l’école et les flambées de gonorrhées, de syphilis et d’infections à la chlamydia observées chez les jeunes depuis 2005. Mais le contexte global milite en faveur d’un retour urgent de l’éducation au sexe à l’école.

 

Depuis le début des années 2000, le condom a disparu des images sexuelles véhiculées sur Internet, en raison du recul des infections au VIH, déplore Réjean Thomas. La sodomie, une pratique en vogue dans la porno numérique, expose les muqueuses plus fragiles à un risque accru d’infection, lors de relations non protégées. Les dernières enquêtes menées auprès de jeunes du secondaire en 2010-2011 révèlent que 67 % des infections à la chlamydia touchent les jeunes de 15 à 25 ans, même s’ils ne comptent que pour 14 % de la population.

 

Des maladies pas banales

 

Rarissime au début des années 80, la siphylis effectue un retour en force, avec 635 infections recensées en 2013, dont 16 % chez des jeunes de 15 à 24 ans. Au secondaire, moins de 75 % des garçons et 42 % seulement des filles disent avoir utilisé un condom lors de leur première relation vaginale.

 

« Les infections comme la chlamydia, ce n’est pas banal. Les jeunes filles font des salpingites et deviennent stériles à l’âge d’avoir des enfants. C’est un grave problème de santé publique, car on dépense maintenant des millions pour traiter l’infertilité », rappelle le Dr Thomas.

 

Plus encore, les applications comme Tinder, pour hétéros, ou Grindr, pour les homosexuels, consultées par plus d’un milliard de personnes depuis 2013, ont fait exploser certains phénomènes en permettant, grâce à la géolocalisation et à des algorithmes puissants, de rencontrer facilement des partenaires hétéros ou gais à la recherche de « relations d’un soir » dans une même ville.

 

« Il presse d’avoir un discours articulé pour entourer ces pratiques, insiste le Dr Thomas. L’ignorance est toujours mauvaise conseillère. Les pays scandinaves, où l’éducation sexuelle a toujours été explicite, présentent les meilleurs taux de prévention des ITS au monde. »


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